Sventevith (Storming Near the Baltic)

Liste des groupes Death Black Behemoth (PL) Sventevith (Storming Near the Baltic)
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Nom du groupe Behemoth (PL)
Nom de l'album Sventevith (Storming Near the Baltic)
Type Album
Date de parution 07 Avril 1995
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album237

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Metal Mind Productions.
1. Chant of the Eastern Lands 05:43
2. The Touch of Nya 00:57
3. From the Pagan Vastlands 04:30
4. Hidden in a Fog 06:49
5. Ancient 02:01
6. Entering the Faustian Soul 05:35
7. Forgotten Cult of Aldaron 04:35
8. Wolves Guard My Coffin 04:29
9. Hell Dwells in Ice 05:50
Bonustrack
10. Transylvanian Forest 04:53
Bonustrack (Re-Issue 2005)
11. Sventevith (Storming Near the Baltic) 05:59
Total playing time 51:27

Chronique @ valentheris

28 Janvier 2010
Le reniement du passé est une funeste attitude. Et pour lutter contre le présent et créer de l'avenir, le passé est souvent l'arme la plus efficace.

Cette belle phrase a beau ne pas être de moi, elle est une parfaite introduction en ce qui concerne cet album de Behemoth. Si aujourd'hui il ne peut exister un deathster qui ne connaisse pas le nom de Behemoth grâce à leurs albums « Demigod », « The Apostasy » ou le fantastique « Evangelion », il faut néanmoins savoir que malgré leur succès international en tant que groupe de Death Metal, les Polonais n'ont pas toujours été plongés dans la brutalité technique et diablement efficace qu'on leur connaît aujourd'hui. En effet, Nergal et ses compagnons ont autrefois été un groupe de Black Metal aux touches Pagan, plus caractérisé par une low production, des éléments Folk et une voix criarde que par le chant guttural, les blasts dévastateurs d'Inferno et les riffs lourds et méchants d'Orion et Seth.
Mais autre temps, autre mœurs. Alors que par l'excellent « Evangelion » Behemoth se veut être l'un des groupes de Death les plus populaires de notre époque, il va nous falloir fermer les yeux et se laisser emporter dans ce tourbillon païen et faire un bond dans le temps de 14 ans !

S'il est bien différent des productions actuelles, ce « Sventevith (Storming Near the Baltic) » n'en reste pas moins une excellente production de Black Metal : la musique est jouée avec cœur, personnalité, émotion, et bien qu'elle n'invente rien dans le style, elle arrive à en tirer tous les bons éléments et à les sublimer.

La voix de Nergal se veut assez enrouée, criarde et parfois écorchée, ce qui rebutera certains fans actuels. En revanche, elle colle merveilleusement bien avec l'atmosphère de l'album, nous entraînant à plusieurs reprises dans de sombres forêts ou encore des plaines dévastées par le froid hivernal que les Européens de l'est connaissent si bien. Cette voix qui a le bon goût de ne pas se transformer en chant clair à la manière de « Grom » demandera un temps d'adaptation si vous ne connaissez le groupe qu'à partir de « Satanica », mais une fois que vous aurez franchi cette barrière de répulsion, vous y découvrirez une hargne et une haine profonde dans les envolées lyriques de Nergal, au nom de sa patrie de l'est. Elle ajoute à la fois une touche de tristesse, mais aussi de nervosité à la musique parfois difficile d'accès à cause du son distordu des guitares et de la basse, et la relative faiblesse de la batterie bien qu'elle ne peine pas non plus à se faire entendre.

En revanche, malgré ces défauts de production - et c'est là que l'on reconnaît le talent - , le groupe ne peine pas à nous faire entrer dans son jeu par des riffs épiques et entraînants qui restent sans difficulté en tête après les premières écoutes. Que ce soit le premier morceau « Chant of the Eastern Lands » qui annonce la couleur d'entrée, le très connu « From the Pagan Vastland » encore joué en live par le groupe, malgré le fait que cela soit certainement leur plus vieux morceau, ou le magnifique « Wolves Guard my Coffin » qui est certainement l'un des morceaux le plus marquants avant son refrain répété sans cesse qui vous fera headbanguer sans coup férir pourvu que vous soyez emmenés par leur jeu.

Bien entendu, il serait difficile de parler d'albums Pagan sans référence à au moins un morceau acoustique. Eh bien vous avez raison et c'est dès la deuxième compo que cet élément classique, mais tellement efficace, pointera le bout de son nez, j'ai nommé « The Touch of Nya ». Cette instrumentale est courte, mais offre une parfaite ouverture à « From the Pagan Vastlands ». L'expérience est répétée deux autres fois au long du cd par le biais de « Ancient » un morceau toutefois différent, car plus proche de la musique classique, mais tellement bon pour amener « Entering the Faustian Soul » et ainsi aborder la deuxième partie de l'album. C'est donc non sans regret que le troisième instrumental annonce la fin de l'album en conciliant les claviers de « Ancient » et la guitare de « The Touch of Nya ». La voix profonde de Nergal nous guide pour ces derniers pas dans le temps.

Ils ont réussi à nous démontrer que, quelle que soit leur période, ils étaient très bons, capables de manier différents styles tout en faisant évoluer l'essence de leur musique sans jamais tomber dans la facilité ou le manque de personnalité. Ils font de la musique avant tout pour eux et cela se ressent dans cet album qui (même si je l'ai déjà dit c'est important) est imprégné de personnalité et d'émotion propres aux membres du groupe, ceux-ci exprimant alors leurs idées et leur passion différemment d'aujourd'hui, mais avec toujours ce petit quelque chose qui fait qu'on les apprécie autant.

Certains puristes du Death que le groupe produit actuellement pourront trouver que je fais beaucoup d'éloges pour un album dispensable vu ce qu'ils sont devenus depuis « Satanica » et « Thelema 6 ». Seulement on n'enterre pas si facilement le passé, surtout lorsqu'il est aussi délectable que celui-ci.

Valentheris.

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La_Lance - 05 Octobre 2010: Je suis tout à fait d'accord avec ta chronique..
La période BM de Behemoth était sublime. Cela un manque un peu de revoir un Behemoth comme cela.

Bonne chronique !
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Chronique @ Paganwinter

28 Janvier 2010
Behemoth, groupe polonais aujourd’hui fort reconnu pour ses productions à forte tendance Brutal Death Metal a, il y a maintenant bien longtemps, officié dans le domaine peu reluisant, pour certains adeptes de la politique, du Pagan Black Metal d’origine slave, dont tout le monde connaît les dérives idéologiques. Behemoth, en 1994, n’échappait aucunement à cette règle, sans pour autant faire de politique ni incitation au racisme primaire. Ce que je veux dire, c’est que musicalement, sur Sventevith (Storming Near The Baltic), le groupe est assez proche du milieu True Black Metal mais surtout des premiers albums de Graveland. Les remerciements fusent d’ailleurs, à la dernière page du livret, en faveur de Rob Darken, donc de Graveland, ou encore à l’égard de Mobüs, l’un des membres de Absurd, aujourd’hui condamné pour meurtre et au passage séverement néo-nazi. Je n’ai rien contre le Metal polonais, mais là encore, Behemoth est une preuve que la culture de Graveland ou de Nokturnal Mortum n’est pas une exception.

Bref, assez parler de petites histoires et de politique, passons plutôt à la musique maintenant. Comme je l’ai dis, Storming Near the Baltic n’a franchement rien à voir avec les nouveaux albums du groupe, des albums du genre de Zos Kia Cultus. A cette époque, Behemoth officiait dans le domaine du Pagan Black Metal à forte tendance True Black. Les influences étaient bien présentes, au clavier, dans les vocaux et dans le son tranchant des grattes. La lourdeur des claviers, façon Graveland, face à la froideur et à la sécheresse des guitares. Vous l’aurez compris, le son n’est franchement pas de grande qualité, mais comme les adeptes de vielles musiques crasseuses savent s’y retrouver, pas grand monde ne sera dépaysés dans l’histoire. Une époque révolue, et c’est pour moi des plus navrant. Bon, j’avoue que Storming Near The Baltic n’est pas vraiment un album éblouissant, mais en persévérant dans le domaine, à l’image de leur prochain album, Grom, Behemoth aurait pu arrivé à un résultat saisissant, du moins pour moi qui suit un adepte de Metal Pagan. Sans pour autant dénigrer la superbe actuel du groupe, avec leurs productions digne de Cannibal Corpse (j’exagère) juste bonnes à exciter les ardeurs des plus fougueux adolescents en mal de brutalité. C’est méchant, c’est vrai, mais pour moi, c’est comme ça. En fait, je n’ai jamais véritablement écouté plus de trois album du groupe, mais bon, disons que je m’avance un peu trop.

Encore un petit commentaire à propos des vocaux sur cette album, qui sont franchement très bon. Ils peuvent être un peu lassants au vue de leur présence continue, mais ils sont franchement authentiques et adaptés à la musique. A regret, je déplore tout de même un manque de créativité dans les compositions des guitaristes et un son pas folichon.

Pour le reste, un album correct, très correct. Un classique de discographie pour un Black Metalhead.

PaganWinter

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La_Lance - 05 Octobre 2010: Il est vrai que ce n'est pas le meilleur album Black qu'ils aient fait mais il y a quand même de bonnes pistes sur ce skeud.
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Commentaire @ Svartevolf

05 Fevrier 2009
Behemoth, groupe polonais actuellement très reconnu pour son Death Black Brutal occulte n'a pas toujours officié sous la bannière du Death metal et cet album de true black metal est là pour le rappeler. Même si la production est assez faiblarde on tient ici un très bon album de true black métal rappellant parfois un certains Summoning en ce qui concerne les claviers et les atmosphères de vieilles forêts. Les riffs sont tout ce qu'il y a de plus grésillant et typiquement black metal, la voix écorchée à souhait rappelle parfois celle de Varg Vikernes et la batterie est elle aussi dans le domaine du connu et n'innove pas, en revanche les atmosphères sont vraiment fortes et sombres et évoquent souvent de sombres paysages recouverts de forêts et autres ruines depuis longtemps oubliées, on a parfois l'impression de se retrouver dans une nouvelle de Lovecraft tant l'occultisme transpire de cet album. Les chansons sont pour la plupart relativement rapide(sans toutefois atteindre des vitesses à la Dark Funeral ou Setherial) et assez brutales tout en restant très mélodiques et atmosphériques. Cet album est donc un très bon album de true black métal atmosphérique et occulte qui devrait intéresser tous les fans de ce genre de Black Metal.

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