
FINAL CONFLICT – Ashes to Ashes (Pusmort ’87) : Les dernières sorties Hardcore sont l’album de Negative Gain et ce LP de Final Conflict. J’espérais Ashes to Ashes pour l’année dernière, date de l’annonce de sa sortie, et je dois dire que j’ai finalement été assez déçu après cette longue attente. Le style du groupe est bon, plutôt punk et pas vraiment Hardcore ni metal. La voix de Ron Martinez me rappelle un peu celle de Kyle Toucher de Dr Know, et c’est la seule influence que j’arrive à dégager de ce disque. Les morceaux sont heureusement courts, ce qui les rend écoutable, à condition d’aimer le vrai Hardcore punk. Note : 5/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
FINAL CONFLICT – Ashes to Ashes (Pusmort ’87) : Les anglais ont créé le heavy punk, les suédois lui ont donné ses lettre de noblesse, et maintenant Final Conflict apporte la version américaine. Ashes to Ashes est un disque appréciable, si Discharge est pour vous le groupe ultime. Decayin’ Maggot n°3, début 1988.

CHAKAL – Abominable Anno Domini (Cogumelo ’87) : Encore un groupe brésilien, il est désormais trop tard pour stopper l’invasion ! C’est incroyable de voir avec quelle facilité les groupes brésiliens arrivent à sortir des EP ou des LP après trois ou quatre mois de formation. Chakal a fait quant à lui ses débuts sur la compilation Warfare Noise avec des morceaux vraiment chiants, mais les titres d’Abominable Anno Domini sont meilleurs et semblent plus écoutables.,En plus, pour une fois que ça parle d’autre chose que de satanisme. A recommander aux fans de la scène brésilienne. Note : 6/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
CHAKAL – Abominable Anno Domini (Cogumelo ’87) : Salut à Chakal de Belo Horizonte, qui ne pouvait pas être nul. Abominable Anno Domini est un superbe album. Les morceaux sont plus longs que les moyenne habituelle des groupes brésiliens, nantis de beaucoup de parties plus lentes. Le meilleur point se situe dans la voix de Korg, dans le genre de Snake (Voivod), en mieux. Janon Lives est aussi le premier titre que j’entends sur Jason Voorhees, ce qui change du registre habituel sur Freddy Krueger. Ce n'est peut-être pas le meilleur morceau, mais c'est en tout cas le plus original. Decayin’ Maggot n°3, début 1988.
CHAKAL – Abominable Anno Domini (Cogumelo '87) : Les groupes brésilien affectionnent tout particulièrement les chants extrêmes et sépulcraux à la Sodom et Possessed, pour citer à titre d’exemple Dorsal Atlantica. Chakal n’obéit quant à lui pas à ce standard, mais se positionne davantage dans un power-metal complexe, avec double grosse caisse effrénée et breaks à la Agony, à l’image du morceau Terminal Brain. Ça lorgne aussi pas mal du côté speed-metal, particulièrement sur le titre Children of the Cemetery. L’ame de fond n°13 – nov/dec ‘88 jan ’89.
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PANIC – Rotten Church (Woodstock Records ‘87) : Encore un groupe venu du Brésil. Je ne sais pas quand l’invasion s’arrêtera mais j’espère que ce sera pour bientôt, car j’en ai ma claque de ces groupes. Bon, certains sont bons comme Mutilator, Sepultura sur son dernier album (Schizophrenia) et un ou deux supplémentaires, mais le reste, quelle purge. Panic est un poil meilleur de Cova ou Necromancia, mais c’est craignos tout de même. Les morceaux sont chiants, aux paroles sataniques mille fois entendues, joués sans puissance ni originalité. En d’autres mots : rien à en tirer et à oublier. Note : 1,5/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
PANIC – Rotten Church (Woodstock Discos ’87) : Encore un groupe brésilien qui tue, comme d’habitude. Certaines tapettes, trous du cul et autres branleurs comme Hervé Guégano n’aimeront peut-être pas ce genre de musique comme moi, et je les laisse à leurs groupes allemands. Panic joue du death-metal avec une voix growl, et veut devenir le Death Angel local avec son intro de plus de dix minutes (NDLR : le morceau titre The Ultra-Violence de 10:33). Decayin’ Maggot n°3, début 1988.
Concernant Schizophrenia en effet l'édition Vinyle double pochette de chez Cogumelo est sortie fin 87, un de mes meilleurs souvenirs d'achat "à l'écoute" sans avoir lu/vu quoique ce soit dessus au préalable. Comme pour Assassin et son Interstellar Experience par exemple. La décision d'achat fut prise en 30 secondes chrono.
En l'absence de revues très pointues en France, et si on n'avait pas lu de chroniques ou de publicité dans les magasins, pas d'internet donc, et si on ne pouvait écouter chez le revendeur, on se fiait soit à la pochette, soit aux remerciements (pour voir les rapprochements entre scènes) soit aux t-shirts des groupes au verso des pochettes, ou au final aux titres supposés indiquer la tendance du style développé.
Que de bons souvenirs même si e principe, on pouvait écouter avant l'achat sauf dans les fnac par exemple. Mais les revendeurs indépendants connaissaient un peu leur clientèle.
Ici Schizophrenia sort pour ma part d'un petit disquaire de Carmaux (81) où on allait de temps en temps entre potes (Central Disc, ça existe encore). J'y ai eu trouvé il y a 6/7 ans quelques vinyles assez durs à dégoter.
Dire que je l'ai trouvé il y a plus de dix ans sur eBay pour une somme dérisoire... Bon, il était un peu usé et j'ai tardé à faire gaffe à l'état des disques. J'hésite à rechercher des copies comme neuves vu que la cote a explosé.
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VIPER – Soldiers of Sunrise (Rock Brigade ’87) : Speed commercial en provenance du Brésil, à son meilleur niveau… Oubliez cette sombre merde. Note : 0/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
EXTERMINATOR – Total Extermination (Bemol Records ’87) : À ne pas confondre avec le groupe français. Le seul point commun est qu’ils sont tous les deux merdiques. Celui-ci vient du Brésil (encore un…) et sa musique est aussi médiocre que celle d’Holocausto. Ils sont nazis et n’arrivent pas à se servir d’un instrument. J’espère que ce type de groupe sera un jour éradiqué. Note : -/10. Ramses, Decibel of Death n°09, second semestre 1987.
Oui pour Viper : très bon album de speed. A savoir que le chanteur fut recruté pour sa ressemblance physique avec Bruce Dickinson (vérification sur la pochette : check).
D'ailleurs, dans le même registre, le symbole qu'on voit au dos de la pochette du premier Carnivore existe réellement : en tout cas, il rappelle fortement le mouvement afrikaner. Qu'il soit sur des êtres à l'aspect quasi-bestial rentre dans le registre d'humour de Peter Steele, non ?

KAT– Worship Me or Die (Roadrunner '87) : A l’intro particulièrement speed laissant craindre le pire, Worship Me or Die est finalement farci de nombreux breaks, tout en donnant parfois dans le heavy-speed (Metal MessIah, Kat Possessed) ou le speed-core (Speed Death, Demons). Kat pratique un jeu de guitare très rapide et parfois très déroutant, posant moult breaks qui cassent le rythme effréné des morceaux. Sa voix est rageuse à souhait, loin d’un chant lyrique et mielleux. Ce premier album est plutôt convaincant, quoique des 25 courtes minutes puissent nous laisser sur notre faim (c’est effectivement hyper speed !). Trash Maniac n°05, sept/novembre ’87.
KAT – Worship Me or Die (Roadrunner '87) : Worship Me or Die est plutôt une bonne surprise, sympathique sans être génial, alors que je m’attendais au pire. L’hyperspeed metal de Kat est une sorte de melting pot de trash/speed, de cascades de solos joués à la manière de Chastain mais exécutés pied au plancher, et d’une petite teinte de hard core dans les tempos et dans le chant, à la manière de Dawn Crosby (Detente) mais en plus cru. C’est un disque finalement assez drôle, à écouter au moins par curiosité. 3/5, LSD, Sang & Sueur n°01, décembre 1987.
KAT– Worship Me or Die (Roadrunner '87) : Si on pouvait s’attendre à dun bon speed mélodiqur voire du Y.Malmsteen spedée, vu les diplomes de musique de la dame en question, sachez qu’il n’en est rien, Kat jouant un thrash speedée qui laisse septique à la première écoute. La rythmique est simple, mais cisélée et efficace, tout comme les solos, pas aussi technques qu’on l’attendait, mais néanmoins incisifs. La brutalité de Worship Me or Die, qui en rebutera plus d’un, ne doit pas occulter la cohésion de ses morceaux ni l’inspiration de l’ensemble. Celtik, Troubadour n°05.
KAT– Worship me or Die (Roadrunner ’87) : Lorsque notre vénéré rédacteur en chef m’a tendu ce charmant opus, la surprise m’a quelque peu ébranlé : le speed ne fait guère partie de ma tasse de thé musicale. Cependant, Kat affirmant partout qu’elle est "the metal’s fastest guitarist", il me semblait intéressant de me pencher sur son cas. En premier lieu, Kat n’est pas une virtuose contrairement à ce qu’elle prétend : n’importe quel Y.Malmsteen, Vinnie Vincent ou Allan Holdsworth la renvoie illico presto à ses chères études (classiques). Cette réserve mise à part, elle joue tout à fait correctement dans un style à mi-chemin entre le speed pur et dur (Speed Death) et le heavy lourdingue (Kat Possessed). En fait, de nombreux changements d’ambiance et de tempo viennent émailler des morceaux très courts (parfois moins de deux mns et jamais plus de 3 mns) composés dans un esprit proche du punk hard-core. L’ensemble sonne très pro, Kat ayant débauché une section rythmique l’épreuve des balles ! Le seul point noir de ce disque réside en des textes obsédés par la démonologie et la mort, que Kat se croit obligée de scander (plus que de chanter) de sa voix hystérique. Enfin, ceci ne rebutera pas les habitués du genre. Sans être un spécialiste de speed, je crois pouvoir affirmer que l’on tient une des meilleures nouveautés, qui écrase notamment le dernier mini-LP de Metallica à tous les niveaux. Les amateurs de heavy peuvent même jeter une oreille sur certains titres (Satan Goes to Church) sans s’évanouir d’horreur. Les amateurs de FM et progressif feraient mieux de ne pas écouter sous peine d’être damnés à vie ! Jérôme MARAL, Hard Force, n°14, janvier 1988.
KAT– Worship Me or Die (Roadrunner ’87) : S’il y a déjà quelques temps que Detente s’est séparé, la relève est là, en tout cas. A l’heure où Bitch donne dans la guimauve, Kat (mené par la sauvageonne du même nom), fleure bon l’Amérique d’un SOD. Bien que les textes soient d’un goût plus que douteux, voire totalement ridicules, il faut néanmoins avouer que Kat tient musicalement la route, grâce à de bons interprètes et des compositions d’une violence peu égalée auparavant, bâties pour la scène. On ne demande qu’à voir. Metal Warrior n°02, Wallonie, automne 1987.
KAT – Worship Me or Die (Roadrunner 1987) : Dans le genre pipi/caca, voici l’album le plus inhumain du moment, à croire que tous les moyens sont bons pour vous forcer à l’écouter. Si vous aviez été effrayés par le disque ô combien bruyant de Mörsure, Worship Me or Die va vous achever. Kat se révèle très rapide à la guitare et… c’est tout. Bref, un album vide, nul, à vomir, inversement aux sorties Roadrunner habituelles. Écoutez-vous chier, ce sera meilleur. L’âme de fond n°10, mars 1988.
KAT– Worship Me or Die (Roadrunner ’87) : The Great Kat est une femme qui mène toutes les parties de guitares et vocales. Sur un fond homogène et criard, elle dévoile ses talents de guitariste, inversement à ceux de chanteuse. Rapide et efficace, Worship Me or Die est un album à conseiller à tous les fans de Metallica. Stef, The Jack n°03, avril 1988.

GANG GREEN– You Got It (Roadrunner ‘87) : Second opus pour notre street rockin’ hard core band préféré avec, au programme des réjouissances, le même esprit fun et musical que sur Another Wasted Night. D’autant plus que le groupe est passé à la vitesse supérieure grâce à une production à la hauteur des espérances. 5/5. LSD, Sang et Sueur n°01, décembre 1987.
GANG GREEN– You Got It (Roadrunner ‘87) : Roadrunner semble croire que le fait de sortir quelques albums d’influences punk soit susceptible d’intéresser les thrashers, et on ne peut que saluer cette initiative. Originaire de Boston, Gang Green a notamment joué avec Misfits, Bad Brains ou Jerry’s Kids, dont il a d’ailleurs ‘volé’ le batteur Brain Betzger. Son album You Got It mérite le détour. Metal Warriors n°02, Wallonie, fin 1987.
GANG GREEN – You Got It (Roadrunner ’87) : Nettement plus rapide que Circle Jerks, sans toutefois être aussi violent qu’Agnostic Front, Gang Green, bien qu’étant américain, sonne plus comme du punk anglais. Il est surprenant de constater que de nombreuses adjonctions typiquement liées au power-metal (double grosse caisse, arrangements) forment un tout cohérent avec des variations sur des thèmes issues du rock’n’roll, dans son acceptation la plus pure (soli de guitares, construction des morceaux), effectuées sur un fond punk. Le résultat est très appréciable et d’une grande richesse musicale, du fait de sa pluralité. Concrètement, Gang Green paraît taillé sur mesure pour ceux qui apprécient tout autant le punk que le power-metal ou le hard core, et ayant une forte prédilection envers tout ce qui fonce tête baissée sans se préoccuper de la présence éventuelle d’une porte fermée devant. Et pour autant que l’on puisse parler de génie, dans un type de musique volontairement assez défavorisé, il est sûr que Gang Green peut prétendre à ce titre. Le groupe parviendra-t-il à asseoir sa réputation ? Depuis que Tankard a repris Alcohol, rendant ainsi hommage à ce fabuleux groupe qui ridiculisa Sweet Home Alabama (de Lynyrd Skynyrd) avec son Sold Out Alabama, tous les espoirs sont permis. Alors, place au hard punk bien juteux ! Hervé "S.K." GUEGANO, Hard Force n°15, février 1988.
> Insertion chroniques Hardrock Magazine grâce à Horsefucker :
ANTHRAX - Among the Living : page 31
KING DIAMOND - Abigail : page 34