In Their Darkened Shrines

Liste des groupes Death Technique Nile In Their Darkened Shrines
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Nom du groupe Nile
Nom de l'album In Their Darkened Shrines
Type Album
Date de parution 16 Septembre 2002
Produit par Bob Moore
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album480

Tracklist

1. The Blessed Dead 04:53
2. Execration Text 02:47
3. Sarcophagus 05:10
4. Kheftiu Asar Butchiu 03:52
5. Unas Slayer of the Gods 11:43
6. Churning the Maelstrom 03:07
7. I Whisper in the Ear of the Dead 05:10
8. Wind of Horus 03:47
9. In Their Darkened Shrines: I. Hall of Saurian Entombment 05:09
10. In Their Darkened Shrines: II. Invocation to Seditious Heresy 03:51
11. In Their Darkened Shrines: III. Destruction of the Temple of the Enemies of Ra 03:12
12. In Their Darkened Shrines: IV. Ruins 06:02
Total playing time 58:43

Chronique @ eulmatt

04 Juillet 2008
L’Apogée Triomphante.

A l’heure de dévoiler son troisième opus, Nile est déjà impressionnant. Irrémédiablement associé à l’obsession égyptologique de sa tête pensante Karl Sanders, le groupe américain s’est également taillé une place de choix parmi les nouveaux acteurs de la scène death metal, alors en plein renouveau en ce début de millénaire.
Là où Black Seeds of Vengeance avait brillamment bouleversé cette hiérarchie, In Their Darkened Shrines a tout pour devenir le disque de l’avènement de Nile, et il s’avère être celui attendu.

Les superlatifs ne manquent pas son écoute, tant la démonstration du talent de Nile est éblouissante.

Un talent multiple, à l’évidence, tant les premières débauches de brutalité lèvent toute équivoque. Dès les envolées furieuses de The Blessed Dead, Nile affiche sa puissance empreinte de technicité, ses blasts cataclysmiques, ses riffs débridés aux circonvolutions ensorcelantes, et sa rage non contenue. Quelques touches monumentales de claviers disséminées avec justesse viennent achever un tableau diablement impressionnant.
Nile frappe très fort, tout en conservant son identité profonde, et les deux morceaux suivants, Execration Text et le prodigieux Sarcophagus sont sans équivoque. Autant dans l’intransigeance brutale du premier nommé que dans la lourdeur mystique du second, l’univers de prédilection de Nile apparaît sublimé. Que dire d’autre à l’écoute du final improbable de Sarcophagus, sinon que l’intensité de son atmosphère ne peut que transporter l’auditeur dans ce long voyage dans le temps et l’espace vers l’Egypte antique...imparable.

Du reste, le voyage chez les Pharaons n’est pas que suggéré, l’immersion est totale et inévitable. Entre un artwork une nouvelle fois sans équivoque et l’incroyable richesse encyclopédique du livret, où ce vieux fou de Sanders détaille avec une rigueur toute scientifique les thèmes abordés sous l’angle de l’archéologue érudit, et bien entendu l’univers ambiant qui transpire des pores musicaux du disque, il faut se rendre à l’évidence : Nile mène parfaitement sa barque (c’est le cas de le dire), et c’est bien le domaine des Dieux de cette Egypte pharaonique qui s’offre à nous.

Côté purement musical, même en faisant volontairement fi de l’exubérance émotionnelle des atmosphères antiques somptueuses, le death metal technique et diablement maîtrisé du combo est bluffant, et semble avoir encore progressé par rapport aux opus précédents. Excellant dans les envolées les plus brutales, la rythmique basse/batterie (avec Tony Laureano derrière les fûts) donne un corps respectable à l’ensemble sublimé par les riffs aussi agressifs que pertinents des gratteux. Nile délivre en fait la « totale », à l’image d’un incroyable Unas Slayer Of The Gods de presque douze minutes qui résume presque à lui seul l’album : des passages de furie métallique avec un déchaînement rythmique des plus intransigeants, des breaks d’une lourdeur écrasante parfaitement amenés, et surgissant de manière imparable, ces longs passages atmosphériques à la richesse émotionnelle et évocatrice sans commune mesure. D’une beauté à toute épreuve, l’ivresse de bonheur assurée...

In Their Darkened Shrines affiche un équilibre proche de la perfection dans l’alternance de titres lourds et chargés (ah le riff en marbre de I Whisper In The Ear Of The Dead et ses enchaînements aériens), et de morceaux plus brutaux et spontanés, deux visages complémentaires largement maîtrisés dans un ensemble de haut calibre, d’une grande fluidité. Pourtant, inexorablement, la teneur mystique du disque prend le pas sur la débauche de brutalité technique pure, pourtant diablement impressionnante. Et le long cheminement quasi ésotérique prend toute sa signification à l’attaque du dernier quart du disque. In Their Darkened Shrines, part I à IV, franchit encore un pas dans le mysticisme par rapport aux neuf premiers morceaux, que l’on quitte sur l’exceptionnel Wind Of Horus, ses riffs virulents et déhanchés si orientaux, superbement appuyés par la véhémence des growls d’outretombe.
Après une première partie instrumentale où l’on se laisse enivré par le mirage sonore d’un cortège funéraire, la part II revient mettre une couche aussi brève que brutale, déchaînement de riffs acérés et de blasts effrénés qui vient se relâcher d’un coup pour finir dans un souffle d’une belle mélancolie. L’atmosphère s’élève encore un peu plus dans des strates oniriques. Nouveau retour d’une colère surnaturelle dans un déferlement terrible (part III), riff mystique à la puissance divine et destructrice…la lourdeur écrasante d’un break opportun, pour s’achever finalement par la dernière partie, (Part IV : Ruins), mélodie lancinante et épique qui laisse entrevoir un crépuscule rougeoyant d’une fin de règne.
N’en jetez plus…

Si on doit mettre en avant la grandeur de l’album avec un argument imparable, c’est avant tout pour la faculté improbable de Nile à produire un death metal brutal, technique et pointu, avec pour but ultime est de recréer un univers antique empreint d’un mysticisme et d’une richesse évocatrice des plus rares.
A mille lieux de faire dans la démonstration gratuite, Nile réussit son audacieux pari en bâtissant un édifice prodigieux, univers antique d’une puissance évocatrice sans limite.
Cette aura atteint sans doute là un sommet qui rend cette œuvre définitivement unique. Un monument pharaonique…

9 Commentaires

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Fabien - 04 Juillet 2008: Mon album préféré de Nile avec le monumental Annihilation. Nile écrase tout sur son passage, en combinant une personnalité, une pureté, une précision, une puissance et une finesse inégalées, qui le propulsent définitivement au panthéon des dieux du Death Metal, aux côtés de Morbid Angel & Immolation.

Personnelement, j'ai toujours eu un faible pour les compositions peu nombreuses et incroyablement techniques de Dallas Toler Wade. Sur le triomphal Darkened Shrines, c'est ainsi Winds Of Horus qui décroche le pompon : l'un de mes morceaux de Death Metal favoris, tous groupes confondus. J'en pleure encore...

Fabien.
Constantine - 18 Mars 2012: Pffff.... Je ne sais quoi dire devant un tel chef-d'oeuvre. Je crois n'avoir jamais autant ecouté un disque de death qui, à lui seul, apporte brutalité, technique, melodie, depaysement, beauté, mais aussi un album menaçant, rampant, obscur, travaillé, allambiqué, coloré..... En fait ( et là attention au grand ecart......) à l'instar d'un " the wall" pour le rock, " In their darkness......" se suffit à lui même : une oeuvre totalement aboutie !
 
David_Bordg - 15 Avril 2014: le chef d œuvre de nile a mon gout
roromoho - 22 Novembre 2016: Pareil, l'album ultime de Nile selon moi.
Grace notamment à un Tony Laureano tentaculaire (qui ne joue que sur cet album) qui donne une autre dimension au drumming Nilien, je le préfere à Kollias qui lui succèdra avec grand talent mais un peu moins de génie, à mon sens.
Le son de l'album, est plus caverneux et moins produit que sur Black Seeds ou Anihilation, ça joue à la pointe de la modernité alors que la production accentue le coté old school, ce qui lui confère un coté intemporel.
Les compositions sont monumentales, différentes, inspirées et forment un tout cohérent.

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Chronique @ Svartolycka

30 Mai 2005
Suite directe au sublime "Black Seeds of Vengeance", Nile revient à la charge avec ce nouvel album instaurant de nouveau une nouvelle dynastie dans la discographie du groupe. N’oubliant pas sa frénésie typiquement "Nilienne", Karl Sanders et sa bande démontrent une fois de plus la toute magnificence de leur style mythologique (au même titre qu’un Ange Morbide ou Immolation tout en les dépassant) en ces douze titres frappés par une violence desséchée et funèbre.

Commençant sur les chapeaux de roues (le terrifiant "The Blessed Dead") le groupe intronise son nouveau batteur, Tony Lauréano. Véritable pieuvre humaine enchaînant les morceaux de bravoures comme certains enchaînent les cigarettes, ce batteur amène une nouvelle dimension dans la fureur mystique du groupe. Solos hystériques, voix profondes poussant le vent sépulcral directement dans l’hémisphère de l’auditeur, "In Their Darkened Shrines" a toutes les cartes en main pour aligner un nouveau chef-d’œuvre.

Audacieux et ambitieux "In Their Darkened Shrines" regorgent de passages jouissifs, brutaux distillés dans une ambiance mystique à la fois chaude et inquiétante. Toujours porté par la figure du serpent (présent depuis "Black Seeds of Vengeance", gardien du savoir), Nile fabrique SON atmosphère et SON concept en tissant des lignes musicales brutes, frontales qui prennent toutes leurs grandeurs dans des passages allongés (le superbe "Unas Slayer of the Gods") et surtout dans son dernier tiers, la magnifique partie "In Their Darkened Shrines" mélangeant brutalité viscérale, atmosphères de parchemin et mélodies salvatrices. Sommet du disque.

Bien qu’il soit absolument titanesque "In Their Darkened Shrines" n’atteint pas l’intensité mythologique de son prédécesseur. La raison ? Une production plus sourde et moins percutante ne permettant pas complètement l’explosion d’ambiances sèches telles qu’on pouvait l’entendre sur "Black Seeds of Vengeance". Diminuant (très) légèrement son aura, la frénésie de Nile en perd logiquement un chouia de son intensité. Pourtant, Nile réussit son pari avec cet album colossal qui écrase littéralement par sa puissance.

Légère déception, ce qui n’empêche pas "In Their Darkened Shrines" d’être personnellement mon album death de l’année 2002.

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Commentaire @ Kivan

11 Fevrier 2009
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Nile, c’est du death brutal sans concessions.
Avec un pur gros son de guitares, un roulement de batterie incessant, les américains mènent leurs titres tambours battant pour un résultat des plus destructeurs.
Cela dit, on a tout de même droit à une petite touche d’un style égyptien, en particulier sur la cinquième piste, qui vient donner une petite ambiance sympa pour cet album, avec notamment de longues parties instrumentales, presque symphoniques!!!!
Mais ne délirons pas… Nile, ça reste du bourrin, du 100% death metal… pour notre plus grand bonheur!!!

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Commentaire @ Sam

11 Fevrier 2009
Absolument incroyable, terrifiant, prodigieux !!! Ce groupe est forcément béni par les dieux Egyptiens pour produire une musique d'une densité, d'une puissance et d'un feeling pharaonique proprement dévastateur ! Tout y est, des riffs meurtriers et gorgés d'émotions, des ambiances pleines de mystères et d’envoûtements, des breaks parfaitement bien placés, des solos mortels, des parties vocales démentes de hargnes et de profondeur, un batteur tout bonnement infernal exécutant ses blasts, multiples roulements de toms/caisse claire à une vitesse supersonique, rajouté à cela un jeu de cymbales riche et complexe et une double grosse caisse moissonneuse-batteuse. Au final, des compositions tourbillonnantes et brutales comme "Execration Text", "Kheftiu Asar Butchiu", "Churning the Maelstrom" et "Wind of Horus" ; cataclysmiques comme "Invocation to Seditious Heresy", "Destruction of the Temple of the Enemies of Ra" et "The Blessed Dead" avec son riff central à la IMMOLATION ; épique comme l'intro "Hall of Saurian Entombment" et "Sarcophagus" avec sa fin magistrale ; ou encore la pièce maîtresse "Unas Slayer of the Gods" avec ses nombreuses parties et son refrain écrasant de puissance ; l’incantatoire "I Whisper in the Ear of the Dead" et le final "Ruins" terminant par des visions désertiques et hypnotiques un album d'une autre dimension, là où la musique se fait divine et à l'image d'une pyramide : intemporelle !
Magistral ! Nile écrase la concurrence et seul les plus grands peuvent rivaliser avec lui.
Une seule question se pose : pourra-t-il faire mieux ???

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