ThunderSteel

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18/20
Nom du groupe Riot
Nom de l'album ThunderSteel
Type Album
Date de parution 1988
Labels CBS Records
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album197

Tracklist

1.
 Thundersteel
 03:52
2.
 Fight or Fall
 04:27
3.
 Sign of the Crimson Storm
 04:41
4.
 Flight of the Warrior
 04:19
5.
 On Wings of Eagles
 05:43
6.
 Johnny's Back
 05:34
7.
 Bloodstreets
 04:41
8.
 Run for Your Life
 04:08
9.
 Buried Alive (Tell Tale Heart)
 08:55

Durée totale : 46:20

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Riot


Chronique @ dark_omens

10 Septembre 2013

Un véritable chef-d'œuvre pour lequel la dévotion est, aujourd'hui encore, vivace et quasiment unanime...

Restless Breed (1982) et Live in London (1983) furent deux infâmes blessures artistiques qui, vraisemblablement, devaient condamner les américains de Riot au mieux à un anonymat relatif et au pire à ce silence créatif effroyable, et définitif, tant craint par les artistes. Les quelques vertus d'un Born in America (1984) furent sensiblement de nature à apaiser l'hémorragie mais, malheureusement, insuffisantes à faire cesser l'inéluctable agonie.

Mark Reale, créateur, guitariste, compositeur et âme essentielle de ce groupe, ne pouvait cependant se résoudre à laisser mourir ce rêve. Son rêve. Parvenant à panser les meurtrissures durant une convalescence longue et difficile, et bien décidé à ne pas le sacrifier sur l'autel maudit dont le bourreau tant redouté est armé par l'indifférence générale, il va tenter de lui redonner vie.

Toutefois, les lésions profondes, même cicatrisées, marquent à jamais les destins et conditionnent indiscutablement les choix. Désireux de ne pas retomber dans les mêmes travers créatifs, en une réaction d'orgueil superbe, le musicien va échafauder de nouveaux projets en s'éloignant radicalement de presque tous les aspects caractéristiques, poncifs et autres égarements qui participaient à la déconvenue artistique occasionnée par les derniers opus moyens de son Riot.

Ainsi, en premier lieu, pour redonner vigueur à son rêve, va-t-il s'entourer de nouveaux acolytes.

Le chanteur Tony Moore, le bassiste Don Van Stavern, les batteurs Bobby Jarzombek, qui jusqu'alors officiait dans un groupe de Thrash du nom de Juggernaut, et Mark Edwards (Steeler, Third Stage Alert, Lion) constitue, avec Mark Reale, les forces créatives de ce nouvel élan.

Les hommes ont changé, mais qu'en est-il de la musique de cette nouvelle mouture de Riot ?

Après avoir exploré les terres fertiles situées aux frontières du Heavy Metal et du Hard Rock, après avoir sombré dans les eaux d'un Hard Rock aux accents bluesy, les Américains vont ici considérablement radicaliser leur propos en nous offrant les parfums d'un ThunderSteel aux accointances Speed Metal dominantes. On pourrait alors craindre le pire, eu égard au résultat du dernier changement de style opéré par le groupe.

Pourtant, dès les premières mesures d'un enragé et véloce ThunderSteel, alors qu'un riff effilé précédant un rythme soutenu par la batterie furieusement prompte d'un Bobby Jarzombek (dont on peut raisonnablement penser que le passé Thrash n'est pas totalement étranger à ce soudain durcissement musical) nous dévoile les intentions des Américains, les inquiétudes se dissipent laissant place à un délicieux étonnement. Le titre est rapide et ravageur. Il est surtout d'une redoutable efficacité.

Construit sur le schéma d'une rapidité et d'une fougue subtilement maîtrisé développé dans cette première salve, d'autres titres continuent leur travail de séduction. Et ainsi les prestes Fight or Fall, Flight of the Warriors mais aussi, par exemple, on the Wings of Eagles poursuivent dans cette voie Speed Metal inspiré par la NWOBHM.

Loin de se contenter de cette frénésie véloce divinement crue, les Américains vont de surcroit, composé quelques morceaux plus posés dans lesquels ils pourront, à loisir, démontrer tous l'étendu de leurs talents mélodiques (et ce même si, soit dit en passant, les morceaux les plus exaltés de cet opus n'en sont pas totalement dépourvus. Bien au contraire.). Tant et si bien que les remarquables Sign of the Crimson Storm et Run for your Life viennent définitivement nous convaincre de l'excellence de cet opus.

Ajoutons encore, à ce tableau déjà idyllique, les prouesses de Tony Moore qui ne sont pas étrangère à la si bonne tenue d'un album superbe. Un chanteur dont les aigus écorchés et criards sont parfois voisins, toutes proportions gardées, de ces chants Thrash nerveux tant prisés, et dont les interprétations dans les passages plus mélodiques demeurent, eux aussi, de très grande qualité.

ThunderSteel reste, actuellement encore, un album dont les qualités sont suffisantes à le maintenir au pinacle dans lequel Mark Reale et ses complices l'ont propulsé à l'époque. Un véritable chef-d'œuvre pour lequel la dévotion est, aujourd'hui encore, vivace et quasiment unanime. Superbe.

26 Commentaires

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Chriscatcher - 20 Décembre 2013: Le style de Riot a bien évolué depuis le fabuleux "Fire Down Under" et le groupe s'est bonnifié. Un album en tout point excellent que ce "Thundersteel". Mark Reale savait s'entourer, le recrutement de Bobby Jarzombek est pour beaucoup dans haute tenue rythmique de cet opus.
grogwy - 24 Mars 2016:

Après le split de Riot en 1984, Mark Reale forme le groupe Narita avec des ex-SA Slayer.

Cet obscur groupe avait sorti en 1983 son premier mini album "Prepare To Die" sous le nom de Slayer et, pour éviter d'être confondu avec l'autre Slayer (le californien), le changea en SA Slayer ou plutôt San Antonio Slayer.
Sous ce nom le groupe enregistre en 1984 "Go For The Throat", un excellent disque qui, suite à la faillite du label Rainforest Records, n'est pas commercialisé !
Il faudra attendre que l'album soit (enfin) édité en 1988 par le minuscule label Under Den Linden, pour pouvoir se le procurer.

C'est donc au sein de cette formation (qui vient de splitter) que Mark Reale recrute le chanteur Steve Cooper (que l'on retrouvera sur le second disque de Juggernaut "Trouble Within"), le bassiste Don Van Stavern, et le batteur Dave McClain (futur Sacred Reich et Machine Head).

En 1986, après l'enregistrement d'une démo, Mark Reale décide d'arrêter Narita et de reformer Riot avec Don Van Stavern, le chanteur Tony Moore, et le batteur Mark Edwards qui sera remplacé en 1987 par Bobby Jarzombek qui vient de jouer sur les deux uniques albums de Juggernaut "Baptism Under Fire" (1986) et "Trouble Within" (1987), et qui n'est autre que le frère du guitariste Ron Jarzombek (ex-SA Slayer et membre de Watchtower).

Ca va vous arrivez à suivre...

Bref, ce sont les influences de ces différents musiciens (issues des groupes auxquels ils ont participé) qui sont à l'origine de l'évolution de Riot, qui abandonne (pour un temps) son très bon Heavy Rock (et Hard Rock pour ses deux précédents disques) pour nous offrir sur "Thundersteel" (1988) un superbe Speed Mélodique.

Ouf !

samolice - 24 Mars 2016: Merci Grogwy pour toutes ces précisions, thundersteelement intéressantes en complément de la chro de Dark.
grogwy - 24 Mars 2016:

Merci Samolice.D'ailleurs pour ceux que ça intéresse, sur Youtube si vous tapez Narita thundersteel vous trouverez la version de ce morceau (issu de l'unique démo de Narita) avec Steve Cooper (décédé en 2006) au chant.

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