Asphyx

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Nom du groupe Asphyx
Nom de l'album Asphyx
Type Album
Date de parution 16 Juillet 1994
Labels Century Media
Produit par
Enregistré à Stage One Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album105

Tracklist

1.
 Prelude of the Unhonoured Funeral
 03:54
2.
 Dephts of Eternity
 07:03
3.
 Emperors of Salvation
 05:00
4.
 Till Death Do Us Part
 06:18
5.
 Initiation into the Ossuary
 09:50
6.
 Incarcerated Chimaeras
 05:03
7.
 Abomination Echoes
 02:44
8.
 Back into Eternity
 06:44
9.
 Valleys in Oblivion
 07:16
10.
 Thoughts of an Atheist
 05:24

Durée totale : 59:16


Chronique @ BEERGRINDER

06 Avril 2009

Sans parvenir à toucher du doigt Last One on Earth, Asphyx propose un troisième album plutôt bon

Pour ce troisième album, les hollandais de Asphyx étaient confrontés à deux problèmes de taille. Le premier consistait à donner un digne successeur au terrible Last One on Earth, considéré comme un joyau du Death Metal, le second était de remplacer le légendaire chanteur Martin van Drunen (ex Pestilence) ayant quitté le navire après le deuxième album.

Le guitariste Eric Daniels et ses acolytes investissent donc le Stage One Studio chez un ingénieur du son faisant encore ses classes dans ce métier : Andy Classen du groupe Holy Moses qui s’occupera plus tard d’albums de Legion of the Damned, Krisiun ou Tankard
Le résultat d’ensemble est peut-être un chouia moins baveux que sur Last One on Earth mais l’aspect naturel des instruments ainsi que la guitare âcre et incisive préservent fort heureusement l’esprit noir de la musique et l’ambiance « catacombe » de cet album éponyme (1994).

La lente et longue intro du disque plonge d’ailleurs immédiatement dans l’univers froid et abyssal de Asphyx, un titre bien plus Doom que Death d’ailleurs. Dephts of Eternity entre ensuite dans le vif du sujet avec un Death Metal lourd ne s’aventurant que très rarement au delà des mid-tempo et favorisant les parties lentes et plombées. Comme sur les disques précédents, Asphyx privilégie la simplicité des riffs, la lourdeur et les atmosphères à l’empilement d’un maximum de notes.

Ron van Pol, ayant la lourde tache de succéder à Martin van Drunen s’en tire très honnêtement, même si sa voix n’est pas aussi particulière et profonde que son prédécesseur, son growl à moitié hurlé est de bon aloi et se calque parfaitement sur la musique torturée du combo, à ce titre les soli lents et entêtants de Eric Daniels sur Emperors of Salvation sont un modèle du genre, de même que les accélérations ponctuelles brisant par moment les rythmes monolithiques de sénateur… Mention spéciale à ce titre à Incarcerated Chimaeras.

Les titres sont assez longs dans l’ensemble, surtout Initiation into the Ossuary, titre à tiroir de près de 10 minutes utilisant des touches de clavier apportant un effet encore plus inquiétant à la musique des hollandais, ce morceau est au final un lent crescendo nous rapprochant de plus en plus près de l’abîme : la pierre angulaire du disque. En revanche même si les morceaux suivants sont loin d’être mauvais (notamment l’inspiré Back into Eternity), le disque traîne en longueur et on trouve les 60 minutes de Asphyx un peu longue.

Sans parvenir à toucher du doigt le très haut niveau de Last One on Earth, Asphyx propose un troisième album plutôt bon mais qui aura le désavantage de sortir à une période ou le Death commence à être en déclin. Les adeptes d’un Death / Doom sombre et authentique peuvent sans problème se procurer ce disque, qui sans les égaler, s’avère être un complément intéressant à The Rack et Last One on Earth.

BG

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BEERGRINDER - 08 Avril 2009: (soupir)
Ca y est vastAire a mis les voiles mais tu l'as vite remplacé...
Fabien - 24 Août 2009: C'est un Coup dur pour Eric Daniels qui perd coup sur coup Bob Bagchus et Martin Van Drunen. Ainsi, même si son jeu de guitare reste facilement reconnaissable, il manque beaucoup d’ingrédients à son groupe pour la préservation intacte de son identité. Je n’ai par exemple rien contre Ron Von Pol, mais le timbre guttural de Drunen était tellement unique...

En outre, j’ai toujours trouvé « Asphyx » trop longuet sur la durée, souvent poussif, ayant du mal à vraiment décoller, bien que paradoxalement, mon titre préféré (le bon Initiation to the Ossuary) soit le plus long. Enfin, les ambiances doom si glauques des deux premiers albums, sans avoir totalement disparues, font hélas souvent défaut.

Bref, « Asphyx » est un album correct, mais bien en retrait de ses deux incontournables prédécesseurs. Il vieillit toutefois bien avec le temps, même si je suis convaincu que le facteur nostalgie y soit désormais pour quelque chose...

Cult of Death.
Fabien.
BEERGRINDER - 24 Août 2009: Voilà, je pense qu'avec ce disque éponyme ils ont fait le maximum qui était possible au moment M et ce n'est pas si mal...


Aucune comparaison avec l'ennuyeux God Cries qui suivra en tout cas.
Eaque - 13 Mars 2011: Justement en parlant du direct suivant "God Cries" ou il n'y aura plus un seul des zicos de celui ci !! Mais il est a qui ce groupe, c'est un collectif ??! Pour ce "Asphyx" en revanche, je l'ai toujours bien apprécié même si le son n'est pas aussi brut que ces prédécésseurs, nettement meilleurs tout de même au passage...
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Chronique @ dark_omens

04 Mars 2014

Pas vraiment indispensable mais suffisamment bon pour que d'aucuns y prennent du plaisir...

En cette année 1994, l'une des complexités regrettables qui contraint la créativité des bataves d'Asphyx, alors qu'ils tentent de composer un nouveau chapitre faisant suite à un second méfait mémorable, consiste à trouver un digne successeur à Martin Van Drunen, son chanteur emblématique partis vers d'autres horizons artistiques. Remplacer à bon escient un tel vocaliste, dont les intonations atypiques, écorchées et déchirantes, donnait, un surcroît de caractère à ce Death Metal aux forts relents de Doom que le groupe pratiquait alors, relève, en effet, d'un enjeu crucial que le trio va contourner en donnant le micro à son bassiste Ron Van Pol. Une décision qu'Eric Daniels avaient d'ailleurs déjà prises alors que ses dissensions avec l'ex-chanteur de Pestilence étaient à leur summum, un peu avant l'enregistrement de Last One on Earth. Un choix radical que pourtant le label Century Media Records désavouera en imposant Van Drunen sur ce "dernier sur terre".

Par ailleurs, s'agissant des forces en présence sur ce nouvel effort éponyme, notons aussi que Sander van Hoof a remplacé Bob Bagchus au poste de batteur.

Bien évidemment si ce changement derrière les fûts ne sera pas de nature à engendrer des bouleversements fondamentaux s'agissant de l'identité musicale de ces Néerlandais, ni même à donner lieu à une quelconque déception, il n'en sera pas de même concernant l'arrivée de cette nouvelle voix. En comparaison de son prédécesseur, les éructations gutturales moins singulières et moins aigu de cette recrue, sont, malgré un aspect tout à fait méritoire, quelques peu décevantes. Sans altérer totalement la musique des trois musiciens hollandais, elle lui octroie un aspect plus ordinaire, si tant est que l'art de ce groupe puisse l'être, qui n'avait pas court sur les deux premiers disques de cette formation.

Au-delà de cette amertume mineure mais néanmoins décisive, Asphyx nous offre toujours encore un Metal de la mort relativement inspiré aux passages lents et lourds empruntés au Doom. De telles sortes d'ailleurs que l'ensemble continue à être très satisfaisant (le très pesant et très épais Prelude of the Unhonoured Funeral, Emperors of Salvation au break à l'atmosphère superbement malsaine, Initation into the Ossuary, mais aussi, par exemple, Back into Eternity et ses délicieuses voix susurrées), il ne parviendra pas à atteindre l'excellence de The Rack (1991). Et, bien entendu, encore moins celle de Last One on Earth (1992).

En outre on pourra aussi déplorer certaines longueurs au sein de cette œuvre alors que pourtant le collectif hollandais nous avait accoutumés à une certaine efficacité plus concise. Rien de rédhibitoire cependant.

Ce nouvel effort éponyme révèle donc un caractère tout à fait convenable au vu des capacités des artisans alors présents sur le projet. Et à défaut d'être vraiment indispensables, il sera suffisamment bon pour que d'aucuns y prennent du plaisir.

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tonio - 04 Mars 2014: Voici un disque que j'ai totalement zappé. Même en 1994, époque où je ne loupais pas un n° de Hard Force, Hard Rock Mag ou je ne sais plus quoi, je n'ai pas le souvenir d'avoir lu une ligne sur cet album. Si à l'occaz je tombe dessus dans une foire aux disques je le prendrai, mais je ne vais pas courir après ! Car apparemment si l'on possède les 2 premiers, ce n'est clairement pas un indispensable.
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