Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
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Lundi 16 Fevrier 2026 - 07:23:02

 

ASSAULT – Survival in the Street (Gama ’87, licence Music Line) : si la pochette aurait plutôt tendance à attirer les thrashers, Assault n’a rien à avoir avec ce mouvement, pratiquant un rock’n roll à la façon d’AC/DC, faussement heavy, à l’image du title-track. Quoi qu’il en soit, Survival in the Street prouve, avec des groupes comme Sword et Assault, que le Canada n’est pas à la traine et qu’il est même bien représenté. Dommage que l’un et l’autre ne soit disponibles qu’en import en Belgique. Metal Warriors n°02 (Wallonie), 1987.
 

  • Groupe canadien de heavypowerspeed assez mélodique, plus proche d'Annihilator ou Purgatory que du hardrock d’AC/DC. M’enfin bon. Cela dit, le batteur n'est autre que Ray Hartmann, ayant justement rejoint peu après Jeff Waters dans les rangs d'Annihilator++ FABIEN. 


Mardi 17 Fevrier 2026 - 07:20:39

 

MERSINARY – Choose Death EP (Iron Works ’87) : Un groupe inconnu de Californie tente d'obtenir la reconnaissance avec un mini- album et, à mon avis, il va y réussir. Mersinary nous livre six magnifiques titres speed-metal. Le chanteur lce possède une excellente voix qui ressemble de temps à autre à celle de John Cyriis (Agent Steel). Les guitaristes Shawn Sherman et Eric Thompson se complètent parfaitement. Le rythme est assuré par la basse-batterie de Steve Bray et Dave Schiller. Le groupe a produit lui-même ce mini-LP en picture disc, avec un résultat satisfaisant. Les fans de speed-metal peuvent investir dans ce vinyle. Ceux qui sont intéressés, mais qui ne le trouvent pas, qu'ils écrivent à Iron Works (Box 459, Maywood, CA 90270). 16/20, Lunatic, Noise Metal n°08, Wallonie, 1987.
 

  • À noter que les morceaux du EP, enregistrés aux track studios, seront regroupés sur l’album Dead id Dead (1988), ci-dessous, avec une autre moitié issue de sessions aux DRL et Law studios. Deux titres resteront inédits jusqu’à la résurrection de l’album en 2022 (nouveau titre 'Tear Down the Walls' et nouvelle pochette). ++ FABIEN.
     


Mercredi 18 Fevrier 2026 - 07:39:02

 

SHOK PARIS – Steel and Starlight (IRS/CBS ’87) : Go for the Throat, précédent album anonyme et ô combien dispensable de Shok Paris paru en 1984, ne nous avait révélé qu’un énième groupe. Néanmoins, la longue absence de trois ans entre les deux albums a été mise à profit par le groupe. En effet, Steel and Starlight séduit sans être exceptionnel, et montre le visage d’une formation qui pourrait faire très mal sur son prochain vinyle. Metal Warriors n°02 (Wallonie), 1987.
 

  • Le fameux disque dont est tiré On Your Knees, parfait morceau powerspeed choisi pour la célèbre course-poursuite dans les rues de L.A., entre la police et la Ferrari 308 GTS noire conduite par DeVries (The Hidden de Jack Sholder, 1987). Il suffit de saisir les mots-clés ‘The Hidden Ferrari’ sur YT pour visualiser la séquence ! ++ FABIEN.


Jeudi 19 Fevrier 2026 - 07:04:46

 

MESSIAH – Extreme Cold Weather (Chainsaw Murder ’87) : Le nouvel album des suisses de Messiah est assez décevant. La production est mauvaise, et particulièrement la batterie qui craint un max. Ce batteur n’a franchement aucune idée et son jeu est chiant. L’excellente voix de Tschossi aide à oublier ces lacunes, le chanteur arrivant désormais parfaitement à la moduler. Les nouveaux morceaux comme Nero ou Enjoy Yourself présents sur la face studio (A) sont bien meilleurs que les anciens, mais la batterie ruine le tout. La face live (B) présente différents concerts en Europe durant l’année ’87, mais la production n’est également guère brillante, l’énergie déployée sur scène la rendant tout de même supérieure à la première face. Vous pouvez acheter ce disque sans vous attendre à un joyau. Tshossi m’a indiqué lui-même qu’il n’aimait pas cet album. Espérons que le troisième LP soit à la hauteur, et plus particulièrement que le batteur fasse preuve d’imagination. Note : 6/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
 

MESSIAH – Extreme Cold Weather (Chainsaw Murder ’87, distr. New Rose) : Ne commettez pas l’erreur de commencer l’écoute d’Extreme Cold Weather par sa face B, qui reprend neuf morceaux enregistrés en live dans diverses salles d’Europe saxonne, plus proches d’un pirate exécrable que d’une capture destinée à être gravée sur vinyle. Évoquons plutôt les attraits indéniables de la face A, les enregistrements en studio, bouclés en une seule journée de session. Le trio helvète y démontre toutes ses facultés de composition et d’arrangement et, bien que les morceaux soient souvent outranciers, ils témoignent d’une parfaite maîtrise instrumentale. Sur Extreme Cold ou Enjoy Yourself, le thrash-metal est lourd et saccadé, allégé par l’utilisation de synthés ou par une guitare acoustique très expressive. Le groupe y façonne de véritables chef-d ‘œuvres au thrash intelligemment exécuté, sur des rythmiques corrosives et rendues irrésistiblement efficaces par le jeu de guitare intense et volatile de Brögi. Messiah vient de générer un nouveau son, fluide et éclatant de légèreté, mais qui sait paradoxalement transposer la puissance dont se nourrissent les ultimate thrashers. Phil Pestilence, Hardrock Magazine n°43, mars 1988.
 

MESSIAH – Extreme Cold Weather (Chainsaw Murder ’87) : Alors que certains groupes mettent de l’eau dans leur vin, en essayant, par ce biais, de s’attirer les faveurs du Dieu Dollar, Messiah rajoute du schnaps dans son vin. Autant dire tout de suite que, malgré ses qualités indéniables, Messiah, par son refus de toute compromission, n’aura guère l’opportunité de faire l’objet d’une promotion visant à le soustraire au ghetto thrash dans lequel il s’est lui-même retranché. Car, même si Messiah connaît quelques périodes d’accalmie, lors de certains breaks incorporant guitare acoustique et synthétiseur, ce n’est pas cela qui fera oublier les passages difficilement audibles frisant le speed core. D’autre part, si le son de la première face (en studio) est correct, celui de la deuxième (en live), ne l’est pas du tout. Le "chant" (si vous voyez ce que je veux dire) et la batterie s’entendent distinctement, par contre, pour la basse et la guitare, vous pouvez repasser, car cela se passe au fond du couloir, troisième porte à gauche, deuxième à droite ! Quel gachis, quand on pense que les musiciens ne se contentent pas d’aligner béatement trois malheureux accords ! Bien au contraire, les coquins s’aventurent même à tater de la mélodie. Bref, ils jouent vite, voire très vite, mais bien (quoique le batteur soit parfois à contretemps, comme sur l’intro de l’instrumental Hyperborea, probablement en raison de la durée record que l’on a dû allouer au groupe pour l’enregistrement de l’album), et leur niveau technique, loin d’être négligeable, ferait la nique à celui de bon nombre de thrashers plus confirmés. Certes, Messiah ne fait pas encore de miracles, mais ça ne saurait tarder. Hervé S.K. Guegano, Hard Force n°16, mars 1988.



Vendredi 20 Fevrier 2026 - 07:21:01

 

DEAD BRAIN CELLS – D.B.C. (Combat, Rough Justice ’87) : suicide, mode d’emploi : comment s’y prendre, lorsque l’on a tout essayé, en vain ? Comment en finir avec cette satanée vie qui vous colle à la peau comme les déjections canines aux trottoirs parisiens, lorsque votre mère vous interdit de vous servir du 9 mm que votre beau-père a ramené d’Algérie, de peur que vous n’éclaboussiez la moquette en vous explosant la cervelle, lorsque votre aérophagie vous fait remonter à la surface, quand vous tenez de vous noyer, lorsque vous avez trop le vertige pour oser vous jeter du haut d’un building, lorsque le lustre de votre chambre auquel vous vouliez vous pendre n’est pas suffisamment bien fixé pour supporter vos 150 kilos (à jeun et déshabillé), lorsque les conducteurs des camions sous les roues desquels vous vous jetez préfèrent vous éviter afin ne den pas endommager leurs véhicule ? Vous aviez bien sûr songé à vous endormir, en laissant le gaz ouvert, à l’aide d’un bon somnifère, en l’occurrence un Reo Slowagon (NDLR : jeu de mots avec le groupe de rock US Reo Speedwagon), mais votre platine n’a rien voulu savoir et a déposé un préavis de grève. Alors, optez pour une mort honorable et propre, mais infaillible ! Et comme on ne meurt qu’une fois, offrez-vous le grand luxe, le dernier cri en matière d’innovation technologique : l’album de D.B.C, Cette arme redoutable, quoique d’aspect anodin, génère des ondes (dont la fréquence oscille entre 20 et 20 000 Hz) produisant le même effet vibratoire sur les neurones que les classiques fours à micro-ondes sur les molécules d’eau. Plus le phénomène s’accentue, plus vos neurones s’entrechoquent violement, occasionnant d’importantes lésions aux artères cérébrales. La mort survient par hémorragie interne, dans les minutes qui suivent. Malheureusement, cette méthode a un inconvénient ; car, pendant ces quelques minutes fatidiques, vous avez largement le temps vous rendre compte que D.B.C. ne manquera pas de semer la zizanie au sein du cercle très des grands du thrash, à l’image de Coroner (en plus thrash) ou d’Infernal Majesty (en plus innovateur), et cette découverte vous redonne goût à la vie. Mais il est trop tard, votre cerveau se liquéfie. Vous êtes déjà mort ! Hervé "S.K." Guegano, Hard Force n°16, mars 1988.



Vendredi 20 Fevrier 2026 - 23:38:13

Une des chroniques dont je me rappelle bien. Et excellent disque au demeurant bien sûr.