Abominations of Desolation

Liste des groupes Death Metal Morbid Angel Abominations of Desolation
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Nom du groupe Morbid Angel
Nom de l'album Abominations of Desolation
Type Album
Date de parution 02 Septembre 1991
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album208

Tracklist

Recorded in 1986 on tape album with David Vincent producing. Finally released on LP/CD in 1991 through Earache Records, with tracklist in different order and a new cover.
1.
 The Invocation / Chapel of Ghouls
 07:11
2.
 Unholy Blasphemies
 04:00
3.
 Angel of Disease
 05:36
4.
 Azagthoth
 05:49
5.
 The Gate / Lord of All Fevers
 05:55
6.
 Hell Spawn
 02:32
7.
 Abominations
 04:19
8.
 Demon Seed
 02:12
9.
 Welcome to Hell
 04:57

Durée totale : 42:31


Chronique @ Fabien

28 Avril 2010
Formé en 1983 autour de Trey Azagthoth, Morbid Angel cherche très tôt à redéfinir les bases de la noirceur et de la brutalité, à l’instar de ses confrères de Death, Possessed ou Repulsion, étant ainsi à l’origine du deathmetal typiquement américain. Après la démo Bleed for the Devil sortie en mai 1986, le groupe se décide à enregistrer un album cassette en septembre de cette même année, le fameux Abominations of Desolation, produit par le jeune David Vincent, n'ayant à ce moment pas encore intégré la formation. Le line-up se constitue en effet à l'époque du batteur & hurleur Mike Browning (futur Nocturnus) et du guitariste & compositeur Trey Azagthoth, sans oublier la présence de Richard Brunelle et John Ortega (non Sterling V.Scarborough comme on peut parfois le lire), que l'histoire semble pourtant occulter.

Dépassant les limites instaurées par Celtic Frost ou Possessed, Morbid Angel lâche une musique incroyablement brutale pour l’époque, appuyée par les vocaux de Browning, entre timbre écorché et guttural, constituant ainsi l’une des premières productions rangées véritablement sous la bannière 100% death US. Mike Browning n’assène certes pas les rafales de blast-beats développées plus tard par son impitoyable successeur Pete Sandoval, bien que ses rythmes restent relativement tapageurs sur les nombreuses parties rapides de l’album.

Malgré quelques longueurs et des rythmiques manquant encore d’une certaine précision, Morbid Angel est déjà en place, possédant ce potentiel énorme, à l’image du cultissime Chapel Of Ghouls, considéré à juste titre comme l’un des morceaux deathmetal les plus terribles jamais enregistrés. De plus, à l'instar des redoutables Morbid Tales ou Seven Churches, Abominations of Desolation comporte une atmosphère malsaine, blasphématoire et satanique, qui renforce la brutalité des compositions, apportant un charisme indéniable à la formation, sur laquelle plane désormais une aura mystique.

De fait, même si Abominations of Desolation se distribue à l'époque uniquement en tape-trading (K7 échangées), tout comme le Slaughter of the Innocents (Horrified) de Repulsion en cette année 1986, l'album fait néanmoins très vite parler de lui. De nombreux deathsters le considèrent commme le premier véritable full lenght de Morbid Angel, bien que son géniteur Trey Azagthoth le renie en tant qu'album, insistant sur le fait que son groupe n’était pas encore prêt.

Depuis, à l’exception de Demon Seed, Morbid Angel a réenregistré tous les morceaux d'Abominations of Desolation sur ses réalisations suivantes (3 sur Altars, 3 sur Blessed, 1 sur Covenant & 1 sur Formulas), rebaptisant au passage les titres Welcome To Hell et Azagthoth par Evil Spell et The Ancients Ones. Ainsi, si l’édition CD d'Earache de 1991 peut paraître dispensable pour nombre de deathsters, elle reste toutefois le témoignage unique de la genèse du dieu Morbid Angel, et plus largement du mouvement deathmetal tout entier. Oeuvre culte, et profondément occulte, à défaut d'être parfaite.

Fabien.

8 Commentaires

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Fabien - 28 Avril 2010: Non désolé BG, j'en suis resté sur les participations de Mike Browning au sein de Nocturnus et Acheron, d'autant plus qu'After Death n'a jamais sorti de full-lenght à ce jour.

To the Death.
Fabien.
BEERGRINDER - 28 Avril 2010: De Full Lenght non, mais Iron Pegasus a réédité les 3 démos et l'EP Vibrations sur un vinyle nommé Retronomicon.

Je possède cet objet, et si je trouve la 3ème démo et l'EP Vibrations de bonne facture, les deux premières démos sont un peu moins convaincantes.

Je ne polluerai pas ta rédaction plus longtemps, je voulais juste avoir ton avis avisé, peut-être plus tard...
Fabien - 29 Avril 2010: @fluush. Oui. Le Divus de Mortuus de Necrovore, tout comme le God Died on His Kness d’Incubus (le groupe floridien de Mike Browning) reste une démo/EP sur laquelle plane une aura toute particulière, au delà de sa qualité intrinsèque perfectible. C’est certain. Si l’on commence ainsi à rentrer dans le labyrinthe des EP/démos mythiques, on n’est pas encore rendu... Dans la scène US des années 86/89, si une démo/EP m’a particulièrement marqué, c’est bien Immortality’s End d’Exmortis. A l’époque, je croyais dur comme fer que ce groupe allait se hisser non loin des ténors du genre, tant son Immortality’s m’avait renversé. Sacrée démo celle-ci, éditée à l’époque en Vinyle chez CCG, sans cover !

To the Death.
Fabien.
Eaque - 28 Décembre 2011: BG : Je classe cette œuvre au même rang que des choses comme le Morbid Visions de Sepultura ou le INRI de Sarcofago : imparfaite et approximative mais déblatérant une violence inouïe pour l'époque.

200% d'accord !!!
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