Encore un groupe de Heavy qui voit l'un de ses membres emblématiques quitter le navire. Rappelez-vous de l'année 1979 avec l'éviction d'
Ozzy Osbourne de
Black Sabbath, 3 ans plus tard avec Ronnie
Dio au sein du même groupe. Dans les années 90 c'est le départ de
Bruce Dickinson d'Iron Maiden, Rob
Halford de
Judas Priest la même année, qui se lancent dans leurs carrières solo respectives.
Plus récemment, ce sont les Américains de
Kamelot qui vécurent le départ précipité de Roy Khan.
Firewind ne sera pas épargné non plus. En effet, son chanteur Apollo Papathanasio présent depuis 2006 quitte définitivement le groupe en 2013, et cela, en pleine tournée mondiale, celui-ci ne pouvant assurer à la fois les tournées de
Firewind et de
Spiritual Beggars son deuxième groupe. C'est donc Kelly
Sundown Carpenter (
Adagio,
Beyond Twilight,
Outworld,
Darkology) qui assurera le poste de chanteur intérimaire pour le restant de la tournée 2013.
2 ans plus tard, début 2015 le groupe annonce enfin l'intégration d'Henning Basse (
Metalium, ex-
Mayan) comme chanteur officiel.
Firewind rentre alors en studio afin d'enregistrer l'album du renouveau, le bien nommé
Immortals dont la musique se situera dans une mouvance Heavy Speed, moderne plus directe et percutante avec des guitares lumineuses toujours aussi présentes, et cela, sans en occulter l'aspect technique.
L'interprétation des compositions se trouvera être sans faille. Henning Basse dont le chant hurlé ou plus modéré, voire mélodieux me rappelle souvent celui de
Ralf Scheepers de
Primal Fear, s'en sort avec les honneurs, celui-ci apportant un côté plus agressif à la musique du groupe (pourvu que l'on apprécie son timbre si particulier). Ajoutés à cela un travail d'écriture et une production quasiment impeccable due sans doute au tandem Dennis Ward (
Unisonic,
Pink Cream 69) épaulé ici par le maître de cérémonie
Gus G, pour un résultat à la hauteur de nos attentes.
En effet, le groupe réussit le pari de remonter le niveau en misant un peu plus sur des titres aux refrains facilement mémorisables et fédérateurs tout en mettant l'accent sur un chant plus âpre et agressif que sur ses précédentes productions.
C'est donc sur la doublette "
Hands of Time", "We
Defy", au rythme très speed accompagné d'un riffing thrashisant et soli de guitare en duel avec les claviers (marque de fabrique du groupe) que débutent les hostilités. Par ailleurs et à plusieurs occasions le groupe nous gratifiera de belles cartouches speed telles que le belliqueux "
Warriors and Saints" au riff et solo de guitare technique, avec breaks et accélérations bien senties.
Le point d'orgue de l'album sera sans nul doute l'épique "
Ode to Leonidas", morceau rendant hommage au roi des spartes, commençant par une intro narrée accompagnée de légères cordes et claviers et démarrée réellement sur un chorus de guitares hyper efficace soutenues par un chant et refrain fédérateur qui fera certainement fureur en situation
Live. L'ambiance et le travail vocal sur le couplet refrain de "
Back on the Throne", mid tempo à l'intro de claviers genre orgue d'église, font des merveilles.
Revenons un instant sur les morceaux en mid-tempo, à commencer par la superbe et mélodieuse "
Lady of 1000 Sorrows" sertie d'arpèges et d'un solo de guitare lumineux montrant une fois encore l'énorme talent du maître
Gus G. La fausse
Power ballade "
Live and
Die by the
Sword" commence sur des guitares en électro-acoustique et continue sur des chœurs fédérateurs et le chant avec un chorus de guitares répétitif, qui ne vous sort plus de la tête.
"
Immortals" sans prendre trop de risques, se posera comme l'album de la transition et rassurera les plus septiques quant au choix de son nouveau chanteur. Son registre, plutôt éloigné de celui de son prédécesseur, mais résolument Heavy, s'adaptera parfaitement au propos. L'album
Immortals, malgré ce changement notoire, se posera comme une nouvelle offrande à Leonidas, roi des spartes, et parviendra sans problème à maintenir le groupe parmi la nouvelle garde du genre
Power Mélodique.
Comme David_Bordg, j'ai aussi toujours pensé qu'il ne manquait pas grand chose pour que Firewind entre dans la cour des grands. J'ai toujours apprécié ce groupe et je vais certainement me procurer ce "Immortals".
En ce qui concerne Nightmare, je vous rejoins...Dead Sun fait partie de mon top 10 des sorties 2016 ;-)
L' émotion c'est sans doute ce qui manque à Firewind pour se hisser au niveau des meilleurs du genre. Si Gus est un technicien hors pair, un peu plus d'âme ne nuirait pas à sa musique, au contraire!
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire