Vile Nilotic Rites

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Nile
Nom de l'album Vile Nilotic Rites
Type Album
Date de parution 01 Novembre 2019
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album54

Tracklist

1.
 Long Shadows of Dread
 04:07
2.
 The Oxford Handbook of Savage Genocidal Warfare
 03:09
3.
 Vile Nilotic Rites
 03:28
4.
 Seven Horns of War
 08:48
5.
 That Which Is Forbidden
 05:35
6.
 Snake Pit Mating Frenzy
 02:48
7.
 Revel in Their Suffering
 05:44
8.
 Thus Sayeth the Parasites of the Mind
 01:42
9.
 Where Is the Wrathful Sky
 04:40
10.
 The Imperishable Stars Are Sickened
 08:00
11.
 We Are Cursed
 06:53

Durée totale : 54:54


Chronique @ Arsonist

26 Décembre 2019

L'album de la renaissance pour Nile ?

J'apprécie Nile depuis longtemps. Les trois premiers albums sont géniaux, le 3e, "In their Darkened Shines", représentant selon moi le sommet artistique du groupe car parvenant à une parfaite symbiose entre le brutal death technique et les atmosphères de l'Égypte antique, et ce, à partir de morceaux très épiques et de samples marquants. Le 4e album, Annihilation of the Wicked, s'il est également très bon, fut tout de même une légère déception à l'époque, le groupe ayant choisi de se concentrer sur l'aspect brutal de sa musique en proposant des morceaux plus courts et en délaissant le côté épique. Cette orientation s'est prolongée par la suite et j'ai peiné à retrouver le plaisir éprouvé sur les 3 premiers albums.

Puis vint fin 2019 ce "Vile Nilotic Rites", un album que je n'attendais pas vraiment mais qui m'a pourtant surpris. Si le groupe n'a pas totalement retrouvé ni le souffle épique ni l'inspiration de sa 3e offrande référence, il a toutefois réintégré de manière non négligeable les samples et les ambiances qui faisaient pour moi une grande partie de son intérêt. Cela ne tient pas à grand chose parfois, mais la partie centrale de "Seven Horns of War" et ses trompes de guerre m'ont rappelé de grands moments, tout comme "That Which Is Forbidden" (son intro orientale, ses choeurs et ses riffs presque black par endroits) ou l'ensemble du dernier morceau "We Are Cursed" même si ce dernier ne décolle pas comme on aurait pu l'espérer.

Concernant la face death technique du groupe, les spécialistes du genre avec qui j'échange semblent trouver l'album plutôt fade. Certes, il y a quelques morceaux peu marquants, la formule du groupe n'a pas vraiment évolué depuis les débuts et l'on peut avoir l'impression parfois d'avoir déjà entendu certains plans. Mais dans l'ensemble, je ne le trouve pas moins inspiré que ses prédécesseurs directs, et je dirai même que certains morceaux purement death déboitent sévère à l'image de la 2e piste "The Oxford Handbook of Savage Genocidal Warfare" qui s'est imposée comme une tuerie en règle à mes oreilles, après de multiples écoutes néanmoins. Côté technique, c'est toujours un travail de dingue, il faut bien le reconnaître ; mention spéciale à Georges Kollias qui est décidément une sacrée bête derrière les fûts.

Voici donc l'album de Nile qui m'a le plus enthousiasmé depuis un bail, un opus globalement inspiré qui tente de remettre l'aspect épique du groupe un peu plus en avant sans pour autant nous pondre un nouveau "Unas Slayer of the Gods" (du bien nommé In their Darkened Shrines encore une fois). Si les avis semblent relativement mitigés (ça avait commencé dès la présentation de la pochette "trop photoshop" au goût des artistes du net), en ce qui me concerne, je continue à prendre un plaisir non dissimulé à me l'envoyer depuis un mois. J'encourage les sceptiques à faire de même en précisant qu'une seule écoute ne suffira pas à cerner une œuvre aussi riche et complexe...

5 Commentaires

16 J'aime

Partager

Fonghuet - 27 Décembre 2019:

très symbolique la pochette

pielafo - 28 Décembre 2019:

Pas mal mais je préferais le What Should Not Be Unearthed qui lui était une réelle résurection apres un At The Gates Of Sethu extremement moyen.

Metalder - 28 Décembre 2019:

Mieux que celui d'avant, mais pas ma tasse de the pour autant, il n'y a plus rien de mystique ou de mortuaire, depuis Those whom c dommageable pour un groupe de cette envergure! NILE  c 4 tueries lol deviner lesquels? C un skeud acceptable c tout... trop aseptique pour du NILE

DoudouKiller - 11 Janvier 2020:

Merci pour la chronique Arsonist....

Personnellement, le côté bestial de "in their darkened shrines" me manque terriblement!!

Jon Vesano apportait cette brutalité qui se mariait magnifiquement avec l'univers de Karl Sanders, et que dire de ses "growls" dévastateurs...

Ce nouvel album est de qualité, mais je pense que si il y avait un peu plus de passages "massifs" et "rentre dedans", cela aurait mis tout le monde d'accord...

Il n'en reste pas moins que sur scène, il y a moyen que ces nouvelles chansons envoient bien la sauce. Et c'est ça Nile!! Un char d'assaut qui te démonte la tête en plus d'une technique impressionnante. 

Je reste d'ailleurs en admiration devant la maîtrise de chacun de ces musiciens. 

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire