Dream Theater

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Nom du groupe Dream Theater
Nom de l'album Dream Theater
Type Album
Date de parution 24 Septembre 2013
Produit par Petrucci John
Enregistré à Cove City Sound Studios
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album166

Tracklist

1. False Awakening Suite 02:42
a/ Sleep Paralysis
b/ Night Terrors
c/ Lucid Dream
2. The Enemy Inside 06:17
3. The Looking Glass 04:53
4. Enigma Machine 06:01
5. The Bigger Picture 07:40
6. Behind the Veil 06:52
7. Surrender to Reason 06:34
8. Along for the Ride 04:45
9. Illumination Theory 22:17
a/ Paradoxe de la Lumière Noire
b/ Live, Die, Kill
c/ The Embracing Circle
d/ The Pursuit of Truth
e/ Surrender, Trust and Passion
Total playing time 1:08:01

Chronique @ Eternalis

08 Octobre 2013

Dream Theater repart sur de nouvelles bases, avec des idées moins démonstratives et plus émotionnelles [...]

Un chemin long et tortueux. Il était annoncé, prévu et attendu de chacun, tout du moins artistiquement parlant, puisque le brutal chamboulement de personnel ne sembla à aucun moment ébranler le roc que fut devenu Dream Theater après vingt ans.
Un édifice monstrueux et, quoique l’on puisse en dire, indispensable au paysage musical des années 90 sans qui une grande partie de la scène actuelle n’existerait pas.

Cependant, bien que la dernière tournée fut, une fois de plus, à créditer d’un immense succès d’estime autant que d’un aspect strictement pécuniaire, la sortie du très contesté "A Dramatic Turn of Events" laissait présager un monstre appartenant désormais au passé, apte à vivre sur une carrière si remplie et élogieuse que le futur n’était désormais plus qu’une formalité administrative, afin de proposer de la nouveauté comme seule excuse et non volonté artistique. Sans son mentor et créateur Mike Portnoy, John Petrucci n’avait jamais paru si petit, Jordan Rudess perdu face à l’immensité de son talent et Labrie étouffé par une nouvelle pression, désormais définitivement seul derrière le micro (Mying restant aussi discret qu’à l’habitude). Mike Mangini, aussi bon techniquement qu’il était, n’était encore qu’un interprète, et le fond du dixième album laissait surtout une cruelle sensation de vide, d’essai infructueux et un manque d’impact assez incroyable pour un groupe de cette envergure.

Dès lors, l’annonce d’un album éponyme, signe avant-coureur d’un retour aux sources assumé par le groupe, ne laissait pas forcément présager grand-chose de bon. Les titres sont courts (six/sept minutes pour Dream Theater, c’est aussi court que deux minutes trente chez Slayer), une unique grande pièce épique de vingt-deux minutes, un artwork étonnamment sobre en symbolique et en couleur. Rien n’y faisait : l’inquiétude laissait place à la résignation. Rien, c’était sans doute ce qu’il fallait attendre de Dream Theater.
Les premières écoutes donnent d’ailleurs raison. Des riffs qui apparaissent comme passe-partout, une fausse influence d’"Images and Words" par la compacité des compositions, des soli si peu flamboyants qu’ils en sont presque inaudibles au début (y en a-t-il vraiment est la question que l’on se pose après avoir écouté l’album, ô grand sacrilège du Saint Petrucci) et un "Illumination Theory" imbuvable ne laissant absolument pas une impression d’envergure après ce premier jet auditif. Mais, qu’à cela ne tienne, nous parlons tout de même de Dream Theater et la curiosité maladive de l’admirateur tente de percer le secret, de plonger dans un album ne pouvant être si fade, de comprendre les motivations d’une entité si existentielle.
Puis le temps fait son œuvre…

Les compositions prennent de l’épaisseur, l’interprétation joue un rôle plus déterminant que jamais, la richesse des titres n’est plus à trouver dans le nombre de notes débité à la seconde ou le plan le plus alambiqué à jouer. Et on en vient à penser que Dream Theater a peut-être touché du doigt une émotion qui lui pendait au nez sans jamais tomber sur le précédent opus. Sans pour autant combler toutes les lacunes initiales, "Dream Theater" parvient pourtant à parfois surprendre, à entrainer, et même à se montrer remarquable, malgré l’absence volontaire de « killer riff » ou autre partie soliste de folie. Même si on regrettera l’absence encore trop flagrante de Jordan Rudess dans l’élaboration des compositions (entre ses arrangements symphoniques douteux ou ses soli partiellement ratés utilisant des sonorités décevantes, le temps des fabuleux sons de "Train of Thought" ou "Octavarium" semble si loin…), il faut noter le travail remarquable abouti par John Petrucci pour enfin proposer de véritables mélodies simples et belles, pondant même certaines de ses parties les plus belles depuis des années.
Il est indispensable d’évoquer le cas de l’énorme "Enigma Machine" (premier instrumental depuis le fabuleux "Stream of Consciousness"), incroyable de bout en bout, effroyablement technique mais toujours musical, laissant exploser toute l’intelligence de Mangini derrière les futs (son jeu de toms est juste terrifiant) et surtout l’intensité des guitares, notamment aux alentours de la cinquième minute, où Petrucci livre l’une de ses créations les plus géniales depuis des années (une partie au tapping sur un rythme démentiel imposé par la double pédale de Mangini). On notera également des nappes de claviers n’étant pas sans rappeler "The Shattered Fortress".

Si on regrettera l’inutilité complète de l’introduction symphonique de l’album, impossible de ne pas succomber à l’attaque progressive complètement jouissive de "The Enemy Inside", tel un poing en pleine face avec ce riff en contre-temps énormissime, ces nappes de claviers discrètes mais très imposantes (c’est finalement dans cet exercice que Rudess est le plus convaincant désormais) et surtout les parties vocales très réussies d’un James Labrie revivant depuis ses escapades en solo. Sans forcer, toujours très mélodique (le penchant agressif de Portnoy manquant parfois néanmoins), il capte la force et l’intensité des riffs pour lui donner une voix, une identité. La fluidité et la technicité de Mangini est véritablement folle, tant et si bien que l’on remarque immédiatement son impact dans la composition, les soli tournant généralement autour de lui, avant qu’ils viennent se greffer sur les riffs. Bien évidemment, nous parlons en préambule de compositions plus simples et ces deux titres cachent quelque peu la forêt puisque ce sont bien "Behind the Veil", "The Bigger Picture" ou "The Looking Glass" qui représentent ce onzième album.
Plus aéré, très mélodique, quasi ambiant, les flamboyances des musiciens passent derrière des morceaux tantôt féériques ("Behind the Veil"), mélancoliques ("Along for the Ride", renvoyant à "Octavarium", la magie en moins) ou plus introspectifs avec notamment le merveilleux "The Bigger Picture", sûrement le titre calme le plus beau de l’album. Là où certains trainent sensiblement en longueur (malgré des temps de jeu réduits, notamment sur "Surrender to Reason", ne se trouvant jamais d’âme entre ballade et passages syncopés sans valeur), celui-ci prend aux tripes dès les premiers instants, jusqu’à un refrain magnifique semblant si niais au début mais pourtant si viscéral après quelques écoutes, surtout les reprises vocales pleines de tripes juste après les refrains. Les riffs montent en puissance au fil du titre, les parties de piano sont belles à mourir et cette intelligence de jeu dans le placement des breaks et des descentes de toms de Mangini en fait de véritables pépites à chaque instant. On ne pourra que retenir un solo de guitare d’une beauté effarante, très simple et emplie d’un feeling que Petrucci ne sort que trop rarement, abandonnant le shred au profit d’une émotion pure et simple.

Le temps passe. Les avis changent. "Dream Theater" (l’album) prend de l’épaisseur et de la maturité, révélant encore plus intensément toutes les carences d’un précédent opus vraiment trop bancal pour perdurer dans le temps. Même si les premiers opus ou encore la première triplette des années 2000 semble inatteignable, les Américains délivrent certaines compositions très abouties qui ne feront que rendre encore plus difficiles les prochaines setlist à établir. En revanche, si une chose ne change pas, c’est l’incompréhension que procure l’écoute répétée de cet "Illumination Theory" de vingt-deux minutes qui aurait mérité d’en faire moitié moins.
Moitié moins, car Dream Theater y montre ici deux visages. Les dix premières minutes témoignent d'une vaine escalade technique vers un néant créatif consternant, où se succèdent des plans invraisemblables sans une once de cohérence (toutes les chutes de l’album semblant se trouver dans les quatre premières minutes). Labrie n’est pas très convaincant au début, sauvé par une intervention symphonique étrangement neutre, sans émotion, creuse. Le titre s’enfonce dans son propre naufrage…onze minutes ont passé. Mais Mying n’en reste pas là et sonne la révolte d’une ligne de basse renversante, sur laquelle Labrie va venir s’envoler littéralement avec l’arrivée d’un riff syncopé et jouissif (n’ayant, clairement, rien à voir avec le reste mais changeant complètement le visage du titre). L’horizon s’obscurcit, la mélodie vocale est superbe, on retrouve, comme par magie, le jeu fantastique de Rudess dans des parties décomplexées de claviers ahurissantes, mises en orbite par des parties de batterie absolument dantesques d’un Mike Mangini impérial et juste bluffant. La partie solo rappelle d’ailleurs beaucoup l’époque de "Train of Thought" (notamment "My Dying Soul" ou "As I Am"), que ce soit pour Petruci ou Rudess, rivalisant tous deux d’ingéniosité pour nous mettre à leurs genoux. Un titre finalement à l’image de l’album, scindé en deux, avec du bon, du moyen et du terriblement Excellent.

Dream Theater repart sur de nouvelles bases, avec des idées moins démonstratives et plus émotionnelles, forçant parfois le talent comme pêchant parfois sur d’étranges erreurs de jeunesse. Il est l’image d’un groupe en reconstruction, retrouvant peu à peu son firmament, capable de délivrer une perle inestimable comme une partie plus indigente la seconde suivante. Mais aujourd’hui, il est clair que le chemin pris par le groupe est le bon, celui du renouveau. Mieux, d’une renaissance.

31 Commentaires

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MightyFireLord - 08 Janvier 2014: Ok, c'est plus clair comme ça en effet.
edenswordrummer - 06 Fevrier 2014: Tu es inépuisable eternalis !! Encore une sublime chro développée au maximum ! Je pense que je vais me pencher un peu plus sur Dream Theater, ayant été bluffé par the enemy inside !
Albireo - 13 Mai 2014: Bof...
Je ne ressens aucune émotion en écoutant ce disque.

Le batteur tabasse dur - j'ai même l'impression que taper juste est confondu avec taper beaucoup et fort.

Riffs récurrents, mélodies convenues et fades... Le groupe tourne aux taquets mais c'est pour jouer quelque chose d'assez creux.

DM n'est plus ce qu'il était et je suis lassé par ce manque d'inspiration chronique que la forme surjouée ne camoufle plus.

Désolé si je choque la majorité d'entre vous mais je trouve que ce disque n'arrive pas à la cheville de ce qu'ils ont écrits dans les années 90.
MightyFireLord - 13 Mai 2014: Ouch, c'est choquant.
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Chronique @ pielafo

21 Octobre 2013

laissez-vous emporter dans ce monde des rêves…

Ah Dream Theater! Quel groupe majestueux. Quel groupe, qui aura fait rêver tout bon fan de prog qui se respecte. Quel groupe, qui a su par le passé allier mélodie et complexité comme nul autre groupe de prog n’avait réussi à le faire auparavant. Quel groupe, qui a mis au monde un disque, UN seul disque qui allait faire rentrer le groupe dans l’histoire de la musique à tout jamais. Ce disque c’est bien évidemment l’inégalé Scenes from a Memory qui reste aujourd’hui encore une référence musicale allant jusqu’à même dépasser les simples frontières du prog ou même du metal tout simplement (près de 11 ans après cet Operation Mindcrime considéré a juste titre comme l’un des grands albums phares du rock).

Depuis, le groupe se recherche sans cesse. Il Tente de nouvelles expériences, de nouvelles sonorités. Les musiciens s'inspirent de groupes anciens (Metallica notamment sur Train of Thought) ou nouveaux (Muse sur Octavarium) et tentent d’en tirer le meilleur et de remodeler tout cela à leur propre sauce. Cependant, en 2010 arriva l’impensable. Le père fondateur du groupe quitte sa propre création et l’abandonne à son triste sort.

Triste ? Il l’aura été dans la mesure où son remplaçant (Un autre Mike) semblait peiner à marcher dans les bottes de son prédécesseur. Le dernier album en date, A Dramatic Turn of Events, illustre fort bien mon propos. Ce dernier disque a été fortement critiqué et a connu des avis très divergents (probablement celui qui en a connu le plus depuis l'existence même du groupe). La faute sans doute à un mix trop faible et surtout à une caisse claire pratiquement inexistante à moins de vraiment bien tendre l’oreille. On se rappellera aussi de ce James Labrie poussif, peinant à montrer un quelconque signe d’émotion dans ses lignes de chant. Et cela, sans parler d’un Rudess qui n’a jamais à ce jour montré autant de faiblesses dans sa banque de sons (écoutez Beneath The Surface sur l’album précèdent pour vous en convaincre). Constat amer ? En majorité oui.

Mais en 2013 (tous les deux ans comme à son habitude depuis Falling into Infinity) on parle d’un nouvel album. Il est déclaré que cet album sera éponyme et que Mike Mangini participera activement au processus de composition. Une question me vient alors à l’esprit. Si c’est un album éponyme il devrait logiquement refléter ce qu’est le groupe. Ou alors ce n’est juste que le titre tout simple d’un album et que ce dernier va être dans la continuité du précèdent. La réponse ? Un peu des deux.

Seulement, cette fois-ci, le groupe ne cherche qu’une seule chose, à prendre ce qu’il y a de mieux chez lui-même. Toutes les époques y passent. Ces riffs rugueux à la Train of Thought (Behind The Veil) ou encore ces sonorités et ces concepts proches de ceux d’un Six Degrees of Inner Turbulence (The Enemy Inside seraient-ils un clin d’œil à cet album ?). De plus, le groupe ici semble vouloir éviter la surcharge vide et dénuée d’émotions comme on pouvait le voir sur A Dramatic Turn of Events. En effet, un seul titre ici dépasse les 10 minutes (mais j’y reviendrai en détail).


Ce sont des titres courts mais qui, honnêtement, se suffisent à eux-mêmes et n’ont pas besoin de plus (à l’exception sans doute de The Bigger Picture qui aurait à mon sens pu être rallongé de quelques minutes). D’ailleurs, je souhaiterais, pour vous, chers lecteurs, exprimer en détail mon sentiment vis-à-vis de ce morceau. Il commence par un riff aérien, puis se pose doucement avec quelques notes de Jordan Rudess et la voix d’un James Labrie beau, simple, sobre, suffisant… Puis arrive ce solo du maître de la 6 cordes John Petrucci qui arrive à exprimer en une petite minute seulement une émotion que je n’avais guère entendue depuis The Best Of Times sur Black Clouds & Silver Linings. Passe ensuite le chant de Labrie sur un pont agréable et plus rien… rien. Mis à part quelques accords de piano sublimes et simples. Puis vient le retour du riff et du refrain. A mon sens, le musicien phare de ce morceau est Rudess, qui apporte une grande dimension épique à la pièce. Un très grand moment assurément.


Les morceaux s'enchainent et ne se ressemblent pas. Cet album est un véritable voyage qui prend son apogée sur le dernier titre, Illumination Theory, le premier morceau du groupe dépassant les 20 minutes depuis In The Presence Of Enemies sur Systematic Chaos, qui est tout simplement un véritable chef d’œuvre. Le morceau commence par cette introduction massive, grandiose et tout bonnement exceptionnelle tellement elle prend aux tripes et procure en nous des frissons immenses. On notera aussi ce passage évoquant irrémédiablement The Count Of Tuscany qui suit le même principe. Puis la grandeur et les larmes arrivent avec ce splendide passage symphonique nous faisant presque penser aux musiques des plus grandes productions hollywoodiennes. Et puis nous avons ce finish incroyablement beau et envoûtant. James Labrie nous livre ici peut être sa plus grande performance vocale de tous les temps. Est-ce bien ce même chanteur que nous écoutons ? Celui qui nous faisait aller à l’hôpital sur l’album précédent parce qu’il nous a filé un diabète ? En tout cas sa performance est juste bluffante et va vous laisser ébloui pendant un bon moment.

Après, il est bien évident que cet album comporte quelques défauts notables notamment sur le son de la caisse claire et sur quelques samples de claviers complètement immondes sur Along For The Ride. Mais, force est de constater que la qualité est à nouveau au rendez-vous et Dream Theater se trouve ici une seconde jeunesse.

Cet album représentera pour moi mon album de l’année car il m’a profondément touché. Il synthétise remarquablement bien la musique du groupe, ce qu’il est, ce qu’il veut apporter à ses auditeurs. On ne peut que penser que l’avenir n’en sera que radieux pour le groupe qui, décidément, se retrouve à nouveau sur la bonne voie.

Ça y est. L’album se termine. Le théâtre des rêves ferme le rideau sur quelques notes de piano pures, belles et simples, nous laissant béats sur notre siège avec notre casque dans les oreilles. Ecoutez cet album au calme et laissez-vous emporter dans ce monde des rêves…

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MrDamage57 - 08 Janvier 2014: Personnellement je le trouve très bon, je ne l'ai pas encore acheté mais je l'ai trouvé hier soir en écoute intégrale sur youtube et j'en suis à ma 4ème écoute d'affilée c'est que musicalement parlant l'opus me plaît sans doute plus que Dramatic que j'ai peu écouté et cela fait 25 ans que je suis fan de DT. J'ai trouvé ta chronique excellente et objective pielafo et puis noter un album est pour moi subjectif.....
pielafo - 09 Janvier 2014: Quand on est un diehard fan boy comme moi, je ne te cache pas que l'objectivité n'est pas évidente. Encore plus pour un groupe comme DT vu que tous les fans ont des avis disparates sur la discographie toute entière. Mais merci pour ton compliment! Rdv le 31 au zénith!!!!
frozenheart - 20 Janvier 2015: Merci pour la chronique pielafo!
Je suis assez d'accord avec toi sur les différents titres de l'album.
Mais j'émets quelque réserves sur le côté émotionnel de l'œuvre de plus je trouve l'ensemble encore trop démonstratif!
C'est d'ailleurs ce qui me rebute dans Dream Theater depuis un certain temps.
Après il est vrai le travail de James Labrie sur le chant est admirable et ça faisait longtemps qu'il n'avait pas chanté aussi bien !
En 2009 " Black Cloud & Silver Linings " m'avait reconquis avec le groupe là franchement j'attendais autre chose de Dream Theater, dommage !
pielafo - 20 Janvier 2015: Avec le recul, je pense que j'ai été un poil trop gentil avec ce DT. Je pense que 15/20 aurai été une note plus juste. Il y a encore trop d’approximations. Surrender To Reason au final mene a rien, Il en va de meme pour le début de Illumination Theory. Mais je pense que DT n'a pas encore tout dit et que l'avenir pourrait nous réserver encore quelques bonnes surprises ^^
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Commentaire @ Vinarius

28 Octobre 2013

Musicalement et émotionnellement excellent

Dream Theater. Le groupe est mythique, reconnu de tous. Qu'en est-il de l'album?

Après un A dramatic turn of event assez controversé et le changement de personnel au niveau des fûts qui, somme toute, a encore du mal à être digéré par tout le monde, le groupe décide de lancer un éponyme.

Comment commence-t-il? Et bien, la couverture est assez peu recherchée en fait, même si elle n'en reste pas pour le moins plutôt attrayante. (je trouve.)

Et, chose intéressante, on peut dire que cette beauté, sans pour autant être d'une recherche colossale derrière, sera caractéristique de tout l'album.

Ce dernier commence donc par False Awakening Suite, la plus courte piste de l'album, un court morceau classique en guise d'introduction. Plutôt sympathique à écouter, pourtant elle ne colle pas parfaitement avec ce qui va suivre.

Le second morceau est le magistral The Ennemy Inside. Agressif, puissant, dynamique, mélodique et efficace, sans doute une des meilleure piste de l'album.

The Looking Glass va, quant à lui, être représentatif d'une bonne grosse partie des morceaux de l'album. En effet, il dure environ six minutes, à l'image de quasiment toutes les pistes du disque : une intro très courte, le final est très long pour l'album mais d'une durée classique pour un Dream Theater. La mélodie, quant à elle, est agréable, très mélodique et facile d'écoute, exploite plus le côté "pop" de DT, et est finalement assez peu recherchée, à l'image des titres qui suivront (Behind the Veil, Surrender to Reason et The Bigger Picture).

C'est ce type de titres qui va représenter en grande partie cet album: d'une durée moyenne, plus pop que metal, mélodique et facile d'écoute avec des mécanismes musicaux assez simples finalement. On peut noter aussi une émotion qui se dégage de ces morceaux, notamment sur Along for the Ride. Je ferai quand même exception pour "The Bigger Picture" qui, pour moi, est la Master Piece des titres plus calmes de cet album.

Tout d'abord, dans sa structure qui le différencie d'un "Along for the ride" ou encore d'un "Surrender to Reason", la mélodie est là, et pour le coup, assez recherchée. L'intro commence fort et magistralement quelque notes de piano parfaitement posées au calme de Rudess lui succédant, avant d'enchaîner sur deux refrains magnifiques dominés par le clavier. La fin du morceau voit plutôt la guitare de Petrucci dominer, avant de finir sur une mélodie qui n'est pas sans rappeler Strange Déjà-vu.

Enigma Machine est, intro exclue, le seul morceau purement instrumental de l'album, mais peut-être le plus sophistiqué. Les membres de Dream Theater nous montrent là qu'il n'ont rien perdu techniquement, la batterie de Mangini y est tout à propos.

L'album se termine sur le seul morceau dépassant les 20 minutes, Illumination Theory, qui, bien que sympathique à écouter, n'égale sans doute pas un Octavarium, et est classique pour Dream Theater dans la composition.

Au niveau de la production, elle est très bonne. On entend bien la batterie de Mangini qui perfore tout au long du disque, le clavier est assez bien mis en valeur lui aussi. On regrettera peut-être des choeurs sans grande utilité notamment sur Along for the Ride, ainsi que (une fois n'est pas coutume) la présence trop mitigée de la basse.

Finalement, l'album est musicalement et émotionnellement Excellent, mais assez peu recherché dans sa composition dans le sens où Dream Theater innove assez peu ici, que ce soit par rapport au genre ou par rapport au reste de sa discographie.

On ne va pas en faire un drame pour ça, l'album n'est, certes, pas un concept dans la veine de Metropolis Pt 2, mais il n'en reste pas moins très agréable à écouter, et c'est après tout ce que l'on attend d'un album.


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