At the Gate of Sethu

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Nile
Nom de l'album At the Gate of Sethu
Type Album
Date de parution 29 Juin 2012
Labels Nuclear Blast
Produit par Neil Kernon
Enregistré à Serpent Headed Studio
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album295

Tracklist

1. Enduring the Eternal Molestation of Flame 04:29
2. The Fiends Who Come to Steal the Magick of the Deceased 04:30
3. The Inevitable Degradation of Flesh 05:31
4. When My Wrath Is Done 03:12
5. Slaves of Xul 01:25
6. The Gods Who Light Up the Sky at the Gate of Sethu 05:43
7. Natural Liberation of Fear Through the Ritual Deception of Death 03:31
8. Ethno-Musicological Cannibalisms 01:40
9. Tribunal of the Dead 05:55
10. Supreme Humanism of Megalomania 04:37
11. The Chaining of the Iniquitous 07:05
Bonustracks (Digipack Edition)
12. Enduring the Eternal Molestation of Flame (Instrumental) 04:06
13. The Inevitable Degradation of Flesh (Instrumental) 05:31
Total playing time 47:38

Commentaire @ Arachnid

30 Juin 2012

Sans surprise, une nouvelle bombe à ajouter à la prestigieuse discographie de Nile.

Nile n’a plus rien à prouver, le groupe de brutal death américain ayant déjà imposé sa patte, son style et son son dans le large univers du metal et ce grâce à une puissance infatigable, une identité remarquable et une technicité à toute épreuve. Ainsi, chaque nouvel album se voit doté d’une certaine attente, d’une certaine impatience quant au résultat final d’un nouveau bébé échappé des entrailles de l’Egypte ancienne. Leur précédent opus, Those Whom the Gods Detest, était une énième monstrueuse machine de guerre que l’on écoutait inlassablement malgré un certain arrière-goût de déjà-vu. L’originalité n’étant plus vraiment de mise, si ce n’est pour quelques nouvelles ambiances, on attendait beaucoup de ce septième opus intitulé At the Gate of Sethu, non pas en matière de qualité mais surtout en matière de personnalité, ce petit quelque chose qui va le différencier de leur prestigieuse discographie.

Et si ce septième album joue la carte du Nile faisant du Nile, à savoir une multitude de riffs aussi brutaux que techniques, enchaînant les passages et les ambiances égyptiens, le tout agrémenté d’instruments purement orientaux, At the Gate of Sethu se démarque légèrement de ses prédécesseurs par son côté légèrement moins oriental (j’ai bien dit 'légèrement'), ce cher Karl Sanders usant moins de sa palette de baglama, glissentar et autres cithares pour se concentrer, lui et ses compères, sur un death plus concis, plus rentre-dedans. Mais que les fans se rassurent, nous aurons bien entendu droit à des introductions égyptiennes et deux interludes du même gabarit mais rien de vraiment marquant dans l’ensemble, contrairement aux très influencés In Their Darkened Shrines et Annihilation of the Wicked.

À nouveau produit par Neil Kernon, fidèle au groupe depuis plus de sept ans, ce septième volet de l’aventure Nile s’intéresse désormais à la Porte de Sethu, un autre pan de l’Histoire Egyptienne. Une fois n’est pas coutume, nous sommes donc en présence d’un nouvel album-concept dont les paroles inspirées sont encore une fois vociférées par nos deux guitaristes-chanteurs, bien que Dallas Toler-Wade soit contre toute attente plus présent que son comparse. Sa voix est d’ailleurs moins grave, plus criarde et plus torturée, diversifiant donc un timbre déjà très personnel, comme pour accentuer le côté death old school alloué à l’album. Et si l’on pourrait blâmer le groupe pour sa capacité à tourner malgré lui en rond (rien de vraiment innovant au niveau des riffs ou de la composition), Nile a tout de même le mérite de nous délivrer album après album un excellent death metal, brutal, technique et efficace.

Il faut dire que niveau riffing, les Américains savent y faire, nous balançant des morceaux tantôt véloces tantôt lourds, puissants et entêtants à l’instar des riffs de "The Inevitable Degradation of Flesh", "Natural Liberation of Fear Through the Ritual Deception of Death" et surtout le très death/thrash "The Gods Who Light Up the Sky At the Gate of Sethu", restant gravés en tête après une seule écoute. Que dire de plus à moins de partir dans le track-by-track ? Pas grand-chose à vrai dire… Comme dit précédemment, Nile fait du Nile et les allergiques au groupe n’aimeront pas plus ce nouvel opus qu’ils n’ont détesté les précédents. Reste donc de ce At the Gate of Sethu un album tout aussi rentre-dedans que ses prédécesseurs dont les rares nouveautés sont au niveau du timbre de Toler-Wade et de quelques ensembles de riffs plus old school.

Ainsi, les fans de la formation pourront se délecter sans aucun problème de cette nouvelle tuerie et en faire l’une de leurs meilleures sorties death de l’année (concurrençant toutefois difficilement les derniers Aborted, Dying Fetus, Cannibal Corpse et Spawn Of Possession). A noter le magnifique digipak proposé par Nuclear Blast qui nous offre, outre son magnifique packaging designé par Seth Siro Anton (Soilwork, Septic Flesh…), deux titres en instrumental, chose habituelle chez le groupe. Vous pourrez donc écouter la technicité et la puissance destructrice de "Enduring the Eternal Molestation of Flame" et "The Inevitable Degradation of Flesh" sans le double-chant. Un achat valable et, sans être une surprise, une nouvelle bombe à ajouter à la prestigieuse discographie de Nile.

72 Commentaires

5 J'aime

Partager

BestJules69 - 02 Juillet 2012: Je me permettrai de faire une suggestion : Pour les orgueilleux qui ne supportent pas les chroniques "prématurées" et qui ne pensent qu'à voir leur nom inscrit sur la page d’accueil, ne serait il pas judicieux de faire apparaitre TOUTES les chroniques sur cette page ? Et oui, une solution bien simple pour éviter ces débats... ridicules
BEERGRINDER - 02 Juillet 2012: On y avait jamais pensé ha ha ha. Avec ce système un album resterait approximativement une demi journée voire moins sur la page d'accueil, tu parles d'une vitrine....

Le souci des intervenants, "anti" chro de Arachnid est davantage la qualité des chros de la page d'accueil plutôt que voir leur nom sur la page d'accueil, d'ailleurs certains ne chroniquent même pas, donc les accuser de vouloir faire la chro aux même ça ne tient pas.

J'ai de mon côté rédigé environ 400 chroniques ici dont les 4/5 sont des vieux trucs qui ne sont lus que par quelques péquins qui trainent ou tombent par hasard dessus, donc si c'est moi que tu visais tu fais fausse route. En revanche là où tu ne t'es pas trompé c'est que je suis orgueilleux parfois, et que je n'aime pas trop qu'on fasse des allusions qui me visent, surtout sans savoir.

Énorme quoi : un mec achète l'album, le chronique le jour même, et ses défenseurs accusent les autres de vouloir squatter la page d'accueil, c'est l’hôpital qui se fout de la charité.

Je ne vois pas en quoi débattre de la pertinence d'une chro serait un débat inutile. D'ailleurs après une simple écoute de l'album j'ai déjà entendu une multitude de surprises, ce qui rend caduque la dernière phrase de la rédaction (sans surprise, mais bien sûr...) ici présente, mais sans doute je ne dois pas connaître assez bien ce groupe !
Simon86 - 03 Juillet 2012: Oula ça barre en latte là^^

Si les gens arrêtaient de s'en foutre plein la gueule ce serait sympa !
On apprécierait plus de commentaires sur le contenu du CD et les avis de ceux qui ont écouté, merci !

@BG : tu parlais de surprises à l'écoute. Je suis curieux de savoir quel genre !
BEERGRINDER - 10 Septembre 2015: Quelques années après on va peut-être arrêter de se foutre sur la gueule... Je m'aperçois que je n'ai pas répondu à Tyrcrash concernant l'appartenance de Nile au brutal Death. Oui, à la base Nile en joue, mais à regarder ce qu'est devenu la définition de ce style au fil des années, ce n'est plus vraiment le cas. Pour moi Nile joue du brutal Death, mais celui à l'ancienne et n'a pas suivi l'évolution ultra porcine, ultra grasse et / ou au concours de nombres de notes à la minute des groupes qui évoluent dans cette sphère, c'était le sens de mon intervention.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire