Non Serviam

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Nom du groupe ADX
Nom de l'album Non Serviam
Type Album
Date de parution 10 Juin 2016
Enregistré à Studio Saint Marthe
Style MusicalSpeed Metal
Membres possèdant cet album63

Tracklist

1. L'Aube Noire 01:31
2. La Mort en Face 05:46
3. La Complainte du Demeter 05:28
4. B-17 Phantom 04:16
5. Non Serviam 04:05
6. L'Irlandaise 05:04
7. L'Enigme Sacrée 03:46
8. Cosaques 04:10
9. La Furie 03:09
10. Théâtre de Sang 05:56
Bonus tracks
11. Les oubliés 04:53
12. Notre Dame de Paris (live Ultimatum-Tour 2014) 04:18
13. Red Cap (Live Execution-Tour 2015) 06:17
Total playing time 58:38

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ADX


Chronique @ dark_omens

15 Mai 2016

Une nouvelle victoire à mettre à l'actif d'un ADX toujours aussi souverain...

Si l'on voulait décortiquer la carrière des Français d'ADX il nous faudrait, pour faire simple, évoquer trois grandes périodes distinctes.

La première débute en 1982, à la genèse de cette formation. Elle est jalonnée d'œuvres presque toutes, pour ne pas dire toutes, exemplaires qui marqueront à jamais toute une génération. Cette ère s'achève pourtant assez tristement en 1990 sur une défaite. Un Weird Visions dont les morceaux, à la demande de la nouvelle maison de disque du groupe, Noise Records, sont entièrement chantés en Anglais alors que le groupe ne s'y était jamais essayé. Le dessein affiché était évidemment de conquérir le marché étranger. C'est un échec cuisant. Un revers qui, outre la qualité des titres composant cet opus qui, visiblement, n'ont pas convaincu, peut aussi s'expliquer par cette époque trouble dans laquelle les acteurs défendant des mouvances traditionalistes peu enclines aux changements, vivent. Les ennemis étaient redoutables en ces temps en pleine mutation où de nouveaux genres à la popularité toujours grandissante martyrisaient et décimaient de nombreuses armées pourtant vaillantes. L'un de ses assassins portait le nom de Grunge et Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et Alice in Chains étaient ses quatre cavaliers de l'apocalypse.

La seconde débute en 1997 alors que le label XIII Bis Records décide de réédité l'album Exécution. Pour la peine, ADX se reforme et donne un concert unique. Devant l'engouement d'un public indéfectiblement acquis à sa cause, le groupe décide de se remettre à composer. L'album Résurrection, le bien nommé, parait l'année suivante. Une fois encore l'album divise. Ses titres ne sont pas à même de pleinement satisfaire l'immense attente du peuple de ce quintet. Sa production est dénigrée pour ne pas offrir suffisamment de relief à ses pistes. Bref, c'est une nouvelle déconvenue.

Internet, par certains aspects, est un véritable fléaux pour les artistes qui n'arrivent pas à inventer un système monétaire qui leur permettrait de percevoir les bénéfices sur des travaux qui se retrouvent, en quelques clics, accessibles facilement sur ce média. Cela dit, internet est aussi une bénédiction qui aura permis de considérablement réduire les distances entre ces mêmes créatifs et leurs adeptes. Y mesurer sa popularité est, en effet, d'une consternante simplicité. ADX y voit donc la horde de ses partisans ne jamais faiblir et, au contraire, se renforcer. Le groupe renait donc une nouvelle fois sous l'impulsion de cette tribu de fidèle et en 2008 sort un album superbe, Division Blindée, qui rencontrera, enfin, le succès mérité. Sortiront ensuite deux autres remarquables opus inédits, Immortel en 2011 et Ultimatum en 2014, avant ce Non Serviam qui est donc le quatrième depuis le retour victorieux de ce collectif.

La première chose à dire s'agissant de ce méfait concerne le line-up du groupe qui aura vu le départ du guitariste Bernard-Yves "B.Y." Queruel et l'arrivée de Nicolas "Nicklaus" Minier (Altered Beast, Civilization One, Calling the Gods, Decline of Humanity...).

Pour le reste pas grand chose d'autre à faire que de se réjouir de la constance avec laquelle, une fois encore, ADX nous offre ici l'excellence de ce Heavy Speed Metal aux accents Thrash très inspiré et maitrisé dans les moindres détails. D'aucuns pourraient d'ailleurs regretter que le groupe ne fasse pas davantage ici preuve d'audace. Répondons leur qu'à chaque fois que Philippe "Phil" Grelaud et les siens ont entrepris des démarches en ce sens, elles ont été le théâtre d'une douloureuse infortune. Répondons leurs, aussi, qu'ADX n'est pas vraiment le groupe dont on attends une révolution permanente. Pour ça, il y a bien assez de jeunes loups en mal de reconnaissance.

ADX nous donne donc ici ce pour quoi nous sommes venus, à savoir des titres vifs aux guitares âpres et aux refrains mélodiques réussis. Des morceaux aux guitares ciselées (certains soli sont mêmes particulièrement soignés). Des chansons, qui plus est, aux textes, une fois encore, somptueux. Extrayons, pêle-mêle, de cette ensemble compact (comprenez par là qu'il est difficile de mettre en avant un titre plutôt qu'un autre tant tous ils ont leurs qualités) les excellents La Mort en Face à l'entame Thrashy, La Complainte du Demeter dans lequel les couplets sont pourvus de chants particulièrement éraillés et rugueux (mention spéciale d'ailleurs, soit dit en passant, à ce chroniqueur de la toile, dont je tairais le nom par mansuétude, qui aura axé tout son texte sur les carences de ce vocaliste vieillissant. Encore un qui a tout compris.), Les Oubliés, le sublime La Furie aux quelques passages transpirant la folie et aux cris aigus écorchés splendides ou encore, Théatre de Sang et son final délicieusement lourd comme les parfaits exemples témoignant de cette excellence. Mais disons aussi, une fois encore, qu'ils ne sont pas les seuls à s'illustrer ainsi.

On pourrait aussi ajouter quelques lignes concernant le travail de Stan W. Decker qui, une nouvelle fois, nous offre une pochette admirable. Louons les talents de cet artiste capable de se renouveler et de nous proposer des choses différentes à contrario d'autres bien plus renommés qui se complaisent dans un certain immobilisme (comprenne qui pourra).

S'agissant des quelques rares reproches que nous pourrions adresser à ce disque, il y aurait, sans doute, celui concernant l'homogénéité, déjà évoqué en filigrane précédemment, de ses pistes dont aucune ne s'impose d'emblée. Il en manque, en effet, une ou deux se démarquant immédiatement des autres. Cela dit, ce "défaut" (les guillemets s'imposent) pourra aussi constituer une qualité puisqu'il nous obligera à revenir encore et encore sillonner les paysages dépeint par ces 11 versets.

ADX est un monarque qui a assis sa souveraineté conquête après conquête. Non Serviam n'est rien moins que la nouvelle victoire à mettre à son actif.

13 Commentaires

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Flandre - 13 Juin 2016: Merci dark omens pour ta chronique.
Rien de très novateur dans ce 10 ème album studio des vétérans mais un ‘Nous ne servirons pas » bien racé et bien typé ADX.
La Mort en Face mais aussi Non Serviam , B-17 Phantom, La Complainte de Demeter... sont quand même de bien belles pièces.
King_Triton - 14 Juin 2016: En fait c'est surtout la seconde partie de l'album qui me cause le plus de soucis, jusqu'à No Serviam ça passerait encore mais à partir de "Les oubliés" et "L'Irlandaise" que semble pourtant apprécié Jérôme, là j'ai plus de mal, à part peut être "L'énigme sacrée" qui n'est pas trop mal.
LeMoustre - 14 Juin 2016: Thierry ! Oui, impardonnable que je suis. Bref, ça doit être l'âge qui me joue des tours. C'est drôle Thierry, "les oubliés" c'est pas en bonus sur ton CD, en 11ème position, donc ?
King_Triton - 14 Juin 2016: Jérôme déconne pas on a le même âge en plus, tu me fait peur haha ! pas grave ! sinon oui, je me suis trompé en me fiant à la liste ici présente : Je voulais dire à partir de "L'Irlandaise" l'album me plait beaucoup moins, ce qui au final ne fait pas grand chose si on enlève l'intro...
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