Destroyer

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Nom du groupe Kiss
Nom de l'album Destroyer
Type Album
Date de parution Mars 1976
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album471

Tracklist

1. Detroit Rock City 05:30
2. King of the Night Time World 03:15
3. God of Thunder 04:20
4. Great Expectations 04:20
5. Flaming Youth 02:55
6. Sweet Pain 03:20
7. Shout It Out Loud 02:50
8. Beth 02:45
9. Do You Love Me ? 03:33
Bonustrack
10. Rock and Roll Party 01:25
Bonustrack (Re-Issue 2012)
10. Sweet Pain (Original Guitar Solo)
Total playing time 32:48

Chronique @ Lordmike

06 Janvier 2010
Destroyer, le passage d'un cap, le début du phénomène Kiss.
En 1975 après un Alive! plus qu'énorme Kiss voit son succès exploser, c'est la lancé du merchandising Kiss (c'est pas encore l'entreprise que l'on connait maintenant mais ça commence déjà à être un business important).
La pochette a été peinte par Ken Kelly (dont le travail intéressait beaucoup Gene Simmons à l'époque) de tel manière que le groupe ressemble à une bande de super héros. Au départ, le quatuor maquillé revêtait les costumes de la tournée Alive! et il devait y avoir également des décombres et des flammes autour du groupe mais la maison de disque a trouvé que c'était trop violent et a demandé à Kelly de recommencer.
Il fera également la pochette de l'album Love Gun.

Pour répondre à cet engouement il faut donc retourner en studio, ils font alors appel à celui qui va devenir leur producteur fétiche (et la bête noire de Ace Frehley), j'ai nommé Bob Ezrin.
Ce dernier apporte un véritable renouveau à la musique de Kiss, pour la première fois le groupe use d'effets sur ces compositions.
Par exemple on retrouve l'écho d'une voix d'enfant du plus bel effet sur "God Of Thunder".
C'est aussi la première fois que Kiss fait appel à des musiciens extérieurs au groupe.
On notera la présence de l'orchestre philharmonique de New York (notamment sur "Great Expectations") et de Dick Wagner (à l'époque guitariste de Alice Cooper) en remplacement de Ace Frehley sur "Sweet Pain".
Pour la petite histoire, au moment d'enregistrer ce titre Ace était en train de jouer aux cartes et ne voulait pas abandonner sa partie donc Bob Ezrin a mis Dick Wagner à la place.
Sans oublier les Brooklyn Boys Chorus qui interprètent les chœurs sur "Great Expectations".

Rentrons maintenant au cœur de l'album, déjà on constate (comme dans tous les albums) la présence de plusieurs classique du groupe. On trouve ici les excellents "Detroit Rock City", "God Of Thunder", "Beth", "Do You Love Me", "Shout It Out Loud" et "King Of The Night Time World".
La seule chose qui m'ennuie un peu dans cet album, c'est l'intro de "Detroit Rock City" (heureusement celle ci sera coupée sur les futurs best of du groupe). Il faut tout de même attendre une minute trente avant le début de la chanson (et de l'album par la même occasion), une minute trente vraiment lente qui présente d'abord des gens qui mangent puis un petit morceau Rock And Roll All Nite en fond d'un mec qui fait de la moto (ou de la voiture, quoi qu'il en soit il écoute la radio) avant que la chanson ne lance son riff de guitare interplanétaire.
Sans cette intro ce morceau est un de mes préférés de Kiss, un de mes morceaux préférés tout court.
C'est une véritable bombe, avec un solo monumental à deux guitares qui volent dans les airs et qui nous font retenir notre souffle jusqu'à la reprise du riff.
Mais l'album ne s'arrête pas là, le reste est du même acabit. Du premier titre au dernier l'album ne ralentit quasiment pas d'un poil.
Les seuls moments où le groupe se permet de ralentir son rythme sont sur "Great Expectations" et "Beth", deux ballades et encore deux réussites.
La première chantée par le démon Gene Simmons, la deuxième par le chat Peter Criss. L'une à la guitare et l'autre au piano, les deux sont magnifique.
Elles sont placés de manière très régulière (quatrième et huitième titre) ce qui d'une certaine façon rythme l'album et lui donne un côté linéaire et carré qui n'était pas vraiment présent auparavant.
En parlant de rythme, les parties de chants sont eux aussi répartis de manière symétrique.
On entame avec deux titres chanté par Paul Stanley suivis de deux par Gene Simmons, ensuite un pour Paul puis un de Gene et enfin un avec les deux. Ensuite il y a un titre de Peter Criss et on clôture l'album avec Paul Stanley.
Sinon pour le reste c'est du Kiss, on passe un bon moment et le groupe nous transmet vraiment son énergie. On est à fond dedans et on ne décroche pas une seconde.
Paul Stanley nous dit "I'm a king of the time world", on le croit sans problème (même si c'est tout le groupe qui forme ce roi, que dis-je, cet empereur de la musique).
Et ce qui est bien avec Kiss c'est que le son soit faible ou fort la musique reste toujours aussi puissante.

Bob Ezrin s'est déjà occupé de dépoussiérer la musique de Kiss mais son boulot au départ est de produire cet album, il ne faudrait pas l'oublier.
Et bien lui en tout cas ne l'a pas oublié, il effectue un très bon boulot, ça sonne bien. Il fait ressortir au mieux la musique de Kiss en mettant en avant le bon instrument ou la bonne ligne de chant au bon moment.
Aucun instrument n'est en retrait, tout ressort de la meilleures des façons, c'est du travail d'orfèvre.
C'est avec lui que le groupe a perfectionné son travail en studio, même si ça ne fut pas toujours facile (il les traitait de campeurs et passait son temps à leur crier dessus).
Kiss à joué la bonne carte en engageant Mr. Ezrin, on comprend pourquoi il l'ont gardé pour faire les suivants.

Cet album sera d'ailleurs le premier à atteindre le statut d'album de platine en 1976.

Que dire de plus ? Encore un album de Kiss, encore un chef d'œuvre.
Un incontournable de la discographie du combo New-yorkais (en même temps il y en a très peu qui ne le soit pas).
A mettre dans la liste de vos achats prioritaires si vous ne l'avez pas encore.

17/20

17 Commentaires

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Cucrapok - 24 Fevrier 2011: Le feeling et le son! Voilà (presque) tout! :)
Lamikawet - 12 Avril 2011: Mis à part les deux ballades que je trouve franchement insipides, le reste n'est que pure tuerie.
16/20
calli - 16 Janvier 2012: L un des tous meilleurs,toutes époques confondues.Quelle déception que bob Ezrin et ace Frehley ne se sois pas entendue.
Lordmike - 17 Janvier 2012: C'était même carrément une enflure apparemment le Bob Ezrin. Heureusement que c'était un bon producteur.
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