Land of the Crimson Dawn

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Nom du groupe Freedom Call
Nom de l'album Land of the Crimson Dawn
Type Album
Date de parution 24 Fevrier 2012
Labels SPV
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album86

Tracklist

1. Age of the Phoenix
2. Rockstars
3. Crimson Dawn
4. 66 Warriors
5. Back into the Land of Light
6. Sun in the Dark
7. Hero on Video
8. Valley of Kingdom
9. Killer Gear
10. Rockin' Radio
11. Terra Liberty
12. Eternity
13. Space Legends
14. Power & Glory
Bonustracks (Digipak Edition)
1. Flame in the Night (ft. Powerworld)
2. Hunting High and Low (ft. Downspirit)
3. Fairyland (ft. Secret Sphere)
4. Palace of Fantasy (ft. Manimal)
5. Land of Light (ft. Neonfly)
6. Warriors (ft. Hannes Braun)

Chronique @ Eternalis

31 Janvier 2012

"Land of the Crimson Dawn" surprend, et donne le sourire.

Niais. Naïf. Honteux. Puéril. Prépubère.

Ce sont souvent des termes ressurgissant à l’évocation du patronyme de Freedom Call. Sous couvert d’une innocence désormais feinte, d’un positivisme exacerbé et d’un style musical fondamentalement sclérosé et souffrant de nombreux poncifs, les Allemands sont aujourd’hui vus comme complètement has been là où leur innocence se voulait enchanteresse et voyageuse voici dix ans, à la sortie des mythiques "Stairway to Fairyland" et surtout "Crystal Empire".

Abandonnés par une partie de leurs fans, on peut dire que "Dimensions" et "Legend of the Shadowking" n’ont pas attirés les foules, malgré certaines qualités musicales indéniables, un sens du riff qui tue, une production toujours impeccable et une technique toujours plus affutée.
Suite à ce dernier album musicalement plus intéressant, car tentant des choses, mais réellement ambivalent et ne réussissant jamais à se rejoindre dans une cohérence musicale parfaite, nous ne sachions plus que penser de Freedom Call. Allaient-ils enfin prendre de nouveau des risques et persévérer dans cette voie (très) légèrement plus sombre et lourde ? Allaient-ils pouvoir créer une osmose cohérente entre les parties plus heavy et le power speed typiquement allemand inséparable du concept du groupe ? Les attentes revenaient chez les fans au même titre que cet album semblait être une porte vers l’avenir, une sphère vers la direction dans laquelle Chris Bay et Dan Zimmermann voulaient aller dans le futur…

Puis arriva ce qui semblait à terme inéluctable mais que personne ne voulait voir se matérialiser. Le départ de Dan, en pleine tournée avec Gamma Ray et dont les emplois du temps n’arrivaient désormais plus à coïncider pour contenter tout le monde. Le choix fut fait et le légendaire batteur quitta le groupe qu’il forma voici quinze ans avec Chris Bay pour officier chez son groupe principal (ce que, objectivement, il est impossible de lui reprocher).
Sans la frappe si typique et « bulldozer » de l’un de ses géniteurs, sans sa force créatrice qui était justement l’investigateur des détournements du groupe (bien que l’avant-dernier album ait été composé en grande majorité par le nouveau guitariste Lars Rettkowitz) et son professionnalisme, le groupe apparaissait en suspens. Mais il n’en fut rien, et Chris Bay reparti rapidement de l’avant en engageant un autre cousin de la scène allemande, et pas des moindres, puisque Klaus Sperling a officié en autre chez Primal Fear, archétype de la scène true allemande.

Graphiquement assez laid, "Land of the Crimson Dawn", le septième album des teutons, se veut vraiment décevant à la première écoute. Le speed mélodique ultra convenu et sans originalité parait avoir repris le pas sur les passages un peu plus sombres de l’épisode précédent et l’envie de ne même pas le réécouter se fait forte. Très forte... mais pas insoutenable. Retentons l’aventure une fois, deux fois... et ça marche.
Plus subtil qu’il n’y parait de prime abord, peut-être même plus riche que ce qu’un esprit un peu calibré pour critiquer un opus attendu au tournant attendant, "Land of the Crimson Dawn" surprend, et donne le sourire. Si nous feront silence de textes toujours aussi au ras des pâquerettes (les « Over the Rainbow » à n’en plus finir deviennent très irritants) et ce n’est pas des noms comme "Rockstars", "66 Warriors", "Sun in the Dark", "Eternity" ou "Power + Glory" qui risquent de nous faire changer d’avis.

Très varié, long et explorant de multiples paysages, Freedom Call, s’il reste dans une optique très similaire à sa ligne de conduite, se paie parfois le luxe de rafraîchir son son et surtout de sonner plus spontané que lors de ses dernières sorties. "Killer Gear" par exemple, de son intro très mélodique, vogue vers des cieux plus obscurs, mettant en avant la basse et des claviers plus « dark ». Le refrain notamment démontre une nouvelle fois que Chris peut définitivement prendre des teintes vocales exquises lorsqu’il se fait violence pour noircir ses vocaux et alourdir considérablement l’ambiance (même si nous trouvons toujours, en toile de fond, des envolées très aigus et une mélodie omniprésente). Très mid tempo, Freedom Call tient surement l’un de ses morceaux phares dans cette forme de composition, et il serait futé d’ériger en exemple ce morceau remarquable.
"Sun in the Dark" tend vers une optique similaire, très heavy et lourde où Chris excelle dans des parties de chant très émotionnelles, magnifiques même si les mauvaises langues ne retiendront qu’une naïveté sans nom.

Évidemment, il est inutile de passer sous silence les tueries speed, plus ou moins consensuelles, que nous trouverons sur ce nouvel opus. "Rockstars" en est le meilleur exemple puisque sa double pédale ne laisse pas beaucoup de miettes au reste tant elle est martelée du début à la fin. Certes complètement « too much », il faut avouer en toute sincérité l’efficacité redoutable d’un tel morceau, au refrain taillé pour le live pour une communion au nom du rock n’roll en général, sous couvert d’un headbanging intensif sur les multiples soli parsemant le titre. Rappelant fortement les trompettes d’"Eternity", "Back into the Land of Light" porte le sceau à 300% « pur jus Freedom Call », alors que "Hero on Video", indécrottable lors de la première écoute en raison de « oh oh » excessivement exécrable, passe de mieux en mieux avec le temps même si l’on regrettera le plagiat évident au "Sting in the Tail" du dernier Scorpions.

Freedom Call ne se réinvente pas mais perdure un héritage culturel qu’il ne souhaite clairement pas voir mourir. On regrettera néanmoins l’excès d’un "Rockin’ Radio", ridicule de A à Z entre son riff presque country, son introduction lamentable et ses textes pitoyablement navrant (« I don’t play rap and hip hop, we play rock n’roll »), on ne sauvera rien de ce pourtant premier single (à croire que Nuclear Blast a le chic en ce moment pour prendre le plus mauvais morceau des albums pour en faire la promotion).
Mais globalement, "Land of the Crimson Dawn" est plus agréable qu’un "Dimensions" qui était vraiment trop inconsistant (comparé à "The Circle of Life", trop souvent oublié mais possédant pourtant de nombreuses qualités) et plus cohérent que "Legend of the Shadowking" trop coincé entre deux chaises.
Une demi-surprise qui, si elle ne brille pas de mille-feux, fait passer un très bon moment à l’auditeur et rappelle des valeurs de simplicité, de partage, de positivisme et de générosité à l’heure où les internautes préfèrent pleurer la fermeture du téléchargement que de simplement vivre la musique des artistes qui eux, y croient et se défoncent pour nous. Alors simplement merci pour ce que vous faîtes. Vous êtes sincères et nous vous écouterons au moins pour vous soutenir. A bientôt sur les routes.

11 Commentaires

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Eternalis - 01 Fevrier 2012: Oui voilà, Mighty a raison...quand je dis ça, je dresse un constat qui revient très souvent lorsque l'on parle de FC.
J'attends toujours les nouveaux albums pour voir ce qu'ils vont apporter donc je ne dis pas du tout ça pour blesser, mais simplement pour refléter la réalité.
Chab - 01 Fevrier 2012: Très bonne chronique ! Hâte de l'écouter ;)
EndiMistery - 01 Fevrier 2012: Warriors, oh Warriors, you are the guardian of my soul !

Très bonne chronique Eternalis. J'attends l'album avec impatience et ta chronique me donne encore plus envie d'écouter l'album. Freedom Call revient en puissance et c'est une bonne chose ;)
Pipotron3000 - 06 Mars 2012: Je me rappelle les premiers Helloween.
Quelle belle rigolade avec mes potes en train de chanter "Eagle fly free" avec les bras tendus comme Freddy Mercury de Queen :D

J'aime le metal "joyeux".
On peut ajouter Tankard et leur amour de la bière, comme les Spudmonsters avec leur humour corrosif des débuts.

Ce qui ne m'empêche pas d'aimer le cyber metal, le metalcore, le death, le black...

Toutes les couleurs du métal sont bonnes à prendre, du plus sombre au plus joyeux.

Rien que pour les bons souvenirs que réveille cet album, je vais l'écouter en entier pour me faire une idée ;)

Merci pour la kro :D
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Chronique @ EndiMistery

27 Fevrier 2012

...c'est ce visage que Freedom Call doit garder le visage de la joie...

Dans un monde en chute libre, se déconnecter de la réalité devient de plus en plus difficile. Imaginez, sortir de ce monde en guerre, rongé par la crise et par la tristesse. La Terre souffre, l'Homme détruit son propre foyer. La réalité est dure et personne ne peut y échapper. Il y a pourtant une lueur, une lueur profonde, celle de notre esprit. Forgez votre propre monde, dans les dédales de votre cerveau. Peaufinez tous les détails du monde que vous voulez créer et laissez la joie l'envahir. N'est-ce pas merveilleux ? Il faut se trouver un refuge contre la réalité et un groupe de grands enfants le trouvent tous les jours. Cherchant à faire entendre son appel de la liberté, Freedom Call s'est forgé son propre monde, irréel et fantaisiste, nais au possible, mais où tout le monde est heureux, où tout le monde s'entraide et s'aime. Freedom Call est une entité vivante, celle de la joie et de l'insouciance. Car Freedom Call est optimiste et tout ce qui est sombre et mauvais le rend triste, c'est pourquoi il nous revient maintenant, pour nous présenter une nouvelle partie de leur Terre de Lumière... « Land of the Crimson Dawn ».

Qui aurait cru que les Allemands seraient si vite de retour ? Après le départ de Zimmermann, le batteur mais également fondateur du groupe avec le chanteur Chris Bay, Freedom Call restait pour beaucoup vide. Mais c'était sans compter l'arrivée très rapide de Klaus Sperling, ancien batteur de Primal Fear, mais également vieux loup de mer maltraitant avec aisance sa grosse caisse. Freedom Call venait de redevenir complet. Mais Chris Bay, sans son ami batteur de toujours qu'était Dan Zimmermann, avait la pression sur ses épaules. C'était en effet la première fois qu'il se retrouvait vraiment seul à écrire les morceaux. Car oui, presque toute la totalité de ce nouvel a été écrite par le chanteur joyeux. C'est alors qu'un retour à la Terre de Lumière lui a donné un grand gain d'inspiration qui lui tendait ses bras vers ce qui serait le nouvel album de Freedom Call.

L'explosion directe. Pas le temps de souffler d'une longue intro, « Age of the Phoenix » commence très fort vers un pré-refrain très mélodique et vingts secondes seulement et le refrain, speed comme jamais, nous enchante avec ses jolis choeurs et une mélodie à l'arrière plan quelque peu celtique accrocheuse et délicieuse. On peut déjà remarquer un point positif : la production n'a pas changée et reste toujours impeccable. Deuxième point : Klaus Sperling ne se laisse pas de répit ! Sur morceau speed comme celui là il sait parfaitement se gérer et ne donne pas de pitié à son amie à percussions. Sans doute son passage chez Primal Fear qui lui a donné la puissance qu'il fait ressortir dès à présent. On aura droit à un joli break parsemés de choeurs guerriers et cette mélodie celtique, jusqu'à un solo d'exception, très mélodique et speed, qui laisse entrevoir un visage plus germe de Freedom Call. Une très bonne mise en bouche, bien qu'assez courte, du moins.

Sur ce nouvel album, on peut entendre un Freedom Call assez émouvant et symphonique. « Back Into the Landof Light » et son intro symphonique aux trompettes (les mêmes trompettes utilisées sur l'album Eternity et sur le morceau culte Land of Light) pourra vous donner un petit air de nostalgie. Les chœurs magnifiques (« Weare back to the glorious land of light ») ont pour effet de rentrer dans la vif du sujet : une ballade qui fait voyager. On peut noter la splendide performance de Chris Bay et le boulot du petit Lars, le guitariste d'exception qu'il est donne à ce morceau des solis mignons tout pleins et une bonne humeur communicative. Le refrain entre tout de suite en tête, pour ne plus en ressortir. Le morceau se termine en douceur, avec les chœurs et un air symphonique. Un très beau morceau. Le morceau « Eternity », quant à lui, s'envole vers une intro atmosphérique au piano soutenu par un riff tranchant. On pourrait croire à un morceau plutôt sombre (L'entame du morceau fait un peu à « Dark Obsessions, sur l'album précédent) mais il n'en est rien. Le refrain, émouvant et très beau, nous invite à voler librement tel un aigle sur la voie de l'éternité. L'introduction se fait de nouveau entendre, mais cette fois un chant lyrique, rajoutant une pincée d'émotion à un morceau déjà bien poignant. Le break du morceau, très troublant au début, nous rassure avec un solo magistral et une reprise sur le refrain tout à fait magistral où Chris Bay fait tout pour que sa voix soit la plus émouvante possible. Très bon morceau, encore une fois.

On ne pourra pas faire l'impasse sur des morceaux Freedom Call « pur-jus » comme « Rockstars », « Crimson Dawn » ou encore « 66 Warriors ». Le premier commence avec une batterie épaisse et une guitare survoltée, qui donnent place à une introduction speed et mélodique comme jamais. Sur ce morceau, on a ce qui se fait mieux chez Freedom Call, c'est-à-dire la bonne humeur. Ce refrain très carré et mélodique ne passera pas inaperçu et accrochera tout de suite. Une sorte de drogue, si on peut dire. Et que dire de ce break ultra jouissif aux chœurs... comment dire... détendus.. un chœur à reprendre en cœur, si je puis dire, qui donne place à ce refrain entêtant. « Crimson Dawn », lui, part avec un air plutôt sombre ultra orchestré avec des choeurs guerriers à tous les coins de rues. Mais ne vous laissez pas berner par cette mise en bouche pour le moins sombre et épique, car le refrain, très « Walt Disney » dans l'âme, vous fera sourire comme un enfant. Une sorte de chant de Noël se cache dans ce refrain gai et accrocheur. Mais ce n'est pas le cas d'un break, cette fois-ci, réellement sombre, commençant calmement sur une douce mélodie de claviers (faisant penser d'ailleurs au morceau « The Quest ») mais où l'explosion ne tarde pas à nous réveiller et où Chris Bay se fait violence. Un break qui enchaîne sur une mélodie cette fois-ci gaie rejointe par un superbe solo de guitare et qui lui-même débouche sur le refrain final, cette fois-ci plus speed et qui termine le morceau sur la mélodie de début de morceau. « 66 Warriors » commence en acoustique sur une mélodie orientale assez étrange, rejointe par de sombres chœurs (« Warrior, oh Warrior », phrase répétée au moins 70 fois tout au long du morceau).

Ces sombres chœurs laissent place à un Chris Bay toujours aussi génial sur une mélodie d'orgue en arrière-plan. Le morceau prend son envol dans avalanche de guitares et déboule sur un pré-refrain très mélodique qui laisse place aux chœurs. Chris Bay revient à l'assaut avec sa mélodie d'orgue, qui est, on peut le dire, très belle. On reprend la même formule jusqu'au prochain refrain, cette fois-ci accompagné, non pas d'orgue, mais des guitares et de la batterie, pour un refrain plus heavy qu'on l'aurait pensé. Ensuite viens le break tant attendu soutenu par toujours ces chœurs sombres, mais donnant à l'ensemble un air plutôt épique, alors que la guitare vient donner son point de vue dans un solo fédérateur on ne peut plus mélodique et qui laisse son ami le refrain prendre le relais. Un morceau classique, mais efficace.

On passera ainsi d'un « Valley of Kingdom » très accrocheur, à un « Sun in the Dark » très lourd, en passant par un « Killer Gear » superbement exploité par son air très brut. On pourra quand même faire un très gros reproche à des morceaux comme « Hero on Video » ou « Rockin' Radio », totalement ridicules et dépourvus de charme, ce, malheureusement, donne un carton jaune qui aurait pu être évité en laissant la porte du ridicule fermée. Quoi qu'il en soit, Freedom Call sort ici un album plein de justesse, de mélodie et de bonne humeur, qui remontera le moral sans doute à beaucoup, car pour moi, c'est ce visage que Freedom Call doit garder le visage de la joie...
J'appelle la liberté !


16/20

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Hepha38 - 27 Fevrier 2012: Excellente chronique, tout est extrêmement bien décrit, et je partage ton ressenti la plupart du temps.
Je rejoint ta déception pour "Rockin' Radio" qui fait sourire mais qui reste un morceau moyen. Par contre "Hero On Video" me plaît beaucoup!
EndiMistery - 27 Fevrier 2012: Merci de ce commentaire, j'ai fais tout mon possible pour décrire avant tout la musique :).
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Chronique @ dark_omens

25 Juillet 2014

On se contentera de laisser ce disque vieillir sous une couche de poussière...comme tant d'autres...

Au hasard d'errements coupables, il nous arrive parfois de redécouvrir les travaux de formations dont on pensait sincèrement qu'elles avaient abandonné leurs créativités à un cruel sort funeste, et ce depuis quelques décennies déjà. Aux détours de cette facétieuse ironie et d'un nom, comme par exemple Freedom Call, dont l'écho éveille, quelques souvenirs précieux mais vagues, ils nous arrivent, disais-je donc, de renouer avec certains artistes.

Après un examen plus minutieux, et malgré des années révolues mais aussi quelques œuvres publiées, peu de bouleversements profonds auront secoué l'univers artistique de ce groupe saxon né sous l'impulsion du chanteur Chris Bay (Lanzer, ex-Moon'Doc) et du batteur Dan Zimmermann (Gamma Ray, ex-Lanzer, ex-Iron Savior). Treize ans après son premier album, Stairway to Fairyland (1999), ces teutons nous proposent donc de découvrir leur nouvel effort intitulé Land of the Crimson Dawn.

Au chapitre des changements notoires, mais néanmoins sans grande influence sur la créativité de ces germains, il faudra quand même noter que certains acteurs de ce sextette, et non des moindres, auront cédé leur place à d'autres (notamment Dan Zimmermann qui se sera éclipsé au profit de Klaus Sperling (My Darkest Hate, ex-primal Fear, ex-Sinner) qui désormais assure la rythmique derrière ses fûts).
Ne nous dissimulons pas plus longtemps derrière les mots. Il règne toujours au sein des prestations de ces Allemands cette légèreté guillerette et enjouée qui ne comblera pas nécessairement les adeptes de Power Metal "sérieux" et "grave", si tant est que l'on puisse user de tels qualificatifs pour un genre aussi, souvent, caricaturale.

Le résultat de cette conjugaison d'un art à la fois efficace et à la fois gai nous offre donc un album dont les atours spécifiques parant certains morceaux, au-delà de cette académisme évident s'exprimant surtout en des refrains naïfs, simples et convenus, parvient tout de même, parfois, à nous séduire (les bons Age of the Phoenix, Rockstars, 66 Warriors, Killer Gears, Terra Liberty ou encore, par exemple, Space Legend).

Néanmoins ce fâcheux penchant à l'allégresse réjouie et ingénue fait de Freedom Call un funambule dont le propos oscille souvent dangereusement. En équilibre précaire sur un fil tendu au-dessus de sa créativité, le groupe n'arrive, en effet, pas toujours à éviter la chute dans la fange d'une musique bien trop joyeuse et, de ce fait, saugrenue (les piètres Back into the Land of Light, Hero on Video à l'aspect Pop/Rock fade, Rockin' Radio et Power and Glory).

Notons aussi que la pochette de ce nouveau cru s'inscrit dans la lignée de celles symptomatiques du genre sur lesquelles, souvent, créatures ailées et armées semblent promptes à défendre, en des illustrations tirées de contes rêvés, de belles princesses contre de vils dragons. Celles de ce Land of the Crimson Dawn, même si elle se plie à cet exercice presque obligatoire, est particulièrement ratée.

Land of the Crimson Dawn est donc un album qui ne saurait pleinement contenter ceux qui n'apprécient guère l'aspect trop jovial et allègre de ce Power Metal guilleret. Un album qui, toutefois, pourra aussi s'enorgueillir de nous offrir quelques instants, certes pas, vraiment novateurs mais, le plus souvent, suffisamment intéressants pour ne pas le reléguer dans les tréfonds abyssaux d'un oubli caractérisé. On se contentera donc de le laisser vieillir sous une couche de poussière mérité.

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Manaki - 26 Juillet 2014: en même temps la force et le rôle de Freedom call c'est d'apporter de la joie et de la bonne humeur et surtout de sauter en concert! Si on n'en a pas envie, la note ne peut pas être bonne puisqu'on est pas dans le ton puisqu'on préférera un album plus diversifié en émotion. Perso je trouve que ça fait du bien aussi de s'ecouter des albums porteur d'un message ou d'une emotion unique. Gai ou sombre ça dépend du besoin du moment ! Quand je veux de la créativité j'écoute plutot du prog ! :p
dark_omens - 27 Juillet 2014: Je comprend parfaitement ton point de vue Manaki et tu auras compris que personnellement je préfère écouter des choses plus nuancées émotionnellement...

Merci à toi pour ce commentaire intéressant.
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