Roots

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Nom du groupe Sepultura
Nom de l'album Roots
Type Album
Date de parution 20 Fevrier 1996
Produit par Ross Robinson
Enregistré à Indigo Ranch Studios
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album1081

Tracklist

Limited Edition Content (wooden box-set) :
- Roots (CD Album)
- Roots (Promotional Video with Picture Sleeve)
- Tracing Paper Picture Insert
- Medicinal Herbs and Spices in Three Glass Jars
- Small China Bowl
- Two Red Candles
- Tribal Necklace
- Dried Fruit
- Biography / Track Review Booklet
Re-Issue in 2005 by Roadrunner with a second disc included.
DISC 1
1. Roots Bloody Roots 03:33
2. Attitude 04:15
3. Cut Throat 02:45
4. Ratamahatta 04:31
5. Breed Apart 04:01
6. Straighthate 05:22
7. Spit 02:46
8. Lookaway 05:26
9. Dusted 04:04
10. Born Stubborn 04:08
11. Jasco 01:58
12. Itsari 04:49
13. Ambush 04:39
14. Endangered Species 05:19
15. Dictatorshit 01:27
16. Little Wood-Music 13:17
Bonustracks (Brazilian Release)
16. Procreation of the Wicked (Celtic Frost Cover)
17. Symptom of the Universe (Black Sabbath Cover)
Bonustracks (Limited Digipack Edition)
16. Chaos B.C. 05:10
17. Symptom of the Universe (Black Sabbath Cover) 04:14
18. Kaiowas (Live) 02:26
DISC 2 - ROADRUNNER 25TH ANNIVERSARY
1. Intro
2. C.I.U. (Criminals in Uniform)
3. Orgasmatron (Motörhead Cover)
4. Dead Embryonic Cells (Original Mix)
5. Desperate Cry (Original Mix)
6. Murder (Original Mix)
7. Under Siege (Regnum Irae) (Original Mix)
8. Necromancer (Demo Version)
9. The Past Reborns the Storms (Demo Version)
10. A Hora E a Vez Do Cabelo Nascer (Mutantes Cover)
11. Drug Me (Dead Kennedys Cover)
12. Crucificados Pelo Sistema (Ratos De Porào Cover)
13. Anticop (Live)
14. Intro (Live)
15. Arise (Live)
16. Inner Self (Live)
17. Mass Hypnosis (Live)
18. Escape to the Void (Live)
19. Troops of Doom (Live)
20. Altered State (Live)
Total playing time 1:12:24

Chronique @ ArchEvil

04 Septembre 2007
Voilà bien un album à polémiques. Sepultura a-t-il prit des risques en sortant ce Roots ? Peut-être. Ce probablement dû au fait que Max y atténue son Thrash Metal cru aux influences à la Slayer proéminentes, au profit d'un power metal dégageant cette forte odeur du Korn de 1994 ( je parle bien sûr de leur album éponyme ). Et bien oui, alors on aime pas forcément. La hargne de Arise et l'authenticité de Chaos A.D sont inévitablement mises en retrait, au profit d'une construction de riffs plus coulante, mêlée aux arrangements tribaux devenus marque de fabrique aux brésiliens depuis Chaos A.D. Fini le pur thrash, fini la prouesse et la hargne, fini la rage et la volonté...
Mais peut-on réellement reprocher à cet album un manque de fureur quelconque ? Peut-on lui reprocher son accessibilité plus abordable en comparaison aux précédents?
D'une part, je pense que oui, d'une autre, cet album est pourtant une réussite. La voie prise par les musiciens peut être troublante, mais ne justifie pas encore l'opinion douteuse que beaucoup lui prêtent.

Roots démarre fort. Roots Bloody Roots, précédé d'une courte intro aux sons d'une jungle nocturne, démarre sur les chapeaux de roues, vindicatif à souhait, direct et rentre dedans, tout comme les vocaux de Max qui eux n'ont rien perdu de leur puissance. Les deux morceaux suivants, dans la même lignée que le premier, sont d'un power metal lourd et criard, riffs peu originaux mais toujours sympathiques et adaptés au reste sans débordement.
Igor Cavalera, batteur confirmé, se marie parfaitement avec les percussions tribales, des exemples tels que Ratamahatta, Breed Apart sont jouissifs, le percussionniste Carlinhos Brown participe amplement au concept général d'une justesse et efficacité impressionnante. Straighthate préserve l'album d'une linéarité ennuyeuse en y imposant un relief entraînant, histoire de préparer l'auditeur à encaisser la furie de Dusted ou Born Stubborn.

Mais je pense que cette suite dévastatrice perdrait beaucoup de sa puissance sans le monstrueux Lookaway, avec justement cette intrusion, peu avouable pour certains, de J.Davis, le chanteur de Korn. Mais il ne s'agit pas d'un morceau sensé ramener la lumière en cette jungle périlleuse, il s'agit de cinq minutes de véritable obscurité, pouvant laisser l'auditeur non averti déboussolé par le chaos intérieur que ce morceau à l'apparence fort calme dégage.
Au centre de la galette, deux intrusions acoustiques y posent leur grain de sel, si Jasco se laisse écouter en douceur, Itsari se verrait facilement zapper à la troisième écoute intégrale, néanmoins, on reconnaîtra positivement la présence de celui-ci, situé comme une bouche d'aération au disque qui ne pourra que reprendre de plus belle avec Ambush et Endangered Species, tous deux structurés de manière originale, mot qu'il est pourtant dur d'attribuer à Roots, pour qui on ne reprochera même pas les parties acoustiques en plein milieu de ces deux pistes, peut être troublantes pour certains.
L'album termine sur Dictatorshit, une pièce purement Thrash, histoire d'achever l'auditeur suivie du long "instrumental" de fin ( Little Wood-Music ), constitué de l'ambiance de la minuscule intro du premier morceau, accompagnée par différentes montées de percussions étranges, morceau présent uniquement pour marquer la fin, je fus peut être un des seuls à y prêter une oreille jusqu'au bout à plusieurs reprises.

Voilà ce que Roots a à nous proposer. Il représente pour certains le début de la fin. Même si je dois avouer le peu d'intérêt que Nation et Roorback ont suscité chez moi, ce " début de décadence du groupe " comme certains aiment dire fut la naissance d'un grand album, ayant sa place au podium du nouveau metal et qui inspirera plus d'un groupe à la recherche d'une musique directe et lourde tout en ayant sa subtilité et son empreinte à elle.

Roots est une très belle galette, et tout en étant peu novatrice dans son schéma, évite les structures trop classiques. Il est compréhensible que sa sortie en rebuta plus d'un ; ayant découvert le groupe avec Arise, l'effet fut déroutant. Pourtant, à condition d'accepter l'évolution, il garde sa part d'intérêt et s'écoute facilement. Nous sommes à des années lumières du chef-d’œuvre Beneath the Remains mais tout aussi loin des produits douteux que le groupe chiera dès le départ de Maxounet. Allez, restons positifs...

37 Commentaires

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Game_system - 31 Décembre 2013: J'ai connus et découvert Sepultura grâce à Roots Bloody Roots que j'ai adoré, inutile donc de vous dire que j'apprécie beaucoup cet album qui est pour moi l'un des meilleurs du groupe et le dernier à être bon de leur carrière.
Ce mélange si atypique entre metal et sonorités tribales est très réussi, accompagné par des riffs destructeurs et une basse groovy le résultat est absolument superbe.
thrasheavy - 20 Avril 2014: Moi je l'aime bien ce Roots, les riffs sont assez simples mais entraînants et surtout accordés très bas, y a une de ces lourdeurs du coup, puis les passages tribaux et folkloriques comme ceux au berimbau (instrument brésilien ressemblant à un arc utilisé dans la capoeira) notamment dans Attitude et Breed Apart sont bien sympas aussi, un album original pour moi. Mais j'aime pas trop la voix de Max, trop criarde, moins rocailleuse qu'avant. Moins bon que les précédents mais vraiment bien.
 
El_Totor - 07 Octobre 2014: Gros fan de beneath et d'Arise, je m'étais principalement fait chier sur Chaos AD mais j'ai vraiment, vraiment adoré roots ! Et je l'aime toujours. Oui ca n'a rien à voir ! Mais je trouve ça bien de pas rester nécessairement dans un même style, sincèrement, auraient ils pu mieux faire que beneath et arise dans le domaine ? Et roots, dans un truc à la croisée des chemins, ça envoie sacrément la pâté ! Oui c'est plus simple mais ce n'est pas mou comme j'ai pu le lire, ça sent bien la colère cet album je trouve, au contraire ! C'est plus urbain, plus révolutionnaire tropical, mais ça a des bonnes grosses couilles pleines de sueur moite ! (par contre on est d'accord, le post roots ça pue globalement du zgueg)
nmellot - 13 Avril 2017: regardé sa ( 1.000 Cruzeiros ) !!! je suis tombé dessus en brocante j aurai du le prendre
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