Beyond

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Nom du groupe Freedom Call
Nom de l'album Beyond
Type Album
Date de parution 24 Fevrier 2014
Labels Steamhammer
SPV
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album69

Tracklist

1. Union of the Strong 05:02
2. Knights of Taragon 04:44
3. Heart of a Warrior 03:13
4. Come on Home 04:03
5. Beyond 07:49
6. Among the Shadows 03:45
7. Edge of the Ocean 03:37
8. Journey into Wonderland 03:59
9. In the Rythm of Light 04:03
10. Dance Off the Devil 03:45
11. Palladin 04:09
12. Follow Your Heart 03:51
13. Colours of Freedom 04:15
14. Beyond Eternity 03:03
Bonustracks (CD bonus boxset edition)
"Live in The Black Forest"
1. Back into the Land of Light (Live) 05:42
2. Hero on Video (Live) 03:55
3. Rockstars (Live) 05:03
4. Farewell (Live) 05:25
5. Mr. Evil - Special Version (Live) 05:13
6. Power & Glory (Live) 03:32
"Unplugged & Masqueraded"
7. Freedom Call (unplugged) 05:39
8. The Quest (unplugged) 08:25
9. Warriors (unplugged) 04:30
10. Power & Glory (unplugged) 03:41
11. Farewell (unplugged) 04:51
12. Mr.Evil - Reggae version (Live) 04:17
13. Rockin' Radio - Killerbilly (Live) 04:27
Total playing time 59:18
DOUBLE LP EDITION TRACKLIST
Side A
1. Union of the Strong 05:02
2. Knights of Taragon 04:44
3. Heart of a Warrior 03:13
4. Edge of the Ocean 03:37
5. Dance off the Devil 03:45
Side B
6. Beyond 07:49
7. Among the Shadows 03:45
8. Journey into Wonderland 03:59
9. Paladin 04:09
Side C
10. Come on Home 04:03
11. Rhythm of Light 04:03
12. Follow your Heart 03:51
13. Colours of Freedom 04:15
14. Beyond Eternity 03:03
Side D (Bonustracks)
15. Back into Land of Light (Live) 05:42
16. Hero on Video (Live) 03:58
17. Freedom Call (Unplugged) 05:40
18. Power & Glory (Unplugged) 03:46
Total playing time 59:18

Chronique @ Eternalis

04 Fevrier 2014

Véritable antidépresseur, "Beyond" est une porte vers le sourire et un cœur plus léger…

La nostalgie joue souvent une part de l’attente suscitée par un artiste pour une nouvelle création. La nostalgie d’un album passé, longtemps estimé, écouté en boucle et représentant de diverses émotions auprès de l’auditeur. Il ne suffit que d’un seul de ces albums pour que l’ensemble des suivants soient alors attendus avec toujours cette pointe d’appréhension, cette attente innocente et pure nous faisant poser la fameuse question de savoir si oui ou non le dernier cru saura renouer avec cette magie antérieure.
Dans le cas de Freedom Call, après des débuts miroitants et surtout une exposition incroyable du fait de l’explosion du true metal (HammerFall, Edguy, Storwarrior, dans une moindre mesure Iron Savior…), les allemands ont enchainé trois opus de haute volée pour ensuite s’essouffler de plus en plus au point d’être relégué progressivement au rôle de premier partie de luxe. A l’instar d’un M.Night Shyamalan qui ne retrouvera jamais le génie de "Sixième Sens" et "Incassable" au cinema, il semble acquis que la créativité de "Stairway to Fairyland" et "Crystal Empire" soit à jamais enfouie dans les affres du passé.

Depuis "The Circle of Life" en 2005, les déconvenues se sont enchainées et, sans réellement être mauvais, les albums n’ont jamais marqué. "Legend of Shadowking" a tenté un virage partiellement réussi dans un univers plus sombre et "Land of Crimson Dawn", en plus de perdre le membre fondateur et pilier Dan Zimmermann, a déçu dans ses trop grandes approximations (ou comment faire côtoyer de grands titres speed épiques avec des parodies de metal). Il en arrive donc un statut qui s’effrite inexorablement avec le temps et une attente de moins en moins impatiente lors de l’annonce d’un nouvel et huitième album.

"Beyond" ? Au-delà de quoi ? De leur niveau précédent ? Des autres opus ? De leurs influences antérieures ? De leur style maintes et maintes fois battus en brèche ?
Difficile à dire mais le patronyme semble vouloir évoquer une envie d’ailleurs pendant que Chris Bay, une nouvelle fois entouré d’un nouveau line-up, annonce fièrement l’arrivée de ce nouvel opus de « Pur Freedom Call ». Dur de s’extasier dans ces conditions…et pourtant…si je vous disais que Beyond est le meilleur album depuis "The Circle of Life", voir même "Crystal Empire", est-ce que ce serait plus enthousiasmant ? Sans doute oui…
Car "Beyond" est effectivement de cet acabit, de ce type d’album que l’on n’attend tellement pas qu’il nous prend pas surprise, nous impressionne et qu’on pourrait même le surcoter dans les premiers instants. Cependant, force est d’avouer que Chris a fait de gros efforts sur cette huitième perle pour ne pas sombrer comme il l’a trop souvent fait dans une simplicité indécente et enfantine. Certes, il s’agit toujours d’un Freedom Call globalement positif et joyeux, sans violence aucune mais qui évite avec brio les horreurs telles que "Rockin' Radio" ou "Mr Evil" qui ont pollué les albums précédents.

On retrouve enfin un groupe fortement épique, grandiose et bardé de cette grandiloquence qui avait tant impressionné au début, entre un Manowar et un Gamma Ray. Cette musique puissante et virile, donnant envie de taper du pied tout autant que suggérant une musicalité très forte et un travail d’arrangement fourmillant de détails. Ainsi, en découvrant l’impressionnant titre-track, successeur spirituel du magnifique "The Quest", le ton est donné. D’une introduction magistrale au piano débute une partition presque parfaite dans le genre. La voix de Chris est toujours aussi impeccable et grandiose, les arrangements symphoniques sont omniprésents et les chœurs reprennent une place prédominante, sans pour autant appauvrir la puissance de la composition. Le refrain est une petite merveille de metal épique tandis que les couplets exploitent une vélocité synonyme d’un headbanging frénétique (Ramy Ali reprend sensiblement le jeu de Dan dans l’impact de la double grosse caisse). La sensation d’être emporté est totale. Le morceau se découpe ensuite sur un riff monstrueux de lourdeur et de puissance (revenant directement à "Crystal Empire") sur lequel Chris reprend son timbre plus sombre et grave. Un bonheur en huit minutes.
Mais réduire l’album à son morceau phare serait réducteur car, pour une fois, "Beyond" peut se targuer d’être cohérent et de ne pas céder aux sirènes du remplissage facile et redondant.

"Union of the Strong", au rythme soutenu lui aussi, permet de comprendre toute l’étendue du spectre sonore de l’album et compte déjà parmi les futurs classiques live. "Among the Shadows" permet de diversifier l’album avec des lead mélodiques finalement assez inhabituels pour le groupe, ancrés dans une certaine simplicité mais permettant une fois de plus de mettre sur orbite la voix d’un vocaliste ne souffrant en aucun cas du poids des années. "Heart of a Warrior" délivre un speed metal très carré et diablement efficace qui démontre l’énorme expérience accumulée depuis les années tout en nous gratifiant d’un solo d’une fluidité exemplaire.
Petit rappel de leur passé également avec "In the Rhythm of Light" qui reprend la même mélodie vocale que "The Rhythm of Life" sur "The Circle of Life". Une manière intéressante de faire une ellipse sur leur carrière sans retomber dans le plagiat de leurs précédents albums. Bien évidemment, nous n’éviterons pas les compositions plus « sautillantes » comme "Dance off the Devil" incluant par exemple des éléments celtiques ou "Come on Home" mais c’est ici tellement mieux fait et plus frais qu’elles servent à aérer un contenu finalement très chargé musicalement et presque épuisant sur la longueur tant les morceaux se veulent charger en chœurs et en arrangements.

Dans un style où le renouvellement est presque complètement banni et où les grands groupes peinent sérieusement à ne pas devenir soporifique (Hammerfall a essayé de changer de formule sur "Infected", Iron Savior n’y arrive plus pendant que Primal Fear souffle le chaud et le froid entre deux albums franchement inégaux), Freedom Call est peut-être le seul à sonner encore aussi frais. "Beyond" n’est certes pas dénué de défauts, loin de là, mais sa sincérité et le cœur qui y est mis à l’ouvrage (ce qui manque singulièrement à la bande de Piet Sielck qui donne l’impression de véritablement s’ennuyer en jouant) permet de passer au-dessus de tout ça. Chris Bay se livre toujours corps et âme à sa musique, y croit tellement qu’il nous embarque irrémédiablement avec lui. Et autant dire que cela faisant longtemps qu’il était si simple de ne pas résister tant le contenu en vaut la chandelle. Il serait dommage de ne pas en profiter, de ne pas accueillir cette lueur de bonne humeur et de luminosité dans un monde toujours plus gris et en proie au marasme ambiant (en atteste le superbe "Paladin"). Véritable antidépresseur, "Beyond" est une porte vers le sourire et un cœur plus léger…c’est finalement si rare aujourd’hui que c’est un point à saluer. Merci et ne succomber pas plus longtemps à leur appel de la liberté éternelle…stay free…

9 Commentaires

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Hellsinner - 04 Fevrier 2014: Une chronique qui fait envie, et qui va peut-être (surement) me faire acheter les 2 premiers albums cités, ainsi que (pourquoi pas) celui-ci. Merci à toi :)
Chriscatcher - 05 Fevrier 2014: Intéressant, ça donne envie d'entendre du son...
EndiMistery - 21 Fevrier 2014: Un excellent album. Je n'ai plus jamais ressenti autant de puissance dans un album de la bande à Chris Bay depuis Eternity. Mon Dieu, le refrain de Beyond...
Cyrus - 02 Mars 2017: Un peu plus de peps aux toms, des lignes mélodiques inspirées (par le Van Halen de la grande époque, entre autres), des refrains stad-esques bien mieux trouvés que sur les précédents albums....

Il n'en faut pas beaucoup plus pour que l'oreille conseille au cerveau de commander aux muscles du cou de hocher la tête en rythme !

Excellent effort des teutons.
Ils auront eu leur Nightfall eux aussi !
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