Forged by Fire

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Nom du groupe Firewind
Nom de l'album Forged by Fire
Type Album
Date de parution 24 Janvier 2005
Enregistré à Mediamaker Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album149

Tracklist

1. Kill to Live 03:41
2. Beware the Beast 04:21
3. Tyranny 03:29
4. The Forgotten Memory 03:42
5. Hateworld Hero 05:38
6. Escape from Tomorrow 03:51
7. Feast of the Savages 04:21
8. Burn in Hell 04:38
9. Perished in Flames 04:52
10. Land of Eternity 05:50
Bonustrack (Japanese Release)
11. I Confide 05:04
Total playing time 44:23

Chronique @ AlonewithL

10 Mai 2010

Cet oiseau grec qui n'en finit pas de grandir, enflamme pendant près de 45 minutes l'auditeur

La jeune carrière de "Firewind" aurait des ressemblances troublantes avec la symbolique du phénix. Cet oiseau de feu majestueux et légendaire ayant figuré sur les anciennes monnaies nationales grecques, aurait le pouvoir de revivre éternellement grâce au feu qui l'anime. Quel emblème plus frappant pour représenter le groupe. Chacun des albums produit par "Firewind" n'est pas assimilable à une résurrection, mais plutôt à une nouvelle naissance. A chaque nouvel album "Firewind" se montre de plus en plus étonnant, poussant toujours ses limites un peu plus loin. La musique est en continuel recherche d'équilibre et d'élaboration. Les chants sont également à l'oeuvre, mais plus encore ici. "Forged by Fire", suite au départ de Stephen Fredrick, marque l'arrivée d'un nouveau chanteur, Chitral "Chity" Somapala, qui ne durera que le temps d'un album. On notera également l'arrivée de Bob Katsionis aux claviers. Personnage qui deviendra plus tard l'un des membres incontournables du groupe avec Gus G. le guitariste virtuose.

"Kill to Live" débute sur des riffs acérés et énergiques qui seront parfois obligés de freiner leur ardeur. Le chant de Chitral Somapala est une sorte de surprise. On lui reconnaît une certaine similitude avec celui de Ronnie James Dio. La voix est très proche mais également le chant qui s'accentue aux fins des intonations comme le ferait le grand maître en question.

On a ici un album très intéressant dans son ensemble, plutôt original par rapport aux autres albums du groupe. Le son dominant est celui d'un heavy mélodique bien ficelé. Ce qui fait également la différence de cet album c'est la contribution non désuète du chanteur "Chity" Somapala. Quand on pense qu'il n'a été chanteur du groupe que pour cet album. Il a énormément participé à la composition ayant par ailleurs pu apporter à "Forged by Fire" une dimension très particulière. Celà a permis au moins au chant de jouer une place prédominante par rapport aux instruments, laissant également la guitare de Gus G. à un rang de soutien, bien que celle-ci ait plusieurs moments bien à elle: lors des nombreux solos ou lors du titre instrumental "Feast of The Savages", ici mêlée à l'ambiance des claviers et raccordée à la guitare de Marty Friedman, invité pour l'occasion.

Les claviers, encore timides sur cet album, permettent de créer des environnements propices au registre que l'on entend faire dominer. Sur le titre "Beware The Beast", ils apportent une tournure inquiétante à la musique. La guitare de Gus G. est frénétique; tantôt inspirée par la colère pour y prendre un ton agressif, tantôt apaisante avec de longues mélodies. La vitesse d'exécution de la guitare joue de pair avec les phases de chant. Elle prend les fins de couplets et les refrains comme points de repère pour accélérer brutalement ou ralentir, comme sur "Escape from Tomorrow" ou sur "Burn in Hell". "Firewind alterne également énormément les sentiments au sein d'une même piste. Le ton peut être féroce, puis reposé d'un seul coup. Le cas le plus frappant est sans doute le titre "The Forgotten Memory". Mais c'est aussi le cas dans les deux titres précédemment cités.

Il faut s'arrêter tout naturellement sur le titre "Tyranny", qui a fait l'objet d'un vidéo clip. C'est une chanson qui nous comble de joie, bien qu'elle soit d'une structure relativement simple. Petite hommage à la démocratie fait ici par le groupe, car elle le vaut bien par les temps qui courent.
Les 2 titres de fin de l'album sont plus à part et se distinguent du reste de l'album. "Perished in Flames" utilise un son presque heavy/doom. Il y a une longue étape de contorsion renvoyant à l'image que ferait celle des flammes, jusqu'à ce que la musique se poursuive dans un emballement mécanique. Rien de comparable à "Land of Eternity" qui offre un excellent dernier titre pour l'album. L'attitude est à la douceur et à la tendresse. Si on prête l'oreille avec un minimum d'attention et avec un peu de culture générale au niveau musical, on croirait bien entendre des airs de "Wind of Change" ou d'une autre ballade de "Scorpions". Les brefs moments de choeurs ressemblent fortement à celles que l'on pourrait percevoir sur des titres du groupe légendaire. "Chity" Somapala se prend même pour un Klaus Meine, et fait résonner sa voix. Il s'agit d'une belle ballade à n'en pas douter, mais ce n'est pas titanesque pour autant.

Cet oiseau grec qui n'en finit pas de grandir, enflamme pendant près de 45 minutes l'auditeur. Même si on remarque quelques hésitations et un peu de candeur des instruments, "Forged by Fire" manifeste un nouveau pas dans l'évolution du groupe. On regrette toutefois que "Chity" Somapala n'ait pas pu prendre part plus longtemps dans cette évolution. Son concours a donc fait de cet album une oeuvre unique dans la discographie de "Firewind".

15/20

5 Commentaires

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MetalOursonne - 10 Mai 2010: Belle chronique .. mais je suis "conquise" par ce groupe .. donc j'adore!! Leur musique est une merveille pour mes petites oreilles de metalleuse :-) xx M.O.
Eternalis - 11 Mai 2010: Merci pour ta très bonne chro.

J'ai un peu plus de mal avec ce vocaliste, lui préférant largement Appolo ou son prédécesseur. Il y a un certain manque de personnalité je trouve...

Quand aux morceaux en eux-même, on est face au tournant dans la carrière de Firewind selon moi, celui où Gus G laisse un peu de lest au niveau des grattes et des solo pour se focaliser sur de vrais morceaux et de vraies mélodies, pour un résultat des plus convaincant, qui trouvera son aboutissement sur Allegiance...
AlonewithL - 12 Mai 2010: Je suis tout à fait d'accord avec toi Eternalis.
Gus G. prend ici ses marques. Appolo va apporté un aboutissement lyrique au groupe entrant en pleine harmonie avec des mélodies plus développées. Toutefois la voix de "Chity" a de bons cotés et s'accomodait bien avec un style plus heavy que power.
Aliveandrock - 04 Juin 2012: Mais ce chanteur, c'était pas lui qui était dans Avalon, le groupe de metal prog ?
Sinon, ça vaut ce que ça vaut, mais l'intro de Tyranny me fait grave penser à celle de Nowhere de Therapy... Heureusement, après c'est quand même largement meilleur ! Que dis-je, à des années lumières !
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