Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
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Mercredi 04 Mars 2026 - 07:03:49

 

BLOOD FEAST – Face Fate (New Renaissance '87) : Rien de bien exceptionnel avec ce mini-LP quatre titres du gang du New-Yersey. La musique n’a rien de passionnant, donnant dans le thrash classique dans la lignée de Possessed, sans grande originalité. On ne trouve par ailleurs qu’un seul inédit avec le morceau éponyme, le meilleur des quatre, toute proportion gardée. Les trois autres pistes ne sont que des reprises qui figuraient sur le premier LP Kill for Pleasure, dont deux remixées pour l’occasion. Le vrai point noir est la voix du chanteur, tantôt criarde tantôt d’outre-tombe, éprouvante à écouter, alors que la base instrumentale ne souffre d’aucun reproche. Un mini-LP à réserver aux amateurs du genre. Trash Maniac n°06, décembre ’87.

BLOOD FEAST – Face Fate (New Renaissance '87) : Blood Feast donne dans le thrash, avec ses bons et ses mauvais côtés. La production choque de prime abord, d’une part faute aux guitares trop en retrait par rapport à la voix et à la batterie, et d’autre part faute au son de batterie, pour laquelle on n’entend que la caisse claire et une cymbale sur trois des quatre morceaux. Dommage que les roulements de double grosse caisse, apportant plus de puissance, ne s’entendent que sur le titre éponyme. Par ailleurs, la voix, très saccadée & criée, parfois cassée à la Motörhead, devient éprouvante lorsque le chanteur se met à pousser des hurlements inutiles. Sinon, rien à dire côtés guitares, aux rythmiques proches de Celtic Frost, Slayer ou Kreator suivant les morceaux, et aux solos proches de Slayer. Ce disque plaira sans doute aux thrashers les plus extrêmes, pas vraiment regardant sur la propreté. Steph, Troubadour n°05.

BLOOD FEAST- Face Fate (New Renaissance ‘87) :
On pourrait contester l’intérêt de cet EP des américains, en considérant que trois des quatre morceaux figurent déjà son leur premier album Kill for Pleasure. Ce serait toutefois sans compter sur la piste éponyme, l’unique inédit, qui vaut bien l’achat du disque à lui seul, tant il est excellent. Le morceau est autant voire plus rapide qu’Angel of Death (Slayer), nanti d’un chant légèrement teinté HC. Blood Feast est en droit d’attendre un succès slayerien à l’avenir. 9/10, Crucifixion n°04, 1988.

BLOOD FEAST – Face Fate (New Renaissance ’87)
: c’est le jour et la nuit en comparaison du premier album Kill for Pleasure : tout est plus abouti sur cet EP, qui propose un inédit (le title-track) ainsi que trois reprises du premier album, le tout joué plus rapidement et bénéficiant d’une meilleure production. Blood Feast aurait dû commencer sa carrière avec cet EP. Metal Warriors Magazine n°03, Wallonie, début 1988.

BLOOD FEAST – Face Fate (New Renaissance ’87)
: Toujours en provenance de New Renaissance Records, le mini-LP de Blood Feast est tout de même plus affriolant (quoique…). Néanmoins, même à l’Ouest, il n’y a pas grand-chose de nouveau. En effet, sur ce Face Fate, on retrouve R.I.P. et Vampire, deux titres remixés extraits de Kill for Pleasure, son premier album, et Bloodlust, disponible exclusivement sur la version K7 de ce même album. En fait, le seul morceau véritablement récent est donc Face Fate, ce qui, vous vous en doutez bien, nous comble littéralement de joie. Merci Blood Feast et revenez quand vous voulez ! Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°17, avril 1988.

BLOOD FEAST- Face Fate (New Renaissance ‘87) :
Officiant jadis sous le nom de Bloodlust, le groupe s’est ensuite rebaptisé Blood Feast puis a sorti son premier album Kill for Pleasure. Il revient avec un EP quatre titres et je conseille aux inconditionnels de Death ou Slayer de se jeter dessus ! Sentence, Deflagration n°02, juillet-août ’88.



Jeudi 05 Mars 2026 - 07:15:54

 

RATTUS – Stolen Life (Neg FX Records ’87) : En face de Rattus, Paradox mène encore à dix contre un. Je dois avouer avoir longtemps cherché l’aspect mélodique que Rattus était supposé avoir insufflé dans son speed-metal, sans l’avoir nullement trouvé. Quant aux progrès dans le jeu de ces musiciens finlandais, ils ne m’ont pas sauté aux yeux. Rattus est devenu et restera sans doute un groupe à la sonorité curieuse, tenant à la fois du punk/hard core et du speed-metal. Rien de très nouveau dans tout cela donc et, si ce nouvel album Stolen Life, à la pochette réellement horrible et mal dessinée de surcroît, est susceptible de plaire aux fans de Rattus, je ne vois pas comment il pourrait en attirer d’autres. Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°15 (Forces sceptiques), février 1988.


 

LEGEND – Mandragore (demo ’87) : Comment allier speed, technique, mélodie et FM ? Oui, vous avez bien lu : speed et FM ! En un seul groupe : Legend. Celui-ci, composé de cinq musiciens, semble avoir réussi ce difficile amalgame, superbe à l’écoute, mais ardu à chroniquer. Comment, en effet, expliquer qu’un clavier puisse apporter un plus sur un tempo rapide (Mandragore). Mélodie indiscutable des guitares et production à la hauteur : tout pour séduire. Le second titre débute sur une ballade et s’achève sur un tempo plus heavy. Un petit mot à propos du registre vocal, qui se situe dans les médium/grave, agrémentés d’un vibrato certain. Seulement voilà : deux titres sont-ils suffisants pour se permettre de juger un groupe ? On est en droit d’en douter, mais il faut avouer que l’originalité ne se remarque pas à l’écoute du onzième titre d’un répertoire. Pour Legend, deux titres ont suffi. La sortie prochaine d’un 45t autoproduit satisfera les amateurs qui en redemandent. Stéphane GIRARD et Henry DUMATRAY, Hard Force n°14, janvier 1988.


AIRWOLF – Airwolf (demo ’87) :
L’Allemagne grouille de jeunes talents et Airwolf appartient à cette nouvelle génération qui se jette corps et âme dans l’aventure métallique sur les traces d’Helloween. Il qualifie sa musique de power-metal et, du côté puissance, on peut dire qu’il est à la hauteur de ses prétentions ! Non, Airwolf ne fait pas du Kreator. En revanche, il est vrai que Pretty Maids aurait tendance à l’inspirer… Airwolf existe depuis 1985 et on peut dire qu’il n’a pas perdu son temps car, après une démo de fort bonne facture, il vient de finir l’enregistrement de son 1er LP. Pour revenir à cet échantillon, ce sont les titres rapides qui tiennent le haut du pavé. Si les cinq ont la pêche, Starfire, Swordbreaker et Legion of Doom sont réellement overdrivés. Tous ces morceaux regorgent de breaks surprenants et de soli captivants, avec de la mélodie teutonne comme on l’aime ! À suivre. Stéphane GIRARD et Henry DUMATRAY, Hard Force n°14, janvier 1988.



Vendredi 06 Mars 2026 - 08:09:52

 

LOUDBLAST / AGRESSOR – Licence to Thrash (New Wave ’87) : Voici enfin arrivé notre LP made in France totalement thrash. Il aura fallu attendre longtemps mais cela valait le coup. Le disque commence très fort avec Loudblast, qui nous vient de Lille. Formé en 1984, le groupe a bien évolué depuis ses dernières démos Behind the Dark Mist et Ultimate Violence. La musique se situe entre Nuclear Assault et Kreator, bien qu’elle reste très originale, Loudblast possédant un style propre à lui. De Let the Blood Run Red aux excellents breaks lourds & mélodique, à Elm Street à la construction très travaillée, le quatuor peut rivaliser avec les meilleures formations d’outre-Rhin. Il en est de même pour Agressor, l’extraordinaire trio d’Antibes. Son thrash élaboré possède lui aussi d’indéniables qualités, abordé d’une façon très black-métal. Après une intro morbide, c’est le déluge de décibels sur Brainstorm, et l’orgie sonore entrecoupée d’un superbe break acoustique ‘maidenien’ sur Blood Feast. Les morceaux s’enchainent à vitesse grand V et font d’Agressor un grand espoir de la scène thrash française aux côtés de Loudblast. Grâce à ce split LP possédant une dimension internationale, le thrash hexagonal vient enfin d’acquérir ses lettres de noblesse. Trash Maniac n°06, décembre ’87.


LOUDBLAST / AGRESSOR – Licenced to Thrash (New Wave '87) :
Tout arrive à qui sait attendre. La première gravure de thrash français sur vinyle est en plus un cru exceptionnel. Ce split-LP consacre les lillois de Loudblast, lâchant un thrash créatif & inspiré, aux guitares speeds et à la rythmique destructrice, farci de gros breaks. Agressor est quant à lui encore plus rapide, et plus loin dans l’extrême, sans pour autant être bordélique, tant il maîtrise son sujet. Ce disque est une sacrée leçon, notamment pour certains groupes français qui croient que l’export en dehors de nos frontières sous-entend plagiat anglo-saxon. Celtik, Troubadour n°05.


LOUDBLAST / AGRESSOR – Licensed To Thrash (New Wave ’87)
: Un grand moment : le thrash est né dans notre beau pays et, ô miracle, il est même plus destroy qu’ailleurs ! Vous doutez ? Eh bien, précipitez-vous chez votre disquaire pour exiger ce split-LP de Loudblast et Agressor (une face chacun) et ce sera la révélation ! Loudblast nous assassine littéralement avec un thrash outrancier basé sur un jeu de guitares doublement époustouflant, des changements de rythme, des breaks… une merveille ! Scared to death démarre en douceur, puis explose sous la poussée slayerienne des riffs qui vous assaillent. ? Du délire ! Mosh ! Let the Blood Run Red : même défonce, avec des guitares en folie, des breaks, une rythmique galopante, … Du grand art dans ce domaine ! Si, c’est possible ! Elm Street et Black Death : duels de guitares, voix post-funéraire, avalanche de notes et de mélodie. Ça fait du bien ! sur l’autre face, Agressor qui, après le hors-d’œuvre, offre le plat de résistance. Passons directement au titre culte, Uncontrolled Desire. Les mots manquent ! Mosh-bis ! La guitare d’Alex, telle une lame de rasoir, nous découpe la cervelle. Le morceau est accompagné d’un break superbe, d’une reprise du rythme de base et d’un refrain mémorisable sans problème. Nous tenons là un grand groupe thrash, LE grand groupe tant attendu. En toute honnêteté ! Cocktail de titres corrosifs, riffs puissants et ultra-speedés, voix rauque et agressive, rythmique infernale, etc… Il faut l’entendre pour le croire ! Bravo à Loudblast et Agressor pour avoir su nous délivrer de notre complexe d’infériorité à l’égard du speed thrash allemand et américain. Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°15, février 1988.
 

LOUDBLAST / AGRESSOR – Licence to Thrash (New Wave ’87) : Agressor, le trio d’Antibes, libère toute sa rage le temps de cinq compositions foudroyantes. Dans un registre de thrash fatal, les changements incessants de tempo, l’inaliénable agressivité des riffs incisifs et la cadence rythmique nucléaire permettent au groupe de trouver sa voie au-delà de toute influence superflue. Le chant démoniaque d’Alex et la parfaite mesure de ses multiples interventions instrumentales confèrent par ailleurs toute leur fraicheur et toute leur rage à des brûlots comme Brainstorm ou Black Church. Une musique avilissante pour thrashers bien préparés à la dévastation mélodique. Loudblast, le quatuor lillois, fait état quant à lui d’une hargne créatrice à tout rompre. Oeuvrant dans une optique power metal élaborée, technique et composite, son seul objectif est la déstabilisation des préjugés tenaces qui confondent outrance et bordel. Pour parvenir à ses fins, le groupe divulgue son énorme personnalité au gré de morceaux épiques, fignolés, et riches en relents tantôt heavy tantôt thrash. A ce titre, Let the Blood Run Red dame le pion à bon nombre de combos germains. Si le jugement peut sembler hâtif, le metal hexagonal vient d’acquérir une nouvelle dimension : il est devenu exportable. Phil Pestilence, Hardrock Magazine n°43, mars 1988.


LOUDBLAST / AGRESSOR – Licenced to Thrash (New Wave ’87) :
Malgré sa production perfectible, ce split-LP vous convaincra qu’il existe bel et bien une scène thrash en France. Loudblast allie speed et thrash, tandis qu’Agressor démontre que les paroles destroys ne sont pas uniquement l’apanage des groupes thrash allemands et américains (Satan’s Sodomy, Black Church, etc.). Licence to Thrash est un disque à posséder avant d’être possédé. L’âme de fond n°11 – avril/mai 1988.


LOUDBLAST / AGRESSOR – Split-LP (New Wave / GMG ’87) :
Le premier disque de thrash français est sorti, un split-LP faute d’album. Le groupe lillois Loudblast joue du thrash qui ne sombre pas dans un son bordélique, aux morceaux tantôt lourds tantôt speed. Digne descendant de Slayer, le groupe base son jeu sur des guitares meurtrières. Les meilleurs morceaux sont sans doute Scared to Death et surtout Let the Blood Run Red, aux changements incessants de tempo. Loudblast détruit tout sur son passage. Groupe speed/thrash n°1 du moment, Agressor vient quant à lui d’Antibes. Le trio offre cinq morceaux bourrés à l’explosif, sur une section rythmique basse-batterie parfaite et des guitares aux riffs agressifs. Le meilleur morceau est Uncontrolled Desire, articulé autour d’un break fracassant. En conclusion, le speed/thrash hexagonal est né, Loudblast et Agressor nous prouvant que la scène n’est pas exclusivement réservée aux groupes allemands et américains. David, Metal Invasion n°03, avril/mai 1988.



Samedi 07 Mars 2026 - 07:59:40

 

THE STUPIDS – Jesus Meets the Stupids (Vinyl Solution ’87, import UK) : Difficile de rester objectif devant un de mes groupes favoris, qui sort de surcroît son meilleur album. The Stupids est un trio britannique au hard-core rock’n roll, sans prétention et avec un humour en vrac. Son troisième album commence d’ailleurs avec un morceau en un clin d’œil humoristique adressé à AC/DC, puis décolle vers l’univers hardcorien avec You’ll Never Win. The Stupids se fend ouvertement la gueule tout en balançant des titres fulgurants, capables de faire taper du pied n’importe quel squelette. Le groupe partage aux côté d’Adrenalin OD la palme du groupe le plus désopilant. Son nouvel album renferme douze pistes indispensables à tous les amateurs de musique pure & dure, et délirante. 'Stupids', mais pas si con que ça. Philip Alexander, Hardrock Magazine n°43, mars 1988.



Dimanche 08 Mars 2026 - 07:54:43

ACCUSER – The Conviction (Atom-H ’87) : Accuser, signé sur le tout jeune label Atom-H, vaut vraiment la peine d’être connu. Sans pleinement posséder un son propre, le trio évite néanmoins tout plagiat. Ses morceaux sont en moyenne plutôt longs, soignés et variés (Down by Law). Il en ressort une irrésistible envie de réécouter The Conviction afin d’en percevoir toutes ses finesses. Ajoutons qu’Eberhard Weyel, tout en étant agressif, soigne l’impact de sa voix. Une agréable surprise. Metal Warriors n°03 (Wallonie), début 1988.

 

Ajouts Hard Force grâce à Horsefucker :
VIKEN - S/T (demo '86) : PAGE 29
LIEGE LORD - Burn to my Touch (MB / RR '87) :  PAGE 38



Lundi 09 Mars 2026 - 07:18:13

MORBID ANGEL – Thy Kingdom Come (demo ’87) : Morbid Angel est de retour avec un son unique, caractérisé par un enchevêtrement bizarre et brutal de rythmes ultra-rapides & ultra-lents, avec des solos incroyables et des riffs complexes. Les trois nouveaux morceaux ne vous décevront pas et, au contraire, vous en redemanderez en suppliant allongé par terre (sérieux, quelle idée de ne sortir que trois titres, les mecs ? On en veut plus !). Le morceau-titre est mon préféré, diablement puissant avec un travail de batterie étonnant. La voix de David Vincent sonne vraiment maléfique, et il fait ça tout naturellement (pas comme certains). Ce mec est un de mes chanteurs (est-ce un mot adéquat pour cette musique ?) favoris. Les deux autres titres sont du même tonneau : géants. J’ai entendu dire que sa nouvelle musique est même meilleure, alors à quand la prochaine cassette, les gars ? Klove, Decayin’ Maggot n°2, 1987.


Ajouts chroniques fanzines Decayin' Maggot fournies par Horsefucker :
Page 23 : NEGATIVE GAIN
– Back from the Dead
Page 26 : SEPULTURA – Morbid Visions
Page 26 : TAURUS – Signo de Taurus
Page 30 : MORTAL SIN – Mayhemic Destruction / NECROPHAGIA – Season Of The Dead
Page 32 : ARTILLERY – Terror Squad
Page 33 : DEATH – Scream Bloody Gore / TESTAMENT – The Legacy
Page 34 : DARKNESS – Death Squad
Page 35 : CORONER – RIP / MUTILATOR - Omens of the Dark Fate 
Page 37 : MACABRE – Grim Reality
Page 38 : DEATHROW – Raging Steel / KREATOR – Terrible Certainty / SARCOFAGO – INRI
Page 39 : VIOLENT FORCE – Malevolent Assault of Tomorrow
Page 41 : CARNIVORE – Retaliation
Page 42 : FINAL CONFLICT – Ashes to Ashes / CHAKAL – Abominable / PANIC – Rotten Church
Page 43 : BLESSED DEATH – Destined for Extinction / TANKARD – Chemical Invasion / WHIPLASH – Ticket
Page 44 : EXHUMER – Rising / MAYHEM – Burned / POST MORTEM – Missing Link / SACRIFICE – Forward
Page 45 : MESSIAH – Extreme Cold Weather
Page 46 : DESTRUCTION – Release / DREAM DEATH  – Journey / UNSEEN TERROR – Human / SODOM – Persecution