Back in Black

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Nom du groupe AC-DC
Nom de l'album Back in Black
Type Album
Date de parution 31 Juillet 1980
Enregistré à Compass Point Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album1488

Tracklist

1.
 Hells Bells
 05:09
2.
 Shoot to Thrill
 05:14
3.
 What Do You Do for Money Honey
 03:33
4.
 Givin the Dog a Bone
 03:30
5.
 Let Me Put My Love into You
 04:12
6.
 Back in Black
 04:13
7.
 You Shook Me All Night Long
 03:28
8.
 Have a Drink on Me
 03:57
9.
 Shake a Leg
 04:03
10.
 Rock and Roll Ain't Noise Pollution
 04:12

Durée totale : 41:31


Chronique @ starsky007

22 Septembre 2008
Quand au soir d'un concert parisien, le 20 février 1980, Bon Scott est retrouvé mort dans son taxi, le monde entier se lamente de la perte du chanteur et s'inquiète pour l'avenir du groupe. Les frères Young pensent assez rapidement à Brian Johnson, solide gaillard au timbre encore plus éraillé que celui de Bon, que ce dernier avait déjà présenté au groupe. Et c'est avec lui que le groupe australien signe ce nouvel album, qui deviendra rapidement un album majeur de l'histoire du rock, ainsi qu'un authentique best-seller vendu à 25 millions d'exemplaires (dont 15 millions aux USA).

Back in Black, retour en noir.

C'est la sobriété de la pochette qui saute aux yeux des fans : loin des images (à la limite du punk) sur les pochettes précédentes ! Pour cette fois, une simple fond noir les attend. on est mis dans le ton très rapidement avec les cloches d'intro de "Hells Bells"

Back in Black est une ode aux classiques effrénés, comme le montre "Shoot To Thrill", "You Shook Me all Night Long" et "Back in Black" (en plus de "Hell's Bells"). L'album fait figure de chef d'œuvre intemporel, canalisant tout l'esprit fêtard et goguenard de Bon Scott, figure emblématique du groupe. Brian Johnson s'insère à merveille à l'ensemble, si bien que loin d'y perdre, le groupe gagne sur tous les fronts.

Persistant dans leur vision archaïque de la sexualité avec des morceaux plein de sève comme "Let Me Put My Love Into You" ou bien encore "Have a Drink on Me", le groupe collectionne les rythmiques nerveuses et les coups de sang mélodiques. Toujours imprégné de blues sous tension, de boogie déchaîné, ACDC chante la gloire du rock, de la boisson et des femmes avec un aplomb qui interdit toute réplique. Ces gars là ont une foi inébranlable en ce qu'ils font et c'est sans doute grâce à ça qu'un tel album a pu sortir seulement 6 mois après la mort de leur inoubliable frontman.

Rempli à ras bord de riffs remue-tête et de paroles décomplexées, Back in Black colle une patate indescriptible à tout fan de hard rock qui se respecte avec des morceaux moins connus de la trempe de l'imagé "Given the Dog a Bone" et sa ligne mélodique implacable, ou bien de "Shake a Leg" (ponctué de riffs incisifs).
La paire (formé par les frères Young) se répond idéalement, la rythmique continue de taper du pied et Brian Johnson éructe à volonté. ACDC est un phénix ressuscité et le rock ne peut décidément pas mourir, comme le scande "Rock'n Roll Ain't Noise Pollution", blues enfumé en forme d'hymne définitif.

Ainsi a été créé Back in Black, devenu un monument classique et indémodable.

A écouter et réécouter sans modération ;-)

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niemand - 29 Octobre 2014: Enfin Bon Scott n’est pas mort un soir de concert, encore moins parisien, et pas non plus dans un taxi... Sinon oui, cet album frôle la perfection, le groupe est à son apogée et ne retrouvera plus jamais ce niveau d’excellence sur disque. Même les plus gros classiques n'arrivent pas à me lasser quand je rangerais presque Highway to Hell (le morceau) dans la catégorie des titres devenus inécoutables aux côtés de Smoke on the Water... Je trouve simplement Rock'n'Roll Ain't Noise Pollution un poil en dessous du reste.
metaleciton - 20 Août 2015: Très belle chronique une fois de plus, mis à part les renseignements sur la mort de Bon Scott qui sont faux.

Tout les titres de ce disque sont des classiques, mes favoris resteront "Shoot To Thrill" et "Shake A Leg", deux morceaux qui donnent la pèche avec des riffs incroyable. Le titre éponyme est aussi connu que n'importe quelle chanson dans l'histoire de la musique et que dire de l'incroyable "Hells Bells"...

Au rayon des défauts pas grand chose, même si je trouve que la production manque de puissance, surtout pour la batterie de l'excellent Phil Rudd. Ce qui m'embête le plus avec ce disque c'est sont côté accessible et trop gentil, surtout après des dizaines et des dizaines d'écoutes.
Mis à part ça le reste de l'album est pratiquement parfait.

Note : 17/20
joueviteetfort - 30 Juillet 2017: Il est parfait cet album mais tellement écouté ( on m'a offert la K7 en 1982 ) que je n'arrive plus à me concentrer dessus .
Je connais la moindre note par coeur bref j'envie ceux qui le découvre !
Pamtax - 25 Octobre 2018:

Pardon, mais c'est à Londres que Bon Scott est décédé à l'arrière d'une voiture et non à Paris !!!

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Chronique @ dark_omens

20 Juillet 2013

Avec cet album, et son prédécesseur, AC/DC vient juste d’écrire les fondements modernes du Hard Rock...

Dans la tristesse la plus profondément abasourdie, la disparition tragique de Ronald Belford « Bon » Scott marquait incontestablement la fin d’une époque. Faisant très certainement basculer l’histoire, cette perte affreuse plongeait AC/DC dans une douleur incommensurable. Le groupe allait, malgré tout, tenter de survivre, mais en étant confronté à la question cruciale que tout artistes auraient eu à résoudre en de telle circonstance. Les australiens pouvaient-ils continuer sur le chemin, sans le talent immense de leur voix emblématique? L’âme profonde du groupe, vivant essentiellement de cette osmose entre la musique des frère Young et la poésie particulière, transcendé par cette voix si singulière de Bon, s’en trouvait, forcément, fortement affecté. Une partie de cette essence avait indiscutablement été mise en terre aux mêmes instants que la dépouille du plus grand chanteur que la Rock Music ait connus. Et l’excellence d’une œuvre telle que Highway to Hell rendait la tâche de ce legs bien plus complexe encore.

Pourtant lorsque sort ce Back in Black, il retentit comme le testament d’une ère résolument révolu pour le groupe. Délaissant définitivement les aspects les plus primaires de ce son Rock originel, Robert John « Mutt » Lange fait indéniablement entrer le groupe dans une phase bien plus contemporaine, et bien plus redoutable. Il poursuit donc, et achève, le travail de modernisation commencé sur Highway to Hell. Même si ce mixage aux sonorités plus universelles, plus chaleureuses, plus accessible est essentiel, c’est pourtant dans le remplacement du mythique chanteur, dans l’ombre duquel le futur successeur sera fatalement étriqué, que réside la difficulté la plus complexe. La périlleuse tâche se verra attribué à Brian Johnson (Geordie) qui, après une audition qu’il pensait ratée, devient le nouveau chanteur d’AC/DC. La véritable réussite de ce disque tient au fait que sans trahir l’esprit, et le caractère, de sa musique ; le groupe aura su lui donner, à l’aide notamment de Lange et de Johnson, un visage suffisamment différent pour le libérer du poids pesant d’un passé trop lourd désormais.

En effet, hormis le poignant témoignage proposé sur un mythique et intemporel Hell’s Bells aux riffs légendaires, aux beffrois tragiques, excepté cette imagerie retenue d’une pochette simplement noire; seule une sobriété grave et profondément inhabituelle plane succinctement sur l’ensemble de l’album. Cet œuvre est simplement un hommage respectueux à la mémoire d’un homme partis trop tôt. Au-delà de cette retenue circonstancielle, et sans excès, les propos y sont, outre d’une maturité exceptionnelle et d’une captivante inspiration, toujours encore sulfureux. Angus et les siens, dans une gigue endiablé, nous propose, aussi, de danser, de boire, de rire sur la tombe du mort. Et s’il est difficile de rester indifférent au plaisir immédiat de ces titres exceptionnels tels que Shoot To Thrill, What Do You Do For Money Honey, Give A Dog A Bone, l’excellent Back in Black, You Shook Me All Night Long, Have A Drink On Me, Rock N Roll Ain’t Noise Pollution, il m’apparait comme impossible de ne pas être touché par la grâce de ces riffs ensorcelant où le feeling tantôt Blues, tantôt Rock, tantôt Boogie ne peut décemment laisser quiconque indemne, et où la voix de Brian plus éraillés et moins naturelle que celle de Bon, est juste en parfaite adéquation avec cette nouvelle vision artistique.

Qu’ajouter ? Sinon qu’en deux albums AC/DC vient d’écrire les fondements modernes d’un Hard Rock dont l’héritage est encore bien vivant aujourd’hui.

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venomesque - 23 Juillet 2013: une très bonne chronique sur ce disque absolument géniale qui fait parti des incontournables du hard rock! bravo! en ce qui concerne Brian Johnson je trouve que sa voix est moins "bluesy" que celle de son prédécesseur et plus "heavy", AC/DC sonne donc plus froid mais aussi plus efficace sur ce disque que sur celui d'avant à mon avis ^^
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

30 Septembre 2010
C'est impressionnant d'imaginer le succès que AC-DC avait déjà récolté lors de ses premières années, autant pour "High Voltage" que pour "Highway to Hell". Le groupe ne pourrait pas mieux espérer, de très bonnes compositions, des guitaristes de talent, même si les deux ne s'occupe pas du tout des mêmes partitions, une basse et une batterie omniprésentes, déjà plus que dans les deux derniers albums que nous ont offert les australiens, et un très très bon chant. En parlant du chant... Qu'à t-on fait de Bon Scott ? Eh bien, AC-DC fait face à un tragique évènement... Pendant que le groupe était au meilleur de sa forme, pendant la période à laquelle le groupe nous a fait leurs meilleurs albums, Bon Scott, âgé de 33 ans, a été retrouvé mort, le 19 février 1980, après une soirée plutôt bien arrosée. Il était si jeune. C'est vrai, 33 ans, pour un homme tellement plein d'énergie, c'est effectivement très jeune. Ainsi va la vie...

Du jour au lendemain, tout a basculé pour les Young et leur bande. Mais ils ne se découragent pas, loin de là. En effet, Angus et Malcolm décident de trouver un nouveau chanteur, et après quelques mois, le choix s'est porté sur un talentueux vocaliste venu tout droit de Geordie, un groupe qui est, en ce qui me concerne, totalement inconnu. Donc, une fois le chanteur recruté, AC-DC ont choisi d'écrire un nouvel album, et tout de suite, le titre sera en hommage à Bon Scott. Oui, Back in Black (à ce jour, déjà âgé de 30 ans !!! ) sera un retour en noir très prometteur pour l'avenir du groupe. Il y a des morceaux vraiment excellents, convaincants, qui possèdent décidément tous les arguments possibles pour être classé parmi les très grands albums d'AC-DC, et pour la plupart des gens dans les albums les plus spectaculaires de l'histoire du hard rock. Mais toutefois, les répétitions, à la longue des morceaux, commencent à se faire sentir. C'est pour cette raison que je ne fais pas partie de tous ces fans qui adulent ce disque.

Prenez par exemple le morceau qui débute l'album, cet-à-dire "Hells Bells". Un titre très attirant, le début est vraiment excellent. Les coups de cloche donnent une très bonne impression du changement de style de ce groupe, qui s'est transformé en un combo plus sombre, plus audacieux, et bien entendu, pour persévérant, un gros changement qui se sera effectué en quelques mois, seulement. Un premier riff vient s'ajouter à la musique, et là, il y a aussi un changement au niveau du son de la batterie. Les cymbales ont un son plutôt différent que dans l'aîné de cet album "Highway to Hell", tout comme la caisse claire, et le charleston. Le nouveau chanteur prend son souffle et s'exécute pour chanter les premières lignes. Et alors, la plus grosse différence, et la principale cause du changement de style est là ! On entend vraiment que ce n'est pas le même chanteur, il a non seulement une voix différente de celle de Bon Scott, mais il a également l'audace de chanter d'une voix beaucoup plus aiguë, et là, on ne peut s'empêcher de faire aller la tête ! Surtout pour le refrain, quand les trois voix (je parle des choeurs donné par le guitariste rythmique Malcolm Young, et par le bassiste Cliff Williams) donnent toute leur puissance pour hurler "HELLS BELLS !!", ce qui est vraiment plaisant. Toute cette parlotte pour dire que tous ces bons moments pour l'ouïe sont néanmoins, à mon avis, un peu trop répétitifs. Mais cela reste un bon morceau.

Impressionnant. Tout simplement impressionnant. Brian Johnson est tout simplement digne de faire partie de ce groupe mythique. Et le mieux, c'est qu'il nous le prouve pendant tout l'album !!! Notamment dans le morceau "What Do You Do For Money Honey" où il se déchaîne tout simplement. Comme dans tous les autres morceaux. En tout cas, dans ce "Back in Black", tout fan d'AC-DC qui se respecte se doit de savourer le potentiel de ce chanteur tout frais. "You Shook Me All Night Long " et "Back in Black", les deux tubes de l'album aux côtés de "Hells Bells", sont des chansons originales, mais, personnellement, j'ai mes humeurs pour les écouter. Car il y a effectivement toujours ces dérangeantes répétitions qui se mêlent à la musique. Mais je tiens à préciser que ces deux chansons restent bonnes, et que c'est fréquemment avec plaisir que je les écoute... "Let Me Put My Love Into You" est un morceau également digne de Hard Rock lourd, qui reflète bien la jeunesse qui était présente chez les membres, il y a des années... Un titre tel que "Laisse moi mettre mon amour en toi" le prouve bien, surtout avec la passion qui se fait sentir dans le chant quand il prononce ce titre. Un très bon morceau, sans doute pas le meilleur de cet album, mais qui se laisse écouter.

Le meilleur morceau de cet album reste sans hésiter "Rock and Roll Ain't Noise Pollution" qui est simplement un des meilleurs qu'AC-DC nous ait jamais présenté jusqu'à maintenant. Particulièrement le refrain, qui s'avère être du pur rock 'n' roll vraiment dansant. Les couplets, quand à eux, nous montrent mieux le petit côté blues du groupe que dans les autres morceaux de l'album, surtout dans les notes données par la guitare. Angus Young ne se gênera pour nous offrir un solo remarquable.

Ce CD est tout bonnement honorable, qui se laisse passer avec toujours le même plaisir. Je pense qu'on est d'accord sur ce point. Ne pas aimer cet album serait vraiment une insulte. Néanmoins, la suite de la carrière du groupe aura légèrement déraillé, avec "For Those About to Rock (We Salute You)", "Flick of the Switch", "Fly on the Wall", "Who Made Who" et tout particulièrement "Blow Up Your Video", qui est un album impardonnable, pour un tel groupe. Donc si je peux vous donner un conseil, laisser passer ces 5 apathiques albums et continuez à apprécier ce bon vieux "Back in Black" à sa juste valeur !!

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DarkAngel35 - 02 Octobre 2010: On sen fou de savoir si on est trop jeune ou trop vieu pour bien chroniquer! Du moment que lon aime avec ces tripes la musique et ba on le ressent dans sa chronique! Je trouve ta chronique tres bien faite car elle est fais avec tes tripe et en meme temps avec un certain recul et je defie les gens de dire le contraire! Continue den faire et fais les pour le plaisir tu as raison! :)
EternalTearsOfSorrow - 02 Octobre 2010: Oui, de toute façon, je compte encore bien en écrire... En essayant de m'améliorer, bien sur. :-)
 
GLADIATOR - 02 Octobre 2010: Personne ne t'a demandé d'arrêter...Continue , bien au contraire . Glad.
EternalTearsOfSorrow - 03 Octobre 2010: Oui, je l'avais compris ;-)
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Chronique @ Adxbbr

28 Janvier 2019

Comment transformer un testament en légende...

Comment s'en remettre ? Comment survivre quand le malheur frappe si durement ? En 1980 un petit groupe anglais préfère jeter l'éponge plutôt que de poursuivre une aventure débutée avec son batteur, mort un soir de beuverie, John Bonham je crois. AC/DC aussi est frappé par la douleur de la perte, celle de son trublion grivois qu'est Bon Scott. Juste au moment où la consécration s'ouvrait à eux grâce à un "Highway to hell" explosif. Il faut se souvenir que le succès de cet album a ouvert à beaucoup de groupes australiens les portes de l'Europe, que ce soit The Angels, Rose Tattoo, Cold Chisel (et donc Jimmy Barnes)... Alors, il ne fallait pas se tromper, les 3 frangins et Wanda ont dû souffrir pour trouver l'oiseau rare. Enfin, ils l'ont découvert sous une casquette, avec une voix aussi éraillée et puissante que le regretté Bon Scott, en un peu plus costaud aussi, en la personne de Brian Johnson. Le genre de type que tu sais que tu vas perdre au concours de descente de pinte. J'ai débuté AC/DC en 1979 par "Highway to hell" quelques semaines avant de découvrir "Back in black" grâce à la photo de Bon dans l'album "Répression" de Trust. Il va falloir du talent et une sacrée dose de courage pour poursuivre l'aventure malgré la mort de son charismatique chanteur et un monument du Hard Rock qu'est "Highway to Hell". Et le miracle va avoir lieu... Pochette entièrement noire, typologie des noms du groupe et de l'album en blanc. Superbe sobriété. En hommage magnifique, l'album commence par "Hells bells". Quelle entrée en matière ! Cette cloche qui résonne pendant de longues secondes, avant que la guitare d'Angus Young n'engage les hostilités. Ce refrain cathartique que des foules entières reprendront bientôt pour évacuer la douleur. Afin de nous remettre de nos émotions, on va prendre dans la tronche un pain énorme avec "shoot to thrill", typiquement Youngesque avec une rythmique implacable et un Angus tellement inspiré, bien accompagné par un chanteur souverain. S'ensuivent 3 morceaux bluesy classiques pour AC/DC avec des propos à connotation sexuelle bien sentis ! A croire que Brian assume la même grivoiserie que Bon. A ce stade, en version vinyl, tout le monde est rassuré par la face A. Nous avons un super album des boys australiens (et écossais). Nous savons que le groupe vient de s'assurer deux excellents morceaux pour la scène, endroit où le groupe règne en maître. Sauf que le disque a une face B. Et comment peut-on échapper à un "Back in Black" vengeur, hommage asséné avec toute la fureur d'un groupe qui crache sur la Mort qui a emporté leur pote ? Comment ne pas citer ce qui est probablement la chanson préférée des kids (même si je n'ai pas dit la meilleure,en tout cas c'est la mienne) qu'est "You shook me all night long" au refrain tubesque ? S'ensuivent un mid-tempo classique et un morceau purement Hard Rock, qui ne sert qu'à battre la mesure avec ses pieds (d'où peut être le titre "Shake a leg", arf !). Enfin, la phénoménale conclusion, une ode au rock'n roll, au riff magique, rythmique lancinante qui vrille le cerveau, un batteur tout en feeling et l'explosion du refrain fédérateur.

Au final, nous avions eu le droit à un formidable dernier album avec Bon Scott, nous voilà avec un exceptionnel 1er album avec Brian Johnson. L'hommage, qui aurait pu être un chant (hum...) du signe, permet aux boyz de remplir stades et comptes en banque. Les musiciens ont trouvé leur voie (voix ?). Et même si les supporters de Bon Scott ne s'en remettront jamais et demanderont des comptes à Brian Johnson jusqu'à la fin des temps, ce dernier étant encore obligé dans les années 2000 de rappeler qu'il faisait partie du groupe depuis 20 ans, ceux qui ont compris que l'on ne revient pas quand on pris l'autoroute de l'Enfer, prendront leurs pieds avec ce chef d'oeuvre. Ce sera la dernière oeuvre la plus aboutie pour les Aussies, l'inspiration des années suivantes les quittant peu à peu. Mais après tout, quand dans ta vie tu as engendré 2 chefs-d’œuvres fondamentaux et majeurs comme "Highway to Hell" et "Back in Black", on peut considérer que tu as marqué l'histoire de la Musique.

Monument ou légende ? Je vous laisse juge...

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