Annihilation of the Wicked

Liste des groupes Death Technique Nile Annihilation of the Wicked
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Nom du groupe Nile
Nom de l'album Annihilation of the Wicked
Type Album
Date de parution 24 Mai 2005
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album552

Tracklist

Track 11 : Bonustrack (Japanese Release).
1.
 Dusk Falls Upon the Temple of the Serpent on the Mount of Sunrise
 00:51
2.
 Cast Down the Heretic
 05:45
3.
 Sacrifice Unto Sebek
 03:03
4.
 User~Maat~Re
 09:14
5.
 The Burning Pits of the Duat
 03:52
6.
 Chapter of Obeisance Before Giving Breath to the Inert One in the Presence of the Crescent Shaped Horns
 05:21
7.
 Lashed to the Slave Stick
 04:18
8.
 Spawn of Uamenti
 01:14
9.
 Annihilation of the Wicked
 08:36
10.
 Von Unaussprechlichen Kulten
 09:46

Bonus
11.
 Sss Haa Set Yoth
 05:15

Durée totale : 57:15


Chronique @ BEERGRINDER

10 Septembre 2009

Annihilation

Après le retour en force du Death Metal en 2000-2002 auquel Nile a largement contribué, le soufflet est un peu retombé et les sorties albums défrayant la chronique sont redevenues rares. Fort d’un disque précédent extraordinaire ayant soufflé à peu près tout le monde, et ce en dehors même du cadre stricte du Death Metal, le grand (ou autre chose si vous voulez…) pharaon Karl Sanders n’a pas droit à l’erreur. Donner une suite équivalente en qualité au chef d’œuvre absolu qu’est In Their Darkened Shrines paraissait cependant bien illusoire, et pourtant les américains l’ont fait !

Toujours sorti par l’intermédiaire de Relapse Records, Annihilation of the Wicked (2005), reprend les mêmes ingrédients que l’opus précédent et combine magistralement ambiances égyptiennes avec un Death Metal brutal et d’une technicité peu commune. Là où de nombreux groupes se contentent de placer ça et là des sonorités originales ou un ou deux passages d’instruments anciens pour faire bien, Nile va beaucoup plus loin : les cithares, udus, Baglama Saz et autres effets au clavier font partie intégrante de la musique et se fondent parfaitement dans l’ensemble pour un résultat sans équivalent.

Cela dit le groupe de Karl Sanders s’est aussi taillé une réputation grâce à la vitesse et la puissance de feu infinie de ses morceaux. Cast Down the Heretic prend d’ailleurs soin de rappeler à l’auditeur amnésique que Nile est bien l’un des groupes les plus impressionnants du globe avec d’entrée un déluge de blast-beat et des riffs collant au siège soutenus par les superbes vocaux alternés de Toller Wade / Sanders / Vesano, ce titre est doté d’une série de soli à donner le tournis et d’un passage incantatoire / rituel du meilleur effet.
Pour information le batteur Tony Laureano s’en est allé (dans Dimmu Borgir), un coup dur pour le combo ? Non, il suffit de remplacer un monstre par un autre monstre et c’est bel et bien le cas du nouvel arrivant le grec (non, son jeu n’est pas gay !) Georges Kolias. Le très direct Sacrifice Unto Sebek démontre d’ailleurs tout le savoir faire du bonhomme : roulements de tomes impressionnants, accélérations surhumaines, endurance exceptionnelle et le tout avec évidemment une précision chirurgicale.

Plus qu’un groupe de Death Metal (qui a dit, « mas que un club » ?) Nile capture l’auditeur dans son univers pharaonique symbolisé par l’épique User-Maat-Re, débutant sur une ligne acoustique séductrice, le titre déploie ensuite une grande énergie et simultanément une grande sérénité autour de la double pédale de Kolias, des guitares inquisitrices de la paire Sanders / Toller-Wade et de la basse sous-jacente de Jon Vesano : Nile est sûr de sa puissance et l’impose, la force tranquille pour reprendre un slogan célèbre…
In Their Darkened Shrines avait ouvert aux pharaons les portes du Panthéon du Death Metal (et du Metal tout court), Annihilation of the Wicked les y installe définitivement. Dans la lignée de l’album précédent sans le copier, Karl Sanders et ses sbires ont encore brutalisé leur répertoire pour proposer des titres d’une violence rarement atteinte, comme sur l’épidermique The Burning Pits ot the Duat. Cela dit les deux excellents Annihilation of the Wicked et Von Unaussprechlichen Kulten finaux sont construits sur le modèle Unas… et donc sous la forme de longs titres à tiroirs épiques transportant l'auditeur dans les rites de l’Egypte ancienne grâce à un pouvoir immersif hors du commun.

L’artwork est également magnifique avec ces illustrations pourpres de Orion Landau qui parsèment le digipack d’images captivantes et mystiques, de plus le livret et son aspect parchemin jauni est une vrai mine d’or avec apposée à chaque texte une longue explication sur sa signification.
Morbid Angel en panne d’inspiration, Cannibal Corpse en vitesse de croisière, Nile s’impose comme le nouvel Empereur du Death Metal, l’engouement du groupe allant même au delà du Death Metal et montrant du même coup que le style loin de tourner en rond, explore des horizons jusqu’ici inconnus.
Annihilation of the Wicked est indispensable pour tout deathster qui se respecte au même titre que son prédécesseur : impossible d’y échapper.

BG

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Jacky_Doussot - 29 Janvier 2012: En tout cas, certains groupes ont un diptyque, Nile en est. Avec "In Their Darkened Shrines" à la production et aux compos plus arides et celu
i-ci, cela revient à vouloir départager les deux premiers Suffocation...Mais si les dieux égyptiens pouvaient se manifester, comment le feraient-ils mieux...

Tyrcrash - 18 Mars 2012: Et allez encore un enième commentaire admiratif et futile pour cet excellent album.
A mon sens le parfait équilibre entre bourrin, mélodie, ambiance, et accroche immédiate. Une symbiose rarement atteinte. Et j'allais aussi oublier la technique, tout simplement hallucinante.
BEERGRINDER - 18 Mars 2012: Aucun commentaire n'est futile du moment qu'il sert à exprimer le fond de la pensée de l'auteur concernant le disque.
BEERGRINDER - 13 Janvier 2013: Edité pour le of à la place du ot, merci.

Tant qu'on est dans les corrections et que je suis un peu taquin, on dit "The Burning Pits of the Duat", pas "The burning pit ot the duat" hé hé hé...
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Chronique @ Svartolycka

20 Mai 2005
Tout le monde se souvient de "In Their Darkened Shrines" soit l’album death de l’année 2002, une bombe comme il nous en arrive rarement, brutal, mystique où pointe une aura atmosphérique et sépulcrale. Et bien dorénavant, il faut penser à une nouvelle dynastie, celle de "Annihilation of the Wicked". Un autre cycle démarre comme il est maintenant coutume à chaque sortie du groupe. Étant arrivé au niveau de Morbid Angel en l’espace de deux albums, Nile mis d’autant moins de temps pour se constituer une identité solide, frénétique voire fanatique.

Charmant dans un premier temps son auditeur tel un serpent, à grand renfort de cithares mélodieuses, Nile nous prend à la gorge par sa frénésie gargantuesque, dont la sonorité se rapproche fermement de "Black Seeds of Vengeance".
Frénésie, c’est un mot qui risque de revenir souvent lorsque l’on cite le groupe américain, impossible de le nier, distiller une violence quasi hors-norme sans pour autant jouer dans la simplicité, c’est toute la personnalité de ce combo en lui-même "hors-norme". Rien n’est gratuit dans Nile, tout est structuré dans le seul dessein de mieux rapprocher la brutalité dans sa forme la plus compacte et la plus métaphorique. En effet, "Annihilation of the Wicked" est plus à comparer à une chimère bestiale, voire philosophique des temps antiques. L’attirance toute particulière du groupe pour tout ce qui a trait à la mythologie égyptienne est prégnante comme jamais, les claviers sépulcraux se placent avec justesse et rehausse l’atmosphère d’un cran, plongeant le flux homérique dans un voile mortuaire… éternel. Devenant plus discrets, ces accents font surgir plus viscéralement l’amplitude à la fois indéchiffrable, lointaine et en même temps frontale de ce disque.

Se plaçant aux meilleurs moments, ces touches pharaoniques doublent une ambiance macabre que les parties instrumentales engrangent pour mieux la faire exploser dans sa violence, sa crudité…sa chair… Chair devenant esprit et même plus véritable allégorie de ces époques mystiques et barbares, car question barbarie, Nile n’a de leçon de recevoir de personne. Si vous pensiez que le départ de Tony Lauréano à la batterie pouvait en faire frémir d’angoisse quelques-uns, rassurez vous, on ne voit pas la différence. George Kollias (ancien batteur de Nightfall) comble toutes nos espérances. D’une brutalité et d’une technicité impressionnante (encore plus rapide, c’est possible), la furie de la batterie se conjuguant avec l’exaltation de la profondeur des riffs et des solos (se rapprochant de certaines sonorités orientales), façonne, pour ainsi dire, un véritable temple de la sauvagerie mystique.

Nul doute à avoir, "Annihilation of the Wicked" dépasse son prédécesseur par des titres plus longs (certains atteignant sept, huit minutes), une intensité poussée dans ses derniers retranchements émergeant à la source même de la virulence technique. En clair, Nile envoûte son auditeur pour mieux l’immerger dans sa brutalité symbolique et ensorcelante.

Ultime, impeccable, parfait. Si vous avez d’autres superlatifs, allez-y.

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Black - 07 Juin 2006: Culte?? à mon avis, jamais Nile n'aura été aussi proche de la perfection, l'album qui m'a fait aimé le Death, meilleur que Blessed Are The Sick.
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Chronique @ blackpsychoz

28 Août 2007
Le beau temps qui revient, j'ai décidé de me taper une petite chronique sur ma terrasse confortablement installé dans un transat plus que confortable. Bien sûr, la chaleur ne m'a pas donné envie de me taper un album scandinave bien froid mais plutôt quelque chose rentrant plus dans le contexte dans lequel je me trouve. Une chronique de Nile s'avère donc être à la hauteur. Etonnement, alors que leur dernier opus vient tout juste d'être pondu, j'ai décidé de me rabattre sur leur avant-dernière production qui n'est autre que "Annihilation of the Wicked". La tâche s'avère difficile lorsque l'on parle de Nile, car le groupe est désormais un poids de la scène death américaine et est de nos jours reconnu mondialement.

Ceux qui ne connaissent pas Nile doivent se demander pourquoi ce groupe rentre dans le contexte où je me trouve. Et bien sachez que Nile est un élève à part dans le monde du death metal, faisant preuve d'une grande originalité. En effet, les membres du groupe étant passionnés par l'Égypte ancienne, ils décidèrent d'orienter leur musique vers ce sujet. Assez inédit et incongru me direz-vous ! Nile a alors créé son style propre, à son image : le egyptian death metal. Son nom n'en est pas moins révélateur, car il signifie tout simplement Nil, ce fameux fleuve qui a apporté la prospérité aux égyptiens pendant des décennies. Mais si on y regarde de plus près, Chuck Schuldiner créait des riffs assez orientaux sur certains morceaux, et ce depuis ses débuts ; l'album "Symbolic" en reste la meilleure démonstration. Cependant, Nile ne tourne pas qu'autour de riffs orientaux ; les lyrics ainsi que les quelques samples et clavier sont très orientés vers la mythologie égyptienne.

Lorsqu'on analyse un peu, le nom de Nile était vraiment bien choisi, car ce fleuve est adulé par ses habitants depuis des siècles, mais surtout c'est un fleuve extrêmement dangereux recensant énormément de pièges et qui a su préserver sa faune et sa flore sauvage. Mais on n’est pas ici pour parler géographie. Musicalement, Nile c'est donc un son à l'état sauvage ; il se dégage une atmosphère étouffante et lancinante de part sa puissance et sa lourdeur. Car Nile fait preuve d'une énorme brutalité au travers de ses morceaux, ne délaissant pas malgré tout une certaine technicité. Et quelle technicité ! Nile est littéralement impressionnant, arrivant à la cheville des plus grosses pointures. Au fil des années on a vraiment pu observer une progression du groupe.

Et servir au fan une production à la hauteur de ses prédécesseurs s'avérait particulièrement difficile après un "Black Seeds of Vengeance" nommé meilleur album de l'année 2000 par Terrorizer, et un "In Their Darknened Shires" qui a défrayé toutes les chroniques en 2002. Cependant, "Annihilation of the Wicked" semble répondre aux attentes malgré que l'on puisse observer un tournant assez conséquent musicalement. Déjà, l'arrivée d'un nouveau batteur faisait un peu peur après le départ de Tony Laureano, excellentissime. Mais d'après ce que j'ai entendu, c'est un gros fouteur de merde, et George Kollias montre qu'il est tout à fait à la hauteur. Et au niveau des compos, on s'aperçoit que le son est un chouille meilleur que sur "In Their Darknened" (écoutez "Legacy of the Catacombs", la compilation sortie quelques jours avant vous verrez la différence) et que les chansons sont beaucoup plus longues, certaines atteignant les 8 minutes, apportant à l'œuvre une touche limite prog. J'oserais nommer les 2 pièces maîtresses (pour ma part) que sont "User~Maat~Re" et "Von Unaussprechlichten Kulten". "User~Maat~Re" démontre l'art de Nile par excellence : brutalité, gros riffs à l'inspiration orientale, soli hypersonique et distordus à l'extrême. Et "Von Unaussprechlichten Kulten", d'une extrême jouissance, clôturant l'album sur une orchestration gigantesque et des vocaux exprimant la colère d'un dieu s'abattant sur les terres ensablées d'une Egypte ancienne rongée par les malédictions et l'esclavagisme d'un peuple tout entier.

Pour résumer le tout s'en trop s'attarder sur les détails, Nile signe un album à la hauteur de sa renommée et marquant avec cela un tournant musical dans sa carrière plus ou moins prononcé si l'on y fait attention. Je ne me lasse pas d'écouter leur metal plus que personnel et original avec cet "Annihilation of the Wicked". En attendant que je me procure leur dernier opus qui à l'air d'avoir été plutôt bien accueilli...

A écouter : "User~Maat~Re", "Von Unaussprechlichten Kulten", "Lashed To The Slave Sticks"...

Note : 18/20

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WarMetal - 29 Août 2007: Merci à toi blackpsychoz pour ce tour d'horizon et pour cette description on ne peut plus fidèle du Death Metal de Nile.
Abyssion - 15 Juillet 2008: Nile, oh grand Nile! Fidèle à eux memes, c'est à dire DIVIN! Cet album est un des meilleurs album de metal que j'ai écouté, comme presque toutes la discographie de Nile en fait. S'il ne devait rester qu'un seul groupe de Death metal, ce serait Nile!!!
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