Mechanical Animals

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16/20
Nom du groupe Marilyn Manson
Nom de l'album Mechanical Animals
Type Album
Date de parution 14 Septembre 1998
Membres possèdant cet album782

Tracklist

DISC
1. Great Big White World 05:01
2. The Dope Show 03:46
3. Mechanical Animals 04:33
4. Rock Is Dead 03:09
5. Disassociative 04:50
6. The Speed of Pain 05:30
7. Posthuman 04:17
8. I Want to Disappear 02:56
9. I Don't Like the Drugs (But the Drugs Like Me) 05:03
10. New Model N°15 03:40
11. User Friendly 04:17
12. Fudamentally Loathsome 04:49
13. The Last Day on Earth 05:01
14. Coma White 05:38
DVD (Australian / Korean release)
Video-clips
1. The Beautiful People
2. The Dope Show
3. Sweet Dreams
Total playing time 1:02:30

Chronique @ Lordmike

12 Janvier 2010
En 1998 Marilyn Manson sort son 3ème album (Smells Like Children n'est pas un album, faut pas déconner) Mechanical Animals.
Pour cet album Brian Warner s'est crée un tout nouveau personnage du nom de Omega. Ce personnage comme tout les personnages que s'est crée Manson va donner son essence à ce disque. Chaque album est une sorte de concept album en un sens. Chaque album représente une ère musical du groupe.
Celui ci est certainement le plus doux que le futur révérend de l'église de Satan ait fait.
Par contre pour ce qui est de la qualité des chansons il est un poil convaincant que son prédécesseur qui était il faut bien le dire une merveille.
Il sera pourtant vendu à plus de 8 million d'exemplaires et sera le second plus grand succès du révérend.

Commençons par les paroles. Le thème récurrent de cet album est une anti apologie de la drogue ("The Dope Show", "I Don't Like The Drugs", "Coma White" et tout au long du livret de l'album).
Chose que les détracteurs de Manson ont pris au premier degré et ont ensuite accusé le chanteur d'encourager les jeunes à prendre diverses drogues plutôt dures.
Enfin bon ce genre de choses ne changera jamais on est habitué maintenant à ce que les gens trouvent toutes les opportunités possibles pour cracher sur le Metal (Manson est leur cible favorite).
On remarque aussi le titre "User Friendly", titre qui parle explicitement de sexe, un autre thème cher à Manson.

Passons à la musique maintenant, qui comme dit plus haut est plus douce que ceux à quoi nous avait habitué le chanteur.
Certains passages sont vraiment très mélodiques comme "Disassociative" ou encore "Coma White" alors que d'autres restent tout de même très Rock tel que "Rock Is Dead", "New Model No. 15" ou encore "Posthuman".
Dans ce disque Manson développe une ambiance générale franchement mélancolique entrecoupée par ces quelques titres qui bougent bien afin qu'on ne fasse pas une dépression à la fin du disque.
Attardons nous un peu sur ce côté désenchanté et sombre. Cet ambiance qui forme l'âme de ce disque est crée par des éléments qui n'était pas présents auparavant. Tout d'abord les tempos se sont majoritairement bien ralentis, les guitares enchainent des arpèges neurasthéniques d'une incroyable légèreté.
Ensuite Manson n'a pas été exploité sa voix de la même façon que sur les autres albums, elle aussi a été ralentie et son côté rauque a été quelque peu effacé pour ne pas donner trop de lourdeur à l'ensemble.
En plus de tous cela l'ambiance est telle que par moment on a l'impression d'être sous l'emprise des substances que nous décrit Brian Warner. Tous les rajouts électroniques tels que les samples ou encore certains passages de claviers nous plongent directement dans ce grand monde tous blanc dont Marilyn Manson nous conte l'histoire.
Comme par exemple le solo de basse en intro de "User Friendly" (et oui c'est de la basse).

Mais malheureusement comme expliqué plus haut ce disque comporte des faiblesses. Cet album côtoie des titres excellents comme "Great Big White World", "The Last Day On Earth", "Disassociative", "Rock Is Dead" ou encore "Coma White" à des titres franchement moyens comme "Posthuman", "I Don't Like The Drugs (But The Drugs Like Me)" ou encore "I Want To Disappear". En fait le point mort de cet album se situe au cœur du disque ce qui est un peu embétant car on est cassé dans notre élan en plein vol sur trois titres d'affilés.
Mis à part ça l'album fonctionne vraiment bien (le passage de "The Dope Show" à "Mechanical Animals" et ensuite de "Disassociative" à "The Speed Of Pain" est tout bonnement génial, on croirait n'avoir à faire qu'à un seul titre à chaque fois).

Sinon côté production rien à dire, Nothing Records à encore fait un travail exemplaire. Le label a réussi à donner un son particulier à cet album, ils ne ressemble à aucun autre de la discographie de Manson (en même temps chaque album du révérend à un son bien particulier).
Un son très léger et planant, en adéquation totale avec les compositions.
De plus le label ne s'est pas préoccupé que du style de son, il a également mixé tous les instruments exactement où il faut. Tout se retrouve à sa place, rien n'est en retrait, chaque effet est mis en avant au moment propice le tout aidé par une qualité irréprochable.

Conclusion : Un très bon album de Marilyn Manson, un des meilleurs de sa discographie (le meilleur étant Antichrist Superstar). Bien que handicapé par un trio de titres qui cassent un peu le rythme de ce disque l'auditeur est comblé.

Ce sera 15/20 pour moi.

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Malantis - 12 Janvier 2010: Un bon album du révérend effectivement. Tu a bien fait le tri entre les perles mélancoliques et les morceaux plus dispensable. Je pense néanmoins que c'est Holy Wood le sommet de la discographie de Manson et non Antichrist mais bon c'est un autre débat.

Très bonne chro, elle correspond exactement au ressenti que j'avais sur cet album à l'époque.
Lordmike - 12 Janvier 2010: Merci de vos compliments :).

Un très bon album avec ses hauts et ses bas.
Lordmike - 05 Mars 2013: Exactement, c'est quand on réécoute et qu'on pense à ça que ça fait mal au cul de voir ce qu'il fait aujourd'hui.
 
heavyjos84 - 05 Fevrier 2020:

tres belle chronique et je pense pareil,moi ca me pris du temps a aimé car j'etais habitué au precédent album et ce manque d'agressivité et j'ai meme acheté et vendu plusieurs fois avant de me rendre compte apres la troisieme fois a acheté j'ai finalement adoré apres m'avoir concentré a écouté a plusieurs reprise pour voir la qualité de cette album a part ces quelque titres pas trop fureur, maintenant il fait partie de mes meilleurs album de manson

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Chronique @ bojart

21 Avril 2010
Succéder à un album aussi culte que « Antichrist Superstar » n’est pas une mince affaire. Pourtant, Marilyn Manson ne mit que deux ans pour changer de producteur (Micheal Beinhorn remplace Trent Reznor), laissé partir Daisy Berkowitz (celui-ci rejoindra Jack Off Jill, groupe fondé par une proche de David Lynch à l’époque), engager le génialissime John Lowery plus connu sous le pseudo de John 5 et enregistrer son quatrième album studio, baptisé « Mechanical Animals ». Durant cette période, notons que le révérend livra deux de ses meilleurs morceaux hors du circuit officiel : « Apple of Sodom » (la version live bien sûr !) et « Long Hard Road Out of Hell » et, pour ma part, je regrette que le groupe n’ai pas attendu 1999 pour sortir « Mechanical Animals », ainsi nous aurions peut-être eu le plaisir d’entendre le très bon « Astounding Panorama of Endtimes » (et le solo de folie de mr.John 5) sur la galette. Enfin bon, passons…

De prime abord, j’aimerais attirer votre attention sur le lien étroit qui pourrait lier « Mechanical Animals » à «The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars », l’un des chefs-d’œuvre de David Bowie. Le chanteur anglais s’étais grimé en extra-terrestre glamour et froid du nom de Ziggy Stardust, et il racontait à l’époque l’odyssée d’un être venu d’ailleurs. Dans « Mechanical Animals », Marilyn Manson est maquillé et déguisé en alien chic et choc. Son personnage se prénomme Omega et fait partager son point de vue ironique voire cynique sur le show-business, sur l’état de la Terre, sur l’être humain et aussi sur Marilyn Manson lui-même. « Mechanical Animals » est en partie une métaphore géante sur le succès d’ « Antichrist Superstar » et ses conséquences : sur médiatisation, interviews à gogo, concerts dans des stades à guichets fermés et rechute sur rechute (cocaïne et alcool principalement), tout ceci exprimé dans des chansons post new-wave et pop électro. « Mechanical Animals », c’est aussi un profond et véritable travail sur soi-même. Une autocritique de Brian Warner sur Manson, cela exprimé dans des chansons à la fois indus rock et gothico-atmosphérique. Suivez-moi, métalleux et mansoniens, dans le monde déjanté et décalé du Marilyn Manson de la période 1997-1999 !

Je coupe la pomme en deux (comme dit Manson dans « Apple of Sodom ») en vous parlant en premier lieu des morceaux que j’ai franchement aimé dans cet album particulier, et ce, par ordre de préférence :

L’émouvant « The Last Day On Earth », dans lequel la beauté du texte de Manson, mélancolique et poétique, s’accorde à merveille à la sublime composition faite d’un riff de guitare tendre et fragile, d’un synthétiseur bien présent et d’une batterie couplé à une boîte à rythme.Le résultat est superbe, aussi sobre et sensitif qu’une mélodie de fin du monde. Dans un toute autre registre, « User Friendly », analyse d’une ironie cinglante et pourtant abstraite du showbizz américain. Tout, dans ce titre, est insolite ! De la production mêlant pop new-wave et glam’ métal à Marilyn Manson parlant au travers d’un filtre robotisant et féminisant sa voix au maximum en passant par le ton humoristique du chant de l’artiste. Le concept est assez chouette sans être « prise de tête »

Parlons maintenant de deux chansons ne faisant qu’une. Pour commencer, sur une compo électronique et une jolie partition de guitare, « Disassociative », ode troublante dédiée à notre planète bleue et à l’espèce humaine (et son avenir). Un somptueux morceau traversé par un refrain de haute qualité, John 5 et Zim Zum, tous médiators dehors, guidé par les baguettes de Ginger Fish pour un réel moment d’émotion. Un hymne écolo avant l’heure replaçant l’homme par rapport à la Terre. « The Speed Of Pain » est indissociable de « Disassociative » car ici, la chanson remet l’homme dans son rapport à lui-même. La guitare acoustique de Twiggy Ramirez commence ce titre terriblement poignant de par sa composition allant crescendo, mais toujours avec subtilité et maitrise. Que dire du duo percussions/ guitares lancinantes nous laissant découvrir un Manson doté d’une qualité vocale supérieure à celle qu’il avait du temps d’ « Antichrist Superstar » ? Tout simplement bluffant !

Pour finir avec les titres que j’ai apprécié le plus, en voici trois : le vigoureux « Rock Is Dead », critiquant ouvertement la société américaine empourprée dans ces contradictions et ses symboles (les talk-shows et la religion), le stupéfiant « Mechanical Animals » où Manson fait une nouvelle fois démonstration de ses vocaux magnifiques sur une compo plutôt réussie, l’histoire narré est touchante et lyrique (l’histoire d’amour entre deux robots) avec cette phrase significative à la fin : « I’m just a boy…playing the suicide king » un garçon jouant au roi du suicide, c’est-à-dire Manson lui-même, jouant avec sa vie tous les jours en sniffant et buvant à l’envi. Et puis, il y a le grand-guignolesque « The Dope Show », moquerie cynique sur fond de mid-tempo jazzy rock. La cible de cette satire ? Les stars du rap et du rock-métal enfermées dans leurs bulles toxicomaniaques.

Côté déceptions, il y en a eue pléthores ! Le mièvre et mou « The Great Big White World » ( de la vraie guimauve), l’électro-indus irritant « Posthuman », méga répétitif et lyriquement peu inspiré, « I Don’t Like The Drugs [But The Drugs Like Me], obsédant dans le mauvais sens du terme avec ses chœurs gospel pathos, l’entêtant et inutile « New Model no.15 », pompant ardemment sur le célèbre air de la chanson « My Sharona » des Knack, sortie en 1979 je crois et enfin (enfin !) « Fundamentally Loathsome », dont la compo est trop timorée pour un texte de toute façon, extrêmement abstrait.

Vous, chers mansoniens, si vous n’avez pas encore « Mechanical Animals », je vous le conseille car il montre une autre facette de la personnalité de Manson. Pour les autres, vous pouvez vous contenter des deux classiques de Marilyn Manson : « Antichrist Superstar » et « Holywood »

Bj

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rambo53 - 21 Avril 2010: Très bonne chronique en plus tu prends le temps de t'attarder sur les textes sans trop les dévoiler ce qui nous donnes envies d'aller les découvrir.
Sinon moi j'ai bien aimé "great big white world" que je trouve mélancolique, mais là c'est mon côté romantique qui parle...
Celldweller55 - 21 Avril 2010: Merci pour cette belle critique. Ça me donne envie de l'ajouter à ma collection, je ne l'avais pas celui-ci.
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Chronique @ TasteofEternity

03 Fevrier 2020

On a brûlé Pétassou !!!

Elle est revenue toute proprette et bien lisse la Marilyn en 1998 !!! Que de changements, l’Antéchrist s’en est allé, et l’Androgyne est arrivé. Ça en fait du monde à l’intérieur de ce petit corps malingre, mon cher Brian. Bon, hormis le fantasme très répandu de vouloir partager un moment avec une « madame zizi » alias papa, qu’est-ce qui a changé dans l’univers de notre décérébré préféré, qui a réussi à se foutre à dos toute la bien-pensance du « monde libre » en un peu moins de deux ans à l’époque ?

Un état des lieux s’impose, parce qu’un ménage de printemps semble avoir balayé une partie de l’escouade. Exit Trent Reznor, l’homme dont on ne sait pas trop à quelle hauteur il a contribué au monstrueux son d’Antichrist Superstar, étant donné que les versions divergent selon les camps interviewés. Mechanical Animals permettra sûrement d’apprécier avec plus de précision le rôle des uns et des autres, au-delà d’un contexte différent. Manson ne quitte pas la maison de Reznor sans prendre quelques souvenirs au passage : il embarque dans ses valises un homme de talent en la personne de Sean Beavan, d’abord pour le Antichrist Superstar World tour, puis pour enregistrer et coproduire Mechanical Animals. Ce dernier accompagnait Reznor dans NIN depuis 8 ans, puisqu’il a mixé les démos de ce qui allait devenir Pretty Hate Machine. Exit également Zim Zum, pour problème de drogue : c’est une blague, j’espère ? Il faut un motif valable pour virer un mec ! Non, pas aux States, et surtout pas dans un groupe de rock. Le plus beau, c’est que le gars est crédité sur pas moins de 8 des 14 morceaux du nouvel album. Vas-y compose et enregistre mon pote, je te débarque au prochain arrêt. Tout comme Daisy Berkowitz avant lui, un zicos par album mis au placard, cela reste raisonnable, et ça met un peu de piquant pour ceux qui restent. La question n’étant pas qui, mais quand ? Et de fait on souhaite la bienvenue à Michael Beinhorn, au poste de producteur : musicien dans les 80’s devenu producteur, notamment pour Soundgarden, sur Superunknown, pour Ozzy, sur Ozzmosis, et la même année que Mechanical, pour Hole, sur Celebrity Skin. Bienvenue également à John5, alias John Lowery, qui vient tout juste de sortir du projet 2wo, dirigé par Rob Halford secondé par Trent Reznor, le monde est petit ; mais qui ne touchera pas une bille sur Mechanical Animals en fait. Parmi les guests, Dave Navaro fait une courte apparition pour un solo de guitare, Danny Saber, sur quelques lignes de claviers, et la chère et tendre du patron, Rose McGowan pour des chœurs. On a beaucoup glosé sur le rôle de Billy Corgan, son influence, bon, soyons sérieux, le monsieur est dans la thanklist et nulle part ailleurs, donc on n’ira pas plus loin sur le sujet. En revanche, il y a un artiste, dont l’ombre plane sur cet album, qui n’est ni crédité, ni remercié, et qui est pourtant l’alpha et l’omega de l’album, de la pochette, en passant par la musique, jusqu’à certaines intonations dans la voix, c’est David Bowie.

La première écoute de cet album est déconcertante lorsqu’on a passé un certain temps sur Portrait et Antichrist Superstar. La violence et la décadence originelles ont cédé la place à un rock teinté de pop chargée en samples et claviers aux rythmes langoureux. Qui a aimé se vautrer dans le punk/metal cradingue et dégénéré du départ aura du mal à avaler la pilule, tant le groupe a perdu en intensité, et en impact pour travailler sur des mélodies éthérées, des rythmiques allégées, tout en rondeur, des guitares certes saturées, mais saturées à quoi ? La guimauve ! Le temps de se remettre la tête à l’endroit, un rail de coke, une rasade de ‘sky, attendez, c’est thérapeutique, uniquement pour s’éclaircir les idées, et on repart au bal, alors non pas avec une masse, mais une baguette magique cette fois. Histoire de faire ton sur ton, et de jouer avec notre nouvelle copine, mais si la rouquine avec des couilles.

En ralentissant le tempo, et en allégeant les guitares, MM emprunte une voix hybride entre glam et pop acidulée aux samples et autres effets. La mixture obtenue a beau faire de l’œil à Ziggy Stardust de David Bowie ou au T-Rex de Marc Bolan, il lui manque une dramaturgie, un ton grave et désespéré, pour réussir à raviver une flamme oubliée. Que peut-on sauver dans cette fête foraine insipide ? Un des très rares titres qui ne soient pas racoleurs, "The Last Day on Earth", brillant par son contraste entre guitare acoustique et ses samples/claviers ultra modernes. "Mechanical Animals" qui, placé juste derrière "The Dope Show", donne l’impression de redynamiser un début d’album mou au possible. Le simplissime mais percutant "Rock Is Dead" présent en tête de gondole sur la B.O. de Matrix.

Dans la construction des morceaux, la guitare acoustique prend une place inattendue, assaisonnée de différentes façons, soit avec des chœurs comme sur "Speed of Pain", ou avec samples et claviers comme sur "Last Day on Earth", ou encore "Coma White". Le résultat est intrigant sans pour autant être convaincant, Life on Mars ? a encore de beaux jours devant lui. Une autre explication possible à l’enlisement de l’ex-révérend, prenez le temps lors de votre prochaine écoute, pour apporter un peu d’impact dans ses chansons, MM breake systématiquement avant d’essayer de repartir sur ses refrains, un effet de manche qui pourrait fonctionner de manière discrète, mais à répétition, la ficelle en devient prévisible. En définitive Mechanical Animals manque de consistance, l’opener et le finish en sont la plus pure illustration, mais surtout d’une vision qui ne fasse pas passer cet album pour un ensemble aseptisé aux relents intimistes sans profondeur. Le cynisme dilué à la pop n’impactera jamais aussi fort que le mollard verdâtre qu’a pu être Antichrist. Marilyn Manson est devenu inoffensif dans tous les compartiments du jeu, visuel, musical, idéologique. Le prix pour faire carrière ? A moins que cela s’appelle la maturité, autrement dit le renoncement à ses idéaux…

On a bien compris depuis un petit moment que MM est plus un provocateur qu’un innovateur, mais cela ne peut pas tenir sur la longueur. Après Alice Cooper, Marilyn pompe cette fois David Bowie sans réussir à en extraire la substantifique moelle. Le verdict est cruel : recalé, gorge profonde non maîtrisée ! Mechanical Animals révèle plus de failles qu’il ne rassure sur l’avenir d’un phénomène de foire qui ne doit plus faire peur qu’à lui-même. Ceux qui attendaient une étape supplémentaire dans le transgressif et le freakshow en seront pour leurs frais. Concernant le débat sur l’influence de Trent Reznor sur Antichrist, et certains de ses propos qui prétendaient que Manson désirait à cette époque s’orienter vers un son plus pop, ils prennent d’un coup plus de relief à l’écoute de cet album.

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Commentaire @ Ruthanie

06 Janvier 2007
Le fait que Marilyn Manson soit un groupe trop commercial et ayant trop de succès fait sans doute sa mauvaise réputation, outre bien sûr les tribulations du chanteur. Brian Warner s'est créé un personnage qui fait, comme il a été très justement dit, peur au commun des mortels et pitié aux "vrais" métalleux.
Pourtant, je pense être une vraie métalleuse et j'apprécie beaucoup ce groupe (pour ne pas dire je l'adore, exception faite de leur dernier album).
Sur Mechanical Animals, on trouve des chansons très sympathiques, agréables à l'oreille et bien disposées, de manière à ce que l'on ne puisse se lasser de les écouter.
"This is the great big white world" commence d'une manière assez calme mais entraînante, une chanson assez ambivalente, douce et dure. "The Dope Show" nous montre le potentiel vocal de Brian Warner et de son timbre délicieusement rauque, "Mechanicals Animals" et sa partie instrumental d'introduction est une sorte de ballade qui peut donner l'impression de naviguer dans une bulle de coton éphémère, on s'endormirait presque comme un bienheureux. Toutefois on est bel et bien réveillé par l'énergique "Rock Is Dead". "Disassociative", deuxième ballade de l'album quoiqu'un peu plus énergique, a des paroles intéressantes et musicalement parlant est très sympathique, changeant par rapport à ce qu'on entend habituellement. "Speed of Pain" est basé sur une rythmique à la guitare répétitive certes mais pas énervante du tout, la chanson reste assez calme. "Posthuman", dans la même lignée que "Rock Is Dead" nous réveille de notre léthargie et nous emmène dans un morceau accentué par une batterie et une guitare très toniques. Tout aussi rythmé, "I want to disappear" est toutefois plus dans un tempo déjà vu. "I don't like the drugs" n'a qu'un défaut, ses paroles un peu répétitives. "New Model n°15" semble au début reprendre l'album et s'essouffler, mais loin s'en faut ! Un beau morceau progressif à la rythmique entraînante. Après quelques autres morceaux sur lesquels il n'y a rien de particulier à signaler, l'album est clos par "Coma White", magnifique chanson plutôt douce et pleine de sens. A noter : Rose McGowan, alors fiancée de Marilyn Manson, joue dans le clip de "Coma White", et cette chanson a une soeur jumelle, "Coma Black".

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