Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
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Mardi 30 Décembre 2025 - 08:35:11

LÄÄZ ROCKIT – Know Your Enemy (Enigma ’87) : Ces thrashers californiens sévissent depuis quelques années déjà, et nous ont gratifiés de deux galettes de braises ardentes mais quelque peu mal produites (City’s Gonna Burn en 84 et No Stranger to Danger en 85). Les revoilà avec une production plus élaborée qui restitue mieux le potentiel de ce quintette teigneux. Détail surprenant pour des forgerons du speed, le line-up n’a pas bougé depuis ses débuts, et contient toujours deux solistes de choc. De grandes orgues baroques, une guitare hurlant au loin, et c’est parti pour un speed âpre et tonitruant (Last Breath, Euroshima). Les deux gratteux, tels des Rambo, mitraillent à tous va (I’m Electric, Self Destruct), en trouvant même parfois l’opportunité d’être mélodiques (l’instrumental Mad Axe Attack). Dans sa foudroyante destruction dirigée par un chanteur possédé (Last Breath), Lääz Rockit se laisse même aller dans des chemins plus calmes et harmonieux (Most Dangerous Game). Bref, ce tir de roquettes U.S. est destiné à atteindre de plein fouet tous les amateurs de vrai speed-thrash. Georges AMANN, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.


LÄÄZ ROCKIT – Know your enemy (Enigma’87) : Conscient du vide laissé par Lizzy Borden depuis que ce dernier a relégué ses armes au fond du placard à balais en s’affublant du nœud papillon et du smoking de rigueur dans les soirées mondaines où l’on préfère le Champagne à la Téquila, Laaz Rockit se propose de reprendre le flambeau et se charge de faire tourner le vin en vinaigre et les ânes en bourriques. Est-il utile de spécifier que la mission a été menée à bien ? Principalement justifiées envers le chanteur, qui reprend tout leur sens si l’on ne se limite pas aux titres les plus violents de Lizzy Borden, car Laaz Rockit n’a que faire des considérations qui encombrèrent celui-ci en contrecarrant ses velléités de puissance. Laaz Rockit entend bien rester au power-metal intransigeant & ravageur, et ses fréquents dérapages dans les eaux les plus troubles du Speed Metal (à forte connotation mélodique) ne font que corroborer nos soupçons. Pour ne rien vous cacher, et tempérer quelque peu mes propos, je vous avouerai cependant que j’aurais beaucoup aimé que le groupe développe plus encore cet aspect, ce qui n’aurait alors pas manqué de le mettre en concurrence directe avec les intouchables et éminemment talentueux Flotsam & Jetsam et Holy Terror. Pour le moment, Laaz Rockit s’en tiendra à Omen et Agent Steel, ce qui n’est déjà pas si mal. Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°13, décembre 1987.

LÄÄZ ROCKIT – Know your enemy (Enigma’87)
: fini les riffs répétitifs et les chorus gnan-gnan pour Laaz Rockit. Comme Grim Reaper, le groupe est passé à la vitesse supérieure, quittant la seconde division pour accéder à la première classe. Know your Enemy est vraiment un album de talent, parvenant à nous faire oublier le navet qu'était Stranger to Danger, deuxième disque du groupe et indigne successeur de City's Gonna Burn (toujours disponible en import). Ici, tout est méconnaissanble, à commencer par la production digne d'un méga-label et par des compositions comme Last Breath, Most Dangerous Game, Self Destruction ou I'm Electric, qui nous font regretter l'annulation de la tournée européenne de MOD, dont Laaz Rockit devait assurer la première partie. Metal Warrior n°02, Wallonie, automne 1987.



Mardi 30 Décembre 2025 - 11:28:59
Fabien dit : 
KREATOR - Terrible Certainty (Noise ’87) 
Note : 0/10. Ramses

Ouf, tout va bien, ce Ramses fait revivre les analyses fines et éclairées du défunt Enfer Magazine... 

 



Mardi 30 Décembre 2025 - 12:25:25

Ce qu'il dit de Pleasure to Kill est beaucoup plus intéressant, tant ça illustre un album trop ceci pour les uns (la critique de Enfer) et pas assez cela pour les autres (la sienne).



Mercredi 31 Décembre 2025 - 07:58:15

OBSESSION – Methods Of Madness (Enigma ’87) : Mise en condition : Obsession, entraîné dans un quiproquo juridique sans merci, vient de terrasser cinq autres infortunés combos qui revendiquaient illégitimement cette appellation contrôlée. Rendons hommage pour ce verdict impartial au magistrat magistral dont l’effigie a su trouver, avec les tee-shirts de Not, un support publicitaire idéal. A croire que le plaidoyer se voulait objectif, tant les vainqueurs laissent s’exprimer un feeling facile tout au long de ce Methods Of Madness brillant, souvent énergique et toujours sophistiqué. Deux guitar-heroes pour le prix d’un, actifs au point de se chamailler pour délivrer des solos progressivement plus intenses et un chant technique et engageant. Chouette ! J’ai eu la main heureuse. Même si certains titres dont la mièvre ballade Desperate To Survive sont laissés pour compte au beau milieu de cette inspiration florissante, Obsession pourrait prétendre à des lendemains moins ingrats. En effet, au meilleur de sa forme sur la majeure partie de l’album, le quintette du Connecticut évoque tantôt l’esprit envoûtant d’un Queensrÿche survitaminé en proie à des inspirations plus tranchantes, tantôt la vigueur d’un power-metal à la mode Helloween, reconsidéré par les impératifs d’un succès US. Il ne vous reste plus qu’à établir de façon certaine si cet Obsession est bien celui qu’on a jadis recommandé. S’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là ! Judge PESTILENCE, Hard Rock Magazine n°39, novembre 1987.

OBSESSION – Methods Of Madness (Enigma ’87)
: A l'image de Great White, Obsession poursuit sa talentueuse ascension sans obtenir un succès mérité. La premier vinyle du groupe remonte à 1984, un mini-LP 4 titres intitulé Marshall Law, pas transcendant mais tout à fait précurseur pour l'époque. On retrouve le groupe en 1987 à l'occasion de son superbe premier album, lorgnant vers le thrash US. Le chant de Mike Verscera est en ici en constante progression (High Treason), le guitariste s'en sort avec une palme et l'ensemble des morceaux de Methods of Madness s'écoute avec le même plaisir. Regoignez donc les 'obsessed headbangers'. Metal Warriors n°02, Wallonie, automne 1987. 



Jeudi 01 Janvier 2026 - 08:08:48

VIOLENT FORCE – Malevolent Assault of Tomorrow (Roadrunner ’87) : Pas aussi nul que ça aurait pu, mais pas si génial non plus. Violent Force joue un thrash allemand classique avec (on l’aurait deviné) pas mal d’influences de Kreator. Cela donne parfois du bon comme M.A.O.T ou le superbe instrumental (et le meilleur titre de l’album) Soulbursting. Mais en sauvant le titre plus HC, Dead City, le reste est du Thrash générique, pas inspiré et oubliable… A. Sorg, Decayin’ Maggot n°2, 1987.

VIOLENT FORCE – Malevolent Assault of Tomorrow (Roadrunner ’87) : attention, Violent Force réinvente le speed et votre intérêt augmentera lorsque vous saurez que le quatuor est allemand. La section rythmique offre des moments grandioses et, ce qui frappe, c'est ce son si particulier de la batterie, notamment lors des breaks de Dead City et Sign of Evil. Le chanteur contribue par ailleurs à l'originalité de l'album, tandis que l'instrumental What About the Time After revèle dès la première écoute la qualité musicale indéniable de l'ensemble. Que la force violente se déchaine ! Metal Warriors n°02, Wallonie, automne 1987.

VIOLENT FORCE – Malevolent Assault of Tomorrow (Roadrunner ’87) : Rappelez-vous de la chronique élogieuse que j’avais écrite sur le n°6 de Decibel of Death à propos de la dernière demo de Violent Force. Le nouveau matériel du groupe allemand est encore plus lourd et plus rapide et vous ne serez pas déçus par son premier album. Le seul reproche que j’adresse vient des deux morceaux Dead City et Sign of Evil, qui sont un peu plus lents et moins rageurs que leur version demo. Les autres titres sont parfaits : brutaux, lourds er rapides. Le nouveau batteur Hille est à mon sens meilleur que son prédécesseur Atomic Steif, qui joue désormais de la merde chez Living Death. Bref, Malevolent Assault of Tomorrow est un disque à se procurer d’urgence ! 8,5/10, Ramses, Decibel of Death n°08, second semestre ’87.

VIOLENT FORCE– Malevolent Assault of Tomorrow (Roadrunner ’87) : Ce premier album de Violent Force avec sans doute l’une des meilleures sorties de cette fin d’année aux côtés de RIP (Coroner). A l’image des deux dernières démos, on retrouve un thrash à la fois féroce et mélodique, aux légères touches hard core, comme sur le morceau Dead City. C’est exactement l’album qu’on était en droit d’attendre de la part de Violent Force, disque sans aucune mauvaise surprise, bien au contraire. 5/5, LSD, Sang & Sueur n°01 décembre ‘87.



Jeudi 01 Janvier 2026 - 09:44:22

Il y a aussi une chronique dans le Decibel of Death n°8 (second semestre 1987).



Vendredi 02 Janvier 2026 - 11:01:37

RAZOR – Custom Killings (Fringe ’87) : voici le quatrième LP de Razor. Le groupe a progressé et sort aujourd’hui son meilleur album, nous faisant oublier le débile Malicious Intent. Ne soyez pas effrayés, car Razor reste droit dans ses bottes, avec le même son de guitare et la même façon de jouer. Forced Annihilation est le morceau le plus rageur de l’album et le reste est également très bon. Deux titres s’étendent sur 11 minutes chacun et restent bons, bien qu’ils soient un poil chiants sur la durée. Le principal défaut vient de la production qui craint une fois encore, mais bon, Razor retrouve enfin ses lettres de noblesses après Malicious Intent. 7/10, Ramses,  Decibel of Death n°08, second semestre ’87.

 

RAZOR – Custom Killing (Fringe ’87) : Après trois LP d’une rare intensité métallique, ces canadiens viennent de pondre un nouveau superbe album, marquant un changement tant dans le chant et dans la production. La rapidité est quant à elle toujours au rendez-vous et je crois bien que j’ai encore craqué. J’y retourne ! 4/5, Sang & Sueur n°01 décembre ’87.



Samedi 03 Janvier 2026 - 08:08:37

RAGING DEATH – Volume I (Godly Records ’87) : voici le vinyle produit par Borijov Krjin et autant dire que c’est une vraie déception. La plupart des groupes craignent, comme Ravage (NDLR : futur Atheist !), Lethal Presence et même Xecutioner (NDLR : futur Obituary !). Les morceaux sont lourds mais leurs riffs ne sont pas mémorables pour autant. Ils ne renferment rien de bien particulier et sont juste chiants. Seul le morceau Find the Arise de Xecutionner est bien sans être exceptionnel. Ce groupe américain est lent & lourd, et rappelle Celtic Frost. Les titres de Betrayel sont quant à eux plus techniques et un poil au-dessus, sans être non plus exceptionnels. Le meilleur groupe de cette compilation est Sadus et les deux titres sont issus de sa demo DTP. Ses morceaux sont meurtriers, rapides, brutaux & techniques, et le chanteur Darren Travis assure. Avec Oblivion, Morbid Angel, Sepultura (pure merde) et Necrovore, le second volume prévu s’annonce meilleur, même si Borivoj Krgin, au lieu de chercher à tout prix les groupes les plus lourds mais juste chiants, ferait mieux de jeter son dévolu du côté des groupes lourds, rapides et plein de bonnes idées, comme Terrorizer ou FCDN Tormentor. 4/10, Ramses, Decibel of Death n°08, second semestre ’87.



Dimanche 04 Janvier 2026 - 09:45:50

THRASH_METAL ATTACK (New Renaissance ’87) : Thrash Metal Attack est sans doute la meilleure compilation que NRR ait sortie, bien qu’elle soit loin d’être parfaite, à commencer par Defcon, Rabid ou Post Mortem, qui ne sont pas des groupes de thrash_metal contrairement au titre de la compil', ou bien Wargod et Necrophogia dont les productions craignent. Les meilleurs groupes sont Aggression, Hellwitch et Desexult. Le fait que je cite Desexult peur vous surprendre car vous savez que je déteste ce groupe, mais le titre Salvation présent sur la compilation a été écrit alors que le combo se nommait Samhain et qu’il était encore bon, avant son changement de style et de patronyme. Les morceaux de Blood Feast, Necropolis et Wargod sont sympas également, sans être exceptionnels, tandis que le reste des formations délivre un thrash_metal typique. Aussi pouvez-vous acquérir ce vinyle sans être décus. 6/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987. 

 

SPEED_METAL  HELL III (New Renaissance ’87) : les meilleurs groups de cette compilation sont Papmear, Regurgitation, Necropolis, Necrophagia et Prong, bien que la production du morceau de Necrophagia soit vraiment mauvaise. Les autres groupes comme Wehrmacht, Dream Death, Metal Onslaught, The Kill et Outrage (Japon) craignent quant à eux. Concernant Blood Feast, c’est vraiment un bon groupe et sa musique est plus complexe, bien que le titre présent sur la compilation ne soit pas fameux. Globalement, ce troisième volume de NRR n’est pas mauvais, sans non plus être meilleure qu’un autre. A vous de choisir. 4,5/10, Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.  

 

THRASH_METAL ATTACK et SPEED_METAL HELL III  (New Renaissance ’87) : ce ne sont pas les raisons qui font défaut pour expliquer cette idée saugrenue de chronique simultanée. Tout d’abord, ces deux compilations proviennent du même label ô combien décadent : New Renaissance Records. Ensuite, elles auraient très bien pu être regroupées sur un seul double album, vu les différences minimes entre les deux, que ce soit au niveau de la pochette ou du choix des groupes. L’unique motif qui a dû interdire à NRR de procéder de la sorte doit être l’impossibilité de trouver d’autres groupes aussi bruyants ; c’est probablement pourquoi on retrouve Necrophagia, Necropolis, Blood Feast, et ‘mes vieux potes’ de Wehrmacht sur les disques, avec des titres fondamentalement différents comme il se doit. Ceci étant dit, à tout prendre, j’avouerai avoir une préférence très nette envers Speed Metal Hell III, dont le son reste correct. Ce qui est loin d’être le cas pour l’autre compil', mal produite, mal enregistrée, et mal mixée, et qui fait plus penser à un assemblage de démos qu’à autre chose ! Bien sûr, le principal intérêt de ces deux albums est de rendre audible la quasi-totalité des groupes présentés, la diversité relative de ceux-ci écartant les risques d’ennui. Car, s’il m’avait fallu écouter chacun de leurs albums, bien peu auraient réchappé de l’exode à peu près généralisé qui s’en serait suivi, des brutes vers les truands (NDLR : la section poubelle de Hard Force). A toutes fins utiles, sachez donc que Prong, The Kill, Defcon nécessitent votre attention, que Papsmear, Blood Feast (The Suicidal Mission uniquement), Metal Onslaught, Outrage, Anvil Bitch, Rabid, Aggression et Wargod sont aussi appréciables à divers degrés, et que vous aurez tout intérêt à vous munir d’un cuter, afin de graver définitivement dans le vinyl une rainure artificielle permettant d’enchaîner les bons titres, sans pour cela devoir passer par tous les autres (dont fait partie Wehrmacht, bien entendu). Hervé S.K. GUEGANO, Hard Force n°12, novembre 1987.



Lundi 05 Janvier 2026 - 07:12:34

RIPCORD – Defiance of Power (Manic Ears ’87) : encore un énième album de Hardcore issu d’Angleterre. Deux ou trois morceaux sont potables et le reste donne dans le HC de base et ennuyeux. 4/10, Ramses, Decibel of Death n°08, second semestre ’87.

 

> Ajouts Hard Force et Hard Rock Magazine grâce à Horsefucker :
EXODUS - Bonded by Blood (HR Mag) – page 10
SLAYER - Hell Awaits (HR Mag) – page 11
EXCITER - Long Live the Loud (HF) – page 11
EXCITER - Unveiling the Wicked (HF) – page 17
POWERLORD - The Awakening (HF) – page 23
MORTAL SIN - Mayhemic Destruction (HR Mag) – page 30
MOD - USA for MOD (HR Mag) – page 38