Du très grand
Saxon!
Saxon confirme sa renaissance opérée 2 ans plus tôt sur l'excellent
Unleashed the
Beast, mais attention,
Metalhead est foncièrement différent de son prédécesseur. Si vous attendez une bonne disto bien NWOBHM, passez votre chemin, à moins que votre âme de hardophile se laisse tenter par cet album de la légende
Saxon!
Tout comme UTB, une intro envoutante ouvre l'album, intro réalisée par le grand absent de l'album, Nigel Glockler. Débute
Metalhead, puissante, destructrice et qui cloue votre postérieur,... là où il est. Attention, si ce morceau ne vous plaît pas, abandonnez l'écoute, ce serais un perte de temps. Le style est posé, l'album ne fera pas de cadeau, rythme couillu, à la fois lourd comme entrainant, son très solide, Biff ultra performant, et ce n'est que le début! Viens Are We Travellers in Time, moins entraînant, plus lourdaud, pas indispensable mais mérite quand même qu'on y prête attention. Après
Warrior,
Crusader, voilà Conquistador, Ze morceau, double pédale savamment dosé, riffs entrainants, une véritable tuerie dont on ne se lasse pas, rien que pour ce morceau il faut posséder cet album! Tout comme AWTIT, What Goes Around ramoli l'ambiance. Song of
Evil vous attend au tournant, un morceau très original, puissant, solide, destructeur avec un refrain qui ne sort plus de la tête, Biff le chante telle une voix vous hantant dans votre plus profond sommeil, un bijou! Les fans de Priest vont forcément remarquer la présence d'un All Guns Blazing, en se remémorant avec nostalgie le génialissime Painkiller. Et ce morceau, malgré un album plutôt lourd et sombre est vif, puissant, tel son homonyme (toutes proportions gardées), un OVNI dans la tourmente, à savourer pleinement, car arrive le quart d'heure indigeste.
Prisoner, Piss
Off et Watching You refroidissent d'un coup sec la locomotive, lourds (trop), pesants, on s'ennuie, il n'y a aucune beauté, bref, ces morceaux ne rentrerons pas dans les annales. Enfin arrive, pour nous sauver des eaux tourmentées de ce quart d'heure infernal, Sea of
Life, mêlant tristesse, mélancolie, puissance, rage, un joyau! Un peu comme un précurseur d'un Lochness (encore pour les fans de Priest) ce morceau envoutant est à ecouter à fond, posé, decontract'.
Pour conclure, cet album en dents de scie, alternant perles et moins bons, est à posséder obligatoirement. Même pour les fans inconditionnés du groupe, (comme moi même)il faut cependant le découper, avec d'un côté les Perles;
Metalhead, Conquistador, Song of
Evil, All Guns Blazing et Sea of
Life; les bofs; AWTIT et What Goes Around; puis les bof bof, vous devez vous doutez desquelles ils sagit. Album complexe même pour les hardophiles, il vaut son pesant de cacahuète.
A posséder coûte que coûte!
Merci pour la chro.
Etonnant que je n’ai jamais posté auparavant tant j’ai un énorme coup de coeur pour ce skeud, et ce depuis sa sortie. Tout simplement l’un de mes préférés du groupe. Du grand Saxon. Peut-être que mon ressenti est biaisé par le fait que j’ai été trop content d’entendre un bon disque de heavy à la fin des nineties. Peu importe, je n’ai pas changé d’avis presque 25 ans - mais non, déjà !!!! - plus tard.
Les 3 titres en entame sont magnifiques, du heavy mélodique de super qualité. Très mélodique, davantage que pour les albums à suivre, même sur les titres les plus heavy comme « All guns blazing ». Même « Are we travellers in times » et son espèce de partie « prog » en son milieu, avant le superbe solo !
Et surtout, à mes oreilles, il n’y a pas ici les gros fillers que le groupe glisse dans tous ses skeuds depuis les années 2000. C’est le méga fan qui parle. Si c’est « Prisoner » le filler, j’en redemande, avec son intro hyper mélodique, un pré-refrain et un refrain super catchy. Ou « What goes around » ? Du super taff aux guitares, en rythmique comme pour le solo. Ou « Sea of life » ? Très chouette power ballad. Le morceau le plus long de tout le répertoire du Sax’ d’ailleurs, juste quelques secondes de plus que « Atila the hun » sur « Inner Sanctum » (oui j’ai bossé). Magnanime, je veux bien néanmoins concéder une face B un peu moins réussie, avec notamment « Watching you » et surtout « Piss off » en dessous du reste. Le choix de les placer à la suite et en fin de disque n’était clairement pas une bonne idée.
Et puis Biff quoi, magique...
Oui, un fort bon album, dans l'ombre de ses glorieux aînés et sorti en une époque où le Heavy Metal à Papa (pour ne pas dire à Papy aujourd'hui) était en soins intensifs. Peu de titres faibles, comme le souligne Sam' juste au-dessus, et une inspiration qui tend, en effet, parfois à faire défaut sur les derniers opus. Et quel bonheur de les avoir entendu jouer le morceau-titre de ce disque, à la surprise générale, lors de leur dernière tournée en date (au Trianon en décembre 2022 en ce qui me concerne) !
Merci pour la kro ! :)
Allez comme promis je viens livrer mon avis sur ce disque apres quelques écoutes comparées... Découvrir ce Metalhead en 2024, une chance ou une honte ?... il faut bien entendu le remettre dans son contexte et force est de constater que j'ai tout Saxon à poncer entre 92 et 2010... Gros rattrapage en perspective et donc comparaison difficile pour l'heure ! Je ne ressens pas le coup de coeur de certains pour ce disque, qui m'a d'ailleurs ineluctablement incité à la découverte. Ce Saxon est un bon cru mais je n'arrive pas à y trouver la qualité des 2 derniers par exemple, en particulier pour Carpe Diem. Du Grand Saxon, mais y a t-il du petit Saxon ?
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