The Golden Age of Grotesque

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14/20
Nom du groupe Marilyn Manson
Nom de l'album The Golden Age of Grotesque
Type Album
Date de parution 05 Mai 2003
Membres possèdant cet album835

Tracklist

1. Intro / Thaeter 01:14
2. This Is the New Shit 04:19
3. mOBSCENE 03:25
4. Doll-Dagga Buzz-Buzz Ziggety-Zag 04:11
5. Use Your Fist and Not Your Mouth 03:34
6. The Golden Age of Grotesque 04:05
7. (S)aint 03:42
8. Ka-Boom Ka-Boom 04:02
9. Slutgarden 04:06
10. Spade 04:34
11. Para-Noir 06:01
12. The Bright Young Things 04:19
13. Better of Two Evils 03:48
14. Vodevil 04:39
15. Obsequy (the Death of Art) 01:48
Bonustrack
16. Tainted Love (Gloria Jones Cover) 03:24
Bonustrack (UK Release)
16. Baboon Rape Party 02:41
Bonustrack (Japanese Release)
16. Paranoiac 03:57
Total playing time 57:47

Chronique @ bojart

15 Novembre 2010
Après l’excellent triplé Antichrist Superstar/Mechanical Animals/Holy Wood, la boucle était bouclée et l’on pensait que le révérend s’occuperait de sa vie privée chaotique et (peut-être) fonder une famille (son rêve secret qui ne fut pas entaché par la supposée fausse couche de son ex, Missi). Pensez-vous qu’il l’aurait fait ? Niet ! Nada ! Tintin ! Que dalle ! Epris de la langoureuse Dita Von Teese, Brian Warner s’est aussi amouraché de l’époque mélancolique qu’elle représentait (et représente toujours)…les années 30, c’est-à-dire l’avant-seconde guerre mondiale et par extension, l’après krach boursier de 1929. Une décennie lourde idéologiquement ainsi que politiquement et nostalgique musicalement et artistiquement…
« The Golden Age of Grotesque » est une sorte de frasque historique des USA entre 1930 et 1950, qui succéda à « Holy Wood » en 2003.

Joerdie Osborne White alias Twiggy Ramirez quitta MM pour rejoindre A Perfect Circle (Il y fut le temps de « Thirteeth Step ») avant de former Goon Moon avec Zach Hill de Scars On Broadway et Chris Goss en 2005. A sa place, Manson engagea Tim Sköld, ancien membre de KMFDM. Encore une basse manœuvre pour empêcher John Lowery dit John 5 d’être le compositeur principal de ce sixième album de la formation floridienne ? Personnellement, je le pense ! Et c’est ce qui poussa ce dernier à quitter MM pour se lancer dans une carrière solo et intégrer Rob Zombie (où son indus glacial mélangé au bluegrass est apprécié). Il enchaînera de bons albums de métal instrumental dont « Songs For Sanity » et « Requiem » notamment.
Séparons le bon grain de l’ivraie ensemble…

On est prévenus ! « The Golden Age of Grotesque » est un disque emmêlant électro-métal, indus et rock gothique. Sachez aussi que cet opus ; bordélique malgré l’unité de façade des membres du groupe; est déchiré entre le punk-rock et le métal industriel de John 5, l’électro-indus de Tim Sköld et le rock-métal goth du fondateur de MM, Brian Warner. Sachez enfin que dans cet album, il y a à boire et à manger et que les rares serviettes sont allégrement mélangées aux nombreux torchons !

Signalons de prime abord les singles calibrés FM/MTV/blogs de fans aveugles ou débiles dont les clips (sauf celui de «(S)aint », censuré direct) ont été largement diffusés. Premièrement, « This Is the New Shit », aux lyrics aussi répétitifs qu’un mauvais slogan de manifestation, aussi bidon qu’une pub virale et à la compo aussi variée qu’un album (exécrable) de métal industriel-gothique…secundo, « mOBSCENE », qui malgré son aspect entraînant et le retour de la batterie ne vole pas haut, voire à raz-motte du côté des paroles (ego trip toujours !). Tertio, la sympathique reprise du classique new-wave « Tainted Love » est bien produite et Marilyn Manson chante ce morceau avec talent mais ce cover devient vite lassant, même harassant ! Par contre, «(S)aint » s’en sort tout juste avec son rythme synthétique et les riffs puissants et revêches de John 5. Marilyn nous sort ici un texte d’autodérision assez intelligent pour que je vous parle de cette piste. Un titre, certes commercial, mais qui le vaut bien.

Du côté des déceptions, c’est un vrai foutage de gueule à tous les étages ! « Doll-dagga-buzz-buzz-zigety-zag » est un ramassis de connerie pure balancé sans vergogne sur une composition rapide mais vide de substance, « Use Your Fist, Not Your Mouth » une saleté de rock électro-punk des plus fade avec ses couplets d’extrême-gauche digne d’un soixante-huitard eunuque sur le retour. Quant à « Slutgarden », n’en parlons même pas ! Tout est à jeter tant ce résidu de nullité est à vomir (lyrics confondants, rythme hémiplégique, thème à déféquer, etc…). « Ka-Boom, Ka-Boom » brille par sa créativité zéro, son vide sidéral d’intérêt et le même trip « victime narcissique » que sur « Better of Two Evils », l’autre catastrophe avec un grand C du disque.

Deux titres ont trouvé grâce à mes oreilles de fan de MM, deux éclaircies dans ces Ténèbres de sons convenus et surfaits ; l’électro-industriel « Para-Noir » où Manson gueule et/ou geint avec furie ses refrains en réponses aux tonneaux d’affirmation haineuses (provenant soi-disant de femmes le détestant ou l’ayant aimé pour mieux le haïr) interprétés avec malice par une certaine Monique et une nana du nom de Mindy (dixit la pochette) ; et puis le cynique « Vodevil » (jeux de mot douteux avec vaudeville), qui dépeint une nouvelle fois au vitriol, Brian Warner, mais aussi le monde déglingué des « pipoles » et du « wastertainement » (divertissement poubelle). Une cour des miracles dont Marilyn Manson fait partie intégrante (et encore depuis sa tragédie à l’eau précieuse « Eat Me, Drink Me » et sa nouvelle catastrophe « The High End of Low »)
Au moins se remettait-il en question à cette époque…

Vide, sans émotions et crée pour je-ne-sais-qui dans l’optique de nous abreuver de je-ne-sais-quoi…
Une belle cochonnerie hautement hypocrite et faussement rebelle que je vous déconseille vivement !

Bj

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Silent_Flight - 08 Fevrier 2011: Je confirme que coucher avec une nana qui ne jure que par ce type, couverte de cicatrices sur les avant-bras et à moitié nympho avec TGAOG en fond sonore donne vachement d'ampleur à cet album. Sinon une fois que c'est fini, on n'hésite pas à le ranger et à le laisser à sa place jusque la rebelote...
Silent_Flight - 25 Fevrier 2011: C'est la seule chose qui me rend nostalgique de l'époque "lycée"... Sinon ouais, un duo de (chro)niqueurs, pourquoi pas :D
Icare - 17 Octobre 2011: SF: tu l'as donc rangé au bout de 5minutes? (a)
Damus - 05 Mai 2012: Totalement d'accord avec ta (même tes) chronique, cependant comme dit plus haut après trois bons albums il fallait bien qu'il se rate sur le quatrième.
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Chronique @ Obsolescence

25 Juin 2007
Bien, nous l'avions laissé là, le sieur Manson, c'était après Holy Wood.
Déjà collaborateur sur le Guns, God and Governement Tour, Tim Skold remplaçait Twiggy Ramirez à la basse.

Et voilà que, du fin fond des fanzines aux affiches publicitaires de la Fnac, nous est annoncé l'évènement : The Golden Age of Grotesque, nouveau disque de l'Antéchrist, celui par qui le scandale arrive, dont les 1996, Great Big White World et autres Lunchbox hantent nos platines depuis quelques années déjà.

Le sieur Manson aurait changé, rien d'étonnant à première vue; Holy Wood, malgré toutes ses qualités, s'essoufflait un peu.
Sur la pochette, rien à redire, c'est joli, c'est nouveau, c'est travaillé, l'heure du grand retour a sonné, Manson s'est réinventé, n'en doutons pas, que va-t-il bien pouvoir nous sortir ?
Confiant, je place la galette dans mon lecteur cd, prêt à m'abandonner pendant un peu plus d'une heure à une explosion rare de violence verbale, pour la plus grande joie de mes oreilles.

Une première écoute passe... mauvaises conditions, je marche dans la rue, ce n'est sans doute pas l'album, c'est mon sacré lecteur qui m'empêche de profiter de cet opus.
Une seconde écoute passe... au fond de moi s'allume une petite étincelle qui me hurle : danger !
Une troisième, quatrième, cinquième, sixième écoute; l'étincelle se transforme en brasier : cet album est mauvais.
La chute d'Icare, le sieur Manson dégringole des sommets qu'il chatouillait du temps de Kinderfeld ("Then I got my wings and I never even knew it, when I was a worm thought I couldn't get through it")...

Ô non, ce n'est pas inécoutable, non. Le changement musical est cohérent et se tient du début jusqu'à la fin...
Non, ce n'est pas la voix, plus travaillée, moins brute, mais toujours présente, non.
Ce qui cloche ? Ouvrons le livret ensemble; page par page, éclate alors l'insoutenable vérité : si cet album est mauvais c'est parce qu'il ne dit rien, qu'il n'a rien à dire.
La voix est là ? Elle est portée par une musique efficace - que d'aucun n'hésiterait pas à dire calibrée pour les radios ?
On s'en fout tant ce que Manson veut nous faire avaler ressemble à un brouet d'eau claire tout juste saupoudré de la-rébellion-fait-peur-aux-parents-regarde-comment-je-suis-méchant...
Une noyade complète, totale, irrécupérable dans les eaux sombres du Dope Show.

Un titre, un seul et unique vaut le voyage : l'éponyme Golden Age of Grotesque nous transporte quelques instants, trop courts hélas, dans un spirale aspirante, comme une grande bouffée d'air avant une longue apnée.
Pour le reste, j'ai pris ma pelle et fossoyé les abominables mOBSCENE, Better of Two Evils et autres The Bright Young Things.

La fin d'Holy Wood était donc prophétique... count to 6, and die...
Le début de The Golden Age n'est pas moins évocateur : This Is the New Shit... do we get it ? Yes. Do we want it ? NO !

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VermillionK - 24 Fevrier 2008: GAOG n'est pas un si mauvais album ..si ont le reécoute,il peut être plaisant .
Bullet_for_the_dead - 12 Août 2008: Je suis d'accord avec toi VermillionK, c'est un bon album mais pas aussi bien que les autres. La note 14 me semble approprié.
AmonAbbath - 15 Octobre 2009: Jamais rien entendu d'aussi plat. 14? Mauvais gag.
MrPink - 23 Mars 2010: Totalement d'accord avec la chronique d'Obsolescence, et particulièrement les deux derniers paragraphes. Si vous voulez écouter du Manson, écoutez Antichrist Supertar!
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Chronique @ rebmat

27 Octobre 2008
Étant le premier album que j’ai eu le loisir d’écouter de cette célébrité si controversé qu’est Brian Warner ; c’est avec lui que j’ai découvert ce style si particulier qui m’était encore inconnu jusqu’alors...

L’album débute avec une intro 100% instrumentale montant crescendo par ajout de sons et de tonalités aux légers accents électros. S’en suit le titre provocateur « This Is the New Shit », un titre rebelle pour une critique à peine voilée de la société actuelle. La vulgarité du texte et les termes péjoratifs employés sur cette piste 2 nous placent déjà dans le monde tant critiqué mais qui fait l’univers à succès du chanteur. Le ton est donné. La provocation restera le message clé de la majorité des titres.

Débauche ; c’est ensuite cet autre aspect de l’univers du chanteur qui nous est dévoilé. Il y est très explicite dans certaines compositions ; notamment mOBSCENE dont le titre nous donne déjà de gros indice quand au contenu.
Ce sont en général les titres à tendance rock qui prône le plus ce coté obscène. On pense notamment à « Doll-Dagga Buzz-Buzz Ziggety-Zag » ou encore « Ka-boom Ka-boom »

Hélas, même un message fort devient lassant à force d’être répété. La suite de l’opus reste placée sous les maitres-mots : Débauche, provocation et révolution. Le tout scandé par Marilyn Manson sur son fond musical si particulier et parfois entrecoupé par des mélodies aux accents plus mélancoliques à l’image de « Spade » ou plus violents comment « Use your fists and not your mouth ».

L’album s’achève après un interlude 100% musical ; Savant mélange de conversations, de sons électros, le tout sur une petite mélodie fluette. On peut supposer que ce titre représente le calme avant la tempête ; la petite chansonnette avant le Grand Final.
Et le voici le Grand Final : « Tainted Love », interprété par Marilyn Manson lui-même. Bien évidemment, la chanson n’a plus grand-chose en commun d’avec celle de Gloria Jones datant de presque 40 ans plus tôt. La version Mansonienne est très bien réussie à mon goût. Et c’est donc sur le mot « Love » que se clôt cet opus.

Pour conclure, on peut dire que cet album dresse une critique des sociétés de consommation et de corruption qui nous entourent. Pour dénoncer ce fait, ce sont les tons de la provocation et de la débauche qui sont utilisés afin de choquer et de se faire entendre. Et cela pour l’ensemble des compositions ; ce qui finit par donner une impression de répétitions et de déjà-vu qui vient un peu gâcher le plaisir de l’écoute. L’intérêt réside plus dans les messages que les textes veulent transmettre que dans les mélodies qui se succèdent.
Le tout reste conforme à l’image que l’on avait de Brian Warner. L’album ne changera pas l’opinion des gens vis-à-vis du rebelle avant-gardiste … ce qui je pense, ne choquera personne.

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Commentaire @ Ruthanie

06 Janvier 2007
J'ai été franchement déçue par cet album. Certaines musiques sont pas mal, mOBSCENE me plaît bien, et écoutées séparément elles sont plutôt sympathiques si on ne les repasse pas en boucle... mais toutes en même temps, non ! Enfin, à écouter comme un vrai album, ça ne le fait pas.
Après l'intro, "This Is the New Shit" annonce le ton de l'album, dépourvu de tout ce qui caractérise Marilyn Manson, et empli de hurlements sans queue ni tête. Suit "mOBSCENE", plutôt sympathique mais manquant de profondeur dans les paroles, clip assez intéressant. La base de cette chanson aurait pu être bien mieux exploitée. "Doll-dagga buzz-buzz zigetty-zag" commence déjà à devenir répétitif, musique absente et paroles assénées comme une ritournelle. "Use your fist and not your mouth" est du même tonneau. "The Golden Age of Grotesque" est tellement mauvais qu'on passe, "(s)aint" s'écoute en bruit de fond. "Ka-boom ka-boom" revient au côté répétitif, "Slutgarden" est désagréable au possible, idem pour "Spade", "Para-Noir" est sympathique en bruit de fond car répétitif lui aussi, les paroles sont peu recherchées, quant aux derniers, ils sont parfaitement inaudibles excepté "Tainted Love" qui, bien qu'étant une reprise, signale que le groupe n'a pas perdu son génie et qu'il peut encore faire de bonnes choses.
En espérant donc qu'ils se remettent de leur mauvaise passe...

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MeliahMetal - 08 Décembre 2008: mobscene , tainted love et this is the new shit sont trés bonne
AmonAbbath - 15 Octobre 2009: Tainted Love est une mauvaise reprise, les 2 autres sont faciles et sans inventivité aucune.
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Commentaire @ krnofelsass

18 Décembre 2005
Grotesque vous avez dit grotesque je dirais plutôt ridicule et oui M. Brian warner aurait-il prit la grosse tête? La réponse semblerait être OUI... Je crois ne jamais avoir été autant déçue, trois ans entre Holy Wood et The Golden Age of Grotesque se sont passés, le groupe aurait donc pu s'appliquer mais non il n'en est rien. On est bien loin du fabuleux Antichrist Superstar, on peut proner être une rockstar et sortir des bides et oui car c'est bien de cela qu'il s'agit...
Musicalement j'ai eu beau écouter et réécouter il n'y a rien une lassitude s'installe les riffs se ressemblent tous, et puis les musiciens où sont-ils à écouter cela on pourrait penser que le groupe ne se compose que du chanteur d'ailleur qui sont les musiciens au juste hum...... La seule musique que j'ai apprécié est Tainted Love alors bon que dire de plus...
This Is the New Shitt aurait bien du être le titre de l'album vu son contenu médiocre...

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