Follow the Reaper

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Nom du groupe Children Of Bodom
Nom de l'album Follow the Reaper
Type Album
Date de parution 30 Octobre 2000
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Abyss Studio
Style MusicalHeavy Black
Membres possèdant cet album1271

Tracklist

Re-issue in 2006 by Nuclear Blast with 3 bonustracks.
Re-Issue in 2008 by Fontana Records with 3 bonustracks.
1. Follow the Reaper 03:47
2. Bodom After Midnight 03:43
3. Children of Decadence 05:34
4. Everytime I Die 04:03
5. Mask of Sanity 03:58
6. Taste of My Scythe 04:00
7. Hate Me! 04:44
8. Northern Comfort 03:45
9. Kissing the Shadows 04:30
Bonustrack (Finland Release)
10. Don't Stop at the Top (Scorpions Cover)
Bonustracks (Japanese Release)
10. Shot in the Dark (Ozzy Osbourne Cover)
11. Hellion (WASP Cover)
Bonustracks (Re-Issue 2006)
10. Hellion (WASP Cover)
11. Aces High (Iron Maiden Cover)
12. Everytime I Die (Video-Clip)
Bonustracks (Re-Issue 2008)
10. Hate Me ! (Original Single Version)
11. Hellion (Hidden Track)
12. Everytime I Die (Multimedia Track)
Total playing time 38:04

Chronique @ BadaOfBodom

25 Mai 2010
Seulement un an et demi après le somptueux "Hatebreeder" de 1999, nos fidèles amis originaires d’Espoo étaient déjà de retour avec une nouvelle sortie, "Follow the Reaper", à but hautement distrayant. Mais un an et demi pour composer cet opus, n’était-ce pas là précipiter les choses ? On sait pertinemment que façonner de toute pièce un album en un laps de temps aussi court est une manœuvre dont l’impact est à double tranchant. Soit le résultat s’avère pitoyable, ce qui est souvent le cas quand une maison de disque tend à mettre la pression à ses poulains dans une logique mercantile court-termiste ; soit le jeu en vaut la chandelle, et là on ne peut que s’incliner devant le talent des compositeurs, capables de travailler correctement dans l’urgence. Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, "Follow the Reaper" nous renvoie au deuxième cas de figure, tant le contenu est raffiné malgré le peu de temps à la disposition d’Alexi Laiho et sa bande.

"Follow the Reaper", c’est la suite logique de "Hatebreeder". Peut-être plus accessible à l’écoute que son aîné, ce nouvel album ravira certainement les fans de Metal "soft" et les plus éclectiques tandis qu’il horripilera profondément les admirateurs de Metal "extrême" monomaniaques. Eh oui, c’est un fait, "Follow the Reaper" va encore plus loin que "Hatebreeder" dans la démarche consistant à faire pencher la balance en faveur du Power Metal Européen, alors que le partage entre influences "édulcorées" et influences "extrêmes" était plus ou moins équitable dans "Something Wild". En cela, le Thrash, le Death, et le Black qui étaient des traits caractéristiques - parmi tant d’autres - de la musique de Children of Bodom se retrouvent quasiment sur le banc de touche à présent, au profit d’un style très aérien où le clavier est omniprésent et où les guitares s’engagent dans des soli à n’en plus finir. Mais en tant que suite de "Hatebreeder" qui se respecte, "Follow the Reaper" est très loin d’avoir amorcé un virage à 180 degrés d’un point de vue musical. C’est toujours du Children of Bodom, il n’y a pas de doute là-dessus. D’ailleurs le line-up n’a pas changé d’un iota, et cela s’entend car le style des musiciens a une identité propre que l’on identifie sans le moindre mal.

Permettez-moi maintenant d’entrer dans les détails…

Sachez que malgré ce que j’ai pu vous dire ci-dessus, les influences "extrêmes" ne sont en réalité pas totalement évincées ici (quand bien même, en effet, elles ne sont pas légion…). Le Black, par exemple, répond encore présent. Pas dans les compositions, certes. Mais dans le chant d’Alexi Laiho qui est exactement le même que dans "Hatebreeder", à savoir incisif. Même chose pour le Thrash dans la mesure où l’on peut repérer un riff assez typique de ce style dans "Taste Of My Scythe" (cf. 01:55 et 03:33) ainsi que dans "Northern Comfort" (cf. 02:41). Le Death, en revanche, est aux abonnés absents. Alors, évidemment, retrouver de tels éléments "extrêmes" dans le Heavy ne nous étonne plus vraiment chez Children of Bodom, surtout avec un frontman qui jouait de la guitare à la fois dans Sinergy et Impaled Nazarene ; si vous voyez ce que je veux dire…

Vous l’aurez néanmoins compris, c’est clairement le Power Européen, et par extension le Heavy, qui mène la danse du début à la fin. Mais j’attire votre attention sur le fait qu’on est assez loin d’un Heavy "de base", propre à la NWOBHM par exemple. En effet, comme à l’accoutumée, Children of Bodom n’a pas résisté à l’appel du Metal Néo-Classique, du Metal Symphonique, du Metal Atmosphérique, du Metal Progressif, et du Metal Épique ; ce qui fait encore un joyeux mélange, j’en conviens.
"Follow the Reaper" donne le ton. Entretenant une rythmique Heavy traditionnel dès le départ, cette chanson n’hésite pas à verser dans un Power Européen quasi authentique (cf. 01:00 et 02:32), et à recourir au shred (cf. 01:12 et 02:47). Ces caractéristiques sont encore plus probantes dans "Mask Of Sanity", comme le montre en particulier le riff principal (cf. 00:40, 00:50, 01:50, et 02:00) et le solo (cf. 02:45 – 03:22).
Le morceau suivant, "Bodom After Midnight", incarne certainement l’aspect néo-classique de l’album avec son riff principal (cf. 00:43, 01:27 et 03:01) et le début de son solo (cf. 02:00 - 02:30) que la Musique Classique a certainement inspirés. Sans compter ce shred à partir de 02:51 qu’Yngwie Malmsteen, digne géniteur du Metal Néo-Classique, aurait pu composer. Bien entendu, retrouver ici les traces du Metal Néo-Classique n’est absolument pas surprenant quand on sait à quel point le "Wildchild" est un fervent admirateur de grands compositeurs classiques tels que Wolfgang Amadeus Mozart et Jean-Sébastien Bach, auxquels s’ajoute le guitariste virtuose Yngwie Malmsteen lui-même. N’oublions pas non plus ce cher "Warman", portant ce surnom en référence au groupe de Power Européen Néo-Classique qu’il a fondé – Warmen - et avec lequel il a sorti un album dès 2000 (avant même "Follow the Reaper") intitulé "Unknown Soldier". D’ailleurs, si je vous dis que Janne Wirman prend pour modèle Jens Johansson - ancien claviériste d’Yngwie Malmsteen et claviériste actuel de Stratovarius - vous comprendrez aisément qu’il y a une relation de cause à effet…
En outre, les arrangements symphoniques semblent revenir en force avec "Follow the Reaper" car le clavier parvient à s’imposer davantage que sur "Hatebreeder". Là, c’est "Children Of Decadence" et "Hate me!" qui en témoignent le mieux. Car, même si le style pratiqué relève plutôt du Metal Mélodique, on ne peut nier que les arrangements symphoniques parsemés dans ces morceaux jouent un rôle important. La grandiloquence des deux introductions au clavier est à cet égard particulièrement illustrative.
Le Metal Atmosphérique est aussi une source d’influence non négligeable dans cet opus des Finlandais. "Everytime I Die" en est une preuve irréfutable. Dans ce morceau, la technique est loin d’être au centre des préoccupations. Le tempo est assez lent, et le clavier s’affranchit du joug des guitares pour créer une réelle ambiance, si bien qu’une pointe de mélancolie en ressort. Ah, délicieuse mélodie ! "Northern Comfort" n’est pas en reste car une vraie atmosphère inquiétante s’en dégage, surtout au début où tous les instruments participent réellement à la création de cette ambiance.
Des structures progressives sont également à dénoter en dépit de la longueur relativement limitée des chansons. Et quoi de plus représentatif que "Taste Of My Scythe" dans le cas présent ? C’est un fait, ce morceau est plein de rebondissements. Ainsi, on alterne sans cesse entre riffs typiquement Heavy Mélodique, interludes néo-classiques, et rythmiques Thrash en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Les coups de frein et d’accélérateur sont nombreux. Mais on retiendra ici l’accélération jouissive se manifestant dès qu’arrive 03:33 ; accélération qui aurait été assurément une bonne transition pour basculer vers au moins un riff Death avant de clôturer. Dommage de ne pas y avoir pensé…
Enfin, le léger souffle épique de l’album se retrouve bien représenté par "Kissing The Shadows" dans sa globalité, mais peut-être plus précisément par le riff principal (cf. 00:44 et 02:07).

Bien sûr, il nous incombe de saluer encore et toujours la performance technique des musiciens, perfectionnistes s’il en est. Pas une fausse note, évidemment ; le tout est carré au possible. Alexi Laiho et Alexander Kuoppala d’une part, Janne Wirman d’autre part, nous livrent une prestation sans faille, époustouflante de dextérité, que le solo mémorable de "Kissing The Shadows" synthétise à merveille par le biais du duel guitares / clavier trépidant (cf. 02:44). La basse de Henkka Seppälä fait aussi des miracles. Dans "Everytime I Die" par exemple, ses vrombissements donnent une vraie profondeur à la musique, ce qui ne fait que faciliter notre immersion dans l’esprit du morceau, assez noir dans l’idée. Le batteur, Jaska Raatikainen, fait preuve, quant à lui, d’une maîtrise certaine de son instrument. C’est ce qu’il nous prouve entre autres dans "Mask Of Sanity" où il exécute des rythmiques pour le moins véloces sans trop de difficultés apparentes...

Place désormais aux anecdotes.
Avant tout, comme on pouvait s’y attendre, il convient de signaler que le groupe n’a absolument pas rompu avec la tradition consistant à avoir recours à des extraits de films. C’est dans cette optique que "Follow the Reaper" - à la fois morceau et album – commence par une citation issue d’un film d’épouvante de William Peter Blatty : "L’Exorciste III". Voilà d’ailleurs une citation qui se prête bien au contexte. Jugez plutôt par vous-mêmes : "Death, be not proud. Though some have called thee mighty and dreadful, for thou art not so". Même chose au début de "Taste Of My Scythe" avec une autre citation de "L’Exorciste III" : "Rip and cut and mutilate the innocent, his friends, and again and again and on and on". Plus surprenant néanmoins, le groupe s’est même inspiré de la bande originale du film "The Rock" de Michael Bay. Composée par le très célèbre – et excellent - Hans Zimmer, elle se retrouve en partie dans "Bodom After Midnight" entre 02:00 et 02:30 (ce qui confirme que ce passage est bien néo-classique) ainsi qu’à la fin.
Par ailleurs, comme pour la composition de "Towards Dead End" de l’album "Hatebreeder", Children of Bodom s’est ici appuyé sur sa démo "Shining" de 1996 pour la composition de "Mask Of Sanity". L’écoute de "Talking Of The Trees" ne laisse aucun doute : le quintette a bel et bien repris des riffs tels quels…
Un mot enfin sur la production. Initialement enregistré et mixé au Abyss Studio suédois de Peter Tägtgren à la place du Astia Studio finlandais de Ansi Kippo devenu habituel, la production est tout de même d’excellente facture. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tous les instruments sont parfaitement valorisés dans un rendu sonore qui se veut d’une limpidité à toute épreuve. D’où des mélodies particulièrement épurées en long, en large, et en travers.

Conceptuellement, le groupe ne brise pas la sacro-sainte tradition et reste ainsi fidèle à ses origines, à ses racines.
Effectivement, visuellement, l’incontournable faucheuse est toujours là, occupant une fois de plus le centre de la pochette avec son outil terrifiant destiné à ôter la vie. Dans le cas présent, la faucheuse maléfique se situe dans un cimetière ; un cimetière un peu particulier toutefois puisque l’on voit que les tombes sont installées dans l’eau. Si vous voulez mon avis, ce n’est pas non plus n’importe qu’elle eau. Il doit certainement s’agir de l’eau du lac Bodom, ce fameux lac finlandais où les meurtres de trois adolescents avaient été commis jadis. Ainsi, peut-être la faucheuse veut-elle seulement nous montrer ce qu’il reste de ses multiples victimes et va nous épargner… Possible, parce que sa posture apparaît assez neutre et parce que le bleu tapisse l’intégralité de la pochette (la couleur bleue ayant traditionnellement une connotation plutôt positive…). Mais quelle peur bleue !
Pour ce qui est des paroles, pas de changement majeur non plus. Le lac Bodom et le triple crime sauvage qu’il a hébergé en 1960 inspire toujours autant les textes du quintette. Il n’y a qu’à jeter un œil ne serait-ce qu’aux titres des chansons pour s’en convaincre. En effet, des titres comme "Follow the Reaper", "Bodom After Midnight", "Children Of Decadence", ou "Taste Of My Scythe" sont particulièrement explicites. D’autres comme "Everytime I Die", "Hate me!" et "Kissing The Shadows" sont plus implicites mais restent tout de même évocateurs en nous donnant respectivement la preuve que la mort, la haine, et la nuit sont encore à l’honneur.

Voilà, je crois humblement avoir fait le tour de la chose. La conclusion que je tire de tout ceci, c’est que "Follow the Reaper" ne déshonore en rien ses deux grands frères, "Something Wild" et "Hatebreeder". Quoi que l’on puisse dire, l’inspiration et le talent sont encore là, indéfectibles, grâce à un frontman compositeur qui semble ne jamais être à court de bonnes idées et grâce à une fine équipe de musiciens dont chaque membre est au sommet de son art. Ce n’est finalement pas pour rien si, d'un point de vue affectif, "Follow the Reaper" fait partie de mon panthéon musical personnel. Plus qu’un simple album, voici un exemple à suivre pour les générations à venir, cet opus étant un pilier incontestable de ce que l’on pourrait appeler vulgairement le "Power Metal Européen Extrême". Par conséquent, avis aux apprentis musiciens, amateurs du genre ! Suivez la faucheuse si vous voulez, mais suivez surtout le leader (les fans de Korn devraient comprendre le jeu de mots…). En bref : chapeau bas, les artistes !

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Lepard - 12 Janvier 2013: Je me suis consacré à l'écoute de "Something Wild", hier soir. Je n'accroche pas vraiment, malgré des bonnes paries de chant et des riffs acérés. Niveau ambiance, le pari est aussi tenu mais il manque quelque chose je trouve.
BadaOfBodom - 12 Janvier 2013: Comme quoi...
Lepard - 12 Janvier 2013: Tout les goûts sont dans la nature haha.
BadaOfBodom - 12 Janvier 2013: Ouais, heureusement... :)
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Chronique @ Fetus

04 Janvier 2008
1999: Children of Bodom, groupe de metal extrême originaire d’Espoo, sort le quasi parfait Hatebreeder (voir ma chronique dessus), que –je pense- le groupe n’arrivera jamais à surpasser, à moins qu’il change de style. Un an plus tard, Alexi Laiho et sa bande se remettent en studio et enregistrent Follow the Reaper.

Cet album marque la maturité du groupe : En effet, là où Hatebreeder imposait des compositions très rapides et allant droit au but, Follow the Reaper se pose et propose des morceaux un peu plus « réfléchis » qu’auparavant, à l’image de la pochette du CD, bleue, étrange, laissant voir une faucheuse dans un cimetière pris dans le brouillard. Explications :

L’album commence avec le titre éponyme, au riff de guitare toujours aussi culte. On remarque déjà le changement par rapport à Hatebreeder, c'est-à-dire la vitesse des compos. Les gars de Children se sont un peu calmés et ont privilégié la technique à la double pédale.
Une chose se confirme à l’écoute de « Bodom After Midnight » : Les finlandais, en plus d’avoir ralentis le tempo, ont apporté pas mal de petites parties atmosphériques et instrumentales, aux guitares mélodiques et aux nappes de claviers qui nous emmène à des centaines de mètres au dessus de paysages de lacs gelés et de forêts glacées.

On remarque aussi avec « Children Of Decadence » que le groupe s’est amusé à pousser son niveau technique très loin, bien devant Hatebreeder (mais je vous le rappelle ce n’est pas la technique qui fait la qualité d’un album !) Nombreux sont les duels de guitares et de claviers, deux instruments qui se battent à l’épée hargneusement tout au long de l’album en se donnant des coups de plus en plus impressionnants !
Mais une seule chose me dérange pour l’instant à l’écoute de ces quelques titres : la voix black/death mélodique d’Alexi, qui est légèrement en arrière par rapport aux instruments. Faute de mixage sûrement !

Le premier tube de l’album arrive, « Every Time I Die », avec son intro atmosphérique bien comme il faut. C’est un des morceaux aux guitares les plus mélodiques de l’album et ce n’est pas du tout déplaisant. Encore un titre à faire chanter les foules, encore un ! Les tubes s’enchaînent : « Mask Of Sanity » avec sa rythmique endiablée et la mélodie au clavier qui vous ne sors plus de la tête une fois que vous l’avez entendu, « Taste of my scythe » parfait pour les concerts, et surtout « Hate me », le titre incontournable du groupe : Des notes de claviers très accrocheurs, des passages lourds et un refrain rock’n’roll, tout ça couvert de guitares et de solos typiquement heavy metal tout droit sorties des années 80. Magnifique !

Afin de terminer l’album comme il faut, nos cinq Finlandais nous font un petit retour en arrière et closent le CD avec un « Northern Comfort » bien rapide et « Kissing The Shadows » très cliché heavy metal malgré la voix black metal d’Alexi Laiho et les petites parties baroques aux claviers qui se glissent entre deux riffs de guitares.

Follow the Reaper est donc un excellent album de Children of Bodom, sans défauts majeurs, d’avantage inspiré heavy metal que metal extrême au niveau de la guitare (contrairement à Hatebreeder). Moins speed donc, mais beaucoup plus technique, avec plus de parties atmosphériques, FTR est un classique du metal et de Children of Bodom, bien que pour moi il n’égale pas son prédécesseur.

18/20

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Commentaire @ Peter.K

08 Juin 2006
Quel album!! Quel groupe !
Dire quel est le meilleur album de ce groupes est vraiment très dur, mais quand j'hésite, c'est souvent celui ci que je veux écouter.
Légèrement inspirés de Stratovarius, ces types ont un style de jeu très efficace, une composition technique et très riche qui en a inspiré d’autres d’ailleurs (Norther…).
Il s'agit du dernier album du groupe avant le léger changement musical. A cette époque, Children of Bodom jouait encore une sorte de Heavy/black absolument magnifique.
Les morceaux sont vraiment tous très bons et très variés. En fait, c’est simple, il y a plus d’accords dans une seule de chaque chanson qu’il y en a dans un album complet de Marduk
(Je ne dis pas ça pour rabaisser Marduk).
Les cinq musiciens maîtrisent parfaitement leurs instruments, à l'image du leader Alexi Laiho qui à chaque morceau nous impressionne de ses superbes solos. Le clavier est excellent également, il rivalise souvent avec la gratte en matière de technique, et là, le niveau est vraiment très haut !
Nous avons le droit d’ailleurs de pouvoir admirer des vrais duels de solos guitare/clavier lors des concerts des groupes, en live, c’est vraiment génial.
Pour citer des morceaux, il y a bien sur les légendaires « Hate me », « Everytime I Die », et « Follow the Reaper », magnifiques, mais j’offre églement une mention à « Bodom after midnight », « Children of decadence » et « Mask of sanity ». Bref, tout l’album en mérite !

Bref, aujourd’hui, Children of Bodom est un des groupes d’extrême les plus connus au monde, et cela se comprend. Avec la voix assez black et la technique des musiciens, ils avaient là le pouvoir d’être l’un des meilleurs groupes au monde (à mes yeux). Comme beaucoup de groupes, ils ont hélas changé, et même si leur nouveau visage reste excellent, encore une fois, c’était mieux avant…

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Jafnhar - 08 Mars 2008: Tout a fait d'accord avec toi mec! Children of Bodom est pour moi l'un des meilleurs groupes de metal du monde et cet album est particulièrement magnifique mais les autres sont tout de même particulière beau aussi et je ne les estime qu'à peine en-dessous de celui-ci^^
Tatane - 09 Juillet 2009: Et moi je suis d'accord avec toi Jafnhar, j'adore tous les albums de COB mais celui la est vraiment monstrueux ! Il doit etre dans le top 3 de mes albums metal ! Je pourrais ecouter Northern Comfort en voucle pendant des heures et des heures....
Finnish_metal_fan - 01 Septembre 2009: du même avis que vous tous...children est le groupe qui m'a vraiment fait découvrir le metal a 14 ans...aujourd'hui j'en ai 20 et c'est toujours le groupe que j'apprécie le plus...leur style propre à eux en fait un magna de la musique metal agressive...laiho et sa bande sont de mauvais garçons et font de la musique de mauvais goût pour nos parents...vive COB!
pielafo - 16 Octobre 2009: parfaitement d'accord la dessus. Moi quand je rentre chez moi le soir( et que ma soeur revise pour son Brevet lol) j'addore gueuler rien que pour faire enerver ma mere par exemple "Murder Fantasies" de "kreator" ou encore Reinning blood de slayer.
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Commentaire @ Shadows2123

04 Septembre 2007
Que dire de cet album ? Il est tout simplement SUPERBE, mon album favori tout style confondu et le meilleur album du groupe avec Hatebreeder je pense. Follow the Reaper est la combinaison parfaite de la férocité et de la mélodie.
Du pur plaisir pour les oreilles. Chaque titre est différent, varié et original et l'ensemble s'enchaîne parfaitement bien. En plus de ça la production est au poil et convient parfaitement aux compos du groupe.
Allez pour la peine je commente chaque chanson... :

L'album commence avec un titre éponyme... Follow the Reaper ; les paroles au départ tirées du film l'Exorciste III laissent place à des coups de cymbales tranchants et à divers riffs et soli formant un ensemble tout à fait cohérent et qui est très agréable à écouter.

Arrive ensuite Bodom After Midnight, fortement accrocheuse avec un refrain passant très bien sur scène et que le public n'hésite pas à suivre.

C'est au tour de Children Of Decadence d'entrer en jeu, et là on est pris direct par la mélodie et les riffs puissants, le pré-refrain prépare parfaitement au refrain doublé d'un duel clavier/guitare très efficace. Un très bon titre que COB joue malheureusement peu en live.

Everytime I Die, le titre suivant, est plus reposant car c'est le titre le plus lent de l'album, mais tellement majestueux, un mélange de tristesse et de colère parfaitement maîtrisé, un vrai bonheur, renforcé par une bonne présence de la batterie, toujours là pour soutenir les guitares et claviers. La plus belle Mid-Tempo de Children of Bodom, donnant véritablement des frissons.

Mask Of Sanity arrive avec un tempo déjà bien plus rapide, du pur Children of Bodom à la fois mélodique et agressif. Refrain accrocheur, break au milieu superbe et hop! le solo avec encore un beau duel clavier/guitare, à la fin on assiste à une montée en puissance jusqu'au refrain final. Un titre génial.

Encore un début tiré de l'Exorciste III pour préparer Taste Of My Scythe, un des titres que j'aime le moins sur cet album, peut-être trop répétitif je ne sais pas, je n'ai juste pas accroché, mais attention ce n'est que mon point de vue et ça reste du Children of Bodom !

Et là Hate me! arrive, un des meilleurs titres de COB, une intro nous mettant déjà dans l'ambiance, débouchant sur une virtuosité parfaitement contrôlée et des riffs très recherchés, un MUST !

Northern Comfort est le titre qui m'a le plus déçu de l'album, j'ai l'impression d'écouter une musique de Cartoon composée par Children of Bodom... Mais bon c'est toujours marrant à écouter et c'est quand même loin d'être médiocre !

Une descente de toms pour commencer et nous voila plongé dans mon titre préféré de COB, Kissing The Shadows, des mélodies à en pleurer, un jeu de batterie puissant, des duels claviers/guitares tout au long de la chanson qui sont tout simplement parfaits, des "breaks" ré-enchainant sur des soli magnifiques. La voix de Laiho se colle parfaitement à la musique en rajoutant de l'agressivité tout ça pour former un ensemble cohérent et majestueux, et à la fin LE duel clavier/guitare nous emporte très très haut, de la vraie musique (même si cela peut paraître de la démonstration technique, quand on écoute ça on fait abstraction de tout le reste, pour ma part du moins). Ce titre est VRAIMENT à écouter et réécouter ! La plus belle façon de terminer un album... la larme à l'oeil...!

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Commentaire @ somethingwild666

27 Novembre 2007
Un jour un ami m'a dit:"si on devait classer les albums de C.O.B on mettrait Something Wild et Hatebreeder d'un coté, Hate Crew Deathroll et Are You Dead Yet? de l'autre. Follow the Reaper n'irai avec aucun des 2 groupes."
On ne pouvait pas dire mieux.
Pour obtenir Follow the Reaper on a l'impression que nos chers finlandais ont pris la technique et le mélodique de Hatebreeder mixée avec la puissance dévastatrice de Hate Crew Deathroll.

On obtient un album surpuissant et dépassant les limites qu'on croyait atteintes en matière de virtuosité avec Hatebreeder. Pas moins de 6 solos dans Kissing The Shadows (3 de guitares + 3 de claviers)!!.

Nos enfants d'Espoo ont donc encore de la technique et de la puissance à revendre et ils l'ont prouvé par la suite.
Mais détaillons un peu cet album:

Il est composé de grands classiques comme Hate me! ou encore Follow the Reaper et Bodom After Midnight mais aussi de chansons moins connues mais qui le mériteraient pourtant telles que Northern Comfort avec un refrain dévastateur.
Comme je l'ai dit plus haut la technique est poussée tés très loin (presque autant que Hatebreeder) et quand on voit les chansons en live on a l'impression que pendant certains solos les doigts d'Alexi ne touchent pas la guitare!! Des parties rythmiques qui vous clouent au fauteuil par leurs puissances et surtout une batterie impeccable à vous faire trembler les murs pour peu que vous avez des caissons de basse.

Autre fait marquant de ce disque ce sont des paroles assez virulentes qui sont chantées (ou hurlées plutôt), lisez celles de Hate me! ou encore Children Of Decadence pour vous en rendre compte. Notre enfant sauvage serait-il plus mature.?

Comme je l'ai dit en tout début, au vu des autres albums F.T.R est à part car il ne correspond ni au changement opéré à partir de Hate Crew Deathroll ni à ce que Children of Bodom faisait avant.
Évidement il est plus proche des premiers que des derniers mais si vous écoutez attentivement vous vous rendrez compte qu'ils ne sont pas exactement semblables.

En tout cas ce CD est une des 7 merveilles du monde alors n'hésitez pas et jetez vous dessus. En plus sur l'édition collector se trouve la cover Acces High de Iron Maiden, une bonne nouvelle pour les fans des 2 groupes.

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Commentaire @ Koji9

30 Septembre 2008
Le nouveau millénaire voit arriver un nouveau Children of Bodom, qui marquera les esprits autant que la victoire de l'équipe de France en 1998, mais plutôt dans le domaine du metal... Cet album est le lien parfait entre l'ancien COBHC (Something Wild, Hatebreeder) et l'actuel (Are You Dead Yet ?, Blooddrunk), décevant les fans de la première heure mais satisfaisant les nouveaux fans du groupe finlandais.
L'album, en soit, est celui que je trouve le plus original, de par la diversité des ses chansons... et même des styles différents à chaque chanson.
Si COBHC ressortait un album du même niveau, je serais prêt à "suivre la faucheuse" (Follow the Reaper) au lac "Bodom après minuit" (Bodom After Midnight), et peu importe si "chaque fois que je meurs" (Everytime I Die) et si les gens me haient (Hate me !), j'embrasserais les ténèbres (Kissing the Shadows) dans un confort nordique (Northern Comfort)...

Pour revenir sur les différents morceaux, Follow the Reaper attaque directement, après son intro inquiétante, par un riff diabolique très death mélodique (représentatif de l'album).

Bodom After Midnight, et sa batterie qui lance les hostilités dans les 3 premières secondes, est reconnaissable entre toutes. Avec son refrain "presque" lent comparé au reste de la chanson, et peut-être le solo de synthé le plus beau de COBHC, cette bombe en live mérite d'être connue de tous.

Ensuite, un riff répétitif s'ancre dans notre tête lors de l'écoute de Children of Décadence. La vitesse est de mise dans ce morceau très speed.

... LA chanson lente de l'album, avec un headbanging qui s'impose à soi à l'entente du riff lourd et mélodieux de Everytime I Die. Le riff, relativement simple, n'en est pas moins magnifique, et concurrence celui de la chanson lente de Hate Crew Deathroll qui marqua les esprits à jamais, Angels Don't Kill.

Ne voulant pas s'arrêter sur cette lancée, on attaque par une intro au piano et un cri qui déchire l'âme dans Mask of Sanity. Assez répétitif dans l'ensemble, il se permet une petite pause (sûrement pour les bras du pauvre batteur qui est à l'honneur dans cette chanson), avant un solo d'une rapidité exemplaire.

Taste of my Scythe, à l'ambiance assez glauque en intro, est une chanson qui repart très vite dans le death mélodique pur et dur, avec la présence originale de choeurs.

Je pense que tout le monde connaît LE morceau le plus original de COBHC à mon goût,: Hate me !
Avec son riff très "surfeur", c'est le morceau à écouter en boucle sans jamais pouvoir s'en lasser. Tous les instruments sont en symbiose dans le maximum qu'ils peuvent donner dans les mains des virtuoses de COBHC. Un cri presque compréhensible à la première écoute, une vélocité sans pareille, un solo magnifique... Rien à dire de plus sur le meilleur titre de l'album.

Northern Comfort possède un riff très sombre par contre mais très rapide, qui satisfera tous les fans de death mélodique. ce titre est très représentatif de l'album entier (avec beaucoup de jeu dans les aigües).

Et enfin, "last but not least", Kissing the Shadows. Peut-être celle qui m'a le moins impressionné sur Follow the Reaper mais qui finit parfaitement , avec une guitare et un synthé qui se font un petit combat de rapidité (histoire de s'amuser un peu...)

Finalement, à mon humble avis, Follow the Reaper s'impose comme le meilleur album des metaleux d'Espoo.

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Commentaire @ Charlot

24 Novembre 2006
"Follow the Reaper" : un drap mural de l'artwork trône au dessus de mon lit...

Il s'agit là, pour moi, du meilleur album des Finlandais. On y retrouve une certaine variété et vraiment aucune piste n'est ici à jeter. Que dire par exemple de la très belle "Every Time I Die" ? La mythique "Hate me" que le groupe joue dans chacune de ses prestations ou encore "Bodom After Midnight" et son refrain entêtant... Ca serait oublier "Follow the Reaper" avec son intro à court passage narratif (comme beaucoup de débuts d'albums du groupe : "Warheart" dans "Hatebreeder") ou "Kissing The Shadow" qui clôt royalement l'album. Nous parlions d'intro, n'oublions pas celle de "Children Of Decadance" qui est, selon moi, l'un des meilleurs titres du groupe.

Techniquement, rien à reprocher. Laiho joue avec une certaine maîtrise, le clavier fait son boulot (un peu trop selon certains). Une bonne production, rien à redire de ce côté.

Un album à ne vraiment pas manquer pour les fans du groupe comme pour les autres.

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Commentaire @ Neldolas

22 Avril 2011

Sacrée année 2000. C'était il y a déjà 11 ans, et on se rappelle tous la peur qui nous a étreint lorsque l'on devait subir le fameux bug de... Non? On s'en fiche? Vous avez raison, vu que cette année est bien plus intéressante pour un autre fait: Children of Bodom, un des groupes phares du death mélodique sort son nouvel album.

Follow the Reaper, vous le savez, je le sais, nous le savons tous, est une tuerie pour qui aime le genre. Et celui qui n'aime pas est quand même obligé de reconnaître le talent incroyable du combo finlandais. Aucun défaut, aucun déchet dans le jeu, et une virtuosité, autant de Janne le claviériste que du Wildchild, les deux nous gratifiant de soli de pure folie. Et les autres? Eh bien, de toutes façons, vous le savez déjà: rien est à jeter.

En fait, tout l'album tourne autour de leur propre virtuosité, de leur génie. Chaque titre est un hymne au death mélodique. Puissants, violents, entraînants. Alexi est un génie, autant à la guitare soliste qu'au chant. Et même si on prend le titre le plus calme de l'album, Every Time I Die, on ne peut qu'être frappé par la qualité de jeu. Que ce soit au niveau des compositions ou de la réalisation, voire même du mixage, rien, aucun reproche. Et encore plus incroyable: aucun titre n'est en dessous. On pourrait difficilement trouver un titre sortant du lot, tous sont à niveau égal, c'est à dire géniaux. Les riffs de chaque piste sont ultra mélodiques, puissants et variés, la voix d'Alexi se marie bien avec le tout, et comme je ne cesse de le répéter, chaque instrument est à sa place, tout est calculé au cordeau. Magistral. On peut le dire, chaque groupe fait, a fait ou doit faire son Black Album. COBHC l'a assurément fait avec Follow the Reaper.

Bien entendu, vous savez déjà quelle est la meilleure piste de l'album. Comment ça, vous ne savez pas? C'est parce que vous n'avez pas lu la chronique. Bandes de vilains, ce n'est pas bien de vous jeter à la conclusion. Bon, je suis gentil, je vous donne la réponse:
Elle se trouve dans le 134ème mot. Eh bien, vous pensiez que ce serait facile?


13 Commentaires

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Matai - 23 Avril 2011: Genre, tu détiens la vérité absolue xD
BadaOfBodom - 23 Avril 2011: Absolument ! Tu oses remettre en cause mon hégémonie ? xD

Plus sérieusement, ce n'est pas une question de ça... Je me suis juste fait chier à décortiquer le bordel pendant des lustres, décorticage qui permet de voir que ça va bien au-delà du Death Mélodique. Après, c'est à vous de cautionner ou pas... ;)
Matai - 23 Avril 2011: De toute façon, COB, ce n'est pas du Death Mélo ;)
Matai - 24 Avril 2011: Même moi la première fois que j'ai écouté COB en pleine période Death Mélo je me suis jamais dit que ç'en était, je pensais justement à une sorte de power extrême...bref, on va peut-être arrêter là ;)
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Commentaire @ asylum

04 Juillet 2014

Children Of Bodom a tout mis en oeuvre pour que chaque composition laisse des séquelles inaltérables

Le troisième album est toujours un cap difficile à passer, surtout quand on a deux premiers albums de l'acabit de ceux de Children Of Bodom. Follow the Reaper est un essai transformé qui place le groupe en pole position pour l'année 2001. Car avec un album aussi énorme, CoB ne peut que se hisser au rang de groupe majeur. Un tel résultat est dû à deux donnés primordiales : un grand travail sur les compos et sur le style, et une cohésion renforcée. Jamais Children Of Bodom n'a sonné aussi uni, aussi soudé. Ce n'est plus Alexi Laiho et les autres. Follow the Reaper est l'expression d'un effort commun où chacun apporte sa pierre à l'édifice, même si bien évidemment, le jeu d'Alexi constitue la clef de voûte de l'ensemble. Ses hallucinantes parties de guitares avec ses mélodies en cascade, ses rythmiques coup de poing, sont irrésistibles. Musicalement, Children Of Bodom s'est recentré sur une musique plus heavy metal, mais portée par une énergie et un esprit subversifs qui traduisent une sève bouillonnante. Alexi n'a pas renoncé à ses vocalises de cancéreux de la gorge passé à la Gégène. Ici, pas de voix extravertie en pleine régression hormonale. COB s'est aussi essayé à quelques nouveautés comme les hits particulièrement ravageurs et incisifs : "Everytime I Die", ou encore "Hate Me!". Hyper nerveux, heavy, fonceurs, trépidants, les titres relèvent d'une efficacité pointue et surtout d'une puissance d'accroche que le groupe n'avait jamais atteinte.

Que ce soit au niveau des riffs, de leurs enchaînements, des solos et des refrains bien plus mobilisateurs, Children Of Bodom a tout mis en oeuvre pour que chaque composition laisse des séquelles inaltérables. Follow the Reaper est une pure tuerie. Un pur chef-d’œuvre.

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