Pour ce nouvel opus de
Freedom Call, Dan Zimmermann et sa bande tentent d’extraire les vestiges des grandes cités mythiques, de réveiller des dieux anciens oubliés et de souffler sur de vieux grimoires ensorcelés.
On aurait pu être anxieux à l’arrivée de ce nouvel album,
Legend of the Shadowking. Il faut dire que le précédent album
Dimensions était plutôt linéaire et m’avait laissé réservé quant à la suite des aventures. Il faut dire qu’à la première écoute j’ai été assez surpris. Je me suis cru à un moment dans un remake de leur fabuleux album
Stairway to Fairyland.
La première partie de l’album, soit de
Out of the
Ruins jusqu’à
Resurrection Day, est de manufacture classique, bien que l’on retient ces deux titres comme étant les meilleurs de l’album, sans nul doute. Ils sont puissants, techniques. Bref le
Freedom Call que l’on connaissait à leur début.
Mais je vais m’attarder ici sur la deuxième partie qui est de loin la plus intéressante. Le groupe va y montrer tout son potentiel possible. Under the
Spell of the
Moon marque le tournant de l’album, c’est un véritable OVNI . On a une musique candide marquée par un joli refrain et une voix lente et ramassée qui fait penser à du Manson.
A partir de ce titre, on a droit à diverses expérimentations du groupe. Il se teste dans le symphonique avec
Dark Obsession, au hard rock classique de manière plus convaincante sur les titres
Kingdom of Madness et
A Perfect Day. Quant au titre de l’album The Shadowking, qui fait référence à la vie de Louis II de Bavière, roi excentrique qui a voué une passion dévorante pour Wagner, celui-ci passe quasiment inaperçu.
On pourra en conclure que le groupe a fait preuve de diversité, d’originalité en proposant plusieurs styles de registres allant du power au hard. Il y a eu de leur part une grosse prise de risque qui nous donne un ensemble satisfaisant.
On notera également que Lars Rettkowitz se révèle être un excellent compositeur sur les titres
Out of the
Ruins et
Resurrection Day. Cela marque un certain changement pour le groupe. D’ordinaire les compositions étaient marquées par un monopole Chris Bay/Dan Zimmermann. Sur les deux titres nommés précédemment, il n’y a eu aucune intervention dans la composition par les deux compères. Elles ont toutes deux été entièrement composées par Lars Rettkowitz. Le paradoxe c’est qu’il refait revivre le son originel de
Freedom Call, alors qu’il n’est pas issu de la formation d’origine. Il se pourrait qu’il joue un rôle plus important au sein du groupe.
L’album nous fait oublier l’épisode
Dimensions, en nous proposant une récréative, avec un côté authentique et un autre plus original.
Ce n’est pas un
Stairway to Fairyland, mais ça vaut un
Crystal Empire.
16/20
Une chronique plus longue m'aurait parru indigeste. De plus je ne suis pas là pour vendre l'album, je me le garde; j'ai juste voulu en faire un contrendu. Et puis à chacun de se faire à sa propre idée.
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