The Final Countdown

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Nom du groupe Europe
Nom de l'album The Final Countdown
Type Album
Date de parution 1986
Enregistré à Powerplay Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album399

Tracklist

Re-Issue in 1989, 1990, 2002 and 2009 by Epic Records. Re-Issue in 1990, 2001, 2002, 2004 and 2013 by Sony Music. Re-Issue in 2001 by Legacy Recordings.
1.
 The Final Countdown
 05:10
2.
 Rock the Night
 04:06
3.
 Carrie
 04:31
4.
 Danger on the Track
 03:45
5.
 Ninja
 03:46
6.
 Cherokee
 04:14
7.
 Time Has Come
 04:01
8.
 Heart of Stone
 03:46
9.
 On the Loose
 03:09
10.
 Love Chaser
 03:32

Bonus
11.
 The Final Countdown
 05:11
12.
 Danger on the Track
 03:59
13.
 Carrie
 04:39

Durée totale : 53:49


Chronique @ Loloceltic

11 Avril 2013

Un album incontournable comme très peu de groupes ont eu la chance de pouvoir écrire.

Après 2 albums d’un Hard Rock efficace et flirtant légèrement avec le Hard FM, Europe va sortir un album qui réussira à la fois à diviser les amateurs de Hard-Rock et à leur rallier un grand nombre de personnes jusqu’alors insensible à ce style musical. Car c’est bien d’un énorme succès commercial qu’il s’agit, en particulier grâce au titre éponyme, sorti en single et dont le monde entier a un jour fredonner la légendaire introduction aux claviers.

Et pourtant, quelle polémique dans le landernau métallique ! D’un côté, un grand nombre d’headbangers regrettent le style des 2 premiers albums du groupe et crient à la trahison aux sirènes commerciales. Difficile de leur donner complètement tort lorsque quelques recherches permettent de constater que Joey Tempest a composé la quasi-intégralité de l’album avec l’objectif plus ou moins reconnu de toucher un public plus large et de s’imposer sur les ondes. Il ira même jusqu’à avouer s’être inspiré du morceau "Too Wild" de ses compatriotes de Treat pour composer l’un des autres tubes de l’album, à savoir, le très rock’n’roll "Rock the Night" au solo de guitare incendiaire. D’autre part, le seul titre dont le grand blond partage l’écriture est la ballade "Carrie", elle aussi un succès radiophonique et pour laquelle le clavier Mic Michaeli a donné un coup de main. Voilà qui, en plus du tube interplanétaire que fût, et qu’est encore, "The Final Countdown", fait beaucoup pour les intégristes de la chapelle Metal. Ces derniers argumenteront que face à la place prépondérante donnée aux claviers par rapport aux guitares, John Norum abandonnera le navire car n’acceptant pas ces concessions. C’est d’ailleurs son remplaçant, Kee Marcello, qui apparaîtra sur le clip vidéo de "Rock the Night".

Seulement voilà, d’autres amateurs de sensations métalliques opposeront à cette vision des choses, celle d’une ouverture permettant d’amener de nouveaux amateurs à découvrir notre musique favorite. Car après tout, quel peut bien être l’intérêt de vouloir garder cet art pour quelques amateurs avertis sans le faire découvrir à des oreilles non initiées. Et puis, le succès commercial ne veut pas forcément dire une trahison du style et cet album en est la preuve. En effet, en dehors des ballades un brin mielleuses ("Carrie") ou finissant par tourner en rond ("Time Has Come"), Europe nous offre 8 titres de Hard FM dynamique voir catchy. Nous ne reviendront pas sur les 2 tubes précédemment cités. Par contre, il serait dommage d’oublier le percutant "Danger On The Track" où les claviers à la Deep Purple partagent un excellent solo avec la guitare. Dans la même veine, "CHerokee" bénéficie d’un refrain efficace et traite du calvaire du peuple indien cité. Voilà qui a le mérite de ne pas nager dans l’eau de rose. Quant à "Heart Of Stone", il s’appuie sur une rythmique lourde pour nous servir un Hard FM musclé doté d’un refrain immédiatement mémorisable, et là aussi, John Norum nous offre un solo gorgé de feeling.

Les Suédois sont également capables d’accélérer le rythme sur "Ninja" ou "On the Loose" et ainsi, de proposer un Hard FM rapide que Tobruk n’aurait pas renié. Les claviers restent omniprésents et sont étoffés par des chœurs particulièrement bien dosés. Chaque solo distillé par Norum est une véritable pépite et nous fait regretter son futur départ. Seul "Love Chaser" baisse un peu de niveau en fin d’album,. Il faut dire qu’il est particulièrement handicapé par un riff de clavier assez proche de celui du titre éponyme, ce qui n’en fait pas un mauvais morceau pour autant, mais la ressemblance reste difficile à oublier.

Au final, cet album sera un succès phénoménal qui aura un double effet sur la carrière de Tempest et consorts. Le côté positif fut de mettre le groupe sur le devant de la scène musicale et d’en faire le challenger européen officiel de Bon Jovi, et d’ainsi pouvoir bénéficier de moyens exceptionnels, autant sur ses tournées que sur la distribution de ses albums suivants. Le côté négatif quant à lui, fut d’enfermer quelques temps le groupe dans un style commercial où il finit par tourner en rond et à s’auto-parodier, ce qui débouchera sur une séparation que nous avons longtemps cru définitive. Reste cependant un album incontournable comme très peu de groupes ont eu la chance de pouvoir en écrire.

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MCGRE - 12 Avril 2013: Ben faut dire ce qui est hein , Europe quand jetait au début de ma carrière Métallique , cet album et un putain de disque de Hard Fm avec comme le dis Mike que des tubes , enfin je viens de me rendre compte que j'ai la cassette ,bon je vais quand même la planqué car mon pote Alex death black Metal c'est tout ce qu'il écoute si il voie ça , va quand même se foutre de ma gueule .
samolice - 12 Avril 2013: Album agréable et qui a pas mal vieilli mais je lui préfère nettement ses 2 prédécesseurs, notamment le très bon "Wings of Tomorrow".

Merci pour la chronique Lolo.
Lamikawet - 13 Avril 2013: Idem pour moi, les deux premiers restent bien supérieurs à cet album
DaveFilth - 21 Avril 2014: L'album de Hard Fm incontournable très bon ! maintenant le fait de vivre sur the final coutdown re re re re re (remix live version japonaise etc )fait perdre de l’intérêt a se joyaux!
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Chronique @ dark_omens

25 Septembre 2014

Oui, mais...

Après un superbe Wings Of Tommorrow dans lequel Europe était parvenue à trouver un équilibre quasiment parfait entre la facette la plus Heavy de sa musique et celle clairement plus mélodique, la sortie de The Final Countdown marque une transition très nette. Le groupe abandonne son visage le plus tourmenté et frondeur, au profit d’un autre plus poli. Sa musique s’enrichit d’harmonies travaillées à outrance, de chœurs évidents, d’arrangements parfaits à l’extrême.

Plusieurs interprétations peuvent venir expliquer ce revirement, tout d’abord il y a le recrutement, de Mic Michaeli aux synthés. C’est une décision étonnante lorsqu’on songe que ces claviers, composés et joués par Joey jusqu’alors, sont très succincts sur les deux premiers albums du groupe. Cette initiative annonce clairement un changement de ton volontaire et assumé. Le poste devient donc un poste permanent, transformant le quatuor en quintette, libérant ainsi le chanteur sur scène. Ensuite il y a aussi l’éviction de Tony Reno remplacé derrière les fûts par Ian Haughland. Disparue la double grosse-caisse prompte et la forme très débridée de l'un au profit de celle plus posée et plus calme de l’autre.

Evidement cette présence très marquée des synthés, reléguant les guitares au second plan, et l’absence de tempos rapides, donnent inévitablement à la musique du groupe un aspect plus lisse, plus "grand public ", plus accessible, qui conjugué à cette formidable aptitude de composition de Joey Tempest, et à sa voix encore plus clair (et donc encore plus musicale) et plus maîtrisée, fera de ce disque un véritable triomphe. Cette révolution au sein d’Europe, outre les changements de line-up, peut aussi s’expliquer par le succès grisant obtenu par les deux premiers albums qui eurent, en dehors du vieux continent, un retentissement assez conséquent (au Japon notamment), encourageant le groupe à poursuivre dans la voix la plus facile de la mélodie au détriment de l’énergie.

Toutes les supputations sont envisageables, et il est difficile d’imputer des responsabilités quelconques à la seule charge de Mic et d'Ian, surtout si l’on garde à l’esprit que Joey reste le compositeur unique.

Quoi qu’il en soit, objectivement, ce nouveau line-up est sans aucun doute une des causes principales de cette réussite, ou de cet échec suivant la manière dont on envisage cette mutation.

Bien sûr, il va sans dire que le groupe est composé de très bons musiciens, et dès les premiers instants de l’hymne The Final Countdown, cet air entêtant, cette incantation optimiste, connue de tous, vous envoûte. Joey, définitivement le maître à bord, fort de cette voix assurée, et de ces dons incroyables pour l’écriture, atteint là le paroxysme de son talent. Il chante admirablement des titres brillamment construits. Tant et si bien d'ailleurs qu’il arriverait presque à nous faire oublier qu’autrefois Europe était un groupe résolument Heavy. Et lorsque retentit le premier solo de guitare, étonnamment moyen alors qu’on a connu John Norum si inspiré et brillant, on est presque surpris de découvrir qu’Europe possède encore des guitaristes. Dans l’ensemble et à part quelques riffs installant la mélodie, l’instrument aux sons saturés si chers aux amateurs de sensations fortes, n’est là que pour accompagner les synthés et les voix, et apparaît souvent au moment des soli comme un ajout obligatoire. En effet, les claviers autrefois si discrets, sont ici envahissant, à la limite de l’insupportable, et font perdre en puissance, ce qu’ils font gagner en harmonies au groupe. L’ensemble de ce disque consacre pourtant des chansons quasiment irréprochables, si ce n’est leur manque évident d’énergie pour ceux qui virent les premiers pas du groupe, donnant dans un style Hard-FM, si chers à Bon Jovi. Dans ce contexte, encore une fois, bien moins percutant qu’autrefois il est difficile d’extraire un morceau en particulier, tant l’ensemble de cette œuvre est homogène, et intelligemment construite.

Nier le côté incontournable de ces chansons et l’impact qu’elles eurent dans l’histoire musical serait tout bonnement ridicule. L’influence avérée que le groupe suédois eut sur toute une génération de musiciens, dont les nombreuses reprises faites par les groupes contemporains aussi divers et variés que Seyminhol, Vision Divine, Norther, Arch Enemy témoignent, sont des preuves irréfutables de la qualité de ce groupe.

Avec le recul, analyser froidement cette œuvre pour autre chose que ce qu’elle est, c'est-à-dire un bon album manquant quelques peu de puissances, sacrifiant son côté Heavy au profit d’un Hard-FM séduisant, et en ne se laissant pas aveugler subjectivement par les frasques quelques peu sur jouées d’attitudes ultra calculé de nos permanentés venant du froid, s’avère une mission quasiment impossible. Europe restera pour toujours le groupe conspué, honteux et honni par tous une partie de fans en mal de sensations radical. Hué et vilipendé, certes, mais souvent pour de mauvaises raisons et c’est bien dommage


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Manaki - 26 Septembre 2014: Perso je serais éternellement reconnaissance à cet album qui a su gagner le top50 et les radio.. Et oui c'est grâce à lui que j'ai découvert le hard rock !! Jamais je n'aurais testé ces albums couverts de squelettes et sans doute pro satanique(et oui que voulez vous, les idées reçues du fin fond des campagnes dans les 80s :D ). Aujourd'hui j'y reste attachée mais préférant les autres titres que le fameux final countdown. :)
MikeSlave - 27 Septembre 2014: Merci pour cette chronique. On te sent parfois circonspect à propos de l'orientation musicale d'Europe sur ce disque. Pour ma part ce disque est quasi-parfait en terme de Hard FM. Les rythmiques sont assez heavy dans l'âme mais un peu atténuées par la production privilègiant les claviers. Ey quels soli de Norum!!!
Merci pour ton analyse et ton angle d'approche différents.
dark_omens - 27 Septembre 2014: Tu as parfaitement saisis mon désarroi à l'égard de ce disque. Le dark_omens de l'époque adore ce disque alors que celui que je suis aujourd'hui préfère ces prédecesseurs...
Manaki - 27 Septembre 2014: oui wings of tomorrow est excellent et scream of anger notament est un titre que j'ai toujours adoré. J'ai plus de mal pour le premier album pour la qualité de son. Il faudrait que je procure une version remastorisée si ça existe et surtout CD vu que je n'écoute plus mes 33t. Mais tout deux étaient mes premiers disques import *nostalgie*
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