Covenant

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Nom du groupe Morbid Angel
Nom de l'album Covenant
Type Album
Date de parution 22 Juin 1993
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album708

Tracklist

1.
 Rapture
 04:17
2.
 Pain Divine
 03:57
3.
 World of Shit (The Promised Land)
 03:20
4.
 Vengeance Is Mine
 03:15
5.
 The Lion's Den
 04:44
6.
 Blood on My Hands
 03:43
7.
 Angel of Disease
 06:15
8.
 Sworn to the Black
 04:00
9.
 Nar Mattaru
 02:06
10.
 God of Emptiness
 05:27

Durée totale : 41:04


Chronique @ Fabien

27 Avril 2008
Désemparé par le travail pharaonique de Trey Azagthoth, Richard Brunelle jette l’éponge peu après la sortie de Blessed Are the Sick, laissant Morbid Angel sous forme de trio et son infatigable leader désormais seuls aux guitares. Le groupe floridien s’associe par ailleurs avec le manager Gunter Ford, qui parvient à décrocher une signature nord américaine avec la major Giant Records (une première dans l’histoire du deathmetal), tout en précisant clairement l’intransigeance de son protégé, bien décidé à conserver son entière liberté de création.

Début 1993, Morbid Angel entre alors aux Morrisound Studios, associant cette fois l’ingénieur du son Tom Morris avec Flemming Rasmussen, connu pour l’enregistrement d’And Justice For All de Metallica. Les quelques craintes quant au choix atypique du technicien sont toutefois largement dissipées dès la sortie de Covenant au mois juin, le groupe ayant parfaitement préservé l’essence même de son style.

Dès les titres d’ouverture Rapture et Pain Divine, Covenant impose en effet les blast-beats, les contretemps et le double pédalage meurtrier de Pete Sandoval, soutenant les rafales de riffs incisifs de Trey et le guttural profond de David Vincent. Il faut ainsi attendre les joyaux tels que World Of Shit ou The Lion’s Den (le seul titre composé par David) pour que Morbid Angel ralentisse le tempo, conservant toutefois ce côté massif et destructeur dans ses compositions.

A l’exception de l’interlude ambiant Nar Mattaru, Covenant délaisse parallèlement les instrumentaux présents sur Blessed Are the Sick, délivrant un deathmetal volontairement radical. En outre, l’ombre d’Abominations of Desolation s’éloigne désormais, Morbid Angel ne reprenant cette fois qu’un titre de l’enregistrement culte, l’excellent Angel of Disease, au ton plus léger et aux rythmes plus entrainants, sur lequel David retrouve d’ailleurs son timbre rocailleux de la période Altars of Madness.

Depuis les riffs tranchants de Blood Of My Hands jusqu’aux rythmes écrasants de God Of Emptiness, Covenant se veut résolument plus compact et heavy que ses prédécesseurs, sublimé une fois encore par la technicité désarmante de Pete & Trey, et l’incroyable charisme de David. En quarante minutes, Morbid Angel donne ainsi une nouvelle une leçon de pureté deathmetal, qui le maintient invariablement au dessus du lot aux côtés de son homologue Death, impressionnant également en cette année 1993 avec la finesse & la complexité de son dernier Individual Thought Patterns.

Fabien.

14 Commentaires

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Eaque - 06 Novembre 2014: Je suis assez d'accord avec Mizatonik (à la fois même Beer) car je trouve le titre excellentissime (égal aux démos cette fois) mais il est vrai qu'il casse un poil la bonne homogénéité de cet opus hyper compact. Nar Mattaru aussi soit dit en passant, mais ils ont toujours eu la sâle manie de placer leurs instrumentaux n'importe ou ! Dans Formulas et Heretic c'est du grand n'importe quoi. En revanche, le seul et unique que je n'ai jamais dompté c'est bien "Gateways" et ce n'est pas faute d'avoir longuement insisté ! Je le trouve trop synthétique au niveau sonore et cette impression de ressucé de Domination ne me lâche pas d'une semelle...bref, en tout cas, très bonne chro, ou il n'y a vraiment pas grand chose à ajouter, un énorme album bien carré comme un parpaing !!! Hail Morbid !
Eaque - 06 Novembre 2014: oups, je parlais d'Angel Of Disease* au début de mon com^^
BenaxAgorre - 13 Avril 2018:

Mon premier disque de Death Metal, dégotté à la fin de l'été 93 chez le disquaire du coin. Je ne le savais pas à l'époque, mais j'aurais guère pu mieux commencer...Vingt cinq ans plus tard, je l'écoute toujours, et il a pris bien moins de rides que moi...Juste une toute petite remarque pour Fabien, j'ai constaté que tu utilisais très souvent le mot "homonyme" dans tes chroniques (tout à fait excellentes au demeurant, et parfaitement documentées). Ne faudrait-il pas mieux utiliser "homologue" ? Tu es certainement quelqu'un aimant la précision du vocabulaire, alors je me permets cette legère digression, en espérant que l'on ne t'a pas fait déjà 40 fois la reflexion...

En tous cas, c'est toujours un bonheur de te lire, et j'ai découvert grâce à toi de nombreux groupes à côté desquels j'étais passé à l'époque...

Fabien - 14 Avril 2018:

Merci d'être un parfait deathster, d'avoir l'avatar idéal, et d'honorer Morbid Angel depuis 25 ans ! Pour le terme homonyme, oui je me suis aperçu il y a longtemps de ce lapsus de vocabulaire. C'est donc corrigé pour cette chronique. Le problème, c'est bien de pouvoir retrouver où j'ai pu glisser ce lapsus parmi mes 800 chroniques. Il faut qu'on me le signale ou bien que j'y tombe dessus par hasard... ++ FABIEN.

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Commentaire @ Necroreaper

27 Novembre 2004
Covenant, quatrième album de MORBID ANGEL sorti en 1993, est le moins culte du trio qu’il forme avec Altars of Madness et Blessed Are the Sick et pourtant il est tout aussi bon. C’est sûrement dû à son rapprochement avec la musique de Altars. Pour cet album MORBID ANGEL a perdu un ses membres en l’occurrence le guitariste Richard Brunnelle. Le line-up est donc Trey Azaghtoth qui assume seul les parties de guitares et de clavier, Pete Sandoval à la batterie et David Vincent au chant et à la basse. Ce trio de choc est formé pour nous assener d’un death metal brutal, ultra puissant et sombre. Il s’agit d’un retour au source de Altars of Madness et donc du retour de l’atmosphère mystique et sombre de la musique. Bref, pour moi c’est un chez d’œuvre quoi qu’en pense certains.
Signé sur le label américain Earache records et enregistré au Morrisound studio, Covenant est doté d’une production très puissante et claire et donc très bonne. En tout cas largement meilleur que celle de Blessed Are the Sick. Cette fois si, le mixage est parfait et aucun son n’est dérangeant à l’oreille.
Musicalement, les riffs de guitares sont sombres, brutaux et d’une intensité sans faille. Ils sont aussi devenus plus rapides grâce aux nombreux changements de rythmes imposés par la batterie. Bien sur on a toujours ces grooves imparables caractéristiques de MORBID ANGEL ainsi que ces parties hyper lourdes et pesantes qui font la beauté de la musique de MORBID ANGEL. La batterie est assez diversifiée, allant du blast beat ultra rapide et sauvage et du mid tempo lent et doom lors des parties sombres et suffocantes. Bref, Pete Sandoval nous encore tout l’étendue de son immense talent. Le chant de David Vincent n’a pas bougé d’un pouce et tant mieux. Il est toujours aussi guttural tout en étant puissant et brutal. Bref, écouter cette musique est un vrai plaisir.
Les paroles sont toujours aussi extrême. Anti religion et démons sont les maîtres mots.
Bref, Covenant est un excellent album qui marque moins l’esprit que Altars of Madness et blassed are the Sick mais qui est tout aussi génial. A posséder.

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morbiddomi - 17 Juin 2006: Si l'on considère que cet album est moins culte par rapport aux prédecesseurs, il faut admettre que "Pain Divine" reste le titre du groupe facilement mémorisable, mélodique et saccadé à souhait.

Sans doute un des meilleurs titres du groupe qui allait annoncer bien d'autres.

"Covenant" est construit dans le même rythme et non dénué d'intérêt.

Si un album est à ramener au panthéon, ce sera celui-là car les autres ont été rapidement adoptés en tant que cultissimes.

Domi
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