Octavarium

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Nom du groupe Dream Theater
Nom de l'album Octavarium
Type Album
Date de parution 07 Juin 2005
Produit par
Enregistré à The Hit Factory
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album614

Tracklist

1. The Root of All Evil 08:26
2. The Answer Lies within 05:33
3. These Walls 07:36
4. I Walk Beside You 04:29
5. Panic Attack 08:13
6. Never Enough 06:47
7. Sacrificed Sons 10:43
8. Octavarium 24:00
Total playing time 1:15:47

Chronique @ MetalAngel

18 Juillet 2006
Après un album sombre et thrash, DT remet le couvert en 2005 avec 'Octavarium', qui, comme son nom l'indique, est le huitime album studio du quintet new-yorkais. Acclamé par les critiques, qu'a cet album de particulier?

Eh bien, il diffère complétement de la voie empruntée par le groupe avec 'Train of Thought', dans le sens où les chansons se sont considérablement adoucies. Ceci est à double tranchant, car bien qu'étant bons, les morceaux perdent toute leur puissance! Ce faux pas, si on arrive à le mettre de côté, n'empêche vraiment pas l'auditeur d'être pris dans les mélodies subtiles et inspirées des huit compositions symphoniques.

Les musiciens de DT doivent sûrement apprécier la musique classique, puisqu'ils sont accompagnés sur 'Octavarium' d'un mini-orchestre à cordes. Cette très bonne idée apporte une fraîcheur bienvenue qui manquait à Dream Theater, sa musique étant devenue quelque peu rébarbative et répétitive, quasiment sans saveur (ceci ne concernant, bien évidemment, pas 'Train of Thought').

L'album débute par un morceau qui rappelle explicitement un des titres du précédent opus ("This Dying Soul") que ce soit dans les paroles ou au niveau musical. On dirait qu'il en est un clone parfait. Puis, après ces 8 minutes de pur bonheur, nous avons droit à une première pause pour nos oreilles avec la magnifique ballade qu'est "The Answer Lies Within", dont la mélodie est exclusivement jouée au piano et à la batterie. Elle est tellement bien interprétée par James LaBrie qu'elle prend aux tripes. Le troisième titre ("These Walls") est typique de DT : progressif, avec des refrains directs, des médiums, une ligne rythmique légère et des mesures impaires.
Première véritable surprise de l'album, "I Walk Beside You", qui rappelle les plus grands hits de U2, tant le refrain est tellement proche de ceux chantés par Bono. Cette chanson n'est pas un tube, mais, elle plaira sans conteste aux fans du côté le plus pop de DT. Nous voici au titre le moins éloigné de 'Train of Thought', le magnifique "Panic Attack", qui, avec ses riffs thrash et ses 7 minutes 16 au compteur, défonce tout sur son passage! Il s'agit là d'un des morceaux préférés de votre serviteur. Les nombreuses parties paires et impaires se succèdent ici dans un déluge sonore, soulignées par les cordes dont j'ai parlées plus haut. Cela apporte un effet dual séduisant. Plus moderne, mais néanmoins complexe, le sixième morceau, "Never Enough", n'est pas le plus original que le groupe ait composé dans sa carrière, mais, il a au moins le mérite de nous montrer un nouveau visage du Dream Theater, groovy et contemporain, ne reniant pas les productions pop récentes comme influence. De même, "Sacrified Sons", qui débute par des samples de radios zappées et qui a pour thème la guerre et la mort des soldats, n'apporte rien de neuf au répertoire bien fourni du Théâtre du Rêve. Mais, ce n'est pas une nouveauté, puisque DT nous a habitués par le passé à des mièvreries de la sorte. Mais, n'oublions pas que Dream Theater est avant tout un groupe de prog' pop/rock et non de metal. Enfin, l'album se conclut par la pièce maîtresse, la longue (24 minutes) et ténébreuse 'Octavarium', merveilleuse et ensorceleuse avec ses différents passages électroniques, électriques et acoustiques, ces derniers étant les plus beaux. Ce dernier titre est magique et il justifie à lui seul l'acquisition de l'album éponyme.

Nous avons, donc, là, un album ni noir ni blanc, ni Excellent ni mauvais, mais, plutôt gris et bon, qui plaira à ceux qui aiment la douceur. Quant à ceux qui préféraient l'agressivité de 'Train of Thought', ceux-ci seront absolument déçus. Un album à conseiller aux bisounours.

9 Commentaires

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Ezechielle - 06 Janvier 2010: Mon avis importe peu dans ce cas ci, j'ai juste un peu tiqué parce que la chronique est très positive dans l'ensemble, mais tu conclus par un remarque très négative (du moins, à mon sens, un "album à bisounours" n'est pas un bon album). Bref: je suis un peu étonné par le décallage entre ta chronique et ta conslusion (ainsi que la note).

Sinon, personnellement, je range DT en metal, même s'il est vrai que cet album est très pop/rock (certaines vocalises me font méchamment penser à Muse... m'enfin bon, ce n'est pas comme si ça me dérangeait)
taylor13 - 19 Janvier 2010: D'habitude j'apprécie tes chro' MetalAngel, mais là je dois me montrer en parfait désaccord. Outre l'accent "Musesque" (voir Pink Floydo-Youtesque),comme le souligne Ezechielle, cet album est magistral. Pour avoir connu DT avec l'excellent Train Of Thought, puis SDoIT, je trouve que cet album évite parfaitement bien le côté complexe (voir parfois indigeste) de DT (pourtant c'est le fan de King Crimson, Yes, ELP...qui parle). Cet album plus léger est clairement une bouffée d'air frais après le très sombre Train Of Thought, tout se dont nous avions besoin pour un huitième album. Dans la mesure où l'album tourne autour du chiffre 8 (de l'artwork à la composition) on peut en déduire qu'il s'agit d'un concept-album, tout comme le Dantesque Metropolis Pt.2. A ce sujet, je le place à son égal: une fois encore Dream Theater a compris ("pouvoir appréhender par la connaissance pour donner un sens à quelque chose" la musique.
Il ne s'agit donc clairement pas d'album de "bisounours" (c'est à prendre au 6ème degré?), ou alors les bisounours ont bien changé^^.
Spirit_Of_Deathiny - 19 Août 2010: Je vois pas pourquoi tu traite cacaman d'impoli O.o, il te vouvoie et il te donne les raisons pourquoi il est en desaccord avec ta chro, c'est tout à fait normal qu'il y en ai qui ne sont pas d'accord avec toi, alors tu les respectent et tu leur dis surtout pas que tu trouve ça impoli et que ça te donne envie de gerber O.o, sinon tu vas passer pour un connard crois moi... on est dans le monde du metal, c'est sur qu'il y en a qui vont te cracher dessus et être impoli. Moi perso, j'en ai rien à battre que quelqu'un soit soit "hautain" avec moi. Cela dit, bonne chronique comportant quelques défauts.
troudufion - 04 Janvier 2011: si train of thought est indigeste alors que dire de 6 degrees...
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Chronique @ Amdor

07 Mai 2010

Quelques erreurs de parcours pour une masterpiece

Six chansons sur "Six Degrees of Inner Turbulence", sept sur "Train of Thought",... huit sur "Octavarium", quoi de plus logique pour le huitième album de Dream Theater. Après un album teinté de l'influence de Metallica, le groupe revient sur le devant de la scène en 2005.

La boucle entamée avec "Scenes from a Memory" continue ici, "The Root of All Evil" commençant par la dernière note de "In The Name of God". La rythmique imposée à la batterie dans l'intro est celle de "This Dying Soul", le riff est ravageur, pas de doute, c'est bien la suite de la saga de Portnoy sur les Alcooliques Anonymes. Petrucci et Rudess y vont de leurs petits solos qui s'imbriquent bien. Ça y est, le groupe est lancé dans une ambiance qui a de quoi rappeler l'album précédent, assez sombre et lourde. Puis vient "Vacant"... comment ça, je me suis trompé d'album ? Si ce n'est pas "Vacant", c'est son sosie ! "The Answer Lies Within" s'inscrit dans la même veine que son aîné, ballade mélancolique pleine d'émotions. S'il y a une part certaine d'auto-inspiration, Labrie fait mouche, n'en faisant, ni trop ni pas assez.

Mais, il n'y a pas que de l'auto-inspiration, rassurez-vous... il y a aussi de l'inspiration d'autres groupes. Le fameux « inspiration corner » du groupe est réellement exhibé dans plusieurs titres. Tout d'abord, U2 est fièrement repris (Ah ? C'est une chanson originale ?) dans "I Walk Beside You", petite chanson gentillette assez vaseuse. « Dream Theater a déjà fait ce genre de chanson couplet-refrain sans solo, et personne ne s'est insurgé ! » me direz-vous, mais force est tout de même d'avouer qu'un "Solitary Shell" est bien supérieur dans son genre à ce titre. Mais, ce qui a fait grincer des dents, c'est bien l'inspiration de Muse. Les membres sont des aficionados du trio britannique, ce n'est pas un secret (Portnoy a d'ailleurs classé "Absolution" comme son album préféré de la décennie, sans compter ceux d'Opeth), ni un crime. Par contre, l'afficher aussi ouvertement dans un titre comme "Never Enough", à la frontière du plagiat à tous niveaux (on jurerait entendre Bellamy au micro) a de quoi faire regretter "Scenes from a Memory". "These Walls" en est aussi imprégné dans son intro. Son refrain très accrocheur rattrape le coup. Bon, je suis assez méchant avec ces trois morceaux qui ne sont pas foncièrement mauvais mais le groupe n'avait vraiment pas besoin de toutes ces ressemblances qui plombent littéralement le CD.

Allez, après ce paragraphe négatif, on reprend la bonne pente jusqu'à la fin, je vous le dis ! En effet, après trois morceaux en-dessous, les trois derniers remontent.
Premièrement, "Panic Attack", ou comment faire étaler la virtuosité de cinq hommes avec classe. Myung est mis en avant ici et montre qu'il a deux araignées à la place des mains. Portnoy nous ressort ses rythmes infernaux, Petrucci et Rudess effectuent une nouvelle battle de soli réussis et Labrie chante juste sur ce titre pas évident. L'ambiance est à nouveau sombre et, même si ça a tendance à partir dans tous les sens, la sauce prend.
"Sacrificed Sons", chanson sur un thème cher au quintet de New York, l'attentat du 11 Septembre 2001, débute calmement sur un thème au piano avant de monter en puissance pour une fin symphonique où Portnoy se déchaîne dans un énorme break. Myung dispose même de ses quelques secondes personnelles où il peut exposer une bribe de son talent, comme sur "Metropolis" ou "The Dance of Eternity". On notera un Excellent refrain, un de plus et un Rudess inspiré pour... une nouvelle battle, plus expérimentale cette fois-ci du côté de Petrucci.

Gardons le meilleur pour la fin, le morceau éponyme, "Octavarium", véritable monument musical du groupe, une de leurs plus belles compos. Longue de 24 minutes, elle débute sur un long passage "Pink Floydien" atmosphérique joué au continuum, rappelant "Shine On You Crazy Diamond". La chanson est composée en cinq parties. Ces parties décrivent les différents aspects de la création, de l'inspiration et du groupe en lui-même. On pourrait écrire un roman sur les références et clins d'oeil dans ce titre, pour cela je vous laisse chercher sur le net. C'est pour cela qu' "Octavarium" se détache du lot, grâce à sa recherche musicale. On retiendra simplement que "Octa" signifie "8" comme huitième chanson du huitième album du groupe et les huit notes de l'octave, et que les cinq parties indiquent le nombre de membres du groupe, les cinq notes de la gamme chromatique et le nombre d'albums Live à l'époque.
L'intensité du morceau augmente progressivement, partant des deux premières parties, calmes. La troisième devient sombre, puis suit un break monstrueux avant d'atteindre l'apogée du morceau, la quatrième partie, "Intervals", qui est un résumé des sept chansons précédentes pendant que Portnoy donne leur degré (d'ailleurs, remarquez que celui de "The Root of All Evil" est... root) jusqu'à atteindre une pression rarement atteinte alors, quand James se met à hurler. Rien à dire, ça donne des frissons jusqu'à la fin, magistrale et symphonique, concluant du même coup l'album.

Mais comment résumer un album aussi hétérogène ? Du quasi plagiat, on passe au chef d'œuvre ! Il est difficile d'admettre qu'une telle merveille est entachée par des morceaux très limites. Les musiciens sont dans l'ensemble fidèles à eux-même, mention spéciale tout de même à Jordan Rudess, particulièrement inspiré. Le goût en est d'autant plus amer, tant on a le sentiment qu'ils avaient les ressources pour éviter ces égarements. "Octavarium", Excellent en début et fin, creux au centre, est cependant un album à posséder absolument, nouvelle pierre dans le mur du monument Dream Theater. Parfois plus proche du Rock Prog' que du Metal, cet album a de quoi faire polémique, plus mélancolique qu'auparavant. Plusieurs écoutes sont nécessaires avant de se forger un avis. En ce qui concerne le mien, je ne peux m'empêcher de penser que, en dépit de ses erreurs de parcours, Dream Theater est grand et l'a à nouveau prouvé. "Octavarium" boucle superbement la boucle confirmant une nouvelle fois le statut du groupe.

Le + : "Sacrificed Sons", "Octavarium"
Le - : "I Walk Beside You", "Never Enough"

4 Commentaires

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AmonAbbath - 07 Mai 2010: Une bien belle chronique pour une oeuvre de qualité, malgré le fait que cette dernière comporte des défauts d'ailleurs inhérents à Dream Theater.
 
Amdor - 09 Mai 2010: Merci beaucoup pour ton commentaire =)
bojart - 19 Mai 2011: cet opus est l'un de mes favoris avec "Metropolis pt 2" et "6 degrees of Inner turbulences" et "Systematic Chaos" (oui! je l'aime bien celui-là!)

Une oeuvre de haut vol entachée de quelques défauts pardonnables.
Ironfist - 09 Octobre 2013: Très bonne chronique dans l'ensemble. je note juste que ce qui pourrait surprendre chez d'autres groupes (le fameux "plagiat" de Muse) était un hommage fréquent par exemple chez les Beatles (Back in the USSR plagiat/hommage aux Beach Boys), dont Portnoy est un fin connaisseur; je pense qu'il ne fait là que reprendre une tradition perdue.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

28 Septembre 2011

Octavarium s'avère comme l'une des meilleures productions studio de Dream Theater de la dernière décennie.

Dream Theater est connu par la grande majorité des fans de ce milieu si vaste qu'est le metal, au moins de nom. Ce groupe est populaire et recommandé par beaucoup de personnes, notamment en raison de son inspiration jamais perdue, toujours aussi grandiose, et également grâce aux membres qui le composent, soit : James Labrie au chant, John Petrucci à la guitare, John Myung à la basse, Jordan Rudess aux claviers et le légendaire Mike Portnoy à la batterie (aujourd'hui remplacé par Mike Mangini). Le groupe, depuis l'arrivée de James LaBrie au chant en 1990, compose, enregistre, et sort incessamment des productions, que ce soit des EP, des démos, des Lives ou encore des full-lenght. Et c'est ainsi qu'en 2005 sortit le huitième album studio pour le groupe, appelé Octavarium.

Produit par Mike Portnoy et John Petrucci chez Atlantic Records, Octavarium propose une pochette assez spéciale et laissant un grand mystère derrière, tant l'image parait peu expressive, avec son grand paysage, ces énormes boules, dont le logo du groupe figure sur la boule la plus éloignée du tas sur la droite de l'artwork. Octavarium, avant même d'être écouté, propose donc au futur auditeur une interrogation plus qu'évidente et donne inlassablement envie d'être écouté, malgré la longueur de quelques titres qui composent cet album (Notamment le phénoménal morceau éponyme, avec ses 24 minutes...).

Dans sa grande globalité, cet album propose une progressivité plus vaste et mieux exploitée que jamais, proposant des morceaux très variés, allant de l'ardeur et des solos de guitares persévérants et agressifs de « The Root Of All Evil » et « Panic Attack », ce dernier possédant une touche de technicité dans la batterie, et une énergie rarement proposée de la part de Dream Theater, Petrucci se propulsant au sommet avec ses solos de guitare accompagnés par les claviers de Jordan Rudess, jusqu'à la ballade « The Answer Lies Within », très populaire encore de nos jours et jouée avec une finesse et une douceur incroyablement prenantes, sans oubLier la mélodie très attirante de « Sacrified Sons », longue fresque de plus de 10 minutes et 40 secondes tout de même...

Les morceaux passent aussi vite que la lumière, malgré la longueur globale de chacun d'eux, la bonne moyenne étant au dessus des 6 minutes et demie. Et, mis à part quelques passages traînant légèrement en longueur, rien n'est complètement à rejeter dans cet album, le tout étant dans l'ensemble très bien présenté, comme le très bon « Never Enough », ce morceau renfermant une ambiance assez sombre et inquiétante, dominée par les breaks incessants de Portnoy et les claviers omniprésents de Rudess. Le tout sera pour une totale maîtrise de l'auditeur, qui, sauf erreur de ma part, sera totalement ébloui par cette énième preuve de talent de la part de nos New-Yorkais favoris.

Dream Theater vient de nous prouver une nouvelle fois sa véracité et une persévérance à merveille, avec ce Octavarium, l'un des meilleurs albums de la décennie du début de millénaire de la part de ce groupe, aux côtés de Six Degrees of Inner Turbulence. La grande partie de cet album restera très réussie, et on retiendra assez facilement les morceaux. Il est évidemment clair que les albums suivants n'en feront malheureusement pas autant que celui-ci, Systematic Chaos étant trop progressif à certains moments, tout comme A Dramatic Turn of Events, et Black Coulds & Silver Linings étant bien trop mou à mon sens... Au lieu de vous obstiner sur ces trois-là, revenez en 2005 et savourez ce bon vieux Octavarium, qui est à écouter en grande priorité !

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