Formulas Fatal to the Flesh

Liste des groupes Death Metal Morbid Angel Formulas Fatal to the Flesh
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16/20
Nom du groupe Morbid Angel
Nom de l'album Formulas Fatal to the Flesh
Type Album
Date de parution 24 Fevrier 1998
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album420

Tracklist

1.
 Heaving Earth
Ecouter03:54
2.
 Prayer of Hatred
Ecouter04:28
3.
 Bil Ur-Sag
Ecouter02:30
4.
 Nothing Is Not
Ecouter04:44
5.
 Chambers of Dis
Ecouter03:30
6.
 Disturbance in the Great Slumber
Ecouter02:33
7.
 Umulamahri
Ecouter04:34
8.
 Hellspawn: the Rebirth
Ecouter02:43
9.
 Covenant of Death
Ecouter06:08
10.
 Hymn to a Gas Giant
Ecouter01:04
11.
 Invocation of the Continual One
Ecouter09:47
12.
 Ascent through the Spheres
Ecouter02:02
13.
 Hymnos Rituales de Guerra
Ecouter02:43
14.
 Trooper
Ecouter00:56

Durée totale : 51:36

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Morbid Angel



Chronique @ BEERGRINDER

23 Novembre 2008

Prayer of Hatred

Le départ de David Vincent après le live Altars of Madness fut un véritable drame pour les fans de Morbid Angel (dont je suis évidemment), beaucoup doutaient même que le combo puisse se relever. Pour remplacer celui qui les a vus, parti s’occuper de sa femme chez les Genitorturers, Trey Azagthoth a jeté son dévolu sur Steve Tucker, qui évoluait jusque là dans Ceremony avec Pat O’Brien (futur Cannibal Corpse), une bien lourde tache mais parfaitement assumée par le garçon, même si son chant est moins caractéristique que celui de Vincent.

Morbid Angel se retrouve donc sous la forme d’un trio pour enregistrer ce cinquième album au célèbre Morrisound Studio. Débarrassé de l’encombrante présence de David Vincent et de ses dérapages idéologiques, Trey Azagthoth compose l’intégralité de l’album et laisse libre cours à sa pensée mystique, traitant sur Formulas Fatal to the Flesh (1998) de mythologie sumérienne et d’opposition entre valeurs charnelles et spirituelles, allant jusqu’à écrire des paroles en sumérien.

Paradoxalement FFTTF est très rentre dedans, dès le premier titre Heaving Earth, Pete Sandoval sort l’artillerie lourde et dézingue à tout va, on est plus proche de Covenant que de Domination. Le chant de Steve Tucker est irréprochable, juste un peu trop commun par rapport à la voix caractéristique du sieur Vincent.

Une fois le deuil fait en ce qui concerne le légendaire bassiste / chanteur, on peut se régaler des titres percutants et dévastateurs qui parsèment ce disque tel Prayer Of Hatred, accrocheur à souhait avec un Pete en mode double pédale infini, et une partie centrale aux ambiances mystiques avec l’un de ses fameux solo inimitable, Umulamahri et ses accélérations à coller au siège, Hellspawn, son fameux crescendo du début débouchant sur une apocalypse sonore d’un Death Metal très agressif ou encore le terrible Covenant Of Death, rapide, inspiré et montrant l’inépuisable réserve de riffs qui tuent de Trey. Un titre ayant presque des accents Altars of Madness.

Seulement le combo d'Azagthoth n’est pas un simple groupe de Death et tous les albums de Morbid Angel ont un petit truc en plus, ici le côté ésotérique est mis en avant sur certains titres, pour illustrer ce propos les riffs lourds et dissonants de Nothing Is Not (un peu dans la veine de Where The Slime Live) apportent une touche spéciale à ce disque. Mais la meilleure preuve de la singularité de Morbid Angel est sans conteste Invocation of The Continual One, long titre aux influences Heavy / Thrash et chanté par Trey Himself, un moment fort de l’album qui nous ramène aux racines musicales du groupe avec ce fameux riff central imparable. On peut en revanche se poser quelques questions sur le fin disque et la présence d’instrumentales telles Hymnos Rituales de Guerra, sorte de danse tribale guerrière avec percussions. On sent bien que Trey a voulu se faire plaisir et ainsi pousser son concept philosophique à fond, toujours est-il qu’une répartition de ces titres ambiant tout au long du CD aurait sans doute été plus judicieuse que de tous les enchaîner à la fin.
Dans tous les cas, hormis cette série de titres instrumentaux dispensables, FFTTF est peut-être le disque le plus rapide et furieux de Morbid Angel.


Mais, car il y a toujours un mais, le son manque un peu de profondeur et de relief, le côté percutant et dévastateur de Covenant manque cruellement à Formulas Fatal to the Flesh, un album aussi rapide et puissant aurait mérité une production plus précise à mon goût. Ce 15/20 pourra ainsi paraître sévère aux inconditionnels de Morbid Angel mais reflète bien mon ressenti lors de la sortie de l’album et ma relative déception sur le coup de l’absence de David Vincent, et surtout ce disque malgré une qualité manifeste, souffre incontestablement de la comparaison avec son formidable successeur Gateways to Annihilation.


A prendre ou à laisser…

BG

20 Commentaires

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El_Totor - 16 Août 2013: J'avais idiotement délaissé cet album à sa sortie à cause de sa production et de l'absence de David Vincent. Ces deux points restent aujourd'hui pour moi encore les points noirs de ce disque mais grace au conseil de mr beergrinder je me suis repenché sur ce disque. Et putain en fait c'est clair qu'il est très très bon cet album bordel ! Je n'ai rien à ajouter :)
metaleciton - 06 Août 2014: Encore une chronique excellente qui résume pratiquement tout ce que je pense de ce "FFTTF".

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans ce disque au début, je le trouvais trop difficile d'écoute. Avec le temps j'ai tout de même réussi à m'imprégner de l'ambiance et de l'âme de chaque composition...

L'album contient des titres incroyablement inspirés comme "Prayer Of Hatred", le planant "Nothing Is Not" et le grandiose " Covenant Of Death", mais aussi des morceaux qui vont droit au but, à l'image de "Bil Ur-Sag" et "Hellspawn: The Rebirth".

En revanche, les petites interludes sont mal placés sur l'album, qui perd malheureusement en cohésion, c'est vraiment dommage car l'originalité est présente.

Note: 16/20
JeromeG - 10 Avril 2020:

J'adhère à la chronique, album que j'avoue avoir revendu dès après son achat, Tucker était bien en dessous David Vincent (qui était ma référence voix à l'époque), la prod était à mes oreilles en dessous des précédentes. et les délires instrumentaux ont fini de m'achever ^^ "Gateways to Annihilation" est le seul album post "Domination" qui m'a convaincu pleinement. Le temps a passé et désormais je peux savourer les très bons titres présents sur "Formulas Fatal to the Flesh", détaché de tous affectes. "Invocation of the Continual One" est un titre que j'apprécie particulièrement car justement replonge dans une époque et ambiance que j'affectionne.

tormentor - 11 Avril 2020:

Réécouté hier avec les 2 premier album altar et Blessesd pour comparer suite à la lecture de cette belle chro. Moi au contraire je préfère celui ci avec une production moins lisse plus rentre dedans avec le son du Covenant (qui est mon album favori du groupe), je trouve ce skeud très bon. Je le placerait en deuxième position. J'ai écouté altar en premier et à la fin du disque je me suis dit enfin fini, et Blessed j'ai même pas été jusqu'au car je me faisais presque chier ou c'était par impatience d'écouter ce FFTTF...

Même si ces deux premiers skeuds sont très bons, très travaillé peut être trop à mon goût, c'est que le chant de David Vincent est fantastique et spécial mais Tucker s'en rapproche brièvement je trouve.

Et Gateways viendrai en 4eme position avant ce altar.

Par contre je ne vois pas ce que vous reprochez tous à la prod de ce FFTTF...? Moi je la trouve très bonne.

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Commentaire @ Kivan

22 Novembre 2008
A la fois un des fondateurs et un des piliers de la scène death brutal, les Morbid Angel nous reviennent avec ce nouvel album, après s’être séparés de leur chanteur/basiste David Vincent.
Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que Morbid Angel n’a rien perdu de sa sauvagerie, et semble bien décidé à nous rappeler ce que le mot death veut dire…
Véritable recueil de violence à l’état brute, le groupe déploie sur cet album toute la sauvagerie de leurs riffs, à travers des rythmes effrénés martelés puissamment par une batterie monstrueuse.
Mais le groupe sait cependant varier sa musique, avec des passages plus techniques, voir même des samples qui parviennent à instaurer une certaine atmosphère lugubre et gore.
On peut difficilement faire plus pure death metal, et tous les puristes du style sauront reconnaître là les racines du death, encore très vivaces en ces années 90…

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