Le sens de la vie, le cycle de génération. C'est un peu ce que représente le Heavy
Metal. Les vieux laissent place aux jeunes, pour prendre la relève et c'est ainsi que le Heavy
Metal continue son chemin. Un grand nom du Heavy
Metal a pris la relève, totalement inconnu dès ses débuts, mais qui a marqué le monde entier. Maître incontesté et génie inné, Tobias Sammet est un mythe à lui seul. Petite taille, tenue classe, lunettes de soleil inutiles, tout est là pour en faire une légende vivante. Jeune, beau, charismatique, c'est tout pour plaire aux jeunes filles. Alors à peine âgé de quatorze ans, Tobias et ses amis fondent
Edguy, groupe maintenant phare de la scène
Metal. Le commencement du groupe est comme même assez confus, morceaux plats et immatures. Mais les années passent et viennent alors les diamants qui feront de Tobias et sa bande un groupe qui sortira à jamais de l'inconnu. L'Opéra de la Vaine Gloire, le Théâtre du Salut, deux pièces d'or inégalables. C'est là, que la légende va naître. Contre toute attente, il fonde en 2000 un Opéra
Metal nommé
Avantasia. Le succès va redoubler, via les deux superbes
Metal Opera. Mais les années passent, le troisième album arrive,
The Scarecrow, tournant dans la vie du projet/groupe. L'évolution musicale est arrivée, le génie redouble, prêt à faire de nouvelles choses... même de sortir un DVD
Live...
Quatre heures au Paradis
Cette phrase est à elle - même le contenu de la chose. Les deux DVDs, qui font près de deux heures, donnent une longévité de près de quatre heures. Et ces heures sont d'une beauté remarquable. Passant d'un gigantesque concert à un documentaire croustillant et attachant (dont je ne parlerais pas, malheureusement), Tobias Sammet ne plaisante pas avec les éditions limitées. Oui, car en effet, il y a une édition limitée, celle que je me devais de posséder et de, bien sûr, présenter dans une chronique qui se doit de vous montrer l'aisance sur scène de notre ami Sammet et de ses compères, le tout dans un concert incroyable. Vous savez, on a souvent dit que Sammet était complètement taré, que ce n'était qu'un gamin pervers sortant des albums pour se la jouer. J'approuve, il est peut- être un peu taré. Mais soyons un minimum sérieux. S'il sortait des albums pour se la jouer, on l'aurait vu dans La Nouvelle Star, ou encore ces trucs pour adolescentes maquillées de la tête aux pieds pour aller prendre les mecs tombant comme un papillon dans le filet. Il est un peu cinglé, mais c'est un génie comme il n'y en a plus maintenant. C'est un des chanteurs les plus charismatiques de la scène Heavy
Metal, on ne pourra plus le cacher, ni même le désapprouver ! De plus, il ne se moque pas de ses fans ! Rappelez-vous, cette édition magistrale des deux
Metal Opera, ensemble, dans un boîtier d'or ! Deux albums dantesques méritaient un ensemble dantesque et il était la personne la mieux placée pour le savoir. C'est une tête tenant sur une seule de ses deux épaules certes, mais c'est une grande tête et une tête remplie malgré les apparences. Et il le prouve en sortant, il faut bien le dire, un putain de coffret d'un concert inoubliable. Inoubliable... tel est le mot.
From the cradle to the fucking
Avantasia Live DVD !
Twisted Mind, c'est un peu comme avoir une bombe dans les mains. Elle explose et vous dans le lot. C'est bien le cas ici. Les riffs détonnent à peine et le public allemand (du Wacken) explose au sein d'une «dance» très classique de Tobias Sammet. Non malheureux de se faire parvenir une tenue vestimentaire elle- même explosive, le teuton enflamme à lui seul le public allemand déjà en extase rien que par leur chance d'être présent. Notre ami Sammet est toujours aussi communicatif avec son public et il le prend en ablation dans un refrain allant comme une flamme dans les oreilles de l'horizon. N'hésitant pas à montrer son propre chef (c'est - à - dire le cerveau) pour faire sans doute comprendre à tout le monde qu'il a l'esprit tordu. Le maître d'
Avantasia n'a pas décidé de cacher sa bonne humeur habituelle. Le public répond toujours, en hurlant jusqu'à ce que la gorge sorte aux éclats, aux mots de Sammet et tout ça fait ressortir le côté vraiment communicatif de la bête de scène qu'il est. Globalement, le morceau est joué de la même façon qu'au studio, mais cette version live écrase tout sur son passage et en devient supérieur. Il n'y a pas de chemin pour échapper à la braise de ce morceau.
Le break énorme de
The Scarecrow, suivant l'Esprit Tordu, est d'une qualité à se tremper les parties dans de l'eau glacée. C'est là que la braise de
Twisted Mind vient se poser sur le morceau épique et tonitruant du Maître Tobias.
Seul le break, à lui seul, peut parler du titre. Un moment émotionnel, où les guitares, excellentes, maîtrisées par Sascha Paeth et Ollie
Hartmann, montrent qu'elles en ont dans les cordes. Une partie dantesque, peu d'autres mots peuvent la définir. Le titre se finit comme dans l'album, rapidement, efficacement, avec ce refrain tellement accrocheur qu'un édenté en perd ses dents. Le concert vient de commencer depuis près de vingt minutes et on sent déjà que c'est la fête dans tout son corps. Une jouissance extrême, sans doute, parvient à celui ou celle qui pose le regard sur cette qualité musicale. Passons dans les contrées de la République Tchèque, où l'ambiance est folle et où les fans sont fous, Tobias lui - même l'a dit : « You're absolutely insane ». On arrive ici, donc, en République Tchèque, pour un
Inside au combien marquant. Tout le public chante haut et fort le refrain de cette jolie ballade. Tobias est accompagné de son ami André Matos, qui arrive également à mettre la foule à ses pieds. Les deux hommes n'hésitent pas une seconde à montrer au public leurs performances vocales. A tour de rôle, ils essoufflent leurs voix avec une note aiguë (Tobias ayant fait la même chose avec
Edguy). Le public est réjoui d'une telle maîtrise. Et là, notre cher Tobias annonce au public tchèque la grande nouvelle...
«Hey, la République Tchèque. Nous enregistrons un DVD
Live d'
Avantasia, ici, cette nuit ! »
L'explosion, la joie, les cris. Un public fou. C'est là alors que Tobias demande au public de chanter le refrain. Incroyable ! Une nappe de voix, une explosion de voix, chante tout le refrain. Un grand moment du concert, avec surtout un André Matos terriblement charismatique, jouant tout aussi bien avec le public qu'avec Tobias. Une solidarité entre public et artistes, c'est un grand moment d'émotion. Bijou suprême qu'est ce morceau en live ! Vous l'aurez compris, les meilleurs moments se passent en République Tchèque, d'autant que les ballades sont très bien interprétées. Pourquoi ferais-je l'impasse sur The Story Ain't Over, avec un gigantesque
Bob Catley au micro. Toujours friand de bonne humeur et de gestes faisant ressortir sa personnalité, le chanteur de
Magnum nous offre une prestation sans failles et sans encombres. Avec son ami Tobi, il prend tout dans ses bras, grâce à si belle voix, dans une course effrénée. Le refrain est tout à fait... majestueux. La larme roulera sur votre joue sans que votre main réagisse. On ne pourra pas non plus s'empêcher de reprendre en choeur le dit refrain, tellement le moment est beau et sincère. Un pur bonheur !
On passera ainsi des bombes telles que
Shelter from the
Rain (où
Bob Catley nous montre tout son talent pour le lever de jambes), ou encore aux titres plus simplets tels que
Lost in Space, où Tobias nous montre également un talent : l'escalade. Et oui, il n'hésite pas à montrer sa folie ! Tout en chantant, il va grimper comme sur une échelle sur les sortes de piliers qui maintiennent les projecteurs (et d'ailleurs, quel jeu de lumières énorme !). C'est tout à son honneur, il ne s'est pas écrasé comme une crêpe. Il redescend ensuite... devant le public ! Moment juste énorme, où l'humour invisible est de la partie.
« Vous me voyez, la République Tchèque ? ! Je sais, je suis un peu petit, mais la taille n'est pas un problème. Hé, attendez une minute, les gens de derrière ne peuvent pas me voir ! Salut ! Salut ! ». Vient après ça le titre I Don't Believe in Your Love, où la prestation d'Ollie
Hartmann est parfaite. Sa voix si particulière est un grand atout sur ce titre. Les « No, Non, No ! » sont jouissifs et cela se voit très bien. Mais, même en live, le titre reste un peu faiblard, bien qu'il soit excellent dans sa construction. Maintenant, voyageons dans le futur, jusqu'au grand final du concert, sans doute la plus belle chose que je n'ai jamais vu... « C'est plus que nous nous attendions de voir. Putain, vous êtes absolument incroyables, Merci la République Tchèque ! »
Ça y est. C'est la folie dans le public. Les cris et les acclamations se succèdent, un véritable nid de fourmis gigote en tous sens. C'est visiblement l'heure des présentations pour Tobias et il n'hésite pas à présenter tous les petits humains sur la scène. Toujours avec ironie et humour, notamment sur la présentation de Felix Bohnke, le batteur d'
Edguy... « Il n'est pas seulement l'homme avec la plus petite queue du monde ! Il est le plus grand batteur du monde, le seul batteur au monde. Notre batteur ! Felix Boum-Boum Bunny Bohnke ! ». Le grand Felix se lève, comme un roi se présentant au peuple, pour montrer que malgré son corps ruisselant de sueur, il est toujours de la partie, toujours énergique, toujours là à battre sa grosse caisse. La présentation des membres continue avec à chaque fois les acclamations du public tchèque. Bien sûr, Tobias a pensé à tout et lui - même a le droit d'être présenté. Ne pouvant pas le faire lui - même, son ami Ollie
Hartmann s'occupe de tout. « Je veux vous entendre crier, connaissez vous ce gars ! » Le public répond avec une intensité. L'accueil de la République Tchèque pour Tobias est monstrueux. Une vague d'émotion s'abat alors sur le lutin et je pense, que s'il en aurait eu le courage, il aurait versé une larme de bonheur. Il remercie avec émotion son public, avec des mots sortant de coeur d'or. Car oui, Tobias Sammet, le lutin metalleux, à un coeur d'or, même s'il ne s'en rend pas compte....
Le concert se termine sur un medley splendide.
Sign of the
Cross, surtout remarqué par la remarquable prestation de
Magnum Lande, fait ressortir l'époque des hymnes épiques. On ne peut pas vraiment parler de ce titre, vu que le refrain de The
Seven Angels arrive d'une façon surprenante. Tout le monde se réunit pour le grand final, le grandiose, l'épique. Felix Bonhke n'a jamais eu autant de sueur sur son visage, c'est impressionnant. Les voix combinées offrent un résultat magistral à un refrain frôlant déjà la perfection. Un final qui m'a forcé à verser une larme de tristesse et d'émotion. «Merci la République Tchèque !». Et c'est ainsi que
Avantasia tire sans doute sa grande et non sans émotion dernière révérence. Il restera toujours dans les mémoires, surtout grâce au génie incontesté qu'est le « grand » Tobias Sammet. Il a su mettre toutes les chances de son côté et finalement nous surprendre pendant toutes ces années. Un grand DVD live, une dernière larme sur le sol...
18/20...
Sinon, j'espère bien que cet opus sera mien sous peu, il m'a l'air d'être bien... précccieuuux...
Par contre, petit bémol que j'ose publier, un peu déçu de trouver autant de mots anglais, d'anglicismes -sans parler des titres, cela va de soi- dans ta chronique. J'aurais sûrement été moins déçu si elle n'avait pas été signé Eternalis, mais vu l'effort que tu as fais pour nous offrir ce commentaire, crois bien que c'est pardonné.
Mais quand s'arrêtera-t-il, ce Tobias, et où ?
LONGUE CARRIERE A LUI ET QUE SON PRESTIGE JAMAIS NE TERNISSE !!! -je prendrais bien un bock de bière pour faire mon nain bout-en-train ;)
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