Those of the Unlight

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Nom du groupe Marduk
Nom de l'album Those of the Unlight
Type Album
Date de parution 01 Octobre 1993
Style MusicalBlack Brutal
Membres possèdant cet album392

Tracklist

Re-Issue in 2006 by Blooddawn Productions
1.
 Darkness Breeds Immortality
 03:49
2.
 Those of the Unlight
 04:44
3.
 Wolves
 05:50
4.
 On Darkened Wings
 04:15
5.
 Burn My Coffin
 05:15
6.
 A Sculpture of the Night
 03:29
7.
 Echoes from the Past
 07:06
8.
 Stone Stands Its Silent Vigil
 03:03

Durée totale : 37:31


Chronique @ BEERGRINDER

14 Janvier 2009
La signature chez Osmose Productions va donner à Marduk une autre dimension, en rejoignant désormais une écurie phare de ce début des 90’s aux côtés de Impaled Nazarene et Immortal, les suédois vont avoir l’opportunité d’exporter leur musique hors le leur pays. Musicalement aussi le groupe de Morgan Hakansson a fait évoluer son registre, les grosses influences Death du premier album ont quasiment disparu, Those of the Unlight (1993) montre un Marduk trouvant clairement son identité, posant dès lors les bases du Black Metal à la suédoise.

Les rythmiques lourdes à la Grave / Edge of Sanity laissent la place dès Darkness Breeds Immortality à des riffs frénétiques et des guitares accordées beaucoup plus aiguës. Bien qu’enregistré comme le précédent au Hellspawn Studio, le son est bien différent et heureusement : imaginez la production de Pure Holocaust sur Into The Grave…

Joakim Av Gravf le batteur, a cette fois-ci pris également le micro et son chant est nettement plus criard que celui d’Andreas Axelsson, collant parfaitement à la nouvelle orientation de Marduk. Those of the Unlight constitue donc en quelque sorte la genèse du Black Metal à la suédoise : riffs agressifs, breaks abruptes, musique dans l’ensemble plus brutale que du côté de la Norvège et un son plus clair et tranchant qui rebute tant certains inconditionnels du côté crade et sombre de Darkthrone.

Si l’album n’est pas parfait, certains plans sonnant parfois un poil redondant notamment, il contient tout de même quelques morceaux de bravoure qui convaincront les plus sceptiques : Those of the Unlight et son riff final apocalyptique, le vindicatif A Sculpture of the Night ou encore On Darkened Wings, l’un des premiers classiques que Marduk reprendra régulièrement sur scène. Quelques chansons au tempo plus posé viennent varier l’atmosphère du disque, tel le final Stones Sands It’s Silent Vigil ou un Burn My Coffin à tiroirs débutant furieusement pour ensuite donner dans des ambiances plus plombées où la basse pulse au-dessus de l’ensemble : le meilleur titre du disque à mon sens, annonçant d’ores et déjà les atmosphères sombres et épiques de leur disque suivant.

Les hommes de Morgan Hakansson ont trouvé leur voie avec Those of the Unlight, ils confirmeront magistralement l’année suivante avec le monumental Opus Nocturne.

BG

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17blunt - 30 Juillet 2011: Très bonne chronique pour un très bon album ! Et premier album de pur Black Metal pour ce groupe devenu maintenant mythique ! Et que dire de "wolvse" qui deviendra un classique du groupe avec cette intro et ses passages rapides et lourd qui résume à lui tout seul ce magnifique album que je place quand même derrière "opus nocturne" et "heaven shall burn ... when we are gathered" mais une très bonne troisième place sur leur discographie !
Fabien - 13 Janvier 2012: Those of the Unlight compte parmi les albums de Marduk pour lesquels j’ai le plus d’attachement aujourd’hui, bien qu’il n’ait intrinsèquement pas la précision ni la force d’un Opus Nocturne ou d’un Heaven Shall Burn. Ses titres brutaux et rageurs renferment beaucoup de sensibilité, caractéristique que l’on ne retrouve pas forcément dans la suite de carrière de Marduk. J’adore l’atmosphère générale dégagée et je m’aperçois aussi combien le disque traverse impeccablement l’épreuve du temps, notamment en concert où le quatuor se réserve toujours un titre ou deux, comme le superbe Wolves qui à chaque fois où j’étais présent a pris une dimension formidable en live. Bref, Those of the Unlight est un très bel album, marquant dans la discographie de Marduk et sorti à une époque où son label Osmose Productions tapait régulièrement dans le mille. Fabien.
Lingon - 19 Août 2013: Pour moi le meilleur album de MARDUK avec "Heaven Shall Burn". Un concentré de puissance, de haine et paradoxalement, de mélodie. Excellent album. 16/20
TheTenth - 27 Avril 2018:

Après avoir découvert Marduk sur Nightwing, je tombais finalement sur Those of the unlight. Me demandant honnêtement si c'était un side project ou une production très différente, il est clair que cet album est à part. La maîtrise de la brutalité à travers les instruments laisse ici des ambiances et sentiments très différents ressortir : des guerriers à l'agonie après une défaite, des amês perdues ne trouvant pas le repos, la nature blessée envoyant ses forces lutter contre les humains ... Je n'ai retrouvé que bien rarement ces émotions envoûtantes chez un groupe de black metal

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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

12 Janvier 2012

Those Of The Unlight s'inscrit alors comme un album remarquable et un bon effort a été fourni depuis Dark Endless

Groupe formé en 1990 à Norrköping en Suède, et pionnier de l'histoire du Black Brutal Suédois, Marduk nous a souvent habitué, quelque soit la période, à une musique d'une malsainteté unique et d'une musique sombre à n'en plus pouvoir, sans oublier l'agressivité hors norme dont les Suédois nous ont toujours fait part. En 1992, ce fut déjà le cas, sauf que lors de Dark Endless, le premier album du groupe, Marduk nous avait sorti une musique plus penchée vers le death, la brutalité étant plus présente que la noirceur et la haine intensive. Enfin, disons que ce premier essai était un bon album à se passer de temps à autres, mais rien de plus, sans compter que certains passages paraissaient assez ennuyeux ou manquant d'originalité.

Il aura donc fallu une simple année à cette formation qu'est Marduk pour revenir sur le devant de la scène. En effet, un an après Dark Endless, les Black Metalleux seront revenus avec leur deuxième album qui prit finalement le sombre nom de Those of the Unlight. Si cet album possédera un nom aussi noir, alors la pochette n'y manquera pas elle non plus, et très loin de là. En effet, Marduk signe ici avec une de ses pochettes les plus sombres de sa carrière, et encore le cas aujourd'hui, ces chevaliers noirs représentant le pouvoir du mal absolu, sur ce fond si sombre que même un ciel entièrement couvert et orageux n'arriverait pas à égaler.

Marduk aura alors signé chez Osmose Productions pour ce deuxième méfait, et la musique n'aura donc dans sa grande globalité absolument pas nié le fait que Marduk s'avérait être en fait un vrai groupe de Black Brutal, et non un simple groupe de death metal comme ces derniers l'avaient montré avec Dark Endless. Autant dans le titre éponyme que dans l'excellent « Wolves » jusqu'à « Burn My Coffin » et son riff des plus noirs de cet album, Marduk aura donc ici fait officiellement ses preuves en tant que Black Metal. La basse de B-War se fait bien entendre dans cet album. A peu près tout le long, les riffs tranchants et déchaînés des guitares seront accompagnés par cette basse qui donnera du corps à la musique jusqu'à cette batterie mortifère et malsaine.

Le chant quant à lui hurlera ses phrases d'une puissance et d'une haine inconcevable et impressionnante. En effet, autant dans « Stone Stands its Silent Vigil » que dans le très réussi et puissant « Darkness Breeds Immortality », Andreas Axelsson nous montrera une énergie crasseuse et inouïe, et une détermination indéniable à tout dévaster sur son chemin. Les ambiances aussi montreront une réelle haine et des thèmes noirs totalemet incessant ressortent entièrement de la musique. « Echoes From The Past » par contre sera plus calme, moins dévastateur que les autres titres, mais en revanche l'ambiance noire restera très présente puisque les mélodies de guitares qui sont données resteront noires, sombres et résonnantes.

S'imposant ici comme la première réelle production entièrement Black Brutal de Marduk, le groupe se manifeste dans des ambiances extrêmement sombres, avec des musiciens talentueux et un growl de Axelsson assez inquiétant et convaincant. Cependant, celui-ci cédera la place à Joakim (Qui s'occupait alors de la batterie lors des deux premiers albums), qui hurlera alors pour l'incroyable Opus Nocturne. Those of the Unlight s'inscrit alors comme un album remarquable, un bon effort a été fourni depuis Dark Endless, et c'est toujours avec un certain plaisir que cet album tourne de temps à autres, à conseiller vivement.

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adrien86fr - 12 Janvier 2012: Petite question innocente : au début du 3ème paragraphe, tu ne voulais pas dire "Marduk aura alors signé chez OSMOSE PRODUCTIONS" plutôt que HELLSPAWN STUDIO (qui prend d'ailleurs un S) ? Car Marduk avait déjà enregistré "Dark Endless" aux Hellspawn Studios, et dans le language courant, on signe plus sur un label que sur un studio il me semble.
EternalTearsOfSorrow - 12 Janvier 2012: Euh oui en effet, j'ai dû me tromper dans mon expression... Merci pour cette précision :-)
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Commentaire @ Kuroikarasu

21 Novembre 2008
Premier véritable album Black Brutal de Marduk, encore assez soft cependant en comparaison de ce qui arrivera plus tard, vraiment très intéressant par ses expérimentations et sa variété. On ne ressent presque plus l’influence death et le son se rapproche vraiment de ce qui se fait de mieux dans le black du moment, à savoir Darkthrone, notamment grâce à la production pourrie très « je joue dans ma cave » qui fait l’essence même du Black Metal. C’est on ne peut plus « raw », guitares et basse sont archi-saturées et la batterie (quoiqu’un peu envahissante parfois) est assourdissante. Vocalement, c’est éraillé, criard, comme du bon black haineux de derrière les fagots... Cette musique transpire la maturité et pose définitivement le style musical reconnaissable entre mille de Marduk.
Alors pourquoi acheter cette galette, me direz-vous, puisqu’après tout, ce qui était original il y une dizaine d’années ne l’est plus guère aujourd’hui dans la « surproduction black à la mode » actuelle ? Et bien tout d’abord, il faut avouer que peu de groupes, à l’instar de Marduk, sont capables de sortir une qualité musicale pareille dans le monde du Black Metal (j’entends par qualité l’écriture et la complexité des arrangements) et puis il y a un petit plus sur cet album, c’est le morceau « Echoes from the Past », sorte d’ovni, assez ambiant, où l’on entend divers éléments naturels (clapotis d’un ruisseau, souffle du vent...) qui n’est définitivement pas « Mardukien » mais on ne peut plus inspiré et agréable à écouter. Ce morceau est d’ailleurs mon préféré puisqu’unique parmi tous les morceaux sortis jusqu’à maintenant par ces fabuleux Suédois.

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