Stairway to Fairyland

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Freedom Call
Nom de l'album Stairway to Fairyland
Type Album
Date de parution 1999
Labels Steamhammer
SPV
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album176

Tracklist

1. Over the Rainbow 05:51
2. Tears Falling 05:37
3. Fairyland 05:28
4. Shine on 05:42
5. We Are One 04:54
6. Hymn to the Brave 03:59
7. Tears of Taragon 06:54
8. Graceland 05:34
9. Holy Knight 05:00
10. Another Day 05:51
Total playing time 54:50

Chronique @ AlonewithL

06 Mai 2010

Place au rêve et au monde enchanté.

"Freedom Call", né de la volonté et de la ténacité de Chris Bay, qui avait brièvement quitté le groupe "Lanzer", et de Dan Zimmermann, batteur de "GammaRay" aura démarré quasiment à l'aube des années 2000. Et quel démarrage en fanfare. L'album ici présenté, "Stairway to Fairyland", est d'une pure splendeur, clinquant de mille feux. Il n'y a pas que la belle couverture de l'album qui soit une invitation au voyage et à l'imagination, chaque titre est en réalité une découverte dans un monde imaginaire. Le groupe fait preuve dans cet opus de toute son audace et de sa créativité, se bâtissant dès lors une certaine réputation. Place au rêve et au monde enchanté.

"Over The Rainbow" prend son envol par une sorte de requiem à l'orgue, juste histoire de maintenir en haleine l'auditeur, jusqu'à atteindre les sommets grâce à des pointes de vitesse des guitares et surtout à l'intensité du chant bien épaulé par les choeurs. Les choeurs et les parties claviers apportent sans conteste une assise harmonieuse à la musique jouée par "Freedom Call". Ils agissent comme le véritable moteur de l'album, de plus ils ont pour effet de transmettre un concentré d'émotions, rendant un caractère bien vivant à chaque titre de ce prodige. Tous ces morceaux sont en réalité issus du même substrat de magie. La voix de Chris Bay, impeccable, se rend capable de percer les nuages, et d'éclaircir le ciel. Il n'y a ni cri ni hurlement, celui-ci ne hausse pas le ton de sa voix. Et pourtant elle est portée jusqu'au cieux, équivalente à un André Matos ou un Fabio Lione en grande forme. Tout ici respire la joie et la bonne humeur. Dissipant toutes nos idées noires et notre frustration. C'est un album plein d'énergie qui vous remonte rapidement le moral et vous donne plein d'entrain.

Le titre "Fairyland" nous transperce le coeur avec son admirable sens de la symphonie. Le ton y est néanmoins plus indicible, ajoutant une portée énigmatique à ce titre inventif, dénié de fausses prétentions. Les pistes ont pratiquement tous une durée supérieure à 5 minutes. Et encore? à l'écoute on dirait que ce serait pas assez. Ce qui est certainement bien vue de la part de cet album, c'est cette recherche absolue de clarté et de mélodie. Tout y est limpide comme de l'eau de montagne. On croirait se voir transporter dans un monde féerique et cristallin. "We Are One" en est une très brillante illustration.

Il y a un titre plus particulièrement remarquable dans cet album. C'est le majestueux "Hymn to the Brave". Les sentiments se mêlent dans une impression de bonheur incommensurable. A la simple écoute de badaud, totalement ignorant de l'anglais on pourrait s'attendre à un très beau chant de Noël. Je sais que c'est idiot de dire comme ça, mais je suis sur qu'il y en aura d'autres qui auront le même vague sentiment. C'est en fait une magnifique chanson guerrière, d'hommes, frères d'armes prêt à la bataille dans l'union et la cohésion totale. Il s'agit d'un hymne qui par sa qualité pourrait ridiculiser n'importe quel hymne national, à proprement parler. A la fin de cette piste, la seule envie qui nous vient à l'esprit c'est de repasser la même piste, sans attendre le reste. Mais "Freedom Call" reprend sa route avec "Tears of Taragon" et le non moins génial "Graceland", issus du même faisceau lumineux que "Fairyland"; tout aussi mystérieux et profondément abouti.

Tout se termine malheureusement, car il faut bien une fin à tout, sur "Another Day". Choix opportun du groupe pour signer une fin. Ce titre un brin plus dynamique agit comme un long au revoir. On se retourne alors une dernière fois vers ce monde merveilleux avant que la porte ne se referme.

J'ai ici employé beaucoup de superlatifs pour qualifier un album. Une fois l'écoute passé (vous pourrez l'écouter autant de fois que vous voudrez, mais le résultat sera totalement identique), il m'est forcé de reconnaître que c'est l'un des albums les plus étonnants dont j'ai eu jusqu'à présent l'honneur d'écouter. Chacun de mes sens est entré en éveil. Sans doute, "Stairway to Fairyland" est l'un des meilleurs album de power metal symphonique. Je n'est pas peur de l'affirmer et de le répéter sans la moindre exagération. "Freedom Call" pour son tout premier album réalise un chef d'oeuvre que je vous presse d'écouter pour tous les amoureux du genre et plus. Je vous suggère donc d'ouvrir la porte de ce monde merveilleux sans jamais la refermer.

18/20

6 Commentaires

5 J'aime

Partager

 
LRT92 - 08 Mai 2010: Leur 2 premiers albums sont mythiques, quoique Eternity et LOTSK s'en sortent bien aussi (un peu moins le dernier).
AlonewithL - 10 Mai 2010: Le dernier offre un bon début, mais je convient que sa suite soit plus déroutante.
greatradio - 04 Mars 2011: pour ma part je suis d' accord que stairway to fayriland est un superbe album l'un des deux meilleurs de fc avec crystal empire. A partir du troisiéme ils ont quelque peu stagné dommage.
AlonewithL - 04 Mars 2011: Stairway to Fairyland est un petit bijou, Crystal Empire poursuivra dans la même veine. Mais il est vrai qu'après le groupe a eu tendance à s'éssoufler, en plus des changements de line up et un Dan souvent bien occupé avec Gammaray.
Merci pour ton comment.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ EndiMistery

11 Juin 2011

... reste à jamais une de leurs oeuvres les plus magistrales...

L'appel de la liberté est quelque chose de très clair. Le monde entier fait cet appel. Un appel pour se libérer, pouvoir vivre normalement, et non dans la misère. Pouvoir être libre et voler de ses propres ailes et changer le monde dans lequel nous vivons. C'est la signification que veut donner Freedom Call, le groupe sujet aujourd'hui. La bande fait passer ce message dans une sorte de tragédie fantastique. En effet, les derniers survivants de la contrée de Taragon essayent de survivre, sous la neige et dans le froid, et ils recherchent leur liberté si précieuse en détrônant les dangers des esprits et les tournures mentales gagnant à la terreur. Ma façon de voir le contexte est peut être un tantinet exagérée, mais après tout, l'amplification de la narration sert à mieux expliquer l'histoire qui est racontée, surtout aux jeunes enfants curieux qui veulent tout savoir. En effet, les enfants après racontent l'histoire merveilleuse qui vient de leur être contée, et la génération suit pour garder l'histoire dans la mémoire des personnes anciennes et nouvelles. C'est une histoire sans fin réelle, et qui ne s'étouffera jamais dans les poussières de la destinée. Les poussières de la destinée qui elles ne nous feront jamais oublier un album grandiose, épique, fantastique, un album mythique : Stairway to Fairyland.

Freedom Call a été créé en 1998 par Chris Bay et Dan Zimmerman, qui est le batteur de Gamma Ray. Les inspirations vont vers le groupe de Dan et le groupe Helloween. Mais les différences sont assez flagrantes. La musique de Freedom Call est plus légère et plus mélodique, idem pour Heloween, avec moins de vitesse. Le résultat est grandiose. Et le fait de ce résultat joue avec les mélodies très joyeuses de Freedom Call. Ce Stairway to Fairyland est un des meilleurs exemples de Freedom Call pour définir le véritable style musicale au début de la formation du groupe. Les mélodies sont imparables et accrochent dès les premières écoutes, tellement elles sont joyeuses et gaies. Il n'y a que ça pour avoir à mémoriser les refrains splendides de Freedom Call. Il n'y a aucun morceaux de remplissage et aucun temps mort, et la voix de Chris Bay est tout simplement belle. Accusé d'être le rejeton d'Angra pour une soi-disant ressemblance de la voix de Chris avec celle d'André Matos, Freedom Call reste alors avec ce premier album un groupe magnifique contant la tragédie fantastique.

Over The Rainbow ouvre le bal de façon tout à fait extraordinaire, introduction à ambiance religieuse très mystérieuse, et le tout explose. La voix de Chris Bay est très hargneuse en ce début de titre, et se montre puissante, belle et tout à fait bien adaptée au style très mélodique joué par le groupe. Dan Zimmerman est presque au sommet de son art, et le refrain arrive et nous envoûte les oreilles dès la première écoute. Tout cela est bien magistral, pour un premier titre, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. L'excellent Shine on est le morceau qui se montre plus accessible, la mélodie est plus simple, mais la magie opère, avec ce splendide sentiment de gaité qui rentre dans notre coeur, et des textes magnifiques, dans un concept bien sûr très fantasy et accrocheur. Un des titres les plus surprenants reste le rapide Holy Knight, qui se fait remarquer par une solo de guitare tout à fait divin, majestueux, juste splendide. Un titre à retenir et qui ne sort pas facilement de la tête quand on a apprit à prendre sa fragilité dans sa main.

Le titanesque Tears of Taragon est ce que l'on peut couramment appeler une tuerie. Une intro magistrale et un chant parfaitement réalisé de la part de Chris Bay. Tout est bon à prendre dans ce titre, très abordable, comme tous les titres de l'album. Le refrain est épatant et à la fois mélancolique, comme une goûte de pluie sur le visage, et le tout trotte dans la tête comme un cheval. On ne peut pas vraiment définir quel est le meilleur titre de cet album, car tous sont si magistraaux et accrocheurs, mais Tears of Taragon reste le grand morceau de l'album.

Hymn to the Brave est une magnifique Power Ballad où les chœurs sont magistraux. Et le morceau en lui même l'est. Ce morceau, comme beaucoup de personnes le disent, est un un véritable chant de Noël. Et le peu que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une simple imitation d'un chant de Noël, c'est une poésie, une gargantuesque pièce de théâtre d'hommes allant combattre. D'une sensibilité rare, ce morceau plonge le cœur dans une noyade de larmes. Et on peut tout à fait comprendre qu'un enfant pleure en écoutant cette beauté divine...

On peut passer ainsi de Tears Falling à Fairyland, jusqu'à Another Day, sans trouver aucun défaut à cet album. Signe d'une perfection artistique, le premier album Stairway to Fairyland reste à jamais une de leurs œuvres la plus magistrale et complète. Rien n'est de trop, et rien n'est assez. Quand l'album est fini, on en redemande et la représentation se termine ainsi, comme un véritable dénouement final...

17/20

0 Commentaire

4 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire