Demigod

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Nom du groupe Behemoth (PL)
Nom de l'album Demigod
Type Album
Date de parution 19 Octobre 2004
Enregistré à Hendrix Studios
Style MusicalDeath Black
Membres possèdant cet album892

Tracklist

Re-Issue in 2010 by Regain Records with a bonus DVD
Re-Issue in 2014 by Peaceville Records on vinyl
DISC
1. Sculpting the Throne ov Seth 04:41
2. Demigod 03:31
3. Conquer All 03:29
4. The Nephilim Rising 04:20
5. Towards Babylon 03:21
6. Before Æons Came 02:58
7. Mysterium Coniunctionis (Hermanubis) 03:40
8. Xul 03:11
9. Slaves Shall Serve 03:04
10. The Reign ov Shemsu-Hor 08:26
Bonustracks (Japanese Release)
11. Conjuration ov Sleep Daemons 03:25
12. Welcome to Hell (Venom Cover) 03:15
DVD (Re-Issue 2010)
Recorded live in Leeuwarden, Holland, 10/12/2007
1. Slaying the Prophets ov Isa 03:24
2. Antichristian Phenomenon 04:15
3. Demigod 03:31
4. From the Pagan Vastlands 03:03
5. Prometherion 03:36
6. Conquer All 03:51
7. Christgrinding Avenue 04:49
8. As Above So Below 05:36
9. Decade ov Therion 02:50
10. Chant for Ezkaton 2000 06:21
11. I Got Erection (Turbonegro Cover) 04:36
Total playing time 40:42

Chronique @ WarMetal

18 Novembre 2005
Demigod, voilà un cadeau tombé du ciel et auquel je ne m'attendais nullement de la part de ses polonais, connus depuis des années comme une des références de la scène Black Metal. Mais ceux qui ont suivi l'évolution du groupe durant ces dernières années, avaient sans doute parié que Nergal et compagnie mèneront leurs dernières batailles sur la scène Death Metal !

Par où commencer ? Cet album est tellement séduisant qu'il serait difficile de le décrire ! c'est une sorte de puissance extraordinaire renfermée dans un espace étroit et qui tente de se libérer à tout prix, ruinant ainsi tout ce qui se trouve sur son passage ! Résultat : une véritable boucherie et un chaos total !

C'est donc un album de Death Metal pur et dur que les polonais nous proposent ici, une véritable démonstration du savoir faire accumulé durant des années de métier. Sur Demigod, Nergal nous livre de gros riffs Death Metal avec une nuance orientale (pharaonique) accompagné d'une guitare rythmique bien travaillée, qui contribue largement à l'aboutissement structurel des compositions, et d'une batterie aussi performante que ce que Inferno à l'habitude de proposer.

L'arrangement des compos constitue désormais un point fort chez Behemoth, car tout est maitrisé ici, même les détails (cherchez vous ne trouverez pas la moindre faille !). Les solos sont bien travaillés et s'enchaînent avec une fluidité et une finesse remarquables sans parler des structures adoptées par Nergal et qui prouvent que tout est façonné entre les mains d'un maître ! (Conquer All, The Nephilim Rising, Xul) ehh oui ! un maitre qui a tout prévu ! les transitions entre riffs se déroulent avec une maîtrise incroyable et la préparation de "l'épreuve" solo se fait de manière progressive et souvent avec un riff intermédiaire qui nous rend impatients d'assister au déclenchement de chaque solo.

Le chant de Nergal, truffé d'effets, est ultra puissant et colle parfaitement aux riffs en bêton de la guitare et la meilleure illustration en est sans doute le morceau Before Aeons Came.
Inferno de son côté fourni une excellente prestation avec des rythmes intenses, ultra rapides et très variés et surtout un jeu original auquel seuls les grands noms de la batterie (dont ce dernier fait désormais sans doute partie) nous ont habitués. Vitesse, précision et jeu agréable qui nous donnent envie de prévoir une séance d'écoute rien que pour apprécier cette batterie !

Une production énorme avec un son très agressif qui se manifeste à tous les niveaux ; riffs de guitare, chant, batterie, etc

Finalement, c'est un véritable chef d'oeuvre qui nous est proposé par les polonais et un coup dur dans la face des détracteurs de la nouvelle orientation du groupe qui se trouvent dépourvus d'arguments face à un Demigod à la fois technique, agressif, riche, original et fascinant.

Une leçon à l'européenne sur un terrain jusque là strictement réservé aux américains et nos polonais ont bien l'air d'être là pour rester et lancer leur défis : Qui dit mieux ?

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Fetus - 17 Fevrier 2010: Mention spéciale pour Slaves Shall Serve et le morceau qui suit: Behemoth conclu aussi bien ses albums qu'il les ouvre.
eregrebal - 05 Fevrier 2012: Une des tueries les plus impressionnantes que j'ai pu écouter de notre groupe de polonais préféré!
Imposant par sa carrure et par le grunt surpuissant du maître Nergal, cet album reste la révélation suprême du groupe.
Excellente chronique cependant.
ANDRAS - 31 Août 2012: Rien à jeter, un album culte!!
Symphomaniac - 09 Juillet 2013: Quand on passe par l'occulte pandemonic incantations, très black métal, avec cependant beaucoup d'influence death, ressenti par les frappes d'inferno, on passe complètement à autre chose avec satanica, où la symphonie a été délaissé, et montre que Behemoth souhaite tout casser avec leurs tueries, on accède ensuite à T6, qui est un pur massacre à souhait, puis par zos kia cultus qui mêle avec gourmandise death métal et occultisme, on voit avec bonheur que l'aspect sombre du black a complètement disparu, et a laissé place à du pur death metal monstrueusement bien travaillé, avec demigod !!!!!!
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Chronique @ Korwin

24 Septembre 2009
Behemoth, après un «Zos Kia Cultus» réussi, se voit confronté à des changements de line up. En effet, Orion et Seth remplacent Novy et Havoc, tenant respectivement la basse et la seconde guitare. Le groupe mené par Nergal change aussi d’écurie, quittant Avantgarde Music pour le plus gros label Regain Records (Vader, Marduk). Les musiciens mettent en boîte 10 chansons au studio Hentrix, le mixage Revenant à Daniel Bergstrand à ses Dug Out studios, débouchant sur la commercialisation de l’album en Octobre 2004 avec le soutien de Regain, qui décide de mettre le paquet en terme de promotion.

Évoluant intelligemment depuis la voie prise sur le bon « Satanica » et un « Zos Kia Cultus » montrant un Behemoth voulant marcher sur les plates-bandes de Morbid Angel et Nile, l’introduction de « Sculpting the Throne ov Seth » montre que le groupe a bel et bien décidé d’emprunter la même voie que les géants américains, notamment à travers le goût prononcé pour la brutalité. En effet, les deux premiers titres assomment l'auditeur par leur puissance (le tout lié par des ambiances occultes très réussies), à coups de blasts millimétrés du grand Inferno, de riffs à la fois complexes et acérés, composés d'une main de maître par Nergal mais aussi par l'énorme production, rappelant indéniablement Nile (notamment par quelques riffs orientaux placés ici et là).

Puis Behemoth enchaîne « Conquer All », au refrain impitoyable malgré une construction assez conventionnelle. Mais le groupe se rattrape sur le culte « Nephilim Rising », aux atmosphères particulièrement lourdes et occultes, sans oublier de mettre une accélération au moment opportun. L'album enchaîne les terribles « Towards Babylon » et « Before Aeons Came » (à la superbe intro), à la brutalité marquée, aux riffs à la fois véloces, techniques mais aussi écrasants, ne laissant décidément que peu de répit au pauvre auditeur.

Sans faiblir, « Mysterium Coniunctionis (Hermanubis) » montre toute la supériorité de Behemoth, aux vocaux assez travaillés (alternance voix death/black), au double pédalage intense de son frappeur mais surtout à travers l'épaisseur de ses ambiances, à la fois occultes et épiques. Xul confirme la tendance de ce death metal guerrier, notamment grâce à son solo en début de chanson. L'album perd un peu en intensité avec « Slaves Shall Serve », à la structure assez simple et prévisible, pour finalement dominer l’auditeur sur « The Reign ov Shemsu-Hor », longue pièce de death de 8 minutes, à l'ambiance épique assez marquée.

Album de la révélation pour beaucoup, Behemoth devient une entité terriblement dangereuse, certes aux influences Morbid Angel et Nile encore identifiables, mais possédant une véritable personnalité (notamment au niveau des lyrics très soignées). Surpassant nombre de groupe européens et devenant le leader en Pologne (Vader étant en perte de vitesse depuis le mitigé « Revelations » en 2002), Behemoth se dresse en outsider de choix face à la domination américaine, aux côtés des allemands Necrophagist, ayant sorti la même année l'incroyable « Epitaph », dans un registre certes différent.

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Heartwork - 12 Octobre 2009:
Cet album est tout simplement parfait sous toutes les coutures. Des intros de Demigod et Conquel All jusqu'au magnifique et outroductif The Reign Of Shemsu-Hor, aucune seconde de cette perle n'est à jeter.


Mon titre préféré reste Before The Æons Came : comme dans Evangelion, se terminant par le magnifique Lucifer, c'est en reprenant un talentueux poète que Nergal rend sa musique encore plus belle.
 
Kuza - 08 Juin 2010: Nile peut aller se rhabiller ...
Headbanger - 19 Janvier 2012: Ta chronique est nickel. Elle sent vraiment la bonne école. ;-)
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Commentaire @ Necroreaper

31 Janvier 2009
On s’attendait à un énorme album de Behemoth et ils ne nous ont pas déçu. Formé par les inarrêtables Nergal, Inferno et Havoc, Behemoth sort en 2004 ce Demigod, véritable hymne à la puissance et à la débauche sonore même si le côté sombre est omniprésent tout au long de l’album. Bref, Behemoth joue un brutal death metal aux consonances (infimes) black metal ( surtout pour les atmosphères ). Bref, pour son retour après un Zos kia cultus très réussit, Behemoth nous assène d’une bombe. Un album qui va les amener au panthéon du death metal européen et mondial.
Signé sur l’excellent label regain records, Demigod est doté d’une production vraiment énorme, c’est le cas de le dire. Rien à voir avec celle de Zos kia cultus un peu faiblarde. La , c’est la perfection. Elle dégage une puissance et une brutalité non négligeable. Elle est très claire et le mixage est parfait. Vraiment énorme !
Musicalement, les riffs de guitares sont puissants, sombres, rapides et ont toujours cette connotation égyptienne. Fini les riffs typiquement black metal au profit de gros riffs death metal brutal et ravageurs. On a droit aux bonnes parties de guitares hyper puissantes avec de grosses parties de batteries. Les solos sont aussi plus présents que sur les anciens albums. Les mélodies sont très recherchées. Un must ! La batterie est rapide voir très. Plus rapide que sur Zos kia cultus. Le batteur fait parler la poudre avec de gros blasts beats dévastateurs et brutaux. Les mid tempos sont aussi présents mais ne sont pas majoritaires. En tout cas, la batterie mêlée avec les guitares donnent un cocktail hyper explosif. Le chant de Nergal n’a logiquement pas énormément changé. Une sorte de chant à la Glen Benton en plus brutal pour les parties gutturales et moins criard pour les parties limites black ( très peu présentes ). Bref, la musique est un death metal brutal détonant et sulfureux aux atmosphères sombres.
Bref, c’est un album énorme que nous propose Behemoth. Un grand du death metal est né !
A Posséder !

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