Nightbreaker

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Riot
Nom de l'album Nightbreaker
Type Album
Date de parution 1994
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album57

Tracklist

ORIGINAL TRACKLIST
1. Soldier 04:54
2. Destiny 04:42
3. Burn 06:01
4. In Your Eyes 04:34
5. Nightbreaker 04:12
6. Medicine Man 05:36
7. Silent Scream 05:07
8. Magic Maker 05:10
9. I'm on the Run 04:56
10. Babylon 05:05
11. Outlaw 06:14
Total playing time 56:31
TRACKLIST (JAPANESE RELEASE)
1. Soldier
2. Destiny
3. Burn
4. In Your Eyes
5. Night Breaker
6. Medicine Man
7. Silent Scream
8. Magic Maker
9. A Whiter Shade of Pale (Procol Harum Cover)
10. Babylon
11. Outlaw
Bonustrack
12. Black Mountain Woman

Acheter cet album

 $22.19  2 000,00 €  10,24 €  £13.49  $36.18  14,66 €  17,93 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Riot


Chronique @ dark_omens

19 Septembre 2014

Avec ce Nightbreaker, Riot continue sa bonne marche...

De terribles difficultés auront, de tout temps, handicapé la carrière des Américains de Riot. A géométrie variable, le groupe aura souvent, en effet, souffert de cette incapacité (voulue ou non) à construire une constance dans un line up changeant. Une instabilité qui, en troublant ainsi la quiétude créative d'un groupe au destin artistique complexe, aura considérablement obscurci l'horizon de musiciens pourtant talentueux.

Sans volonté aucune de refaire ici l'historique complet du parcourt de cette formation, parlons, tout de même, d'une séparation aux conséquences dramatiques. Evoquons donc le départ de son chanteur emblématique, Guy Speranza qui, suite à des désaccords musicaux profonds, essentiellement liée à de sincères convictions religieuses, décida d'abandonner l'aventure. Cette démission aura une importance déterminante dans la suite des événements. Elle occasionnera l'arrivé d'un vocaliste, Rhett Forrester, dont les capacités indiscutables n'étaient cependant pas suffisantes, selon votre humble serviteur, à palier l'absence d'un Speranza dont l'énergie et les incroyables dispositions avaient remarquablement sublimé certains des travaux de Riot. De plus, comble de malchance pour ce nouveau venu, il prit part aux projets alors que le groupe, peu inspiré, avait décidé de s'orienter musicalement vers un propos aux accointances Hard Rock, et mélodiques, évidentes. Les albums qui en résultèrent furent donc moyennement convaincants selon votre modeste obligé.

Mark Reale, âme pensante et fondatrice de Riot, opta alors pour une saine réaction salutaire en nous proposant des travaux plus agressifs et rapides (les excellents ThunderSteel (1988) et The Privilege of Power (1990)). Après ces deux épisodes dévolus à un Heavy Speed Metal mélodique de très bonne facture, en cette année 1994, s'apprête donc à sortir le nouvel effort de Riot. Un nouvel effort intitulé Nightbreaker.

Avant de débuter la revue de ce disque, qu'il me soit permis ici de faire un petit aparté concernant un malheur tragique qui, quelques mois avant la sortie de ce nouvel opus, aura sans aucun doute hanté l'esprit du groupe. En cette année 1994, Rhett Forrester, ancien vocaliste de cette formation, est, en effet, victime d'un dramatique accident puisqu'il est assassiné durant la tentative de vol de son véhicule. Si les travaux de l'artiste peuvent être sujets à des critiques inhérentes aux gouts de chacun, votre humble serviteur ne s'étant d'ailleurs jamais privé, l'homme, quant à lui, mérite un respect indéfectible et inaltérable. Qu'il lui soit rendu hommage ici et maintenant.

Ceci étant dit, commençons notre modeste analyse en abordant, en premier lieu, les noms de ceux qui ont pris part à ce nouveau manifeste. Si Mark Reale en reste une des immuables figures de proue, une fois encore, il n'en va pas de même pour le reste de l'équipage.

Ainsi, concernant ces énièmes changements, évoquons les plus importants et mentionnons, notamment, l'arrivé de Mike DiMeo qui devient le nouveau vocaliste de Riot. Sa voix, plus chaleureuse et ronde, contraste grandement avec celle de son prédécesseur. Les travaux qu'il nous propose au sein de ce disque sont d'ailleurs très intéressants.

Au chapitre musical, notons que Mark Reale et ses complices ont abandonné le Heavy Speed Metal pour revenir à une expression aux confins d'un Heavy mélodique et d'un Hard Rock énergique. Revenant ainsi puisé aux sources de sa propre musique, le groupe nous offre donc de le découvrir au travers d'un exercice de style qu'il n'aura pas toujours maîtrisé par le passé. Pourtant jamais, aucune inquiétude ne point puisque ici il fait montre d'une efficacité et d'une inspiration suffisamment bonne pour que le plaisir né de l'écoute de ce manifeste soit instantané et constant. Tant et si bien que les excellents Soldier, Destiny, ou encore, les superbes Nightbreaker qui porte encore quelques légers stigmates de la période Speed Metal et Silent Scream dont les couplets sont prestes et les refrains très mélodiques, nous convainquent sans peine des vertus d'un disque vraiment aboutis.

Notons encore, au chapitre des satisfactions, la présence de deux reprises venant compléter la longue liste de ces éléments responsables de nos contentements. La première, Burn, est extraite de l'album du même nom de Deep Purple, groupe mythique s'il en est. Et sur la seconde Riot nous propose une relecture de ses propres travaux puisqu'il s'agit du titre Outlaw issue de l'album Fire Down Under. D'ailleurs ces deux chansons vraiment réussies illustrent aussi parfaitement les qualités d'un chanteur en devenir.

Sans toutefois égaler l'excellence de ces deux dernières livraisons, Riot, avec ce Nightbreaker, continue sa bonne marche. Si le groupe ne parvient donc toujours pas à trouver un équilibre dans ses rangs, il parvient, néanmoins, à en trouver un dans la qualité des opus qu'il nous délivre. Et après tout, n'est-ce pas là le plus important?


4 Commentaires

3 J'aime

Partager
ZazPanzer - 19 Septembre 2014: Merci Stéphane pour ce texte avec lequel je suis d'accord pour l'essentiel. Je suis assez intrigué par l'info comme quoi Speranza aurait quitté Riot pour des raisons religieuses. Sans vouloir vérifier tes sources,lol, si tu as un lien qui me permettrait de creuser cette question, je t'en serais reconnaissant. Selon mes recherches Guy avait le nez, voire la tête entière, dans la coke et il a été poussé vers la porte car il ne tenait plus la route. Il a alors repris son ancien job : dératiseur, ce qui je l'avoue m'avait bien fait marrer malgré le tragique de la situation.

Je ne reviendrai pas sur les deux chefs d’œuvre de Forrester qui sont quand même bien plus intéressants que ce Nightbreaker, certes de bonne facture mais qui commence hélas à faire ressembler Riot à un groupe lambda. C'est extrêmement bien fait et ça joue avec la même classe qu'avant mais ça devient de plus en plus formaté; dommage.

Enfin quelques petites précisions que tu n'as pas mentionnées concernant le titre "Magic Maker" : son écriture remonte à 85/86, après le split du groupe Narita dans lequel se trouvait Reale et Jarzombek. C'est l'époque où Mark Reale avait recruté Harry "Tyrant" Conklin de Jag Panzer dans l'idée de remonter Riot version Speed, et c'est finalement Tony Moore qui enregistrera Thundersteel comme chacun sait. Une version de Magic Maker avec Tyrant est dispo sur YT. La version de "Nightbreaker" contient quant à elle un clin d’œil à l'un des meilleurs titres de Riot, le fabuleux "You burn In Me" avec Môôôôôssieur Forrester au chant, la mélodie de ce morceau est reprise en fin de morceau après le solo.

What else ? J'ai la pochette avec le requin qui n'est pas recensé sur SoM, mais on s'en fout.
dark_omens - 20 Septembre 2014: Concernant les convictions religieuses de Speranza, j'ai lu cette info dans la bio de la page wiki américaine du groupe (http://en.wikipedia.org/wiki/Riot_V#Breakup.2C_the_.22Reunion.22_.26_Mark.27s_Passing_.281983-2012.29). En toute franchise, j'ai écrits ce texte il y a fort longtemps, à une époque où je croyais presque aveuglément les infos que je trouvais sur certains sites (surtout américains). Je vais essayer de creuser cette piste mais, à première vue, elle me semble un peu fumeuse.

Pour ce qui est des albums avec Forrester, pas sûr que votre lobbying finisse par atteindre son objectif. Je veux bien reconnaitre que je suis sévère à l'égard de ce chanteur, et que l'artiste mériterait plus de considérations de ma part, mais, selon moi, il ne pourra jamais égaler Speranza qui reste, et restera pour toujours (dans mon cœur) le vocaliste emblématique de Riot.

Concernant le reste, merci d'avoir complété fort de ces connaissances qui t'honores. J'espère que mon lobbying consistant à te pousser à écrire davantage finira, quant à lui, par porter ses fruits.
Sinon moi aussi j'ai acheté la pochette avec le requin. C'était il y a bien longtemps. Mais c'est vrai que ça n'a pas grande importance...

Sinon, à part ça, déjà jeté une oreille sur le Unleash the Fire?
ZazPanzer - 21 Septembre 2014: Si tu retrouves d'autres infos, n'hésite pas à me le faire savoir, ce genre de détails m’intéresse fortement. Je ne sais plus non plus d'où je tenais mes infos mais lorsque c'est possible je privilégie personnellement les interviews. En tapant rapidement "Guy Speranza Drugs" on tombe là dessus : "Exit vocalist Guy Speranza, who apparently had just become such a problem child in the band due to excessive drug use that he couldn't hack the touring life any longer. Enter new vocalist Rhett Forrester. "Restless Breed" is a classic album and one that many fans list as Riot's best." Tu noteras la fin de la phrase aha.
Guy Speranza est cependant bien entendu LE chanteur de Riot, je ne te contredirai pas là dessus malgré tout mon attachement aux œuvres de Rhett.

Enfin, pour répondre à ta dernière question, je n'ai rien écouté de Riot après Sons Of Society de 1999, album qui m'avait profondément déçu par sa platitude, j'ai donc arrêté de suivre le groupe à ce moment là préférant en garder un souvenir glorieux plutôt que de le voir tomber dans des lieux communs. J'aime cependant encore beaucoup la trilogie Nightbreaker / Brethren / Inishmore, surtout les deux derniers que je trouve plus cohérents et homogènes que Nightbreaker qui se contente d'aligner de bons morceaux les uns à la suite des autres. J'achèterai certainement un de ces jours Immortal Soul par curiosité, en revanche il est hors de question que je pose mes oreilles sur un disque de Riot sans Mark.
grogwy - 05 Avril 2016: Quatre ans après l'inégal "The Privilège of Power" (1990), Riot, ou plus exactement Mark Reale (guitare) et Bobby Jarzombek (batterie) sont de retour avec "Nightbreaker", accompagnés des nouveaux Mike Dimeo (chant), Mike Flyntz (guitare), et Pete Perez (basse).
Si vous vous attendiez à un retour aux sources avec un Heavy Rock à la "Fire Down Under" (1981), voir au Hard Rock de "Restless Breed" (1982), ou tout simplement à un nouvel album de Speed Mélodique faisant réellement suite à l'excellent "Thundersteel" (1988), vous avez tout faux.
Cette fois-ci Riot a opté pour un Hard Rock Mélodique influencé par Rainbow période 1981-1983, et également par Yngwie J.Malmsteen période "Odyssey" (1988).
Cela se confirme par des morceaux très mélodiques dont le public américain raffole ("destiny"), par la voix chaude de Mike Dimeo proche de celle de Joe Lynn Turner (qui a chanté dans les deux groupes cités plus haut, et justement à la période indiquée, c'est à dire la plus mélodique de leur carrière...), par des descentes de manches que n'auraient pas renié Ritchie Blackmore ou Yngwie J.Malmsteen (l'influence de ce dernier est flagrante sur le titre "nightbreaker"), auxquels s'ajoute "burn", la reprise de Deep Purple (l'autre groupe de Ritchie Blackmore) pour que la boucle soit bouclée !
Résultat des courses, Riot a sorti un bon album de Hard Rock Mélodique, et surtout a une fois de plus surpris tout le monde...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire