Relentless Reckless Forever

Liste des groupes Heavy Black Children Of Bodom Relentless Reckless Forever
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Nom du groupe Children Of Bodom
Nom de l'album Relentless Reckless Forever
Type Album
Date de parution 08 Mars 2011
Style MusicalHeavy Black
Membres possèdant cet album370

Tracklist

1.
 Not My Funeral
 04:55
2.
 Shovel Knockout
 04:03
3.
 Roundtrip to Hell and Back
 03:47
4.
 Pussyfoot Miss Suicide
 04:10
5.
 Relentless Reckless Forever
 04:41
6.
 Ugly
 04:12
7.
 Cry of the Nihilist
 03:31
8.
 Was It Worth It
 04:06
9.
 Northpole Throwdown
 02:54

Bonus
10.
 Party All the Time
 03:01

Durée totale : 39:20


Chronique @ sarvgot

13 Mars 2011

On tient peut-être d’ores et déjà un des albums de l’année 2011.

Premier album majeur de ce début d’année, les enfants de Bodom se doivent de redresser la barre après un Blooddrunk plutôt moyen et peu innovant. Et voilà donc le 7ème album des finlandais : Relentless Reckless Forever (RRF), pochette verte cette fois (Hatebreeder bis ?), faucheuse toujours présente. RRF se situe dans la continuité d’Hatecrew Deathroll et d’Are You Dead Yet : un clavier distillé surtout pour l’ambiance globalement lourde (Are You Dead Yet) mêlé aux guitares délivrant des mélodies travaillées, (Hatecrew Deathroll). Pour faire court : un énorme travail a été fait sur la technicité des compositions, un mixage osé et un Alexi Laiho en grande forme et très (mais alors très) inspiré.

Pour le mixage, le groupe a opté pour la prise de risque. Les instruments sont tous là, la basse, bien grasse se trouve très en avant, la batterie affirme sa présence sur la caisse claire le plus souvent, ce qui confère un son brut à l’album mais tellement riche. Osé et fabuleux. Cela dit, les habitués ne seront pas trop dépaysés, beaucoup de gimmicks Bodomiens persistent : le chant Death typiquement violent d’Alexi, les harmoniques, (Not My Funeral) et les fameux Orchestra Hit de Janne (Miss Pussyfoot, Ugly). Bref, ceux qui ont aimés les derniers albums ne seront pas déçus. Et les autres alors ?

Eh bien ceux qui sont restés à Follow the Reaper ou ceux qui continue de voir en Hatebreeder Le Messie reviendront vers le Hatecrew pour ses mélodies travaillées, inspirées, dignes des premières offrandes du groupe. Alexi s’est réellement surpassé pour pondre cet album. Sans aller jusqu’à égaliser Hatebreeder (mélodiquement parlant s’entend) on est largement au dessus d’un Follow the Reaper ou d’un Hatecrew Deathroll. Ce qui est le plus important à retenir, c’est qu’un juste milieu à été trouvé entre technique et vitesse. Dans l’ensemble, le tempo à un peu ralenti (le sublime Was it Worth, en mid-tempo) ainsi Janne et Alexi ne brillent plus seulement par leur vitesse. Finies les cavalcades à 300 à l’heure d’un Kissing the Shadows ou d’un Needled 24/7. Et pourtant, la magie opère toujours (le non moins sublime Shovel Knockout, Cry of the Nihilist), les solos devenant plus faciles à appréhender (surtout au clavier). Un album très mûr.

Mais COB n’en demeure pas moins technique. Comme il ne l’a jamais été. Alexi est époustouflant, (Was it Worth It, et ses guitares techniques dont on ne sait pas comment il arrive à tirer ces sons, Ugly et son riff d’intro). Le Wildchild n’essaie plus seulement d’impressionner par sa vélocité, et c’est tant mieux. Niveau compositions, on retrouve quelques inspirations dans des précédents albums (la structure de Was it Worth It rappelle Next in Line, les guitares de Roundtrip to Hell and Back et de Shovel Knockout rappellent celle d’Angels Don’t Kill) mais l’ensemble se révèle très travaillé (la rythmique très hachée du titre éponyme ou encore les breaks d’Ugly) et, sans vouloir en faire trop, assez avant-gardiste (Not My Funeral, Was it Worth It). Y compris dans le mixage de l’album.

Au final, on se retrouve avec un Relentless, Reckless Forever qui restera comme le meilleur disque (ou le 2eme meilleur disque, c’est selon) du quintet finlandais. En s’inspirant, d’un côté des ses albums précédents : l’ambiance lourde d’un Are You Dead Yet (Not my Funeral), la virtuosité d’un Hatebreeder (Roundtrip to Hell and Back et son côté classique, Was It Worth It) et l’aspect percutant d’un Hatecrew Deathroll, et de l’autre, de groupes divers : GammaRay ou Helloween (flagrant sur la piste d’ouverture, notamment pour les ponts et arrangements) ou de Dragonforce sur le très technique Was It Worth It, d’ailleurs taillé pour la scène !

Nul doute, donc, que cet album, malgré ses seulement 36 minutes, fera parler longtemps et que des futurs classiques s’y cachent.

169 Commentaires

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thaurorod - 03 Mai 2011: "on est largement au dessus d'un Follow The Reaper ou d'un HateCrew Deathroll" je n'oserais même pas comparer relentless reckless forever à follow the reaper, c'est deux époques différentes, c'est pas comparable.
Kairos - 29 Septembre 2011: Bon album mais je suis pas aussi extasié que toi.

O_o
Oh mon Dieu ! Children Of Bodom est passé Heavy Black sur Spirit Of Metal !
Sylosismic - 12 Mai 2013: J'aime pas du tout cet album personnellement.
tomjoad - 23 Juin 2013: " je n'oserais même pas comparer relentless reckless forever à follow the reaper, c'est deux époques différentes, c'est pas comparable. "

Et bien si : même groupe, même compositeur. Il faut une mesure étalon pour évaluer cet album dans la carrière du groupe.

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Chronique @ megalex1986

16 Avril 2011

Children Of Bodom ne réalise pas le retour aux sources espéré mais bien un mix des précédents albums

2011, sortie du nouvel album appelé « Relentless Reckless Forever », où la question est de savoir si le groupe est revenu aux sons de ses débuts ou s'il a voulu persévérer dans la voie empruntée par Blooddrunk. Car après avoir sorti cinq albums, dont les troiq premiers, magistraux, dotés d’influences variées (Death, Black, Heavy, Power, Néo-classique…) le tout mis dans un ensemble plus que cohérent et deux albums tournés vers un Thrash abandonnant ainsi grandement leurs claviers pourtant si essentiels au style du groupe, nos musiciens d’Espoo sortent Blooddrunk en 2008. S’éloignant encore plus des autres opus, cet album, moins technique et surtout moins recherché que les précédents, laisse une pointe de déception chez les fans qui espéraient un retour aux sources vers les premiers albums après Are You Dead Yet?

Ce qui est dommage pour un groupe ayant inventé un style unique que personne ne jouait (à cet époque), c'est d'être parti dans une autre voie. Pourquoi avoir dévié dans un Thrash Metal où tout ne pouvait être que recyclé, dû à des groupes comme Slayer, Metallica, Exodus,... qui avaient déjà exploré et exploité chaque recoin de ce style ? Peut-être que les créateurs n’arrivaient pas à innover et n’avaient de solutions que de partir dans d’autres contrées... Après cette déception, l’attente d’un retour aux sources devait être remise au prochain album.

La pochette, elle, devient plus macabre. Elle représente la Mort armée de sa faux si caractéristique et un immense arbre où les feuilles sont remplacées par les morts dont est sûrement responsable la Faucheuse. Les buildings de la ville sont en arrière-plan, les feuilles mortes jonchent le sol et tourbillonnent autour de la Mort et indiquent l’apparition de l’Automne ainsi que cette couleur verdâtre pourrissante loin du kitch des premiers albums. Peut-être pour indiquer le fait qu’ils viennent de tourner une page et qu’ils ne retourneront pas à leurs origines. Mais ne laissons pas une pochette décrire le contenu d’un album.

Mais entrons dans le vif du sujet, les chansons, et commençons par le premier single et clip de l’album, « Was It Worth It? », traduction : « Cela en valait-il vraiment la peine? ». C’est bien la question que l’on se pose lorsque l’on voit le clip, car même s'il est supérieur aux autres (Are You Dead Yet?, Downfall,…), on ne peut quand même pas crier au génie. La chanson en elle-même est assez originale grâce au chant, au même titre que le solo. Mais ce n’était peut-être pas la meilleure chanson à utiliser comme premier single car elle n’est pas très représentative de l’album, plus proche d’un Blooddrunk qu’un Follow the Reaper.

On embarque ensuite avec « Ugly », dont le morceau commence par un court passage d’un film dans la pure tradition de nos Finlandais, pour ensuite laisser place à un merveilleux riff Thrash. Oui, Thrash, le mot est dit, cet album est composé de ces riffs, et sont remarquablement réalisés mais le retour aux sources n’y est pas, sans pour autant ne pas composer de bons morceaux car cet album est, on peut dire, un condensé des opus précédents, mélangeant l’époque Hatebreeder et Are You Dead Yet?. Le solo de la fin, majestueux, grandiose, nous fait voyager des années en arrière où Children of Bodom sortait Follow the Reaper. « Pussyfoot Miss Suicide » , possède aussi cette intro cinématographique, le tout en étant un bon morceau.

Mais fort heureusement, le groupe nous octroie un retour dans le passé avec des titres tels que « Roundtrip to Hell and Back » nous rappelant cette époque où Children of Bodom utilisait et abusait du clavier, car ce morceau est dirigé par le clavier sur les couplets laissant la guitare en arrière-plan. Cette chanson aurait bien pu avoir une place de choix dans Hatebreeder car ce morceau est celui qui met le plus le clavier en avant pour le plus grand bonheur des puristes du groupe. Surtout que gâcher le talent d’un si talentueux claviériste serait honteux quand on entend sa prestation dans des chansons telles que « Downfall ». « Not My Funeral » quant à lui envoie sec en utilisant le clavier sur les refrains, parfait mélange de Thrash et du style Bodomien au même titre que « Cry Of The Nihilist ».

L’album se termine donc tout en finesse par le dévastateur et génialissime « Northpole Throwdown » qui dévaste tous sur son passage tout en incorporant le clavier, l’alchimie étant parfaite pour faire de ce morceau, certes court, une bombe taillée pour le live.

Le talent des musiciens est encore une fois grandiose et indéniable, chaque instrument à une place de choix et est parfaitement utilisé. Alexi Laiho toujours à l’aise, oublie depuis Are You Dead Yet? sa voix criarde au profit d’une voix plus rugueuse qui se mélange parfaitement avec le nouveau style du groupe, et la guitare de Roope Latvala est enfin utilisée correctement à son plein potentiel grâce à ses solos. Le clavier de Jane Wirman, même s'il est plus utilisé sur cet album, ne nous montre plus ses envolées suivies de Laiho lors des solos.

Alors non, Relentless Reckless Forever n’est pas un retour aux sources et non ce n’est pas un mauvais album, car cet opus, mix des opus précédents, est l’occasion pour Children of Bodom de tourner la page et de se racheter après un Blooddrunk en demi-teinte. Malgré tout, ceux qui espéraient un retour aux sources seront déçus car la touche Black Metal est devenue inexistante et le néo-classique a presque totalement disparu au même titre du Power, ne gardant que quelques petites touches de ces styles. Mais malgré tout cela, cet album est de loin supérieur au deux précédents, espérons que cet album ne sera pas suivi d’une déception et qu’ils continueront sur leur lancée.

10 Commentaires

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HateCrew666 - 25 Avril 2011: Et bien, voici donc une chronique à la hauteur de ma pensée sur cet opus. Merci :)
Autrement, j'apprécie beaucoup "Roundtrip to Hell and Back", un titre vraiment excellent =P
Setsuna555 - 21 Mai 2011: L'albumm est rafraichissant et savoureux de bout en bout, la durée est un defaut... oui et non, etant donnée que l'ecoute sur la longueur est tres facile
Djaway - 11 Juin 2011: En tout cas en live c'est juste incroyable, je n'écoute pas ce genre de musique mais sur scene cest juste parfait, le son, la performance, le profesionalisme sont juste incroyable, je conseil.
NICOS - 19 Novembre 2011: D'accord avec la chronique. Je suis juste encore beaucoup plus enthousiaste. C'est un très bon album, les excellents morceaux se succèdent, et surtout....c'était inespéré vu les deux précédentes productions.
CHILDREN IS BACK
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Chronique @ Mindkiller45

27 Mai 2011

Un album qui sent un regain d'inspiration

2011 serait-elle l’année du renouveau et de l’inspiration retrouvée pour Children of Bodom ? Ce nouvel opus aurait tendance à le prouver. Car après un album surprenant (Are You Dead Yet?), un album de reprise plus que moyen et un Blooddrunk très mal inspiré, il était temps pour nos finlandais de remonter la pente.

Premier élément qui nous vient à l’esprit, le retour de la faucheuse. Celle-ci, même si elle adopte le style ‘comics’ (version comprenant la BD moyennant quelques 40€ en moyenne), elle est belle et bien là. Alors certes les petits plaisantins pourront trouver à redire avec la dominante choisie (vert jaunâtre pas forcément du plus bel effet), mais franchement, juger un album à la couleur de la pochette est-ce réellement constructif? Pour en revenir à la faucheuse, contrairement à un Are You Dead Yet? où elle n’était qu’implicite et pas franchement mise en valeur, là elle occupe tout l’espace et semble plus agressive qu’elle ne l’a été par le passé. Pourrait-on y voir ici une métaphore de l’inspiration retrouvée à grands coup de ‘Je viens là pour vous bottez les miches’ ?

A première vue oui. Car tout au long de ces neufs pistes, nos finlandais vont nous délivrer un metal, certes loin de leurs quatre premiers opus, mais très efficace. On reste cependant dans ce qui avait fait grincé les dents à l’époque de Are You Dead Yet?, à savoir un metal plus thrashy que réellement death avec accents blackisant. Mais tout en gardant la patte si particulière du groupe, à savoir virtuosité que ce soit avec les guitares ou les claviers. Encore une fois Alexi Laiho et Janne Wirman se taillent une belle part du lion. Les soli sont dans ce qui a toujours fait la renommé de Children of Bodom technique, catchy et avec ce son bien particulier.

Alors, certes, il y a des pistes moins fortes que d’autres comme ce Roundtrip To Hell & Back, troisième piste de l’album qui viendra calmer les ardeurs prises avec les deux premières pistes. Mais plus faibles ne veut pas pour autant dire mauvaises. Une fois passée l’appréhension que l’on peut avoir avec ce titre, on se rend compte qu’il est bien ficelé et détient tous les ingrédients du bon CoB (toutes périodes confondues). Pussyfoot Miss Suicide sera un peu du même acabit et il faudra attendre le titre éponyme à l’album pour retrouver un peu plus de hargne rythmiquement parlant.

Cependant, ces temps relativement morts (Roundtrip To Hell & Back, Pussyfoot Miss Suicide) seront contrebalancés par des morceaux dans la pure lignée CoB comme Shovel Knockout, Not My Funeral, Ugly ou le single Was It Worth It (au clip aussi inspiré que ma grand-mère munie d’une paire de ‘tiags dans une réunion de danse Country !). Ces titres feront tout l’album avec tous les ingrédients bodomiens pour nous faire passer un bon moment. Certes nous ne sommes pas avec un album de l’acabit d’un Follow the Reaper ou même Hatebreeder, mais cela ne nous empêchera pas de passer un bon moment qui peut sommes toutes paraître un peu court (un peu plus de 35 minutes).

Alors oui, ce n’est pas l’album majeur de la discographie de Children of Bodom, cependant, cet album a le mérite de remonter la pente après leurs deux derniers albums. Il est l’album, comme je l’ai lu ailleurs, et chose à laquelle j’adhère totalement, qui fait la transition entre Hatecrew Death Roll et Are You Dead Yet. Un bon album, qui s’écoute sans temps réellement mort malgré des pistes plus faibles, d’un trait et sans déplaisir. La courte durée de l’album est au final bénéfique. Le groupe allant à l’essentiel ne cherchant pas à faire trop de titres ou trop long et étouffer ainsi l’énergie des chansons comme certains groupes sur le déclin ont tendance à le faire lorsqu’un groupe revient avec un album plus inspiré que ses prédécesseurs. A noter cependant les trois versions de l’album. La version normale en boitier traditionnel. La version ‘collector’ en digipack avec DVD incluant Making Of, clips et extraits live et la version limitée incluant ce qui semble être une BD dans l’esprit de la pochette de l’album (le vendeur n’a pas su m’en dire plus et impossible de déblistérer l’album pour voir) dans un format A4. Celle-ci, comme dit précédemment a un prix qui avoisine les 40€.

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Mindkiller45 - 06 Juin 2011: Ok, merci pour la précision...

Album pas forcément utile donc, à moins d'être ultra ultra fan :)
deathisalive - 30 Août 2011: a mon sens, c'est leur meilleur album, mais je comprend que les vieux fanas (je n'ensuis pas) soient déçcus, car ce n'est pas ce à quoi COB nous a habitués par le passé.
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