Peace Sells... But Who's Buying?

Liste des groupes Heavy Thrash Megadeth Peace Sells... But Who's Buying?
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18/20
Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album Peace Sells... But Who's Buying?
Type Album
Date de parution 20 Juillet 1986
Enregistré à Music Grinder Studios
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album1363

Tracklist

1.
 Wake Up Dead
 03:36
2.
 The Conjuring
 05:02
3.
 Peace Sells
 04:01
4.
 Devils Island
 05:04
5.
 Good Mourning / Black Friday
 06:39
6.
 Bad Omen
 04:03
7.
 I Ain't Superstitious (Willie Dixon Cover)
 02:44
8.
 My Last Words
 04:46

Durée totale : 35:55


Chronique @ Fabien

22 Juin 2007
Après son éviction de Metallica et un Killing Is My Business certes prometteur mais à la production malheureusement assez moyenne, Dave Mustaine revient en cette année 1986 directement chez une major (Capitol) avec un Megadeth à l'identité désormais inattaquable et un Peace Sells bien plus convaincant. Premier point fort, la pochette dévoilant un logo plus métallique, mais aussi un superbe dessin du maître Ed Repka montrant la mascotte Rattlehead au cœur d’un décor apocalyptique, sur des tons bordeaux si chers à notre illustrateur. A l’image du design, la musique du quatuor s’avère tout aussi renversante.

D’entrée, Megadeth terrasse avec un Wake Up Dead d’anthologie, figurant parmi les plus grandes tueries thrashmetal jamais entendues. L’intensité croît implacablement au fil du morceau à coups de riffs de plus en plus acérés et de soli endiablés, pour finir en apothéose sur les vocaux hargneux de Dave Mustaine soutenus par des hordes de fans déchaînés, idéalement mis en image dans le clip mémorable accompagnant l'album à sa sortie. Puis, l'aura devient maléfique sur le terrible The Conjuring, tandis que le titre éponyme nous entraine dans un riffing de folie magnifiquement ouvert par la basse claquante de Dave Ellefson, et que le dernier titre de cette face vinyle nous expédie sur l’ile du diable, sur des guitares tout aussi diaboliques.

L’ambiance se noircit considérablement à l’ouverture de la face B, sur un Good Morning / Black Friday montant si bien en intensité et prenant directement au tripes, avant que Megadeth nous assomme une fois encore par les riffs féroces et les vocaux teigneux de Dave Mustaine, sur les tout aussi imparables Bad Omen et My Last Words. Durant 34 minutes n’ayant jamais parues aussi courtes, le quatuor maîtrise idéalement l’équilibre entre passages apaisants et moments de tension insoutenable, apportant non seulement un relief et une force considérable à l’ensemble, mais lui conférant aussi cette ambiance unique, à la fois sombre et terriblement brutale. Le seul point faible réside à mon humble avis sur de la reprise I Ain’t Superstitious de Willie Dixon en décalage et sans cette même intensité.

Peace Sells reste également associé à la grande maîtrise technique de ses interprètes, depuis la force du couple basse batterie de Gar Samuelson & Dave Ellefson, la précision & le tranchant des guitares rythmiques de Dave Mustaine & Chris Poland, jusqu’à la voix teigneuses du leader et ses soli époustouflants. Pour ne rien gâcher, l’ingénieur Randy Burns dote l’ensemble d’un son limpide et renforçant, l'inestimable profondeur de l’album.

Proposant sans conteste les compositions les plus thrash et les plus incisives de Dave Mustaine, Peace Sells s’inscrit parmi les réalisations les plus marquantes de la longue carrière de Megadeth. Le disque compte non seulement dans les albums thrashmetal les plus remarquables parus en cette terrible année 1986, aux côtés des incontournables Reign in Blood, Master Of Puppets, Pleasure to Kill ou Darkness Descends, mais figure plus généralement parmi les meilleurs disques thrash de tous les temps.

Fabien.

25 Commentaires

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Archiviste - 25 Juin 2013: excellente chronique qui résume parfaitement cette première véritable banderille de la part de Megadeth ! La colère de Dave pour les raisons que l'on sait à l'époque l'avait inspiré, et ce sont huit titres absolument géniaux. À classer au panthéon du Thrash vieille école.
LeMoustre - 03 Décembre 2016: Le second album de metal que j'ai acheté, après avoir découvert le style peu après mon seizième anniversaire, grâce à Somewhere In Time.

A cette époque, je ne connaissais pas les différences de style existantes, n'ayant jamais lu un quelconque magazine, et seulement écouté les avis de deux amis qui m'avaient alors entraîné dans cette nouvelle passion dévorante.

Dès les premières notes de "Wake Up Dead", je fus happé par cette avalanche de riffs, rythmiques et soli, comme beaucoup, de la première à la dernière note. Sans doute LE disque qui m'a fait basculer dans le thrash.

L'album le plus agressif de Megadeth, qui portait parfaitement son nom. Un son idéal (le point faible de l'album précédent), et une pochette mémorable complètent le tableau de 7 compositions imparables.

Complètement d'accord avec cette chronique, avec une note équivalente, sur cet album intemporel. Seule en effet la reprise fait quelque peu tâche dans ces compositions savamment orchestrées. Megadeth avait ici pondu son oeuvre la plus thrash, renforcée par un clip excellent du titre éponyme, entre images live et séquences guerrières en filigranes. Ce clip a beaucoup tourné à sa sortie en France sur M6, et son impact immédiat a sans doute renforcé l'exposition du groupe. A titre personnel, les morceaux "My Last Words" ou "The Conjuring" avec leur montée progressive imparable me filent encore aujourd'hui la chair de poule.

Un top album, parfaitement dans son époque, en cette année 1986 truffée d'albums de légende, dont Peace Sells fait incontestablement partie.
grogwy - 30 Mars 2018:

A l'instar de Flotsam And Jetsam Megadeth n'a jamais été un groupe de Thrash Metal pure et dure (on est loin de Dark Angel, Exodus, et Slayer), mais plutôt une formation de Speed/Thrash Metal Mélodique d'où cette déception (de courte durée) lors de ma première écoute de "Peace Sells" à sa sortie en 1986 (qui fut le premier album de Megadeth que j'ai acheté).

Il faut dire qu'en 1986 le label Capitol Records n'a pas lésiné sur les moyens pour imposer son nouveau poulain : une superbe pochette signé Ed Repka (peu connu à l'époque), un nouveau logo plus agressif, une excellente production signée Dave Mustaine-Randy Burns, et surtout une énorme promotion rappellant qu'il s'agissait du groupe de l'ancien guitariste de Metallica, et que ce dernier était prêt à en découdre avec ses anciens acolytes qui l'avaient viré sans ménagement.

Or la première écoute de ce disque m'a un peu laissé sur ma faim, car même si les morceaux sont tous excellents (ainsi que la reprise de Willie Dixon) suite à la promotion de Capitol Records (et aux articles dithyrambiques lus dans les magazines) je m'attendais à beaucoup plus d'agressivité.

En fait comme toute chose un peu trop idéalisée, le retour à la réalité a été un peu rude.

Cependant si on analyse "Peace Sells" pour ce qu'il est (et uniquement pour ce qu'il est), sur ce second album Dave Mustaine et sa bande peaufinent leur style très singulier (grâce notamment à des guitares mélodiques et à la voix très particulière de Dave Mustaine) dont ils avaient jeté les bases sur "Killing Is My Business" (1985), pour nous offrir (avec Flotsam And Jetsam et son superbe "Doomsday for the Deceiver") l'un des meilleurs disques de Speed/Thrash Metal Mélodique de l'année 1986.

Bref, bien que moins brutal que "Bonded by Blood" (Exodus), "Darkness Descends" (Dark Angel), et "Reign in Blood" (Slayer) "Peace Sells" n'en demeure pas moins l'un des joyaux du Thrash Metal (au sens large du terme).

 

 

mechant - 26 Octobre 2019:

Achete en 1992 ou 93, "peace..." n etait pas dispo en France ou du moins pas ou plus au catalogue des Fnac et consorts. Je dus donc me resinier à acheter 1 version import US...donc plus chere.

Cet album est juste la demonstration du talent de Sieur Mustaine...intemporel,precis et d une agressivité sans pareil "peace..." a longtemp squatté ma platine et y revient regulierement.Pour ma part je l ecoute d'une traite sans sauter de plage car je le trouve coherent d'un bout à l'autre.

À l epoque du college et lycee,face à Metallica j'avais 1 preference pour Megadeth....

Fait parti des 20 albums favoris.

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Chronique @ Eternalis

11 Novembre 2008
Dire que Megadeth est un précurseur est un doux euphémisme. Peace sells… but who’s buying ? fait partie de ces albums ayant tout déclenché.
Replongeons nous en 1986 ; le death n’existe pas encore, le doom en est à ses premiers balbutiements tandis que le black metal n’a toujours pas de couverture médiatique, malgré les premiers essais de Venom et Hellhammer. Imaginer l’impact d’un tel opus dans un monde encore dominé par Iron maiden, AC-DC et Motley Crue et vous comprendrez pourquoi il fait aujourd’hui figure d’album culte.

Tout juste viré de Metallica pour Kirk Hammet, Dave Mustaine délivre avec ce second opus un de ses plus grands chefs d’œuvre, et personnellement mon préféré, de sa féconde discographie. Beaucoup parlent de Rust in Peace qui est certes génial mais qui manque justement de cette expérimentation dont bénéficie Peace sells… En effet, en plus d’être un des opus les plus courts du groupe (36 petites minutes), il est également le plus malsain, cela venant particulièrement du chant absolument unique de Diamond Dave. Le niveau technique est juste extraordinaire pour l’époque et pose les bases d’un métal résolument plus extrême et dérangeant que celui pratiqué par les « four horsemens » ; j’irai même jusqu’à dire que le métal extrême ne serait sans doute pas ce qu’il est sans ce maître album.

Alors que les autres misaient sur la rapidité, Megadeth était déjà à contre-courant et propose avec cet album autant de baffes en pleine gueule que de morceaux. Le légendaire « Wake Up Dead », ouvrant l’album, résume magnifiquement bien le style : des guitares tranchantes et techniques, des solos dans tous les sens, un chant qui n’est pas dominant (un fait rare pour l’époque où de nombreux groupes basaient leurs morceaux autour de la voix !) et des cassures rythmiques inattendus (ce break jouissif en plein milieu).
Personne ne pourra avouer ne pas avoir secoué la tête sur le mythique « titre-track », avec son intro à la base et son refrain vicieux, rentrant directement dans une case mémoire de votre cerveau. Le splendide « Devils island », et son intro au tapping, fait également partie des incontournables, au même titre que les « Holy wars… » ou autres « Symphony of Destruction ».

Strictement rien n’est à jeter sur cette légende du speed trash, et même si Marty Friedman ne faisait pas encore partie du groupe (sans doute le soliste le plus génial avec lequel est jamais collaboré Mustaine), Chris Poland s’en sort avec les honneurs et suit admirablement bien son leader dans les partie les plus impressionnantes (il apparaîtra également sur le récent et excellent The System Has Failed).

Alors oui, Mustaine n’est pas connu pour être la personne la plus souple qu’il soit mais personne ne pourra lui enlever le fait qu’il soit un véritable surdoué de la guitare et de la composition (car lui propose encore de bons albums en 2008 au moins). Le reste n’a finalement que bien peu d’importance pour les modestes auditeurs que nous sommes.

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Eternalis - 12 Novembre 2008: Barback je suis ok avec toi, the conjuring est un autre morceau culte de cet album. Quand a killing..., c'est surtout le son plus crade qui le rend malsain non...
BEERGRINDER - 12 Novembre 2008: Oui mais pas seulement, ce disque transpire la haine et l'agression à chaque riff! Ca se sentait vraiment que Mustaine voulait tuer la terre entière à cette époque.

Merci pour ta chro en tout cas.
Eternalis - 12 Novembre 2008: Il venait de se faire virer de Metallica, c'est clair que c'est un motif suffisant!!



Pour moi, ceux deux premiers albums représente vraiment les prémices du metal extrême, Rust in peace étant beaucoup plus technique (bien que ces deux là mettent déjà le niveau très haut!)



Merci du compliment!
Tchiseko - 01 Juillet 2011: Plus j'écoute cet album et plus je l'apprécie (la preuve,ça fait 3 fois que je change ma note )
Good Mourning/Black Friday est géniale je trouve !
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