Deathhammer

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Nom du groupe Asphyx
Nom de l'album Deathhammer
Type Album
Date de parution 27 Fevrier 2012
Labels Century Media
Produit par
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album224

Tracklist

1.
 Into the Timewastes
 03:40
2.
 Deathhammer
 02:27
3.
 Minefield
 07:28
4.
 Of Days When Blades Turned Blunt
 03:22
5.
 Der Landser
 06:54
6.
 Reign of the Brute
 02:59
7.
 The Flood
 03:03
8.
 We Doom You to Death
 06:44
9.
 Vespa Crabro
 02:50
10.
 As the Magma Mammoth Rises
 07:51

Durée totale : 47:18


Chronique @ BEERGRINDER

29 Fevrier 2012

Hammer of old Death

Parallèlement à une scène Death brutal en grande forme (Severe Torture, Prostitute Disfigurement,…), les Pays-Bas ont vu renaître ces dernières années le Death Metal à l’ancienne. Ainsi nous avons pu assister au retour en grande forme de Pestilence et Sinister, ainsi qu’à l’émergence du Hail Of Bullets de Paul Bayyens qui coïncide avec son intégration dans Asphyx. Le légendaire combo de Martin van Drunen avait d’ailleurs botté bien des culs avec l’album Death…. The Brutal Way (2009), symbole d’une renaissance glorieuse qui a battu le rappel des anciens fans et en a conquis de nouveaux.

Pour Deathhammer (2012) les bataves repartent cette fois ci sans le bassiste Wannes Gubbels, charismatique leader de Pentacle, mais avec Alwin Zuur (ami au passage de Eric Daniels, ex gratteux de la maison), déjà rodé puisque écumant la scène avec eux depuis deux ans. A première vue la recette a peu changé, Into the Timewastes propose d’entrée un Death goudronneux qui fleure bon le début des 90’s. Le jeu de batterie lancinant de Bob Bagchus, le riffing caractéristique de Paul Bayyens hérité en partie de Hail Of Bullets, et bien sûr le chant si particulier du légendaire Martin van Drunen : tous les éléments sont là.
Toutefois, Deathhammer n’est absolument pas une copie de Death… The Brutal Way et diffère sur beaucoup de points. Déjà conceptuellement ce disque est moins guerrier, moins tranchant, les obus, la guerre, la boue les infections ont laissé place au désespoir et à l’obscurité : une suite logique en somme. Musicalement ceci se concrétise par des plans batailleurs moins fréquents, laissant parfois place à des passages plombés mélancoliques clairement Doom qu’on pourrait facilement incorporer à un album de Mournful Congregation. Ceci est particulièrement perceptible sur Minefield, le prenant Der Landser, et bien sûr We Doom You To Death au nom évocateur. Ce côté sombre et négatif est d’ailleurs bien retranscrit au travers de l’illustration magistrale de Axel Hermann.

Attention, on parle bien ici de Doom, et non pas de Death lent hein… La petite histoire raconte même que le quartet a hésité à appeler ce septième album Doomhammer. Malgré cette facette nouvelle (déjà exploitée sur l’album éponyme de manière différente) Doom, on trouve encore une bonne dose morceaux agressifs et directs, tels The Flood et bien sûr le redoutable titre Deathhammer qui symbolise à merveille ce fameux Death old school épuré et d’une sincérité à toute épreuve. De plus Dan Swanö, de retour aux affaires dans le Death Metal, a concocté une production à la fois surpuissante et baveuse, un poil plus précise que sur Death… The Brutal Way.

Bien évidemment, ne cherchez pas de blast-beat ici, rien que le fait de parler de ça sur une chronique des hollandais me donne l’impression de blasphémer.
Asphyx fait finalement du Asphyx sans pour autant tomber dans l’auto plagiat ou la facilité, Deathhammer ressemble à la fois à tous et à aucun des albums précédents, il est dans tous les cas homogène, varié et solide à défaut de retrouver l’aura des lointains The Rack et Last One on Earth. Toutefois on en est pas très loin au travers notamment du titre final As the Magma Mammoth Rises, de son ambiance épique et de son crescendo destructeur.
On signalera que la très soignée édition limitée contient un deuxième disque avec quelques versions différentes de titres du groupe, ainsi que deux reprises dont la superbe Os Abysmi Del Daath : une bonne initiative de reprendre un titre récent de Celtic Frost de la part de vieux briscards qui semblent moins cryogénisés que certains ayant moins de la moitié de leur âge.

A l’heure où la jeune concurrence (Decaying, Horrendous, etc) tente d’imiter le maître avec diverses fortunes, celui-ci garde une marge confortable, prouvant que l’expérience et la sincérité sont irremplaçables. Asphyx confirme donc que ce début d’année 2012 est placé sous le signe du Death à l’ancienne et y prend sa juste place : celle de leader incontestable.

BG

30 Commentaires

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LeBlaireau - 25 Mars 2012: Que du très bon - mention spécial pour le titre We doom you to death
BEERGRINDER - 01 Avril 2012: "Le pire restant la voix"

J'ai ri.

La facilité aurait été de continuer dans la veine de Death... The Brutal Way avec les fortes influences Hail Of Bullets, or c'est tout l'inverse que nous a fait Asphyx en creusant les éléments Doom et mettant en avant le côté sombre tout en mettant en sourdine le côté guerrier.


Enfin si on peut rapprocher ce disque d'un vieil album de Asphyx, ce serait de l'éponyme beaucoup plus que de God Cries.


J'ai l'impression que tu n'as pas très bien saisi l'essence de Deathhammer.

Merci pour le poisson d'avril hé hé.
necrovenom - 12 Mai 2012: le death metal old school dans sa meilleur expression !Cette galette est une petite tuerie, un concentré de riffs bien saignants, sur une production énorme !Il n'y a absoluement rien a jeter sur ce disque, les titres rapides, comme les titres pachidermiques sont de veritables petits joyaux !
LeMoustre - 21 Mars 2016: Sans doute l'album que j'apprécie le plus chez Asphyx, du moins parmi ceux avec MVD, les seuls qui figurent dans ma CD thèque. Les titres rapides sont prenants (la chair de poule sur "Deathhammer" avec ses textes pas si éloignés de "Death the Brutal Way" dans l'esprit), et sur les morceaux les plus poignants (Der Landser, ou Minefield), version doom sale d'Asphyx.
Sinon, un mot sur le Mediabook, avec des versions live sorties d'un 7", la reprise de Celtic Frost bien appréhendée à mon sens, et surtout la version survitaminée de Death The Brutal Way, aux couplets particulièrement agressifs et rapides, où on se rappellera du débit vocal de MVD sur Malleus Maleficarum (Pestilence) en plus extrême. La version germanique de Der Landser étant plus anecdotique, mais comme le titre est très bon, ces 5 morceaux constituent un peu la chantilly sur le gâteau de ce succulent Deathhammer. 17/20.
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