Morbid Visions

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Nom du groupe Sepultura
Nom de l'album Morbid Visions
Type Album
Date de parution 10 Novembre 1986
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album628

Tracklist

Re-Issue in 1991 and 1997 by Roadrunner Records. Tracks 9-13 : Bonustracks (Re-Issue 1991). Tracks 14-15 : Bonustracks (Re-Issue 1997).
1.
 Morbid Visions
 04:39
2.
 Mayhem
 03:17
3.
 Troops of Doom
 03:23
4.
 War
 05:34
5.
 Crucifixion
 05:04
6.
 Show Me the Wrath
 03:;54
7.
 Funeral Rites
 04:24
8.
 Empire of the Damned
 04:25

Bonus
9.
 The Curse
 00:39
10.
 Bestial Devastation
 03:08
11.
 Antichrist
 03:47
12.
 Necromancer
 03:53
13.
 Warriors of Death
 04:10
14.
 Necromancer (Demo Version)
 04:00
15.
 Anticop (Live)
 03:02

Durée totale : 56:25


Chronique @ BEERGRINDER

10 Juin 2008
En 1984, les frères Cavalera, qui ne sont encore que deux gamins de Belo Horizonte au Brésil, décident de monter un groupe et Sepultura est né.
Après un premier split (avec leur compatriotes d’Overdose, Bestial Devastation en 1985), le groupe enregistre son premier véritable album avec l’aide de Cogumelo Records (label qui lancera également Sarcofago) et le résultat se nomme Morbid Visions (1986).

Le produit obtenu est un album de Thrash sombre, crade et occulte, influencé par Celtic Frost, Slayer et Venom et qui ne fait absolument pas dans la dentelle. L’imagerie de Morbid Visions se rapproche du Black Metal avec cette pochette de démon venant tourmenter les crucifiés.

Certes, l’ensemble sonne parfois un peu brouillon (notamment sur le premier morceau "Morbid Visions"), mais de toute façon l’intérêt du CD n’est pas ici dans la précision métronomique mais bien dans la hargne développée par nos jeunes sud-américains superstars tout au long du disque. Un titre comme "Mayhem" s’approche peut-être le mieux de l’évolution future du groupe dans sa construction. "Funeral Rites", après un début occulte, déboule dans une déflagration Thrash rythmée par le phrasé haché de Max. "Troops of Doom", « hit » de l’album, fait encore partie de leurs morceaux joués régulièrement sur scène. Quoi qu’il en soit, agression est le maître mot sur ce florilège de titres sans concession.
À l’écoute de "Crucifixion", on constatera aussi que l’influence Black Metal ne s’arrête pas uniquement à l’imagerie et ce titre, bien qu’approximatif dans sa mise en place, est un morceau de choix sur l’album, avec une partie centrale très satanique et oppressante et des cris assez effrayants de Max Cavalera qui ne s’habillait pas encore en baba-cool…

Un morceau comme "War", simple mais cinglant, symbolise à merveille le caractère direct et rentre-dedans de leur Thrash teinté de Black. Si un jeune fan de Chimaira tombe sur ce Morbid Visions, sa production d’un autre temps, ces riffs approximatifs et les vocaux arrachés de Max, il va sûrement se demander quel est le groupe qui a pondu cette chose…

Roadrunner a donc réédité ce premier album en 1991 en y ajoutant en bonus les morceaux de Bestial Devastation, encore plus crades au niveau du son et de la mise en place, Igor Cavalera expliquant d’ailleurs qu’avant de rentrer en studio pour cet enregistrement, il n’avait jamais joué sur une véritable batterie, la sienne étant à l’époque faite de bric et de broc.

Bien sûr, les brésiliens sont encore loin ici de la précision et de la puissance de Beneath the Remains ou Arise, mais l’aura satanique et dévastatrice qui se dégage de ces titres nous rappelle que le Metal est au départ une musique subversive et on comprend très bien le message que fait passer Sepultura au monde entier avec ses premières réalisations : un énorme Fu** ! Malgré les nets progrès de maîtrise et de composition que feront les musiciens de Sepultura par la suite, aucune réalisation ne pourra reproduire l’atmosphère unique et malfaisante qui règne sur la doublette Morbid Visions / Bestial Devastations, les imperfections faisant ici partie intégrante du charme.

BG

28 Commentaires

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samolice - 11 Mars 2014: Merci pour la chro. Prod' d'un autre temps effectivement, mais cela ajoute au charme d'un album qui a une valeur "historique".
warforth - 09 Mai 2015: Presque 3 ans après (je me suis amélioré niveau orthographe) , cet album est et restera toujours aussi bon. Rien ne vaut un son bien brut et authentique fait maison ou bricolé avec les moyens du bord.
Daheraetik - 22 Mai 2015: En pleine (vraie) découverte de l'album. Jouissif et implacable. Une aura malsaine et tellement noire (je suis sur le Hell Awaits en même temps, ça colle bien). Merci pour tous vos commentaires. A vous lire, je regrette d'être né si tard... Je vais peut-être me pencher sur le fameux Sodom cité ici...
stefhammer75 - 31 Janvier 2017: Morbid Visions et Bestial Devestation sont les albums qui m'on fait découvrir le Metal Extreme il y a 22ans et selon moi cet album est ni plus ni moins que le tout 1er album de Death Metal jamais enregistré.Que dire de plus concernant cet album si ce n'est que je l'adore et pourtant j'avais découvert Sepultura avec Chaos AD donc très éloigner du Death Metal Satanique malsain et primaire des frères Cavalera et même après de l'avoir écouté des centaines de fois je ne me lasse pas des "Show Me The Wrath" "Warrior Of Death" "Mayhem" etc....
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Commentaire @ Allecannibal

17 Août 2008
Il y a bien longtemps que cette réédition est sortie, pourtant pour tous ceux qui veulent faire un gros retour aux sources, elle mérite que l’on se penche dessus.

En effet, ce CD regroupe les deux premiers enregistrements du groupe qui, à le base, ont été enregistrés de manière très archaïque. Ici, point de riffs alambiqués ni de mielleuses et incessantes touches de clavier, les compos sont simples (pour du Death Metal), et gardent un petit côté rustique qui n’est pas entaché par une production surfaite.
Le côté « crasseux » a, fort heureusement, été gardé. En fait, on est loin du Death moderne à l’américaine parfaitement produit, emballé sous blister. Pour tous ceux qui veulent s’en mettre plein les mirettes avec du vieux son, à l’époque où le Death Metal était encore digne de s’appeler Death Metal, ce CD va faire rajeunir ceux qui ont connu cette époque révolue (et va faire découvrir aux plus jeunes ce qu’est de la vrai musique de headbangeur qui sent la sueur).
Certains titres comme « Bestial Devastation », « Antichrist » ou « Warriors Of Death » sont vraiment caractéristiques de ce qu’est le vrai Death.
De toutes façon, inutile de chercher un quelconque temps de repos dans ces vieux enregistrements poussiéreux, où du blast à foison vient ponctuer des guitares saturées sur des vieux amplis bon marché, le tout assaisonné par un chant qui pourrait aisément porter l’adjectif « à l’arrache ».

Un album qui plaira donc aux fans les plus « Underground », mais qui va peut-être rebuter ceux qui sont habitués à ce qu’est Sepultura aujourd’hui, c’est-à-dire du son aussi fade que de la viande de dinde avec une orientation limite chrétienne. On nage en pleine science-fiction…

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