Eonian

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Nom du groupe Dimmu Borgir
Nom de l'album Eonian
Type Album
Date de parution 04 Mai 2018
Labels Nuclear Blast
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album122

Tracklist

1.
 The Unveiling
 05:47
2.
 Interdimensional Summit
 04:39
3.
 Ætheric
 05:27
4.
 Council of Wolves and Snakes
 05:20
5.
 The Empyrean Phoenix
 04:44
6.
 Lightbringer
 06:06
7.
 I Am Sovereign
 06:48
8.
 Archaic Correspondence
 04:55
9.
 Alpha Aeon Omega
 05:18
10.
 Rite of Passage
 05:16

Durée totale : 54:20


Chronique @ vinscap33

20 Août 2018

Peut être qu'EONIAN est ce qu'ils ont toujours voulu faire....

Pas facile cette chronique : DIMMU BORGIR n'est pas mon groupe favori. Malgré tout, je suis leurs évolutions et leurs sorties depuis la découverte de l'album ENTHRONE DARKNESS TRIUMPHANT, sorti alors que j'étais encore un petit étudiant à la fac.
À l'époque, j'avais vraiment aimé l'idée d'associer les nappes de claviers avec la « brutalité » de leur musique. Je trouvais malgré tout la production de cet album déstabilisante : la partie métal sonnant parfaitement, alors que la partie claviers faisait vraiment « cheap ». Ce qui n'était pas le cas des mélodies bien évidemment, qui elles, étaient réellement tranchantes et envoutantes de bout en bout.

Mais revenons à EONIAN, qui est tout de même l'objet de ma petite chronique.
Le DIMMU BORGIR évoqué précédemment n'est plus. Le temps a passé, et les moyens mis à la disposition du groupe ont aussi évolué. Les musiciens ont envoyé valser tous les repères qui les avaient portés aux nues. Et lorsque l'auditeur que je suis n'a plus de repères, ben il déclare des trucs du genre : « METALLICA s'est arrêté après AND JUSTICE FOR ALL, après c'est plus METALLICA ! » Ou encore : « C'est devenu commercial sous la pression des maisons de disques. » Et enfin d'attendre à chaque sortie d'album un potentiel « retour aux sources ».... retour qui ne vient finalement jamais !

DIMMU BORGIR ne reviendra pas aux sources. Les norvégiens arrivent désormais à exploiter tout leur potentiel. Je me suis tellement fait chier à écouter les IN SORTE DIALBOLI, DEATH CULT ARMAGEDDON, et autres ABRAHADABRA, qu'effectivement, j'étais assez craintif lors de la première écoute de ce EONIAN.
Force est de constater que ce disque n'est pas du tout chiant, pour peu qu'on fasse un léger effort de concentration. La production est impeccable. Les arrangements symphoniques et les choeurs envoient « sévère », et s'imbriquent à merveille dans les compositions du groupe. Le tempo n'est globalement pas très élevé (même si ça matraque parfois), mais l'ensemble est sacrément bien ficelé. C'est puissant, symphonique, grandiloquent. J'en veux pour preuve le final de « I'm a sovereign», qui me dresse les poils, avec ses envolées épiques appuyés de chants grégoriens. L'enchainement sur l'intro nerveuse de « Archaic correspondence », redonne un coup d'accélérateur : un matraquage de double pédale, accompagné de quelques parcimonieuses notes de piano façon SEPTICFLESH, époque SUMERIAN DAEMONS.
Et que dire de mon coup de cœur, la magique « Alpha Aeon Omega », avec son intro qui renvoie à la classieuse Lustmord and Wargasm de CRADLE OF FILTH sur CRUELTY AND THE BEAST. Soit dit en passant, rappelons que les anglais de Dani ont tout de même erré pendant plusieurs années en se mordant la queue (enlève cette image de ton esprit petit coquin...), sortant daube sur daube, avant de nous pondre deux superbes albums ces dernières années.
Donc DIMMU BORGIR a le droit également de nous proposer un travail abouti après quelques « échecs ». Sur EONIAN, les norvégiens ne font que prolonger leurs explorations et leurs expérimentations, ajoutant des éléments de grande qualité à leur musique qui, 20 ans après, a bien évolué.
Certains penseront que nous nous retrouvons à des millénaires de ENTHRONE DARKNESS TRIUMPHANT. C'est vrai. Mais quand on voit par exemple le rendu live du morceau Mourning Palace, avec l'apport des éléments symphoniques, qui effacent l'aspect « cheap » évoqué plus haut, on peut aussi se dire que la prise de risque en vaut la chandelle. Et peut être que dans la tête des musiciens norvégiens, EONIAN est tout simplement ce qu'ils ont toujours voulu faire, mais qu'ils n'avaient initialement pas les moyens de leurs ambitions.
À force d'errances et de tâtonnements, cet album est selon moi une réussite. Il est beau : à la fois puissant, mélodique, et épique, sans jamais être pompeux. L'orchestre symphonique et les choeurs ajoutent une dimension non négligeable à la musique du groupe, qui peut laisser libre cours à toute sa créativité. Et quand on voit par exemple le monstre que vient de nous sortir THERION avec BELOVED ANTICHRIST et ce type d'apport, tous les espoirs sont permis en termes de création.
Sans révéler un secret bien gardé, l'esprit « black », notamment dans la forme, est absent d'EONIAN. Mais on ne va pas se mentir, DIMMU BORGIR n'a jamais été MARDUK ou DARK FUNERAL.
Alors, on respire un grand coup, on s'assoit dans son canapé avec son petit casque sur les oreilles, on prend son Pitch de quatre heures, un verre de banga, et on écoute religieusement cette sublime offrande.... bon voyage !

3 Commentaires

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David_Bordg - 04 Septembre 2018:

excellent tout comme l'album.

 
vinscap33 - 08 Septembre 2018:

Merci pour ce commentaire David !

PhuckingPhiphi - 16 Septembre 2018:

Il ne reste en effet plus grand chose de l'esprit "Black" des 90's dans cet album, hormis l'imagerie vaguement ténébreuse et les thématiques ivôôôl de rigueur, mais il faut bien reconnaître que cette galette, que j'écoute depuis trois jours à présent, envoie grave la purée dans le style qui est désormais celui de Dimmu. Comme quoi symphonique ne rime pas forcément avec chiant, comme j'ai peut-être trop tendance à le croire depuis une dizaine d'années.

Merci pour la kro ! :)

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Chronique @ Matai

12 Mai 2018

Il ne faut pas voir "Eonian" comme un album de black mais comme un album de sympho

On a tous ou presque une grande histoire d'amour et de haine avec Dimmu Borgir. On se souvient de sa période d'excellence et, dans la foulée, de l'âge d'or du black symphonique. On se souvient de ses albums prodigieux et on les réécoute encore de temps à autre avec autant de frissons. Mais on comprend moins ce moment de revirement avec l'évincement du duo Vortex / Mustis, la pauvre qualité de certains récents titres, le manque d'implication, l'atténuation des éléments black et la surabondance des parties orchestrales. Si bien que les Norvégiens finissent par être comparés ici et là, à tort ou à raison, à des personnages de Disney. D'un côté, on a les costumes, la grandiloquence, les lumières, et les belles paroles...
Nous n'avions pas eu de nouvelles depuis la fin de la tournée d'"Abrahadabra" il y a huit ans. Et au vu du goût amer que nous avait laissé ce dernier, le retour, s'il y en avait un, n'était pas le plus attendu. On aura été quelque peu déçus par un soit disant come back en 2017, avec pour seul cadeau la sortie d'un double album live de 2011 et 2012...rien de bien neuf à se mettre sous la dent, d'autant plus que les morceaux des concerts montraient bien l'orientation musicale du trio : orchestrations et choeurs. Cette dernière justifiait l'appréhension de tout follower qui se respecte avec l'annonce d'un "Eonian". Et avant même que l'album sorte, les pistes présentées ont fait couler beaucoup d'encre, la faute à un virage musical très déstabilisant. Alors finalement, que devons-nous attendre de ce grand retour?

Dès les premières notes de "The Unveiling", on ne peut que se poser des questions. L'intro est dark/indus avec un côté synthétique que n'aurait pas renié Samael sur son dernier "Hegemony". La suite se teinte de black avec des trémolos et une atmosphère typique du genre, comme si le groupe nous faisait un petit signe de la main, histoire de dire "on est toujours là". Le chant est vénéneux mais Shagrath a perdu de son agressivité. Cependant, la bande reste fidèle à sa nouvelle orientation : les parties orchestrales font rapidement leur entrée, soutenues par les choeurs puissants du Scolar Cantorum Choir. La mélodie et les ambiances sont de la partie aussi avec des plans de toute beauté. On sera tout de même surpris de commencer l'album avec tant de calme car "The Unveiling" est sans doute un des plus doux et des plus nébuleux.
Rien à voir avec le très pompeux "Interdimensional Summit", l'un des single présentés avant la sortie de l'opus. On se situe dans la continuation directe d'"Abrahadabra", avec un côté cinématographique assumé. Rien de vraiment black à se mettre sous la dent, si ce n'est la mélodie. Tout est dans l'orchestre, les choeurs et un côté soft qui ne peuvent que nous rappeler une fusion entre Nightwish et Ensiferum.

La suite confirme ce que l'on pensait avec ces deux morceaux d'introduction : les plans orchestraux ont une importance immense ainsi que les choeurs. Shagrath fait pale figure à côté et est mis vachement en retrait. On ne l'aurait jamais vu aussi peu chanter. Dimmu Borgir a donné au Scolar Cantorum Choir le rôle qu'avait Vortex par le passé : des interventions à des moments clés donnant un côté lumineux. On l'avait découvert sur le live "Forces of the Northern Night", cela s'officialise avec les dix morceaux de cette galette.

Il ne faut pas voir "Eonian" comme un album de black mais comme un album de sympho. C'est bien souvent très majestueux mais le problème reste leur surabondance, comme si les Norvégiens avaient voulu en mettre le plus possible ("Aetheric", "Lightbringer"...). A côté de cela, il manque cette flamme, cette magie, cette richesse et ces moments forts qui faisaient la force du trio. Les claviers manquent aussi de diversité (ces petits sons toujours pareils sur "I Am Sovereign" ou "Archaic Correspondence", ou encore "Interdimensional Summit") et les riffs sont souvent du re-sucé. On a cependant un "Council of Wolves and Snakes" qui sort des sentiers battus avec cet aspect tribal / shamanique, des touches indus rappelant les expérimentations de "Puritanical Euphoric Misanthropia", ou un "Empyrean Phoenix" très classique où on retrouve LE Dimmu Borgir que l'on pouvait adorer.

Pour écouter ce "Eonian", il faut essayer d'oublier qu'il s'agit de Dimmu Borgir. Il faut passer outre nos attentes, faire fi de nos souvenirs et des émotions que l'on avait pu ressentir sur les albums les plus marquants du groupe. On se retrouve désarçonnés par cette profusion d'orchestrations et de mélodies et ce manque d'implication dans les éléments black. C'est dommage car les idées sont là, mais elles sont écrasées par le poids de tous ces choeurs et instruments symphoniques. En d'autres termes, c'est mal digéré. Si on veut du pur black symphonique, on se tournera vers d'autres groupes et ça tombe bien, en huit ans, il y aura eu de sacrées sorties dans le genre...

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David_Bordg - 24 Mai 2018:

d'accord avec ETTERNA et moi j'adore cet opus, différent certes mais toujours très bon!

Forlornhope - 25 Mai 2018:

Complètement d'accord avec Etterna, après plusieurs écoutes il est vraiment pas désagréable ce dernier opus

ArverneKeeper63 - 25 Mai 2018:

Personnellement je pense que les gens en attendaient beaucoup trop de cet album. Je veux dire que quand Dimmu a annoncé son retour, tout le monde attendait à que ce nouvel album revienne un peu aux sources mêmes du groupe. Du coup perso je m'attendais aussi un album bien black comme à leurs débuts. J'étais donc pas si impatient que ça de l'entendre, d'autant plus que leur dernier album m'avait vraiment plus. Mais quand je l'ai écouté, j'ai étais agréablement surpris car ils ont tout simplement poursuivi sur leur lancé en accentuant le côté sympho, et bon sang que ça fait plaisir. Il faut être de mauvaise foi pour dire que c'est plat, que l'instru est basique et tout et tout. Je prends mon pied à chaque écoute. Rien que les mélodies au piano ( dès le refrain du 1er titre ) et les breaks et ponts à la batterie qui sont juste monstrueux, prouvent que cet album a bien été ficelé. Après pour quelqu'un qui n'aime pas forcèment les grandes envolés symphoniques, je peux comprendre qu'il soit déçu. Mais à un moment, il faut évoluer, surtout si on ne veut pas pomper le même album tous les 3 ans. 

Baal666 - 25 Mai 2018:

L'album en soit ne doit pas être mauvais ! Mais il est dans la même lignée que Abrahadabra! Et déjà entre In Sorte Diaboli ( que j'ai trouvé plutôt bon) et Abrahadabra, il y'a un énorme faussé.

Je pense que le fait que Vortex et Mustis soient partit à fait changé le cap de Dimmu Borgir, SERTE pas désagréable , mais différent de ce que l'on à pu entendre.

Pour moi, ils ont essayé de faire un retour au source avec In Sorte Diaboli, qui a plus , ou pas à certain.

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Chronique @ hadsonners

01 Août 2018

Une volonté d’expérimenter et d'avancer

Dimmu Borgir est un nom qui fait parler... Comme tout groupe qui a un héritage entre les mains, chaque sortie d'album est disséquée et analysée dans ses moindres détails. Cerise sur le gâteau, les Norvégiens auront tout de même mis huit ans à sortir ce nouvel album. Tout est donc entre leurs mains et Dimmu Borgir, en maître du Metal Symphonique Extrême, nous revient avec un opus basé ironiquement sur la thématique du temps...

Après un "In Sorte Diaboli" quelque peu fade et à la production décevante et un "Abrahadabra" résolument moderne, cinématographique, mais manquant un peu de l'aura black et caverneuse des meilleurs travaux du groupe que sont "Puritanical Euphoric Misanthropia" ou encore "Death Cult Armageddon" - sans doute leur opus le plus abouti à mon goût - le groupe était attendu au tournant.

Autant dire que le début d'album est assez difficile d'accès : l'ouverture ''The Unveiling'' démarre sur un clavier Indus étrange et vite rejoint par un riff black et les chœurs du Schola Cantorum Choir, et ce, avant qu'une batterie pied au plancher ne vienne écraser le tout, mélangé à des touches de clavier lunaire... Beaucoup d'informations donc pour un résultat qui, s'il peu paraître désordonné à la première écoute, se révélera par la suite cohérent et abouti.

Aussi, le tube "Interdimentional Summit" inverse totalement la tendance, pour un titre simple et accrocheur, basé sur un riff principal, un couplet/refrain et un solo de guitare avec chœurs catchy ; l'ensemble fonctionne très bien, à défaut d'avoir une quelconque originalité.

Cependant le Black revient un peu disséminé ici et là comme en témoigne ''Ætheric'' avec son riff teigneux et un Shagrath particulièrement en forme, hargneux même, sortant de son registre narratif habituel. La doublette The Empyrean Phoenix /Lightbringer est elle aussi résolument ancrée dans le Black Metal mais toujours mariée au côté symphonique ; une véritable réussite qui, au fil des écoutes, se révèle et laisse entrevoir le travail titanesque qu'il a fallu pour que tous ses éléments cohabitent de façon harmonieuse. Et plus on progresse dans l'écoute de l'opus, plus le côté Black de la musique du combo reprend le dessus, le tout demeurant accessible, avec beaucoup de variations et de mélodies accrocheuses.

Toutefois, il y a une réelle volonté de retour aux sources. L’énervé ''Archaic Correspondance'' en est le meilleur exemple : on retrouve ici le Dimmu Borgir de Death Cult Armageddon et ça fait du bien. Les riffs ciselés y côtoient la batterie supersonique de Daray qui, à mon sens, est l'un des meilleurs batteurs de Dimmu, capable de vitesse impressionnante, de blast beats bas du front autant que d'un jeu simple et fin.

Ce sera évidemment le paradoxe de l'album et son principal défaut.
Si les titres sont solides et bien composés, Dimmu Borgir a clairement le cul entre deux chaises ; mélodique mais quand même parfois brutal, symphonique mais avec une volonté de renouer avec un Black Metal plus radical. Bref, le groupe se perd parfois un peu et nous avec. De plus, à l'inverse de "Abrahadabra", l’album est cette fois plus complexe, avec des titres à tiroirs et qui mettent plus de temps à révéler toutes leurs subtilités. Aussi est-il important de s'accrocher au début pour apprécier à leur juste valeur certains choix faits par le groupe.

En parlant de choix, une parenthèse pour évoquer le son de l'album, confié à Jens Bogren, producteur de renom qui a entre autres signé la production du Codex Omega d'un certain Septicflesh. Dans une œuvre où se côtoient autant d'éléments organiques et synthétiques, l'ingénierie du son prend une grande importance, et Bogren montre encore une fois toute l'étendue de son talent. Comme voulu par les membres du groupe, le son est plus naturel, moins lisse et plus agressif que sur "Abrahadabra", exploitant les nombreux détails de l'opus pour un rendu final excellent.

L'album se clôture sur ''Alpha Aeon Omega'', titre grandiloquent au possible avec ses chœurs imposants pour un résultat très beau, qui verse dans une certaine nostalgie avant que ne résonne ''Rite of Passage'', instrumental lent et mélancolique, contemplatif même, qui conclue l'album d'une fort belle manière. Titre évocateur pour un groupe qui ne se ferme aucune porte et montre décidément que l'évolution se fera, avec ou sans vous.

Dimmu Borgir est revenu, avec un album riche et complexe, aux compositions épiques et lourdes, très mélodique, quelquefois violent, mais surtout noir et profond, axé sur les ambiances. Ceux qui ont déjà quitté le navire il y a plus de dix ans ne reviendront pas car, non, Dimmu Borgir n'est pas un groupe de Black Metal, ça fait bien longtemps qu'il ne l'est plus. Dimmu serait désormais davantage un groupe de Metal Symphonique Extrême qui vient du Black Metal, la voix de Shagrath, les riffs de Galder et Silenoz étant autant d’éléments Black qu'il ne faudrait pas oublier.

Un cran au-dessus de "Abrahadabra" et bien meilleur que "In Sorte Diaboli", Dimmu Borgir avance. Si "Eonian" n'est pas pour autant un chef-d’œuvre, il s'agit toutefois d'un bon album, témoignant d'une inspiration féconde et surtout constante. Il est cependant impératif de prendre son temps, cet album se découvrant, s'apprivoisant au fil des écoutes, car apportant beaucoup d'éléments nouveaux, flirtant parfois même avec l'expérimental pour du Dimmu. Et ce, à l'instar de ce ''Council of Wolves and Snakes'', tribal et ésotérique, ou de manière plus générale par la présence de ce clavier au son New Wave disséminé un peu partout sur l'album.

Dimmu Borgir est une légende qui vieillit, et comme toute légende qui se respecte, certains gimmicks faciles ressurgissent régulièrement pour un résultat en deux temps : un classicisme frustrant tout d'abord, puis une volonté d’expérimenter et d'avancer, nous rappelant, loin du débat de l'authenticité, ce que Dimmu Borgir a toujours été : un précurseur.


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Etterna - 01 Août 2018:

Très belle chronique et bien rédigée qui rassemble avec justesse ce que je pense moi aussi de l'album. Une belle réussite, aboutie et polyvalent, sans pour autant être révolutionnaire.

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