Vertebrae

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16/20
Nom du groupe Enslaved (NOR)
Nom de l'album Vertebrae
Type Album
Date de parution 28 Septembre 2008
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album227

Tracklist

1.
 Clouds
 06:09
2.
 To the Coast
 06:27
3.
 Ground
 06:38
4.
 Vertebrae
 05:01
5.
 New Dawn
 05:23
6.
 Relections
 07:45
7.
 Center
 07:33
8.
 The Watcher
 04:11

Durée totale : 49:07


Chronique @ Apophis2036

02 Novembre 2008
Tout ce que j'espère, c'est ne pas offenser un grand nombre de personnes en avouant que je me remets depuis peu à écouter cet immortel Enslaved (toujours en guerre, toujours vivant, un vrai guerrier en puissance - redoutable), depuis l'expérience Eld (1997)… bonté divine = 11 ans déjà.

Réparons cela immédiatement avec ce Vertebrae (acquis il y a une semaine tout rond) pour mieux me rendre compte du chemin parcouru, et de la touche mélodique / électro apportée à leur Black Viking (survenu en ce début de XXIe siècle) !

J'étais plus ou moins au courant que nos chers Norvégiens avaient remisé leur style premier, afin de demeurer au panthéon (avoir plusieurs flèches à son arc, vital). Mais alors, je ne m'attendais pas à être des plus… "ravis" avec cet album !

J'y retrouve un feeling et de somptueuses notes légères (et diaphanes) que j'avais déjà expérimenté avec la dernière offrande de Spite Extreme Wing, "Vltra".

- Convaincre sans brusquer - tel est ce à quoi j'ai songé, après coup, à la quatrième écoute de ces deux perles.
Au détour de pistes désenchantées et pour notre bonheur quotidien (celui de prouver que le Metal n'est pas qu'un ramassis de compost décrépi), je fais à nouveau la connaissance de Grutle Kjellson (qui tient le rôle de chanteur et bassiste) et ce fut comme une nouvelle rencontre auprès d'une bonne chope de liqueur forte, et ce comme au premier jour.
Une force encore très présente, un jeu technique souple mais ferme, un maintien / cohésion entre finesse vocale et forte personnalité côté basse respectée.
D'ailleurs, en parlant de ce point, je tiens à saluer les efforts consentis par Herbrand Larsen sur Vertebrae (au niveau des apports en voix claire - claviers et orgue). Tel un second souffle salvateur, ces ajouts sur "To The Coast" / "New Dawn" ou bien "The Watcher" sont un régal (si on a pas déjà goûté à leurs précédentes compositions du passé, ce que j'ai hélas fait).

Mes titres phares ?
"Reflection" (07:45) et "Center" (07:33) : même introduction / mise en place (comme si on allait assister à un simple essai studio, ou "Rehearsal" si vous préférez) mais à deux finalités bien distinctes. Une alliance qui prévaut et met à l'honneur ce qu'Enslaved a su nous transmettre depuis tant d'années.
"New Dawn" - subtile mélange où l'émotion se marie avec les guitares d'Ivar Bjørnson et d'Ice Dale. Leurs techniques y sont des plus belles, ainsi que ce divin refrain… à déguster à tout heure de la journée !!
"The Watcher", pour son refrain enchanteur et très vaporeux, son lyrisme à fleur de peau, les à-coup de Cato Bekkevold (batteur) sans heurts… je me retrouve envahi d'un ancien sentiment de plénitude, que seul Nahemah avait su m'apporter avec leur opus "The Second Philosophy" (c'est dire). Seraiss-je en train d'en amorcer une troisième (Philosophy) justement ?

- En bref, et bien, en conclusion, donc, en résumé…
Chaque fois qu'un épanchement textuel (pour éviter de répéter ce mot 'chronique') prend fin, c'est toujours par ce biais que l'on veut terminer notre analyse (plus ou moins fidèle, selon la valeur que l'on porte à tous ces artistes).
Pour ma part, je cèdes la place à l'élément le plus naturel qu'il soit (la passion), afin de vous conquérir et de permettre à ces ultimes représentants norvégiens de continuer leur longue quête musicale :
- Si vous recherchez ardemment l'élu de votre 'coeur', avec ses hauts et ses bas, ses travers et sa prestance (à un moment T de votre courte existence), "Vertebrae" est tout indiqué pour une bonne régulation cardiaque, et un charme quasi-renouvelé à chaque traversée de vos conduits auditifs (malgré les nombreuses heures écoulées à le passer en boucle).
- Si sa pochette vous rebute, ce serait dommageable de vous arrêter à ce détail. Mieux vaut éviter de tout prendre au premier degré mais, au contraire, de comprendre (selon vos acquis philosophiques) ce qu'ils veulent nous transmettre par ce macabre trophée, ainsi montré à tout un chacun !

'I now know the Truth'
Ainsi se termine le morceau "The Watcher", et c'est ainsi (armé du panel conséquent de mes dires et de la réputation solide qu'a su se forger Enslaved) que vous pourrez sereinement vous empresser de l'offrir - soit pour votre propre personne ou à vos ami(e)s, réticent(e)s ou non !

La balle est dans votre camp.

--
De nouveau prêt à porter bataille,
Apophis2036 / Summonight

8 Commentaires

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Steelhammer - 03 Novembre 2008: Pourquoi tu crains offensser les gens? Tes goûts sont tes goûts et plop ^^.
Bon je suis pas là pour faire le psy, mais ce CD déchire, je reconnais bien là du Enslaved.
 
GLADIATOR - 04 Novembre 2008: Tout ce que j'espère , c'est ne pas t'offenser en te disant que ta chronique ne m'a pas permis de me faire une idée sur le contenu de ce disque . je ne connais pas bien ce groupe , j'ai beaucoup aimé le titre "The Watcher" , mais je ne sais pas si je dois faire l'acquisition de ce CD . J'aurai aimé avoir plus de détail sur le style développé ici par le groupe. sorry.Glad.
Apophis2036 - 04 Novembre 2008: Pas grave, je sais qu'une chronique en satisfera certains et que d'autres n'aimeront pas.
On ne peut satisfaire tous les goûts… ou changer notre manière de procéder.
Sinon, tentes d'autres opus d'Enslaved (si le coeur t'en dit), pas obligé que ce soit celui-ci ton disque de chevet ;p
Constantine - 15 Mai 2012: Un album dans la discographie d'Enslaved que ne n'arrive pas à comprendre..... C'est le seul, dommage .
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Chronique @ AmonAbbath

09 Octobre 2009
Enslaved... Oubliera-t-on? Oubliera-t-on cette époque lointaine qui a vu naître le black metal proprement dit, comptant très vite de futures valeurs sûres tels Mayhem, Emperor, et Enslaved lui-même. Oubliera-t-on l'agressivité d'un Mardraum ou d'un Blodhemn, mais également leur caractère pur et surpuissant? Oubliera-t-on la force d'un Below the Lights, comparable à la poigne de fer d'un viking? Enfin, oubliera-t-on ce voyage épique que fut Isa, ou comment exprimer l'essence de la musique dans toute sa splendeur, nous gratifiant au passage d'un ''Return To Yggdrasill'' touchant sans mal à la perfection. Rassurons-nous, l'heure n'est pas à l'oubli, car Enslaved est encore des nôtres, actif et prolifique. Enslaved EST, donc Enslaved pense. À quoi? Aux ambiances... Aux atmosphères... Aux sonorités psychédéliques et aux mélodies cosmiques... Au heavy, au prog’, au rock, ... Bref, à tous les maillons qui composent la colonne vertébrale de notre chère musique, colonne qui permet à cette dernière de se tenir droite et fière. En un mot comme en cent, Enslaved pense à Vertebrae.

Et qu’est-ce donc que ce Vertebrae? Il s’agit de huit chansons, faIsant suite à l’album Ruun, lui-aussi d’assez bonne facture bien qu’un peu écrasé sous le poids d’Isa - ce monument. Prenez les trois dernières productions studio du groupe, passez-les au mixeur, et vous obtiendrez ... une bouillie de disques ; certes. Il faut croire qu’en Norvège, on n’a pas les mêmes types de mixeurs qu’ici parce que la bande à Grutle, c’est un album une nouvelle fois très personnel et recherché qu’ils obtiennent.

Un constat vérifiable d’entrée de jeu avec le sublime Clouds, tour à tour psychédélique, aérien, heavy, ... Les sonorités de claviers d’Herbrand Larsen ont conservé ce brio inné pour nous emmener loin, très loin. Un travail d’ambiances très fin, parfois épique, parfois progressif, nourri de finesse. Non content de ce boulot, le sieur Larsen se permettra une présence accrue de son chant clair, toujours envoûtant. Le fil rouge du morceau est un riff heavy entêtant, composé par des mains, cela se sent, expertes. Mid-tempo et progressif dans l’âme, une entrée en matière plus qu’honorable, laissant loin les déchaînements black du passé, notables en particulier sur Mardraum par exemple.

Ce schéma pourra être distingué également à l’écoute du titre Ground, garni d’un solo de maître Ice Dale, décidément toujours aussi inspiré, et atteindra son apogée sur Center, chanson tenant de l’inédit pour le groupe. Lente, répétitive dans sa première partie, progressive... Tant de qualificatifs qui pourraient aisément devenir des défauts. C’était sans compter sur la forme que les musiciens comptaient vraiment donner à ce titre. Peu après la moitié, un passage planant (on pense aux airs les plus calmes d‘Isis), sans batterie et d’une simplicité sublimant sa beauté (arpèges lents, fond atmosphérique aux claviers, et voix susurrée) nous emmène avec douceur vers la partie finale, à la fois épique et aérienne, dont les mélodies charment comme rarement. ApaIsant et touchant, sans sombrer un instant dans l’ennui (on en redemande pratiquement...) ; du grand art!

D’autres morceaux, plus classiques dans leur forme, viendront se déposer entre les perles pré-citées : Vertebrae, que l’on peut comparer par certains aspects au titre Ruun de l'album du même nom, et New Dawn, qui, par son riff dissonant, fait référence au passé black metal du groupe.

Je garderai toutefois mes distances quant à The Watcher, qui semble en marge comparé aux autres morceaux. Moins surprenant, quelque peu plus dépouillé, c’est loin d’être une mauvaise chanson mais à mon sens, elle entreprend une sorte de léger retour en arrière et aurait été plus à sa place sur Monumension voire en tant que final de Below the Lights... Le brûlot n’a donc pas la conclusion à laquelle je m’attendais. Plus une gêne personnelle qu’un véritable faux pas, ce détail ne gâchera en rien l’écoute.

Une nouvelle fois un disque honorable donc, n’atteignant peut-être pas les rocs, pics, caps et autres péninsules magnifiés sur Isa, mais ayant le mérite de ne pas stagner en tentant désespérément de reproduire les acquis.

16/20

5 Commentaires

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Apophis2036 - 10 Octobre 2009: Merci de fournir une analyse plus attentionné que je n'ai pu formuler auparavant sur mon précédent écrit. Ainsi, ce disque est désormais convenablement détaillé et rééquilibré (par rapport à la discographie complète d'Enslaved).
AmonAbbath - 10 Octobre 2009: Merci à vous deux.
Ca faisait un moment que je pensais à chroniquer ce disque.
arxfatal - 13 Décembre 2009: Bonne chronique! ça me donne envie d aller écouter les autres albums!
AmonAbbath - 21 Avril 2010: Encore une fois, merci à tous, et un disque qui mérite l'attention.
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