Beneath the Remains

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Sepultura
Nom de l'album Beneath the Remains
Type Album
Date de parution 05 Septembre 1989
Style MusicalThrash Death
Membres possèdant cet album1066

Tracklist

Re-Issue in 1997 by Roadrunner Records
1.
 Beneath the Remains
 05:14
2.
 Inner Self
 05:10
3.
 Stronger Than Hate
 05:54
4.
 Mass Hypnosis
 04:26
5.
 Sarcastic Existence
 04:46
6.
 Slaves of Pain
 04:04
7.
 Lobotomy
 04:59
8.
 Hungry
 04:31
9.
 Primitive Future
 03:10

Durée totale : 42:14


Chronique @ Fabien

05 Avril 2007
Suite au brillant Schizophrenia, Sepultura est bien décidé à enfoncer le clou. Max Cavalera décide dès lors d’effectuer le voyage à ses frais aux USA, pour présenter les nouveaux titres du groupe aux différents labels, débouchant par un deal avec Roadrunner. Dans la foulée, Monte Conner, boss de l’écurie en question, envoie son jeune ingénieur du son Scott Burns à Rio De Janeiro pour l’enregistrement du nouvel album, dans des conditions par ailleurs difficiles faute à un budget plutôt étriqué. Mais la magie étant particulièrement présente durant les sessions, il en ressort une des plus belles pièces du thrash death jamais réalisée.

Roadrunner, impressionné par la qualité des titres, décide alors de mettre de gros moyens pour assurer la promotion et la distribution de l’album, dégotant notamment une superbe illustration de Michael Whelan (Nightmare in Red) en guise de couverture. Le succès est immédiat, Beneath the Remains est aussitôt proclamé, à raison, comme le Reign In Blood du thrash death.

D’entrée, Beneath the Remains enchante par sa superbe intro acoustique, s’enchaînant sur des titres d’une agressivité et d’un raffinement exemplaires. Les morceaux sont très techniques, basés sur une assise complexe d’Igor Cavelera, emplie de variations et de contre temps, et servant de moteur aux riffs tranchants de Max Cavalera et au jeu fouillé d’Andreas Kisser. Enfin Max, avec une voix particulièrement rocailleuse, délivre un propos mature et intelligent, apportant un cachet supplémentaire aux compositions.

Chaque titre possède de surcroît l’élément qui le distingue et le met en valeur, depuis l'introduction enchanteresse du titre éponyme jusqu'au riffing entraînant de Primitive Future, en passant par l’acoustique au coeur d’Inner Self, la partie de basse judicieuse de Stonger Than Hate, le solo poignant de Mass Hypnosis ou encore les accélérations assassines de Sarcastic Existence. Enfin, Scott Burns dote l’ensemble d’une clarté et d’une profondeur admirable, en respectant l’essence même des compositions.

Distillant une atmosphère délicieusement sombre, Beneath the Remains est un album d’un caractère et d’une richesse incomparables. Son savant mélange entre beauté et agressivité en fait le chef d’oeuvre de la période la plus death de Sepultura, et l’inscrit d’une manière générale parmi les meilleures réalisations thrash death de tous les temps. Il suffira de ce joyau aux côtés des terribles Slowly We Rot & Consulming Impulse (Obituary, Pestilence) pour hisser directement le label Roadrunner parmi les locomotives du genre, dès cette année 1989.

Fabien.

31 Commentaires

34 J'aime

Partager

LeMoustre - 03 Décembre 2016: 1983 : Kill 'Em All
1986 : Reign In Blood
1989 : Beneath The Remains

Telle fut la publicité encartée dans les magazines lors de sa sortie, avec juste la pochette du disque, sans autre forme de publicité. Jolie formule, s'il en est.

Roadrunner avait flairé le jackpot, tant ce disque fit l'unanimité. Imparable, maintes fois copié depuis, jamais égalé, tant la richesse et l'agressivité des compositions fit mouche.

A noter que Kelly Schaefer, John Tardy, Francis Howard et Scott LaTour (Atheist, Obituary, Incubus) participent sur les vocaux de Stronger Than Hate. Egalement, Schaefer a écrit les lyrics de ce même titre.

19/20
growler - 03 Décembre 2016: je plussoies
tormentor - 04 Décembre 2016: Cultissime que dire de plus un must la perfection n'est pas loin. Malheureusement Sepultura n'a jamais plus rien fait d'aussi bien si peut être Arise . Mais bon ça reste quand même le meilleur skeud de Sepultura et de thrash en général aux côtés des autres cités. Belle chro et beaux commentaires, les amis?
mechant - 22 Août 2018:

encore 1 album "historique" qui a tourné pendant qlq années dans le walkman puis en cd.

j'aime tout particulièrement cette oeuvre qui reste pour moi la meilleure de sepultura. le son, les rythmiques , le chant, les breaks....tout y est parfait.

de plus il sent bon la cohesion interne du groupe....definitivement le meilleur!

 

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ ArchEvil

29 Août 2008

L’immense Schizophrenia méritait d’enfanter. Le thrash death de Sepultura si puissant pourtant résumé uniquement à cette œuvre était prédestiné à perdurer, peu importent les circonstances. Car Schizophrenia eu des répercussions assez intense au niveau business : Il permit au groupe de déposer sa signature chez Roadrunner qui leur offrit les services de Scott Burns des studios Morrisound, personnage logé à la bonne enseigne afin d’enregistrer Beneath the Remains dans de meilleures conditions. Cet avantage combiné à un groupe armé d’un nouveau line-up, d’une plus grande motivation, d’une expérience plus robuste et d’un registre de compositions clairvoyant leur promettait un accès direct vers la sortie de l’underground. Il serait dès lors le premier groupe brésilien à disposer d’une reconnaissance interNationale et cette idée aura sûrement ajouté une bonne dose de volonté supplémentaire au quartette.

C’est donc un an et 5 mois après la sortie de Schizophrenia que les 4 compères enregistrent le nouveau rejeton, Beneath the Remains. La superbe pochette du nouvel arrivant fut dessinée par Michael Whelan. Sepultura vient à nouveau de gagner en fraîcheur. Le groupe sur le chemin de la réussite s’est trouvé un style et une empreinte.
Et cette empreinte ne peut être que celle d’un titan…

Ils sont si nombreux les groupes voulant à tout prix se dépasser l’un l’autre, que se soit dans la brutalité, la technique ou la lourdeur. Et ils sont si rares pour finir ces albums qui font l’effet d’une masse de 50 tonnes en chute libre direction votre boîte crânienne, vous pulvérisant cellules grises, lobes et tronc cérébral par leur onde de choc. Multipliez ce constat par 10 et vous obtiendrez un effet proche de celui que m’a procuré Beneath the Remains. Pour résumer la liste kilométrique de superlatifs en une phrase, Beneath the Remains est l’ogre du thrash death le plus terrifiant qui n’ait jamais existé.

Ce rouleau compresseur jouit non seulement d’un professionnalisme irréprochable mais aussi d’un perfectionnement de la composition hallucinant en comparaison avec son prédécesseur. La production de Burns rend l’album bien plus puissant sans en lisser les contours, l’ingénieur aura pris soin de conserver une distorsion virulente et agressive pour les guitares, aiguisées comme des rasoirs dans un registre de fréquences hi-mid.
Cette production est un ring parfait pour les musiciens jouant de la manière la plus carrée, la plus précise qui soit. Je soupçonne même le régisseur d’avoir apporté un soutien technique à Igor, cette éventualité n’influant heureusement pas le moins du monde sur sa technique d’une diversité et d’une cohérence à toute épreuve.

Démarrant sur une intro acoustique du plus bel effet, la relancée sur les chapeaux de roues est une révélation. Ce premier titre éponyme jette directement la teinte du disque sur la toile : Un fauve d’une bestialité sans équivoque pourvu d’une fourrure éclatante dont la brillance pourrait presque faire contraste avec la rudesse générale.
C’est sur ce plan magnifique que le groupe exécutera une série de titres inoubliables. L’éponyme qui donnera la couleur et la terrible assise rythmique du petit orchestre n’est qu’un diamant dans la caverne d’Ali Baba. A lui succède Inner Self, à l’image de la virtuosité de Inquisition Symphony, il rassemble à lui seul toute prouesse dont le groupe est capable : Sa montée en vitesse grâce à un Igor aussi précis qu’inventif, son interlude acoustique très sombre, le solo d’un Kisser atteint de démence pour clôturer sur une rythmique débordante d’énergie. Stronger than Hate et ses innombrables échelons guitaristiques tirés du meilleur répertoire de leur exécutant, clôturés par un solo de basse à l’apparition brutale. Mass Hypnosis où Kisser touche le firmament de sa musicalité sur un solo méritant sa place au panthéon du metal. Slave of Pain, son refrain si typique, facilement imprimable en la matière grise et le phrasé saccadé de Max dont les performances vocales se sont encore améliorées, jamais forcées, jamais criardes, juste déclamatoires comme il faut, traduisant une émotion colérique offrant un atout supplémentaire au disque. Celui-ci se termine sur ce Primitive Future, un titre encore plus poussé dans son agressivité, ses accords diaboliques et la célérité d’un Igor infatigable en sont le centre de la masse propulsée à plein tube que représente Beneath the Remains.

Accentuant la montée vertigineuse de Sepultura vers le succès, Beneath the Remains est arrivé dans les bacs comme un bloc de béton dans la marre. Ici, le combo chevelu dépassa le stade de l’espoir. Il conçut un chef d’œuvre imperfectible et définitivement immunisé de l’usure provoquée par le temps. Sa renommée ayant traversé les frontières de l’Amérique du sud, il en devint un dangereux concurrent pour les légendes du thrash US, au point de diviser les thrashers en deux clans, ceux qui resteront fidèles aux monuments de groupes comme Slayer et ceux qui verront en Sepultura leur plus digne héritier, prêt à surpasser ses sources d’inspirations. Mais si les années ne viendront pas à bout de Beneath the Remains, il en sera tout autre pour le groupe qui ne pondra plus jamais d’œuvres aussi percutantes et qui finira par s’enliser au cœur d’un metal semi-hardcore teinté de tribalisme musical fort contesté. Mais ceci est une autre histoire. Il est de notre bonne volonté de garder un œil sur ce passé on ne peut plus glorieux, de cette époque durant laquelle Sepultura s’imposa comme un leader de la scène thrash death en mettant au monde cet œuvre gigantissime pour laquelle un 19/20 en resterai modeste.

Eternals Hails

5 Commentaires

12 J'aime

Partager

BEERGRINDER - 31 Août 2008: Pareil, j'aime Arise mais moins que celui-ci où il règne un esprit..., comment dire? Plus sauvage, malsain, raw,...etc, en un mot plus underground.

Ca devait être sympa Sepultura live à l'époque, moi je les ai vu il y a deux ans à Clermont et ce n'était pas si mal, Dereck Green developpe bien plus de puissance à mon goût que Max dans Soulfly.

Quand à commenter ce que Sepultura à fait après Chaos AD, je m'abstiendrai sous peine d'être méprisant.
VENOM59 - 16 Mars 2010: Je le préfére au Reign in blood de Slayer.
J'aime les deux périodes,avant et après Chaos Ad,c'est juste que ça s'apprécie différemment.
thrasheavy - 17 Septembre 2010: Beneath The Remains et Arise sont tous les deux excellents, tout comme Chaos AD aussi d'ailleurs, seulement Arise est un peu plus lent et groovy et a une distortion de guitare plus lourde et plus dense que celle de BTR. En revanche, sur Beneath, non seulement les compos sont géniales,les riffs et la voix géniaux, il règne à mon goût LE gros point fort de l'album: la batterie. D'une puissance, d'une frappe frénétique, super intense, phénoménal, et excusez-moi de dire ça, mais je trouve que Dave Lombardo fait limite pâle figure sur Reign In Blood à côté de toute l'énergie décuplée par Igor sur ce putin de disque, je ne dis pas qu'il est mauvais, bien au contraire, mais Igor c'est vraiment LE batteur qui me botte le cul.
Horreurgasme - 01 Juin 2014: Classique indémodable. À jamais bénis par les fans de Metal.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire