Un nouveau
Freedom Call, c’est l’assurance de se sortir de la grisaille quotidienne, de prendre un peu de soleil en musique sans pour autant mettre le frein sur la puissance, la mélodie et l’envie de headbanger comme il se doit.
La bande à Chris Bay n’est plus à présenter (je l’ai déjà fait maintes fois) et c’est un onzième album qui, mine de rien, arrive dans nos contrées ce mois-ci. Onze albums d’une recette globalement similaire, d’un power metal mélodique, speed et hautement orchestrée qui ne s’est jamais écarté de sa formule initiale comme a pu le faire
Sonata Arctica,
Edguy ou tant d’autres héritiers de cette vague de la fin des années 90. Si l’on pourrait légitimement douter de la légitimité de ce style en 2024, il suffit de simplement écouter l’album, se laisser emporter et avouer que, factuellement, l’opus est encore une franche réussite dans son giron et que
Freedom Call n’a de plus aucune véritable concurrence à son poste.
"
Silver Romance" fête donc avec son public ses “noces d’argent” (25 ans) dans une quête insatiable de la lumière et de la positivité. Ramy Ali, de retour après un congé d’un album sur M.E.T.A.L, ouvre la première mèche sur le titre éponyme qui nous ramène directement aux débuts du groupe. Le son est, comme à son habitude, énorme et très dense (certains groupes de power devraient vraiment en prendre exemple …), le refrain est une pépite ensoleillé pendant que le riff martèle toujours une puissance dévastatrice. Les arrangements sont imposants, les synthés sortent de "
Crystal Empire" et on retiendra inévitablement un solo au tapping qui rappelle le titre éponyme du combo. Parfaite entrée en matière qui prouve la bonne santé créative du quatuor qui en a encore clairement sous le pied.
Treize titres qui ne surprenne jamais vraiment mais qui viennent, par bribes, nous rappeler des épisodes de la vie de
Freedom Call tout autant qu’apporter de nouveaux riffs, de nouvelles mélodies qui, sans rien inventer, témoignent d’une efficacité et d’une solidité que n’a pas toujours eu le groupe par le passé. "Symphony of
Avalon" continu sur son tempo pied au plancher avec ses multiples “
Freedom Call” (j’ai arrêté de compter les chansons où le groupe scande son propre nom) et surtout ses choeurs majestueux parfaitement surplombés d’orchestrations massives (la finesse n’est pas forcément au rendez-vous).
"Supernova", premier clip, rappelle par son vocodeur et quelques vocaux plus grave, certains titres comme "Mr
Evil", "
Master of Light" ou "Rhythm of Light". Des mid tempos façonné pour le live, avec des textes simples et un refrain enlevé qui permet à chacun de s’envoler avec Chris. Les licornes, l’arc en ciel et les flash fluo sont clairement de sortis mais, là où certains pourraient le faire par opportunisme,
Freedom Call respire naturellement cette joie, ce partage et ce sourire à tel point qu’il nous emmène avec lui et parviendra à faire sourire un type vivant sa pire journée.
"
Silver Romance" se distingue par son tempo plus rapide que ses prédécesseurs et rappelle ainsi les trois premiers disques qui imposaient souvent un rythme de double pédale intense (du temps d’un Dan Zimmermann impérial). On ira ainsi vers un "
Distant Horizon" qui surprend par la densité de ses arrangements et speed pour notre plus grand plaisir (la double n’arrête presque jamais) avec comme point d’orgue un solo de Lars parfait dans le genre. Idem concernant un "Meteorite" plus surprenant, apportant un peu de modernité dans la recette avec toujours cette rapidité incessante et un Chris Bay qui se lance dans les aigus comme dans sa meilleure jeunesse. On ajoutera "
In Quest of Love" et son intro aux claviers “signature” qui agace tant de gens mais qui poursuit ensuite sur un morceau 100%
Freedom Call comme personne d’autre n’en fait.
Evidemment, les mid tempo plus posés ne sont pas en reste, avec par exemple un "
Infinity" qui se construit sur plusieurs cassures rythmiques avant de s’envoler, une fois de plus, sur un refrain qui va tutoyer les étoiles. Il en sera de même pour un "Big
Bang Universe" qui voit le retour d’une intro au piano, sans la grandiloquence d’un "The Quest" ou "
Beyond" mais avec cette volonté de proposer un titre un peu plus lourd et “dark” (dans le registre des allemands, bien évidemment). "Blue Giant" va dans le même sens, plus mélodique et solennel, véritablement centré autour de la ligne vocale et laissant les guitares servir de sentier pour que la composition suive son lit tranquillement.
"
Silver Romance" récite parfaitement sa partition, sans véritable génie pourrait-on dire, mais avec un indéniable talent. Le power étant un genre où les nouveaux groupes “traditionnels” étant plus que pauvres, voir les vieux briscards continuer à sortir des opus de cette trempe a quelque chose de rassurant. C’est finalement le groupe lui-même qui l’exprime le mieux sur le dernier morceau de l’album,
Metal Generation, en chantant “
Freedom Call is Back, for a crazy crazy
Metal party ! It’s a M.E.T.A.L fest rising. A
Hail to the
Metal Generation”.
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