Undisputed Attitude

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15/20
Nom du groupe Slayer (USA)
Nom de l'album Undisputed Attitude
Type Album
Date de parution 28 Mai 1996
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album756

Tracklist

1.
 Disintegration/Free Money (Verbal Abuse Cover)
 01:41
2.
 Verbal Abuse/Leeches (Verbal Abuse Cover)
 01:57
3.
 Abolish Government/Superficial Love (TSOL Cover)
 01:47
4.
 Can't Stand You
 01:27
5.
 Ddamm
 01:01
6.
 Guilty of Being White (Minor Threat Cover)
 01:06
7.
 I Hate You (Verbal Abuse Cover)
 02:16
8.
 Filler/I Don't Want to Hear It (Minor Threat Cover)
 02:28
9.
 Spiritual Law (DI Cover)
 02:59
10.
 Sick Boy (GBH Cover)
 02:14
11.
 Mr. Freeze (Dr. Know Cover)
 02:23
12.
 Violent Pacification (DRI Cover)
 02:37
13.
 Richard Hung Himself (DI Cover)
 03:21
14.
 I'm Gonna Be Your God (The Stooges Cover)
 02:58
15.
 Gemini
 04:53

Durée totale : 35:08

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Slayer (USA)


Chronique @ corpsebunder50

23 Juillet 2010
Je l'aurais parié, et je ne me serais pas trompé. Tous les albums de Slayer ont leur chronique, mis à part ce Undisputed Attitude. Pourquoi me direz-vous? Et bien parce que cet album marque un véritable tournant dans la relation entre les fans de Slayer et le groupe. Si Slayer avait montré une évolution évidente lors de son précédent méfait Divine Intervention, évolution qui faisait que le groupe avait toujours un train d'avance sur le reste de la meute, la surprise fut ici de taille.

Revenons à cet album. Et précisons qu'il ne s'agit pas véritablement d'un album de Slayer, mais que la plupart des titres (pas tous) sont en réalité des reprises de punk hardcore, le groupe souhaitant ainsi rendre hommage à nombre de groupes l'ayant influencé. Le problème est clairement posé: cet album aurait-il été aussi mal-aimé par les fans si le groupe avait présenté des reprises de Venom?
Mais analysons donc le contenu de celui-ci.

Undisputed Attitude commence avec fureur par un Disintegration/ Free Money suivi de Verbal Abuse/ Leeches, les deux titres étant tirés de la discographie du groupe Verbal Abuse. Alors oui, effectivement, on est à mille lieux du gros thrash technique de Slayer, mais bel et bien dans le punk hardcore old-school dont le groupe affirme avoir tiré certaines de ses influences. Exit les plans alambiqués, les soli monstrueux, et place au rentre dedans. Mais du rentre dedans joué à une vitesse complètement apocalyptique. Avec quelle énergie Slayer peut-il envoyer ces titres? Cette entrée en matière surboostée déstabilise en effet le malheureux headbanger peu habitué à écouter du punk. Et ça continue avec un titre un peu moins speed, moins furieux, mais tout aussi efficace, repris de la discographie du groupe californien TSOL. Mais mes amis, la suite des événements est tout simplement ébouriffante, puisque Jeff Hanneman nous a ressorti deux bombes de derrière les fagots, deux titres inutilisés dans un projet parallèle à Slayer. Le premier Can't stand you, débarque à la vitesse d'un Dittohead (cf Divine Intervention), et doit-être l'un des titres les plus rapides de Slayer. Le second Ddamm n'est pas en reste. Plus lent dans sa structure, il envoie des accélérations fulgurantes aussi impressionnantes. Puis les reprises repartent à toute allure avec le Guilty of being white de Minor Threat. Petit détail non sans intérêt: à la fin de cette sixième chanson, on n'a pas encore dépassé la neuvième minute...
Le groupe lève ensuite le pied avec I Hate You, repris une fois de plus à Verbal Abuse, et repart avec le titre qui, selon moi, est le plus réussi de l'album Filler / I Don't Want to Hear It, pure merveille de hardcore où Slayer fait ressurgir la férocité de son thrash sur une structure minimaliste propre au punk. Tom Araya est ici complètement dé-chaî-né!!!!!
Car la magie opère cependant férocement. Inutile de décrire tous les titres tant ils s'enchainent comme un seul. Araya se surpasse, chante bien, les riffs sont incisifs, les soli, loin du Slayer habituel, sont d'une terrible efficacité. Paul Bostaph est énorme et sur-vitamine ces vieux titres punk à la sauce Slayer. Le groupe est capable d'impressionnantes accélérations dont lui seul a le secret.

Alors non, ce n'est pas du « vrai Slayer », celui que les inconditionnels attendaient. Mais pourtant le groupe garde son identité en passant ces standards de la scène punk à sa propre moulinette. Ecouté de la sorte, il est désormais clair que Slayer puise aussi ses influences de la scène hardcore, et c'est peut-être ce qui en a fait un groupe à part au sein de la scène thrash (Metallica, Megadeth sont loin, très loin de ces influences). 
A noter la reprises d'Iggy Pop et les Stooges I wanna be your dog, rebaptisé ici I wanna be your God (Slayer oblige!). Enfin, le groupe achève cette furieuse déflagration par un morceau atypique dans sa discographie: Gemini. Ici, point de reprise, il s'agit d'un morceau issu des sessions Divine Intervention. Très lent, sombre et glauque, ce titre nous montre une facette étrange mais intéressante de ses capacités. La crainte de l'époque étant de savoir si le groupe allait profiter de cette occasion pour lever le pied et dire adieu au bon vieux thrash metal. Malheureusement, l'album suivant confirmera cette analyse. Mais l'histoire du groupe n'allait pas s'arrêter là, et Slayer a, depuis cette époque, montré qu'il était toujours le plus grand.
Alors cet album, bon ou pas bon? Pour l'écouter véritablement, peut-être faut-il faire abstraction de la discographie précédente du groupe. Et pourtant, quel plaisir de voir son groupe fétiche s'amuser, car il s'agit bien de cela, à taper un bœuf de gros standards hardcore à la sauce thrash.

Quoiqu'il en soit, Slayer a montré qu'il savait sortir de son train-train pour innover, et en profite pour rendre hommage aux groupes qui l'ont influencé. Chapeau Messieurs! Par la même, il montre que lui aussi peut tirer la bourre à nombre de groupes de Crossover (Stormtroopers of Death, Nuclear Assault...). À conseiller d'ailleurs à tous les fans de ce style, cet album n'est, je pense, pas passé loin des oreilles des Municipal Waste et autres Violator. Excellent!

Il est amusant à l'écoute de cet album de se passer l'original du titre, puis la version Slayer ensuite (c'est mieux dans cet ordre!).
Enfin, même si Undisputed Attitude n'est pas véritablement un album de Slayer (il est cependant loin d'être le pire à mon avis...), il ne pouvait cependant ne pas être chroniqué. Cette omission est désormais réparée. SSSSSLLLLLAAAAAYYYEEEEERRRRR!!!!!!!!!!!!!

15 Commentaires

19 J'aime

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mechant - 19 Août 2018:

voilà  1 album qui me procure tjrs autant de plaisir à écouter....mais j'ai  juste envie de tout casser apres son écoute.  du coup je mets 1 bon vieux exploited et ca n'arrange  rien!

TDH75 - 24 Juillet 2021:

Cet album complètement atypique divisa bien entendu les fans du groupe.

La violence de Slayer est encore une fois présente à un niveau quasi inégalé jusqu’alors mais le style pratiqué un punk hardcore minimaliste et frénétique a certainement beaucoup dérouté, laissant les rumeurs quand au  manque d’inspiration musicale du groupe s’installer.

Difficile à digérer dans sa première moitié en raison de ses fulgurances ininterrompues, « Undisputted attitude » finit par se laisser apprivoiser dans sa seconde moitié plus structurée et recèle un coté jouissif qui m’a toujours séduit.

Régressif, abrasif, insensé, outrancier, voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit à l’écoute de ce disque.

Mais en réalité, tellement rebelle et rock n’ roll dans l’esprit qu’il me paraît difficile de ne pas adhérer.

Album idéal pour provoquer une crise cardiaque chez une belle mère indélicate.

More on this link, punks : https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2021/07/undisputed-attitude-slayer.html

corpsebunder50 - 22 Septembre 2021:

A titre personnel, c'est la première moitié de l'album(en durée, pas en nombre de titres) qui m'émousille le plus: quelle violence!!!

Tristelune - 06 Octobre 2025:

quand il est sorti j'écoutais autant G.B.H ou Dead kennedys que Slayer, je l'ai adoré !! Les deux mondes fusionnés, quelle belle idée smiley et puis on sent l'influence punk dans le thrash, musicale comme idéologique (c'est des textes plus politiques et moins médiéval fantastic) Mustaine, Hetfield, Cavalera pour ne citer qu'eux ne s'en sont jamais caché

 

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