Kingdoms Disdained

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Nom du groupe Morbid Angel
Nom de l'album Kingdoms Disdained
Type Album
Date de parution 01 Décembre 2017
Produit par Erik Rutan
Enregistré à Mana Recording Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album72

Tracklist

1.
 Piles of Little Arms
 03:44
2.
 D.E.A.D.
 03:01
3.
 Garden of Disdain
 04:25
4.
 The Righteous Voice
 05:03
5.
 Architect and Iconoclast
 05:44
6.
 Paradigms Warped
 03:59
7.
 The Pillars Crumbling
 05:06
8.
 For No Master
 03:29
9.
 Declaring New Law (Secret Hell)
 04:21
10.
 From the Hand of Kings
 04:02
11.
 The Fall of Idols
 04:49

Durée totale : 47:43

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Morbid Angel


Chronique @ Fabien

07 Décembre 2017

Conjunctis viribus

En occultant sa fâcheuse dérive lors du huitième épisode à passer sous silence, il aura donc fallu quatorze longues années à Morbid Angel pour revenir à un pur deathmetal, style dont il est un des géniteurs et reste l’un des meilleurs représentants US, aux côtés de Cannibal Corpse, Incantation ou Immolation. Resté seul maître à bord depuis le départ de toute sa précédente tribu, Trey Azagthoth retrouve les services de Steve Tucker (basse / chant), ambassadeur idéal de Morbid Angel, de retour dans l’antre de la Bête, pour faire (selon ses termes) du deathmetal. Du style, il en est justement 100% question, ce nouveau Kingdoms Disdained en renfermant un pur concentré, durant 47 minutes où le groupe ne laisse aucun répit, reprenant à son compte toute l’agressivité de Formulas Fatal to the Flesh et la lourdeur de Gateways to Annihilation. A l'image de la couverture, le Colosse se réveille.

Libéré de sa folie expérimentale et de l’influence de David Vincent sur le précédent épisode, Trey retrouve le vrai sens de la composition de Morbid Angel, lâchant à mon sens cinq excellents morceaux (Piles, Dead, Architect, Pillars, Fall), où la superposition complexe de ses lignes de guitares, alliée à un sens du riff unique, apporte toute la profondeur attendue et une durée d’écoute quasi infinie. Je reste en revanche moins conquis pour l’instant par Garden et Paradigms, dont le palm-muting serré des guitares et cette lourdeur systématique empêchent les deux titres de décoller, et peu convaincu par Declaring, par son côté mécanique et assez répétitif.

Si Trey Azagthoth est revenu dans le droit chemin du bon deathster, son arme fatale sur ce nouvel opus se nomme à mon sens Steve Tucker. Imposant et charismatique, le growler s’offre en plus le luxe d’écrire non seulement toutes les paroles, mais aussi de composer trois morceaux (Righteous, Master, Kings) avec le nouveau batteur Scott Fuller, dont le jeu précis & brutal est ici en osmose idéale. Le riffing incisif et les blast-beats « à la Sandoval » sur ces trois fabuleux titres apportent de la nervosité à l’album, tout en se fondant impeccablement en son sein.

Idéalement mis en valeur par la production puissante et si rugueuse d’Erik Rutan (là où celle de Juan Gonzales pêchait sur Heretic), Kingdoms Disdained ne se laisse pas facilement dompter, et mérite à ce titre un grand nombre d’écoutes, qui prennent chaque jour toujours plus de sens. Si tout n'est pas parfait, notamment Declaring New Law que je peine à digérer, ce nouvel album massif de Morbid Angel est une réussite dans son ensemble. Sans atteindre la grandeur de plusieurs de ses ainés, il permet à la bande de Trey de retrouver ses lettres de noblesse, et devrait ravir non seulement les amateurs de Formulas Fatal to the Flesh et Heretic, mais aussi les mêmes deathsters ayant apprécié à sa juste valeur le remarquable The Grey Eminence de Warfather (l'autre groupe de Steve Tucker).

FABIEN.

24 Commentaires

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kiol - 12 Fevrier 2018:

Je préférais son chant sur ces précédents méfaits. Ici ça ne fait que confirmer l'absence de légèreté et la monotonie des compositions. J'ai arrêté de suivre CC car sa facon de chanter me lasse rapidement. 

BEERGRINDER - 12 Fevrier 2018:

Il y aurait une absence de légèreté dans Cannibal Corpse, sans déconner ?

kiol - 12 Fevrier 2018:

La légèreté était pour MA dans le sens où les morceaux sont très énergiques mais pas variés ce qui a tendance à me faire lâcher l'écoute. Je préférais largement Chris chez CC mais c'est mon point de vue. Je ne suis pas un expert du vocabulaire métal comme vous tous qui faisaient des chroniques. J'ai donc peut être employé un mot dont le sens ne te convient pas.

Etterna - 12 Fevrier 2018:

Je suis d'accord avec toi Beergrinder, l'album est assez bon et nous aide à oublier le terrible faux pas qu'était Illud Divinum Insanus, mais d'un autre côté souffre de plusieurs défauts notamment à une production manquant de clarté et à quelques morceaux qui je trouve sont beaucoup moins intéressant, et voir même trop répétitif pour certains (Declaring, Garden, Paradigms).

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Chronique @ growler

21 Décembre 2017

Back To The Roots

Six longues années auront été nécessaires à Trey Azagthoth, seul survivant du line-up originel et principal compositeur de Morbid Angel, pour donner un successeur au très décrié « Illud Divinum Insanus », une bouse incommensurable, qui a bien failli sonner le glas de l’ange morbide. Exit Tim Yeung (batterie), Destructhor (guitare) et surtout David Vincent, avec qui le divorce semble bel et bien consumé, respectivement remplacé par Scott Fuller (ex-Abysmal Dawn), Dan Vadim Von (seconde guitare) et de Steve Tucker qui vociférait déjà sur le mésestimé triptyque « Formulas Fatal To The Flesh/Gateways To Annihilation/Heretic ». Morbid Angel signe donc un retour finalement peu attendu avec « Kingdom Disdained », perpétuant la tradition d’égrener les lettres de l’alphabet, « J » étant attribué à « Juvenilia », un vieux live de 1989 et publié en 2015, dans l’indifférence la plus totale.

L’artwork, pourtant peu ragoutant et apocalyptique, laisse augurer d’un retour aux sources, mais chat échaudé craint l’eau froide, méfions-nous des apparences surtout après l’incompréhension qu’a pu susciter son peu illustre prédécesseur.

Dès l’entame de « Piles Of Little Arms », l’auditeur sera rassuré, l’épisode « Illud Divinum Insanus » semble parti aux oubliettes et le père Trey est revenu à ses premières amours, à savoir un death-metal saignant atypique, qui cisèle et dont l’identité musicale est immédiatement identifiable. Ici, point de fioritures ou d’expérimentations douteuses, Morbid Angel ne fait pas de quartier et découpe, hache et broie tout sur son passage. Cet opener gras, sombre et malsain, plante littéralement le décor de « Kingdom Disdained ».

L’essence des floridiens est belle et bien présente, les blasts furieux succédant à des breaks massifs ou mid-tempos puissants, riffs mastoc ou saccadés, complexité des structures, contres-temps, tout y est. Outre le morceau d’ouverture, « Garden Of Disdain », « For No Master », le fabuleux « The Falls Of Idols » ou « The Righteous Voice » et « Architect And Iconoclast » en sont des preuves irréfutables.

Contrairement au dernier Cannibal Corpse, la production d’Erik Rutan se fait moins propre, appuyant la face old-school des compositions, y faisant émaner un côté malsain qui sied à merveille à l’ensemble, faisant de ce « Kingdom Disdained » une masse compacte et homogène. Les musiciens sont tous à l’avenant, avec un Trey Azagthoth qui astique toujours aussi bien son manche, Scott Fuller qui assure une belle prestation, ne souffrant aucunement de la comparaison de son prédécesseur (Pete Sandoval est intouchable) et Steve Tucker qui éructe toutes tripailles dehors mais intelligiblement et de façon articulée.

Cependant, même si tout ceci semble réjouissant, nous n’atteindrons pas les sommets artistiques de « Altar Of Madness » ou de « Blessed Are The Sick », cet album se situant quelque part entre « Gateways To Annihilation » et « Heretic ». Aussi, et Morbid Angel a certainement voulu jouer la sécurité, aucune surprise, bonne ou mauvaise, ne sera à déplorer, sauf peut-être « Declaring New Law », linéaire à souhait et qui ne parviendra jamais à décoller (des vestiges de Illud Divinum Insanus » ?).

La parenthèse désenchantée de « Illud Divinum Insanus » étant définitivement fermée, Morbid Angel revient à un métal de la mort racé, rugueux et atypique, remettant en branle, son entreprise de destruction massive. « Kingdom Disdained » n’atteint pas l’apogée discographique des américains mais remet assurément en selle cette formation culte que nous pensions définitivement perdu...et c’est déjà pas mal.

7 Commentaires

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MCGRE - 21 Décembre 2017:

Très bonne chro vieux et la note est parfaite, je prend quand même plaisir à écouter cet album après la

MCGRE - 21 Décembre 2017:

Suite du comm, après la bouse Illud et bordel ça fait du bien 

King_Triton - 22 Décembre 2017:

Je ne trouve pas cet album bien passionnant, c'est massif, c'est bourrin et technique, mais aprés plusieurs écoutes je me fais toujours autant chier.   merci pour la chro' 

Goneo - 29 Décembre 2017:

Je n'en ressort rien de cette album.... peut être lui faut il du temps. Alors comme tout le monde dés la premiére écoute, Morbid Angel est revenu !! MAis pourquoi faire ?, ils ont eu les plus grosses couilles du monde death metal avec leur dernier album, en innovant (pour du Morbid) allant dans une contrée par encore exploité par Morbid. Alors oui certain morceaux sont horribles mais ya du très bon dans Divinum Insanus. MAis là ya rien !! si sonne comme... sa ressemble à .... même si leur talent est certain, j'aurais aimer qu'il continu leur expérimentation, c'est souvent comme cela que naisse les grands albums. Je ne le note pas, je réécouterais plus tard pour voir....

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