White Pony

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Nom du groupe Deftones
Nom de l'album White Pony
Type Album
Date de parution 20 Juin 2000
Labels Maverick
Produit par Terry Date
Enregistré à The Plant Studios
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album465

Tracklist

Also released in a special limited edition with a black cover containing 1 bonustrack.
1. Feiticeira 03:09
2. Digital Bath 04:15
3. Elite 04:01
4. Rx Queen 04:27
5. Street Carp 02:41
6. Teenager 03:20
7. Knife Party 04:49
8. Korea 03:23
9. Passenger 06:07
10. Change (in the House of Flies) 04:59
11. Pink Maggit 07:32
Bonustrack (Special Limited Edition)
12. The Boy's Republic 04:35
Total playing time 48:43

Chronique @ bojart

13 Octobre 2010
Que reste t’il de réel, de véritable, de sincère dans ce monde pourri où pullulent et se multiplient les vermines de la mafia internationale de Wall Street ? Rien ou presque…tout est à vendre pourvu que la demande soit là ! Bien sûr, c’est pareil avec la musique où je-ne-sais combien de groupes merdiques de rock fétide se tortillent du coquillard sur le plateau du Grand Anal de Canal+, émission lèche-bottes, lèche-culs, lèche-tout par le truchement de Michel D. (je vais éviter autant que faire se peux le Name-Dropping). Les autres émissions dites « musicales », ne font venir que des artistes qui passent sur la TNT ou qui inondent les antennes de radio exécrables comme Sickrock ou le Moule (j’ai parodié leurs noms exacts, trouvez leur vrais noms, tiens !) Tout ça pour en venir à des groupes comme Deftones, Korn ou Papa Roach, qui, après avoir commencé avec de petits moyens (puis des plus gros) et nous avoir offert des albums très bons que certains (j’espère) écoutent toujours (moi oui). Ces trois groupes (et tant d’autres !) ont succombé aux sirènes du fric facile (qui peut les blâmer au fond ?) et ont ainsi attrapé le syndrome de la planche à bifton…

Alors retour en 2000 avec « White Poney, troisième album des Deftones de Chino Moreno. Korn avait surpris son monde l’année passée avec l’iconoclaste « Issues » et A Perfect Circle (du sieur Maynard James Keenan) débarquait avec l’étonnant « Mer De Noms ». La pochette de cet opus est vachement sobre, grise avec un poney blanc comme emblème…cela semble niais comme cover mais il ne faut jamais se fier aux apparences car derrière ce poney se cache noirceur et désespoir…

Dès « Digital Bath », sombre morceau à la mélodie noire et entêtante où la voix nonchalante et languissante du chanteur fait merveille. Je salue la composition très épurée où guitare et batterie couplent leurs sonorités pour un air de trip hop bienvenu. Le thème est assez ambigu (est-ce un texte sur l’acte sexuel ou l’homicide ?). Sur « Elite », on a le droit à un tempo plus entraînant où Abe et Camillo (qui use du vocoder avec peu de parcimonie) font rugir leurs 6-cordes pour un titre puissant et emballant même si entendre cent fois le refrain et le pont devient fatiguant à la longue ! Un titre sympathique mais sans plus !

Second extrait de « White Poney », « Knife Party » sent le soufre. On y parle (de manière plus ou moins déguisée) de drogue et de mort. La référence à la dope se trouve dans les phrases «All of the fiends are on the block/ I’m the new king/ I taste the queen » ce qui donne en gaulois « Tous les toxicos sont dans la place/Je suis le nouveau roi/ J’ai gouté à la reine », la reine étant la came. Ici les timbales résonnent froidement aux côtés des tambours, à la sonorité étouffée. Les riffs sont glacials bien que fournis et le chant de Camillo « Chino » Moreno est lent car ce dernier fait traîner sa voix de façon paresseuse. Un morceau dramatique parce qu’il narre ; à la manière de l’instantané d’un polaroïd ; le quotidien d’un junkie, de sa frêle vie à sa mort hautement probable. « Street Carp » et sa compo nerveuse m’ont séduit également ! Le titre est court (moins de trois minutes) mais intense. L’interprète y parle, je pense, de certaines groupies à qui il donne des adresses ou numéros de téléphone incomplets (dans ce titre, il le prétend en tout cas !). Je vous épargnerais « Teenager » ou bien le redondant « Pink Maggit » avec son foutu refrain-couplet répété un million de fois…

Deux chansons ont réellement attiré mon attention. Tout d’abord, le duo Maynard James Keenan (APC, Tool) et Camillo Moreno, qui, sans être dithyrambique, est néanmoins de bonne qualité, les deux chanteurs/gratteux alternant joliment leurs phrasés sur une instru typique du métal alternatif et (quasi)dépressif de MJ Keenan (parfaite pour cet album donc !). Et puis, bien sûr, on a "Change (in the House of Flies)", et son mid-tempo inimitable sur lequel Chino pose son chant à fleur de peau avec délicatesse. Son refrain est poignant et contemplatif, tel celui d’un poète abstrait et solitaire. Un morceau qu’on aimera si on apprécie les Deftones.

L’uns des meilleurs albums de Deftones à ce jour. Sensible sans pathos et abstrait sans en devenir inaccessible.

Bj

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NeoBaBa - 26 Mars 2011: Bonne chronique, surtout pour le début ^^ !

Tu t'es pas attaqué a du menu fretin.
NeoBaBa - 26 Mars 2011: Edit : par contre, citer Papa Roach en même temps que Korn et Deftones, c'est un peu une insulte pour ces derniers
Silent_Flight - 27 Mars 2011: @Baba: Pas tant que ça, sauf si tu arrives à me dire de qui Papa Roach s'est inspiré sur Infest.
bojart - 29 Mars 2011: @SF : j'ai jamais trop aimé Papa Roach mais sur "Infest", au moins avaient-ils leur propre style!
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Chronique @ Arachnid

24 Juin 2010

Un troisième album à ne pas mettre dans toutes les oreilles.

Deftones fait parti des rares groupes à avoir su conquérir la scène neo metal de l’époque avec Korn et Limp Bizkit. Trois groupes-phares, trois styles différents et reconnaissables entre mille, trois chanteurs emblématiques réunis autour d’un même genre symbolique d’une génération. Cette génération était surtout centrée sur le public adolescent, parlant de thèmes récurrents dont le jeune auditeur puisse s’y retrouver comme le mal-être, les problèmes amoureux, la différence ou encore l’isolation. Ainsi, le succès du genre pendant les années 90 fut relatif, certains groupes ayant réussi à conserver fans et identité sonore, preuve du respect que ceux-ci affectionnaient pour les combos.

En ce qui concerne Deftones, leur style indéniablement planant et torturé divise catégoriquement deux types d’auditeurs : ceux qui adorent et adulent et ceux qui méprisent et détestent. J’avoue ne mettre jamais vraiment intéressé à eux durant mon adolescence et après avoir enfin écouté leur petite discographie de l’époque, j’ai immédiatement décroché. Car avec Deftones, c’est blanc ou noir, on aime ou on n’aime pas, et je fais partie de la deuxième catégorie. Première chronique pour le groupe en commençant par leur « meilleur album » : White Pony.

En premier lieu, ne cherchez aucune brutalité, groove ou encore refrains pleinement mémorables dans cet album : les Américains ne veulent pas être considérés comme des rock stars aux structures basiques et aux accords à deux balles. Bien au contraire, White Pony explore les atmosphères planantes accentuées par le chant langoureux de Chino Moreno et les riffs variés de Stephen Carpenter s’ajoutant au jeu de batterie pourtant assez énervé d’Abe Cunningham. Alors ne pensez pas non plus que cette galette ressemble à du doom metal ou bien de l’ambiant soporifique, il n’en est rien. Certains morceaux sont par ailleurs assez rythmés comme "Elite", "Knife Party" et "Korea", mais ils restent tout de même baignés dans cette atmosphère lugubre, morbide, variée à travers le chant ou le riffing dissonant se mutant d’une compo à l’autre.

Hélas, je n’aime les dissonances qu’à petite dose, et cette lenteur débordante et torturée constamment mise en avant à travers ce troisième opus m’ennuie plus qu’elle ne m’exalte. Des morceaux comme "Feiticeira" (le titre que j’aime le moins, titre qui débute l’album par ailleurs), le très long et très prog’ "Passenger" ou encore "Teenager", sorte de ballade associée avec une certaine subtilité avec des scratchs purement neo rappelant le projet parallèle de Chino Team Sleep, feront partir plus d’un fan au-delà des cieux, dans des limbes oniriques à l’image du thème de l’album. Les réfractaires, eux, bailleront, attendront le titre qui les fera bouger un temps soit peu, et finalement bouderont cet album considéré pour beaucoup (voire presque à l’unanimité) comme le meilleur du combo de Sacramento.

Je l’ai déjà dit : on aime ou on abhorre. D’un point de vue purement musical, Deftones gère leur son avec brio, c’est sûr, arrivant à se créer une identité, un univers, à travers un album de musique alternative presque expérimental et ambiant mais dans tous les cas bien loin du neo metal classique comme on peut se l’imaginer. Car si vous aviez encore en tête que le neo metal c’était deux accords avec des screams et du hip-hop à la Linkin Park ou Enhancer (je pouffe), vous êtes loin du compte, et Deftones vous donne la réponse immédiatement.

En somme, un troisième album à ne pas mettre dans toutes les oreilles car sa lenteur peut-être perçue soit comme extrêmement planante et enivrante, soit comme extrêmement ennuyeuse. Certains y verront une volonté de se démarquer d’un style récurrent à travers de nouvelles ambiances alors que d’autres n’y verront qu’une interminable descente tourmentée, lassante et monotone. Pour ma part, je n’aime pas Deftones mais force est d’admettre que d’un point de vue objectif, les Californiens ont réussi à créer un son tout à fait unique, source de convoitise parmi les autres groupes du genre. Ceux qui veulent plus se déchainer tout en restant dans ce côté morbide se réécouteront les premiers Korn, ceux qui veulent du hip-hop gratiné de guitares replongeront dans Limp Bizkit et ceux qui veulent remuer leur teston en beuglant abondamment se tueront à Slipknot, Adema et Spineshank.

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rambo53 - 25 Juin 2010: Personnellement j'aime les deux facettes du groupes, avant et après "white pony".
Ca dépend de mon humeur soit je préfère les premiers plus rentre dedans, soit le côté plus prog de celui-ci.
Je comprends le fait que tu ne sois pas fan de l'atmosphérique mais cet album reste très bon dans ce genre avec des chansons comme "changes" ou l'excellente "Passenger" avec Maynard James Keenan.
Après je peux comprendre que tous ne soit pas fan de la voix trainante de Chino, mais pour moi c'est un superbe album chargé d'émotion et qui me fait voyager...
NeoBaBa - 28 Juin 2010: Même point de vue que Rambo53... 11 pour un album comme celui-ci, même si t'aimes pas, t'abuses quand même un peu ! C'est d'ailleurs dommage que tu n'apprécies pas un disque aussi beau et intense, parce que pour ma part, c'est peut-être un des meilleurs disques de Metal que j'ai jamais écouté... Après lesgouts et les couleurs, cmme on dit ^^...

Bonne chronique au demeurant ( même si à la fin, citer Adema comme groupe de Neo bourrin, c'est pas très bien connaitre les zigotos, qui sont plus proches de Linkin Park que de Slipknot ).
Silent_Flight - 13 Août 2010: Un album magique, tantot violent, tantot aérien. Rien à jeter pour moi!
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Commentaire @ TheMadPoney

22 Juillet 2008
A la question "Dans quel genre classeriez-vous Deftones ?", il est évident qu'un nombre conséquent (pour ne pas dire tout le monde) répondra "Ben... Deftones c'est du Néo Metal non ?"

"Ouais c'pas faux"

Mais, car oui il y a un" mais", Deftones, c'est bien plus que du Néo... En fait, Deftones c'est... Deftones. Il n'y a pas d'équivalent et personne ne peux jouer du Deftones comme eux.

Premièrement, Deftones possède un chanteur unique. Si ses performances en live sont souvent inégales, on ne peut que s'incliner devant son travail studio qui le classe largement comme l'un des meilleurs chanteurs de l'univers Metal, tous genres confondus. Chino Moreno passe des hurlements bourrins au chuchotements et chants lancinants avec une aisance que j'hésite à qualifier de divine. Mine de rien, peu de gens sont capable de l'égaler. Le dépasser, n'en parlons même pas.

Mais Deftones c'est aussi un son, un univers sonore riche et développé. Adrenaline était très Néo et ne laissait apparaître l'évolution du groupe que par bribes. L'arrivée de Frank Delgado (DJ sampleur) sur le second album Around the Fur commençait à laisser présager une évolution hors des limites du Néo Metal. Chino Moreno affirmant que cet album serait plus calme que son prédécesseur, White Pony était attendu au tournant.

Mais c'est une véritable réussite pour le groupe : White Pony est tout simplement leur meilleur album à mes yeux (et à d'autres, héhéhé) : Frank Delgado s'affirme dans le groupe et transforme la musique. Le Néo Metal se fait planant. Réellement plus calme, l'album reste quand même Metal, les riffs sont toujours aussi puissants, la batterie incisive et un minimum groovy.

Pas de fioriture, le premier morceau, Feitciera, commence sur un riff de guitare. Pas d'intro longue et "introductive", le groupe n'y va pas par quatre chemins et reste direct. Ce morceau est un bon équilibre entre le Metal et le planant, Chino Moreno utilise un chant plutôt aérien sur ce morceau. Puis viens Digital Bath et là, c'est le choc !! Morceau calme et planant par excellence sur lequel Chino "chuchote" un chant aérien et planant qui s'accorde totalement avec l'instrumentation (où la batterie règne en maître avec la basse), le tout rehaussé par les samples et les platines. La guitare se fait "muette" sur les couplets pour mieux exploser sur les refrains avec la voix de Chino qui, elle aussi, "explose" quelques instants avant de revenir au calme des couplets. On est alors très loin de Around the Fur. Parle t-on réellement encore du même groupe ?

Heureusement, Elite est là pour rassurer, retour à quelque chose de plus classique : Gros riffs, chant hurlé qui se retrouve parfois "electronisé" (ce qui n'est pas pour déplaire). Même dans un moment de pure débauche comme ce morceau, Deftones reste maître de lui même et ne tombe pas dans le cliché, bien au contraire. RX Queen commence par une intro de batterie et reste plutôt classique, vocaux "calme" sur les couplets et plus explosif sur les refrains. Ce morceau reste dans un registre "planant" mais en plus sombre. Vient "Street Carp", un morceau court et plutôt calme où, sur le refrain, Chino Moreno alterne cris et chants planants.

TeenAnger surprend. C'est une ballade "électronique" où Chino Moreno atteint le summum du planant et Frank Delgado devient un "maître sonore". Aucune accélération violente, aucun moment Metal, tout est calme et planant. Une véritable perle. Knife Party ressemble à Street Carp mais est plus long et plus développé. Chino Moreno surprend encore avec sa technicité, il est impressionnant de voir comment le bougre arrive à moduler sa voix et à passer d'un chant "normal" à des hurlements aigus d'une très grande classe, une performances digne des plus grands louanges. La classe, tout simplement.

Sur Korea, on retrouve le Deftones "d'Elite" : Riffs puissants, morceau Metal, hurlements de Chino sur les refrains (conservant néanmoins une voix toute planante sur les couplets). Puis viens Passenger, LE morceau de l'album et l'un des meilleurs de Deftones. Les couplets sont calme et atmosphérique avec une guitare au riffs sales et inquiétants en arrière plan. Et là au refrain, on reconnaît la voix de James Maynard. La voix de Tool est au top, délivrant une performance de haute volée. Les samples cristallins poussent encore un peu plus haut le morceau sur le chemin de l'excellence et de la perfection. Change (In The House Of Flies) et Pink Maggit, morceaux clôturant l'album, sont dans la veine des classiques de Deftones : Riffs saturés, chant tantôt aérien, tantôt Metal… pas la peine de répéter encore une fois ce qui à déjà été dit et conservons un peu de mystère (laissons l'auditeur finir ma chronique en parlant de ces deux morceaux, soyons ludique ^^).

En conclusion, il suffit de voir combien de fois se répètent certains mots dans ma chronique : Aérien, planant, bourrin, Metal, excellent... Bref, cet album rentre sans efforts dans la sphère des grands classiques de ce style et c'est bien là grâce aux talents des différents acteurs de ce groupe.
Si vous hésitez sur un album de Deftones, je ne peux que vous conseiller celui-ci tellement il est représentatif de la magie Deftones : Le Néo Metal qui donne des ailes !

19,5/20

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katchoke - 05 Août 2008: 'connais pas cette chanson désolé .
AmonAbbath - 13 Mars 2009: James Maynard surpasse sans problèmes Chino au niveau chant! Chino Moreno l'un des meilleurs chanteurs du metal tous styles confondus quelle farce!

Il est ''cool'' pour un néophyte qui fait son apprentissage voilà tout. Oui, sur Korea ok, belle performance. Mais du reste...

Il n'arrivera jamais à la cheville d'un Edu Falaschi (Angra actuel), Tobias Sammet (Avantasia, Edguy), Jorn Lande (ex-Masterplan, Avantasia), Chris Cornell (Audioslave), Andi Deris (Helloween), Roy Khan (Kamelot), Niklas Kvarforth (Shining), ... Ben quoi c'est bien toi qui a dit tous styles confondus, non? En voilà des chanteurs bien balèzes à égaler.

Par contre, dans le neo, c'est vrai que ce chanteur en surpasse beaucoup (tous?), surtout le trop surestimé Jonathan Davis!

Chronique sympa.
AmonAbbath - 13 Mars 2009: ps Je tiens à ajouter que les chanteurs que j'ai cités assurent en live. J'en déduis (au vu aussi de tous les arrangements électroniques et autres effets de la voix sur cet album) que le mixage en studio doit être colossal pour rendre si bonne la voix de Chino Moreno. En ce sens, on ne peut l'élever au rang de chanteur référence du metal : trop d'artifices.
NeoBaBa - 25 Avril 2009: Effectivement, le gros défaut de Chino Moreno est de ne pas assurer en live ( passé une demi-heure, il chante complétement faux ), mais sa voix, qu'il module à volonté, est malgré tout une voix assez bluffante en studio.
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