Euphoria

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Nom du groupe Def Leppard
Nom de l'album Euphoria
Type Album
Date de parution 08 Juin 1999
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album162

Tracklist

1. Demolition Man
2. Promises
3. Back in Your Face
4. Goodbye
5. All Night
6. Paper Sun
7. It's Only Love
8. 21st Century Sha La La La Girl
9. To Be Alive
10. Disintegrate
11. Guilty
12. Day After Day
13. Kings of Oblivion
Bonustrack (Japanese Edition)
14. I Am Your Child
Bonustracks (Australian Edition)
15. Under My Wheels (Alice Cooper Cover, Unmixed Version)
16. Worlds Collide (Back in Your Face B-Side)

Chronique @ Loloceltic

09 Avril 2013

Léger manque d'inspiration et de prise de risque.

Si "Slang" avait été salué par la critique pour sa qualité et sa prise de risque artistique, sa démarche aventureuse a malheureusement été reçue de façon mitigée par le grand public qui ne lui a pas réservé l'accueil qu'il méritait. Voici donc "Euphoria" qui déboule sur nos platines seulement 3 ans plus tard, ce qui représente un délai particulièrement court pour Def Leppard.

Et si "Demolition Man" démarre l'album sur des bases rapides avec son côté presque punkisant, nous ne pourrons pas dire que cet album déclenche l'euphorie annoncée par son titre. Visiblement, le quintet de Sheffield a été déstabilisé par l'échec commercial de "Slang" et a été tenté de revenir à des valeurs sûres sur ce nouvel opus pour retrouver son public. Malheureusement, si l'ensemble est toujours aussi bien produit, que les mélodies et les riffs sont accrocheurs, et que les morceaux sont interprétés avec talent, l'ensemble manque cruellement d'imagination. A vouloir se rassurer, Def Leppard donne l'impression de ne pas réellement savoir où aller et nous ressert les mêmes recettes, au point que la majorité des titres semblent avoir déjà été entendus auparavant sur l'un des précédents albums du groupe. "Back In Your Face" nous refait le coup de "Let's Get Rocked", "All Night" et "21st Century Man" se la jouent "Slang", "It's Only Love" fait penser à "Two Steps Behind" et "Goodbye" à "When Love & Hate Collide".

Et encore, nous limitons-nous à la liste des ressemblances flagrantes, car même lorsqu'un ancien titre ne vient pas immédiatement à l'esprit, la plupart des morceaux semblent avoir été tirés de la discographie du groupe. C'est le cas du single "Promises" ou de la ballade "To Be ALive" qui touchent au but mais laissent tout de-même un goût de déjà-entendu. Rares sont les titres à faire preuve d'un peu de personnalité. Nous citerons cependant le sombre "Paper Sun", l'instrumental "Desintegrate", exercice que Def Leppard n'avait plus pratiqué depuis le légendaire "Switch 625" sur l'album "High'n Dry", ou le plus puissant "Kings Of Oblivion".

Malgré cela, "Euphoria" reste un album très agréable et sans faute de goût. Les fans du groupe trouveront quand-même du plaisir à l'écouter, et ceux qui découvriront Def Leppard par son biais seront probablement convaincus par la qualité des compositions et par leur interprétation sans faille. Il ne reste pas moins qu'une certaine inquiétude s'insinue quant à l'avenir du combo britannique. "Euphoria" est-il juste une étape nécessaire pour permettre au quintet de se rassurer, ou bien traduit-il une perte de confiance ou d'inspiration, voire des deux ? Croisons les doigts pour que la première solution soit la bonne car il serait vraiment triste de voir un groupe d'une telle qualité s'autodétruire pour des raisons qui semblent essentiellement mercantiles. Souhaitons que les léopards ne restent pas sourds à nos inquiétudes.

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ELECTRICMAN - 09 Avril 2013: description parfaite. Agréable mais sans âme (d'ailleurs le groupe avouera un peu plus tard avoir détesté son enregistrement car l'orientation de celui-ci fut soufflée par la maison de disque et que leur envie personnelle de l'époque était davantage représentée dans le très bon "SLANG").
Yann.77 - 21 Avril 2013: rien à dire de plus, très bonne chro'!!!
Elvangar - 29 Avril 2013: De cet album, je ne retiens que Demolition Man qui laisse présager du très bon ... sauf que les morceaux suivants m'ont limite plongé dans l'ennui et sur 13 pistes, bah ça fait mal au cul. merci pour cette chronique que je trouve, malgré tout, plutôt clémente au regard de ce qu'ils avaient pondu auparavant.
ELECTRICMAN - 23 Juin 2013: pour moi on trouve tout de même quelques titres réussis sur cet album ; "demolition man", "promises","paper sun", "21st century...", "to be alive", "disintegrate", "day after day" et "king of oblivions" ce qui n'est pas si mal. Mais je pense vraiment qu'un disque ne devrait pas proposer + de 11 chansons pour écarter l'inévitable remplissage avec des compos de seconde zone.
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Chronique @ dark_omens

25 Août 2014

L’horizon sombre est désespérant. N'y voir aucun salut l’est bien davantage encore...

Def Leppard, avec Slang, n’avait pas jugé nécessaire d’effectuer l’éternel retour à la source originelle d’une antique, et glorieuse, époque lointaine passée après un Adrenalize décrié comme la ressasse artistique stérile d’un excellent Hysteria. Il avait, bien au contraire, fait le choix audacieux d’une certaine évolution dont le résultat est, sans doute, discutable mais dont la démarche est éminemment respectable. Euphoria, quant à lui, s’annonce comme une volonté consensuelle consentis dont le but, inavoué, est de rassembler, le plus largement, possible un auditoire quelque peu désemparé face à ces visages changeant de Def Leppard.

Concernant les éléments indiscutablement positifs de cette œuvre, il est raisonnablement difficile de taire ce retour à une musique plus électrique, plus incisive et, donc, selon moi, plus intéressante. Ainsi délaissant quelque peu les rivages trop tranquilles d’une musique Pop/Rock, Joe Elliott et ses compagnons marchent à nouveau sur les chemins d’un Hard-FM très mélodique.

Abandonnant les climats particuliers de certains titres de Slang (Truth, Turn To Dust et Slang), le groupe compose ici des titres qui s’inscrivent, trop fidèlement pour certains, dans le chemin tracé autrefois. L’évident constat de déjà entendu est donc prégnant. Pourtant si la déception naissante qui nous étreint ne vient, certainement, pas de cette volonté créatrice de se rapprocher d’Hysteria ou d’Adrenalize, avec quelques légères touches empruntées à Slang ; elle vient indiscutablement de ce résultat qui manque, à mon sens, singulièrement d’inspiration. Ainsi, par exemple, des titres tels que Demolition Man, Promises, Disintegrate ou encore King Of Oblivion n’auraient fait que des titres anecdotiques sur les œuvres "leppardienne", déjà cités, sorties en 1987 ou en 1992, et dont ils sont très largement inspirés. Mais quel est réellement l’intérêt de morceaux aussi secondaire et similaire, en 1999 ?

De l’ère, proche, de Slang seule quelques intonations succinctes peuvent encore se faire sentir. Ainsi peut-on entendre, dans les couplets, par exemple, de Back In Your Face ou encore de All Night quelques nuances sobres issues de cette époque. Quelques phrasés syncopés, quelques atmosphères légèrement plus audacieuses, voilà tout ce qu’il reste de ce dessein hardi qui animait Def Leppard il y a peu encore.

Concernant les ballades, et autres titres aux langueurs assumées, force est de constater qu’elles sont de plus en plus nombreuses. Toujours plus abondantes mais pas nécessairement toujours plus indispensables. Ainsi en dehors des agréables Goodbye et Paper Sun, ce dernier dont certaines intonations ne sont pas sans nous évoquer White Lightning sur, encore, Adrenalize; It’s Only Love, To Be ALive et Guilty ne sont qu’ennuis et accablements insupportablement mièvres.

Cet Euphoria, apparaissant comme une indéniable volonté de réunifier le peuple "leppardien" autour de ses valeurs diverses et variées disséminés dans sa musique d’autrefois, n’est qu’une illusion. Construite autour de titres à l’efficacité discutable, il donne à entendre l’essoufflement manifeste d’un groupe en plein désarroi quant à ces choix artistiques. Les aspects les plus dramatiques de ce constat amer, sont l’inexorabilité et la résignation avec lesquelles les Anglais semblent agoniser. L’horizon sombre est désespérant. N'y voir aucun salut l’est bien davantage encore.

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