Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
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Mercredi 24 Décembre 2025 - 07:23:08

EXCEL – Split Image (Caroline / Suicidal Records ’87) : Excel figure parmi les meilleurs groupes de Hardcore thrash aux côtés de Cryptic Slaughter. Le groupe est original et la voix de Dan Clements apporte un vrai plus. Split Image est un pur chef-d’œuvre bien que je pense que certains d’entre-vous ne l’apprécieront pas, faute au timbre de voix unique de Dan, tout comme celui de Flemming Ronsdorf chez Artillery. Ne vous arrêtez pas la-dessus car ce disque vaut vraiment son pesant de cacaouhètes. Note : 7/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.

 

EXCEL – Split Image (Caroline / Suicidal ’87) : groupe originaire de Venice en Californie, Excel vient de sortir son premier album après plusieurs très bonnes démos. Son style est du hard core très net et très pur, comme je l’aime, farci de titres craquants comme Never Look Away, Insecurity ou Your Life My Life. Un disque à recommander aux fans de Suicidal Tendencies. 4/5. T.Speedos, Sang & Sueur n°01 décembre ’87.



Jeudi 25 Décembre 2025 - 07:58:34

CORROSION OF CONFORMITY – Technocracy EP (Death/Metal Blade, Roadrunner ’87) : Toujours aussi cynique et corrompu, C.O.C. continue son petit bonhomme de chemin, traversant en les dénigrant les modes et les tendances et affichant son inaltérable j’men-foutisme sans le moindre complexe. Se désintéressant royalement des aspects techniques et mélodiques, c’est sans l’ombre d’un remord que C.O.C. nous martyrise les tympans, indisposant par là même les séronégatifs. Son humour et son inspiration sont heureusement là pour le sauver. Bref, c’est bruyant, mais ce n’est pas du bruit (subtil, non ?) et dans le hard core, il est infiniment plus fréquent de voir pire que mieux. Quelques conseils pour une utilisation optimale en toute sécurité : ne pas prendre le matin à jeun, ni le soir avant de se coucher. Ne pas dépasser la dose prescrite, signaler au médecin traitant toute allergie à l’aspirine et ses dérivés. Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°9, juillet/août 1987.



Vendredi 26 Décembre 2025 - 07:29:00

SARCOFAGO : INRI (Cogumelo ’87) : Au départ, ce disque était mon favori de ceux sortis récemment au Brésil, mais il est devenu chiant au bout d’une douzaine d’écoutes. Au début, on se focalise sur la vitesse et la brutalité, peu importe la technique, mais à mieux écouter le disque, il devient aussi chiant que la plupart des LP brésiliens. Des morceaux comme INRI (le meilleur) ou la nouvelle version de Satanas sont certes bons mais ennuyeux à la fois. A acheter pour la brutalité du truc et, pour le reste, vous êtes prévenus. Note : 6,5/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.   


SARCOFAGO – INRI (Cogulemo '87) : Signalons la sortie du premier album de Sarcofago en provenance du brésil, c’est du bon death metal. Pierre, Raging Metal n°02.



Samedi 27 Décembre 2025 - 08:13:28

DEATHROW – Raging Steel (Noise ’87) : Si vous aimez les trucs chiants, jetez-vous sur ce disque merdique. J’avais écrit une chronique enthousiaste concernant Riders of Doom qui est un très bon disque, mais le groupe joue une musique désormais chiante, avec de la mélodie du début à la fin. C’est si mélodique que ça en devient indécent pour un groupe de thrash. Ecoutez Assassin ou Darkness plutôt que Deathrow ! Note : 2/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.    


DEATHROW – Raging Steel (Noise International ’87) :
1) Aimez-vous Destruction ?
a) oui. (vous remarquerez que la réponse non n’est pas prévue, non parce que nos esprits ne peuvent imaginer que l’on puisse ne pas aimer Destruction, mais parce que nous avons supposé que, si tel était votre cas, vous ne liriez pas la présente chronique)
2) Quel genre de titre préférez-vous ?
a) Ceux 100% thrash (Bestial Invasion ou Eternal Ban)
b) Ceux plus accessibles (Life without Sense ou Reject Emotions)
c) Sans préférence.
Examinons maintenant si vous le voulez bien (et d’ailleurs, si vous ne le voulez pas, allez-vous faire f***** !) les trois possibilités.
a)    Si vous considérez Destruction comme un simple groupe thrash parmi tant d’autres, vous me décevez beaucoup car ils sont bien plus que cela, mais vous prendrez néanmoins plaisir à écouter Deathtrow (ex-Samhain), que vous serez rigoureusement incapable de différencier de Destruction sur des titres comme Raging Steel, Scattered by the Wind, The Thing Within et Pledge to Die.
b)    Si vous recherchez un petit côté mélodique en plus, ne vous tracassez pas, il est offert par la maison, et nous vous conseillons de commencer par Dragon’s Blood, ce qui ne vous dispense aucunement d’écouter le reste, et ce d’autant plus qu’un soupçon de Helloween (à l’époque aujourd’hui révolue où ils savaient encore changer les citrouilles en carrosses) pointe le bout de son nez en diverses occasions.
c)    Enfin, si vous savez apprécier la divine combinaison de thrash et de mélodie, vous vous émerveillerez devant tant de talent, pleinement déployé sur Mortal Dread, The Undead Cry, et dans une moindre mesure Beyond the Light. Résumé à l’usage des simples d’esprits et des gens pressés lisant les chroniques de disques en diagonale : si vous êtes avides de thrash intelligent, conjuguant la bêtise à l’imparfait, la mélodie au présent et le succès au futur, foncez acquérir l’objet de vos fantasmes inassouvis (le vibro-masseur est inclus dans le prix).
Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°12, novembre 1987.


DEATHROW Raging Steel (Noise ’87) : Deathrow vient d’Allemagne et Death Angel des USA. La logique veuille que le premier joue un heavy-metal typique d’outre-Rhin, et que le second lorgne plutôt du côté de Metallica, Slayer et Anthrax. C’est pratiquement le cas, sauf que Deathrow dépasse nettement ses principaux concurrents et que Death Angel, sans avoir encore la qualité de Metallica, fait partie du peloton des sérieux outsiders. Deathrow pratique un trash-speed relativement mélodique, réhaussé d’excellents passages instrumentaux et d’un chanteur doué sachant allier puissance & feeling. Le groupe se rapproche finalement assez d’Onslaught (tempos, breaks, chant, longueur des morceaux), tout en bénéficiant d’une bien meilleure production. Quant à Death Angel, son speed metal est joué par des musiciens de haute volée malgré leur moyenne d’âge de seize ans ! Si The Ultra Violence est moins léché que Raging Steel, ses compositions sont toutefois plus originales, à commencer par sa fabuleuse piste instrumentale de dix minutes, à l’intro qui ferait pâlir Gary Moore. Voici deux disques à inscrire dans votre liste d’achat, tout comme un double-vitrage qui sera sans doute à changer. Metal Ink n°02, Janvier 1988.



Samedi 27 Décembre 2025 - 09:47:05

Un des très groupes de thrash 80's n'ayant jamais été reformé, et c'est bien dommage. Mention a Ramses pour son torchon sans aucun fondement. 

Raging Steel figure dans mon Top10 thrash allemand, pourtant riche en albums de grande qualité. Un groupe à l'évolution certaine au fil des disques. 

Quant à la comparaison Destruction/ Deathrow de Hervé Guegano, comme on dit, comparaison n'est pas raison. 

Au fil de ce topic on s'aperçoit quand même que peu de chroniqueurs avaient la vision juste des sorties du moment, avec le recul. 



Samedi 27 Décembre 2025 - 10:44:47
LeMoustre dit : Un des très groupes de thrash 80's n'ayant jamais été reformé, et c'est bien dommage. Mention a Ramses pour son torchon sans aucun fondement. Raging Steel figure dans mon Top10 thrash allemand, pourtant riche en albums de grande qualité. Un groupe à l'évolution certaine au fil des disques. Quant à la comparaison Destruction/ Deathrow de Hervé Guegano, comme on dit, comparaison n'est pas raison. Au fil de ce topic on s'aperçoit quand même que peu de chroniqueurs avaient la vision juste des sorties du moment, avec le recul. 

 

Le choc stylistique a rendu aveugle les "journalistes"....

 



Dimanche 28 Décembre 2025 - 07:39:15

KREATOR – Terrible Certainty (Noise, Musidisc ’87) : Mein Got ! Der album von Kreatorist ein record de vitesse und de féröcité. Über death, du bist töt. Venom ist eine rigolade, Helloween ist FM, Voivod ist classic wen Sie entendez ce LP. Ich passe auf les détails, aber Terrible Certainty ist sehr dangerös. Achtung la santé mentale ! Können Sie imaginer eine grosse locomotiv mit plein de nitröglicérine das déraille à côté eine nuclear centräl. Kreator ist einman bördélique, aber on s’en fout complètement. Est ist nicht für die melomanes. Sie finden keine melodie, encore moins eine ballade. Aber Sie finden ultime death-thrash-hard-core… Verstehen Sie ? Nein ? Ich söllte besser französich sprenchen, denken Sie nicht ? Si vous n’avez rien pigé, c’est pas grave, moi non plus… Tout ça pour dire que Kreator vient d’engendrer un album de thrash qui fera certainement école au-delà des frontières germaniques. Avec huit titres sans aucun compromis, nos berlinois s’ancrent résolument dans un genre où bien d’autres ne sont restés que le temps d’un ou deux albums. Là où Venom s’est, semble-t-il, arrêté, complètement épuisé, Kreator se jette à corps perdu avec un extrémisme totalement déraisonnable. On pourra leur reprocher tout ce qu’on veut, tout comme on le faisait jadis avec Venom (des vocaux plus que primitifs, des morceaux à la structure aléatoire, des paroles douteuses, et j’en passe), mais à quoi bon ? On se demande simplement jusqu’où ça ira. Jean-Pierre SABOURET, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.


KREATOR - Terrible Certainty (Noise ’87) : Eh bien, quel disque de merde. Je haie définitivement la musique de Kreator, et je ne sais pas comment le groupe est devenu aussi mauvais. Endless Pain était excellent, Pleasure to Kill était dans la moyenne voire à la limite de l’écoutable et le EP Flag of Hate était une vraie merde, tandis que Terrible Certainty s’inscrit dans cette longue descente. Pourquoi faut-il que les groupes techniques comme Kreator, Destruction, Voivod, Iron Angel ou Deathrow perdent toute leur agressivité ? Les gars, arrêtez avec cette putain d’attitude et jouez du brutal thrash. Si Kreator s’imagine être la réponse européenne à Slayer, il a encore un sacré chemin à parcourir pour rejoindre ce dieu, aux disques 100 millions de fois au-dessus. Pour pondre une telle merde avec deux guitaristes, autant revenir à un power-trio basse / batterie / guitare. Note : 0/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise '87) : Kreator s’est élevé avec son troisième album à un niveau de puissance jamais atteint, Terrible Certainty bénéficiant par ailleurs d’une production nettement supérieure à Pleasure to Kill, tout en s’inscrivant dans sa continuité. Kreator réinvente le riff sauvage et les décibels en folie, déclenchant les headbangs les plus fous, notamment à l’écoute de Storming for Menace. Ce disque détonnant est à manier avec précaution, et mieux vaut que votre voisinage soit averti avant utilisation !  Phil, Troubadour n°05.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise, NEW Musidisc 1987) : dans la veine trash/speed, Terrible Certainty confirme Kreator parmi les meilleurs de sa catégorie, du moins parmi les plus populaires. Malgré une production en demi-teinte, ne rendant pas vraiment la juste valeur des compositions (Behind the Mirror, Toxic Trace), le disque révèle néanmoins la force des nouveaux morceaux de Kreator. Au-delà de la batterie ultra-bourlingueuse, les riffs sont puissants et captivants, à l’image de Storming with Menace, No Escape et One of Us. Avis aux septiques ! L’âme de fond n°10, mars 1988.



Dimanche 28 Décembre 2025 - 07:48:26
Fabien dit : KREATOR – Terrible Certainty (Noise, Musidisc ’87) : Mein Got ! Der album von Kreatorist ein record de vitesse und de féröcité. Über death, du bist töt. Venom ist eine rigolade, Helloween ist FM, Voivod ist classic wen Sie entendez ce LP. Ich passe auf les détails, aber Terrible Certainty ist sehr dangerös. Achtung la santé mentale ! Können Sie imaginer eine grosse locomotiv mit plein de nitröglicérine das déraille à côté eine nuclear centräl. Kreator ist einman bördélique, aber on s’en fout complètement. Est ist nicht für die melomanes. Sie finden keine melodie, encore moins eine ballade. Aber Sie finden ultime death-thrash-hard-core… Verstehen Sie ? Nein ? Ich söllte besser französich sprenchen, denken Sie nicht ? Si vous n’avez rien pigé, c’est pas grave, moi non plus… Tout ça pour dire que Kreator vient d’engendrer un album de thrash qui fera certainement école au-delà des frontières germaniques. Avec huit titres sans aucun compromis, nos berlinois s’ancrent résolument dans un genre où bien d’autres ne sont restés que le temps d’un ou deux albums. Là où Venom s’est, semble-t-il, arrêté, complètement épuisé, Kreator se jette à corps perdu avec un extrémisme totalement déraisonnable. On pourra leur reprocher tout ce qu’on veut, tout comme on le faisait jadis avec Venom (des vocaux plus que primitifs, des morceaux à la structure aléatoire, des paroles douteuses, et j’en passe), mais à quoi bon ? On se demande simplement jusqu’où ça ira. Jean-Pierre SABOURET, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.


KREATOR - Terrible Certainty (Noise ’87) : Eh bien, quel disque de merde. Je haie définitivement la musique de Kreator, et je ne sais pas comment le groupe est devenu aussi mauvais. Endless Pain était excellent, Pleasure to Kill était dans la moyenne voire à la limite de l’écoutable et le EP Flag of Hate était une vraie merde, tandis que Terrible Certainty s’inscrit dans cette longue descente. Pourquoi faut-il que les groupes techniques comme Kreator, Destruction, Voivod, Iron Angel ou Deathrow perdent toute leur agressivité ? Les gars, arrêtez avec cette putain d’attitude et jouez du brutal thrash. Si Kreator s’imagine être la réponse européenne à Slayer, il a encore un sacré chemin à parcourir pour rejoindre ce dieu, aux disques 100 millions de fois au-dessus. Pour pondre une telle merde avec deux guitaristes, autant revenir à un power-trio basse / batterie / guitare. Note : 0/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise '87) : Kreator s’est élevé avec son troisième album à un niveau de puissance jamais atteint, Terrible Certainty bénéficiant par ailleurs d’une production nettement supérieure à Pleasure to Kill, tout en s’inscrivant dans sa continuité. Kreator réinvente le riff sauvage et les décibels en folie, déclenchant les headbangs les plus fous, notamment à l’écoute de Storming for Menace. Ce disque détonnant est à manier avec précaution, et mieux vaut que votre voisinage soit averti avant utilisation !  Phil, Troubadour n°05.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise, NEW Musidisc 1987) : dans la veine trash/speed, Terrible Certainty confirme Kreator parmi les meilleurs de sa catégorie, du moins parmi les plus populaires. Malgré une production en demi-teinte, ne rendant pas vraiment la juste valeur des compositions (Behind the Mirror, Toxic Trace), le disque révèle néanmoins la force des nouveaux morceaux de Kreator. Au-delà de la batterie ultra-bourlingueuse, les riffs sont puissants et captivants, à l’image de Storming with Menace, No Escape et One of Us. Avis aux septiques ! L’âme de fond n°10, mars 1988.

Mon kreator préféré ...certaines chroniques ne sont pas tendres....

 

 



Lundi 29 Décembre 2025 - 08:21:30

MOD – USA For MOD (Megaforce ’87) : Je ne comprends pas ceux qui affirme que MOD est la continuation de SOD, parce qu’à mon avis, MOD est différent et totalement merdique. Ceci dit, je ne dis pas que SOD était bien, car il était tout aussi merdique. Sur USA For MOD, seul Aren’t You Hungry est écoutable ; bien que l’ancienne version par SOD en live était bien meilleure. Inutile de commenter par ailleurs les paroles écoeurantes de Billy Milano, son discours me rend malade. Note : 1/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987

 

METHOD OF DESTRUCTION – USA for MOD. (Noise ’87) : On ne prend pas les mêmes, et on recommence ? Que signifient les initiales M.O.D. : Methods Of Destruction, Milano Of Death, ou bien Monte Ou Descends ? Ce bon Billy n’a pas troqué la première lettre du pseudonyme originel, ni son line-up de star pour foirer un come-back que les kids guettaient et que leurs voisins redoutaient… Ainsi, de cet USA for MOD se dégagent la même spontanéité, la même violence et la même folie qui avaient hissé Speak English or Die aux sommets inconsidérés du Hardcore : la nouvelle équipe, sur les conseils avisés de Mme Soleil, a entrepris l’élaboration de pièces plus substantielles dans le but d’assurer un semblant de postérité à leur épopée. Ainsi Aren’t You Hungry ou Spandex Enormity, par leur durée et leur consistance, convergent pour redonner à l’ensemble l’esprit d’un Hardcore un peu plus conventionnel. Les grands débuts de 'Not' à la production et les riffs d’anthologie de l’assassin du Bronx, Tim McMurtrie, ne parviennent pourtant pas à dissiper quelques traces de lassitude à l’occasion d’Imported Society par exemple, mais cet ensemble de vingt-deux titres, tantôt politisés tantôt délirants, se révèle à la hauteur de nos espérances, même s’il accuse quelquefois le contrecoup de son mémorable prédécesseur… Phil PESTILENCE, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.


M.O.D. – USA. for MOD. (Noise Int. ’87) : En troquant son "S" contre un "M", M/SOD a aussi pris de l’avancement : le Sergent D a cédé la place au Capitaine Crunch. Pourtant, les vieux baroudeurs que son Scott Ian, Charlie Benante et Dan Lilker étaient autrement plus compétents que les officiers bureaucrates qui prirent la relève au sein de l’État-Major de Billy Milano. Mais ne revenons pas sur le passé, ni sur les circonstances qui rendirent cette cruelle et douloureuse mutation nécessaire, et voyons plutôt ce qu’est devenu MOD ; première constatation : MOD n’a rien perdu de sa verve d’antan, ni de sa puissance. Les fidèles apprécieront ! Les autres trouveront que c’est du pareil au même et ne verront guère la nécessité de cette reformation. En effet, voir ces deux monstres sacrés d’Anthrax se donner pareillement en spectacle, en refusant de se prendre au sérieux, avait eu quelque chose de rassurant et l’état d’esprit très fun qui habitait SOD en avait amusé plus d’un, persuadé qu’il s’agissait d’une aventure sans lendemain. Mais, maintenant que l’affaire prend une tout autre dimension avec MOD, elle redevient beaucoup plus terre à terre. La poursuite des opérations n’étant pas prévue au programme, certains lâcheront prise dès le deuxième round. Il n’y a pourtant pas de quoi en faire un drame, car entre nous, ceux qui ont pris réellement plaisir à écouter SOD ne manqueront pas d’apprécier MOD sans restriction. On y retrouve, sans aucun conteste, ce même cynisme caustique et décapant, ce même prodigieux sens de l’humour (bien noir de préférence) et ce même goût prononcé par les satires caricaturales et corrosives des modes de vie au pays du dollar et de l’Oncle Sam, au cœur de l’alternance de tempos lourds et hyper-speedés (tellement speedés que cela en devient confus par moments). Les délires, qui valurent à SOD une partie de son succès sont toujours au répertoire (Ballad of DIO : 8 secondes, le sublime Short but Sweet : 5 secondes, Don’t Feed the Bears : 6 jours !). Mais les titre-phares de cet album sont, à n’en pas douter, Ode to Harry (une "ballade" à la guitare acoustique, courtesy of Scott Ian, qui ressemble fort à une publicité déguisée en faveur de Cadillac, au détriment de Volkswagen) et AIDS (l’histoire d’un travelo atteint du sida). Bref, MOD se fout de la gueule du monde… sauf de nous ! Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°13, décembre 1987.


MOD – USA for MOD (Noise ’87) : J’attendais le premier album de MOD au tournant, comme tout bon afficionado de SOD. Je l’ai beaucoup apprécié bien qu’il accuse quelque peu le contrecoup de Speak english or Die, essentiellement faute au son et au jeu de guitare. Mais, si MOD change dans la forme, il reste égal à SOD dans le fond. USA for MOD renferme 22 morceaux aux paroles du même accabit que celles de SOD, et à la musique apte à en faire slammer plus d’un, avec l’apparition d’une touche un peu plus punk (Get a Real Job). Quoi qu’il en soit, tous ceux qui ont aimé SOD y trouveront leur bonheur. 4/5 Sang & Sueur n°01 décembre ’87.

 

MOD – USA for MOD (Noise ‘87) : Si l’album Speak English Or Die du projet éphémère SOD (Milano, Lilker (Nuclear Assault), Ian et Benante (Anthrax) ne devait être à l’origine qu’une énorme boutade, une farce punk-core-metal, l’accueil impressionnant qui lui a été réservé l’a davantage élevé au rang des albums d’anthologie. L’ancien chanteur Billy Milano a su convaincre trois musiciens de NY de rejoindre son nouveau groupe MOD et le miracle s’est produit, le groupe ayant signé chez Megaforce avec une licence Noise pour l’Europe. Bilan des courses : la bande à Milano lâche 22 morceaux aussi délirants les uns que les autres et, sans rien renier de ses origines hard core, délivre une excellente musique. Les titres sont courts, bourrés de breaks et de changements de rythmes, aux paroles délirantes, à condition de se donner la peine de se pencher sur les textes. Amateurs de hard core, de punk et de speed, fans de SOD, jetez-vous sur USA for MOD, 40 minutes de speed-hard core taillés pour vos tympans, farcies d’une très bonne production. Rako, Metal Ink, janvier 1988.


> Ajouts Hard Force et Hard Rock Magazine grâce à Horsefucker :
SDI - Satans Defloration Incorporated (HF)  – page 28
AGENT STEEL - Unstoppable Force (HR Mag) – page 29
CORONER - Death Cult (HF) – page 29
MORTAL SIN - Mayhemic Destruction (HF) – page 30 
NASTY SAVAGE - Indulgence (HF) – page 30 
HELLOWEEN - Keeper of the Seven Keys, part I (HR Mag) – page 32



Lundi 29 Décembre 2025 - 15:21:56
mechant dit :
Fabien dit : KREATOR – Terrible Certainty (Noise, Musidisc ’87) : Mein Got ! Der album von Kreatorist ein record de vitesse und de féröcité. Über death, du bist töt. Venom ist eine rigolade, Helloween ist FM, Voivod ist classic wen Sie entendez ce LP. Ich passe auf les détails, aber Terrible Certainty ist sehr dangerös. Achtung la santé mentale ! Können Sie imaginer eine grosse locomotiv mit plein de nitröglicérine das déraille à côté eine nuclear centräl. Kreator ist einman bördélique, aber on s’en fout complètement. Est ist nicht für die melomanes. Sie finden keine melodie, encore moins eine ballade. Aber Sie finden ultime death-thrash-hard-core… Verstehen Sie ? Nein ? Ich söllte besser französich sprenchen, denken Sie nicht ? Si vous n’avez rien pigé, c’est pas grave, moi non plus… Tout ça pour dire que Kreator vient d’engendrer un album de thrash qui fera certainement école au-delà des frontières germaniques. Avec huit titres sans aucun compromis, nos berlinois s’ancrent résolument dans un genre où bien d’autres ne sont restés que le temps d’un ou deux albums. Là où Venom s’est, semble-t-il, arrêté, complètement épuisé, Kreator se jette à corps perdu avec un extrémisme totalement déraisonnable. On pourra leur reprocher tout ce qu’on veut, tout comme on le faisait jadis avec Venom (des vocaux plus que primitifs, des morceaux à la structure aléatoire, des paroles douteuses, et j’en passe), mais à quoi bon ? On se demande simplement jusqu’où ça ira. Jean-Pierre SABOURET, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.


KREATOR - Terrible Certainty (Noise ’87) : Eh bien, quel disque de merde. Je haie définitivement la musique de Kreator, et je ne sais pas comment le groupe est devenu aussi mauvais. Endless Pain était excellent, Pleasure to Kill était dans la moyenne voire à la limite de l’écoutable et le EP Flag of Hate était une vraie merde, tandis que Terrible Certainty s’inscrit dans cette longue descente. Pourquoi faut-il que les groupes techniques comme Kreator, Destruction, Voivod, Iron Angel ou Deathrow perdent toute leur agressivité ? Les gars, arrêtez avec cette putain d’attitude et jouez du brutal thrash. Si Kreator s’imagine être la réponse européenne à Slayer, il a encore un sacré chemin à parcourir pour rejoindre ce dieu, aux disques 100 millions de fois au-dessus. Pour pondre une telle merde avec deux guitaristes, autant revenir à un power-trio basse / batterie / guitare. Note : 0/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise '87) : Kreator s’est élevé avec son troisième album à un niveau de puissance jamais atteint, Terrible Certainty bénéficiant par ailleurs d’une production nettement supérieure à Pleasure to Kill, tout en s’inscrivant dans sa continuité. Kreator réinvente le riff sauvage et les décibels en folie, déclenchant les headbangs les plus fous, notamment à l’écoute de Storming for Menace. Ce disque détonnant est à manier avec précaution, et mieux vaut que votre voisinage soit averti avant utilisation !  Phil, Troubadour n°05.


KREATOR – Terrible Certainty (Noise, NEW Musidisc 1987) : dans la veine trash/speed, Terrible Certainty confirme Kreator parmi les meilleurs de sa catégorie, du moins parmi les plus populaires. Malgré une production en demi-teinte, ne rendant pas vraiment la juste valeur des compositions (Behind the Mirror, Toxic Trace), le disque révèle néanmoins la force des nouveaux morceaux de Kreator. Au-delà de la batterie ultra-bourlingueuse, les riffs sont puissants et captivants, à l’image de Storming with Menace, No Escape et One of Us. Avis aux septiques ! L’âme de fond n°10, mars 1988.
Mon kreator préféré ...certaines chroniques ne sont pas tendres....  

 

A moi aussi. J'adore ce disque et relire la chronique de HR Mag dont je me rappelais un peu le début est une vraie Madeleine de Proust.