Après que Malefic ait annoncé la mort de son bébé (
Xasthur) après la sortie de «
The Funeral of Being », ce split CD témoigne bien de la renaissance du projet le plus Noir du black metal. La haine de Malefic ne s’est pas amoindrie, pour notre plaisir à tous, tel Jésus Christ,
Xasthur est ressuscité !
La première chose que l’on peut constater avec ce CD c’est que le son est nettement meilleur que sur le précédent («
The Funeral of Being ») : le "chant" est plus en avant, on entend mieux la batterie (dont la vitesse de la double laisse parfois perplexe, contrastant très bien avec le reste de la musique, toujours aussi lente).
Bon, pour le reste, pas de grand changements : toujours lourde et oppressive, la romance s’élève peut être un peu du fait d’un son plus propre (attention hein ! ce n’est pas encore du Dimmu).
Une nouveauté se trouve toutefois dans la partie
Xasthur du livret : sur ses quatre titres, deux sont inédits (le premier et le troisième – le second est un ré enregistrement, et le dernier est une reprise du très dépressif
Wigrid)… bref je disais qu’on y trouve une nouveauté : des paroles ! Joie ! On va enfin savoir de quoi veut nous parler ce joyeux drille qu’est Malefic… et c’est du joli ! Je ne veux pas interpréter, alors voici le texte intégral de la première chanson : «
A Sermon in the Name of Death »
Ceremonies and worship inverted by suicidal mass
Palace of praise and light, death and blood becomes its memory
Taking its place, you can feel god's disgrace.
By a sermon preaching death to the dying
Scattered hateful thoughts,
Pieces of brains hang from the cross it stains.
Poisonous grail, rewritten books, I lead you to fail
Helping you sleep.
Lost in your sleep, never to awake.
May your void become as deep as my hate!
Malefic, 11/2002
Réjouissez vous mes frères ! La mort est proche.
Angra Mainyu maintenant… Je dois bien commencer par dire que ce groupe n’est pas encore aussi bon que son collègue du précédent split CD. Le groupe est jeune, s’inspire beaucoup de son collègue de disque, mais ne lui arrive pas à la taille. Toutefois, pour du black dépressif, il n’est pas mal non plus !
La musique est réalisée grâce à des guitares au son assez clair, un chant black saturé, lointain mais fort à la fois grâce à un écho subtilement calculé. La batterie est assez rapide, mais colle bien à la musique, et les compositions sont extrêmement occultes. Ce qu’il leur manque, c’est l’expérience.
Un bon split CD qui n’est cependant pas une pièce maîtresse dans l’œuvre du Maître, mais qu’il est bon d’écouter quelque fois au coin de l’âtre, en attendant la suite.
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