The Chainheart Machine

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17/20
Nom du groupe Soilwork
Nom de l'album The Chainheart Machine
Type Album
Date de parution 08 Fevrier 2000
Enregistré à Studio Fredman
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album184

Tracklist

1.
 Chainheart Machine
 04:02
2.
 Bulletbeast
 04:38
3.
 Millionflame
 04:20
4.
 Generation Speedkill
 04:27
5.
 Neon Rebels
 03:24
6.
 Possessing the Angels
 03:55
7.
 Spirits of the Future Sun
 06:00
8.
 Machinegun Majesty
 05:06
9.
 Room No 99
 07:39

Bonus
10.
 Shadow Child (Japanese Release)
 04:38

Durée totale : 48:09


Chronique @ Molick

27 Mars 2014

Mélodies lumineuses, nappes de claviers pour souligner des ambiances, riffs thrashy, et dynamique

Le death mélodique a connnu son heure de gloire dans le début/milieu des années 90, avec des groupes comme At The Gates, Edge Of Sanity, Dark Tranquillity ou In Flames. De nombreux groupes ont démarré lorsque les albums phares de ces précurseurs sont sortis.

En 1995 c'est en suède que tout se passe. Sont déjà sortis Subterranean, Skydancer, Terminal Spirit Disease, Purgatory Afterglow... Et c'est à ce moment là que se forme Soilwork. Déjà, avec son premier album, Steel Bath Suicide, le groupe montre un certain penchant pour le death mélodique, mélangeant allègrement mélodie et agression. L'album en soi est plutôt bon, mais se contente de piocher divers éléments dans les groupes qu'il adule, peinant à se forger une véritable identité. Les suédois enchaînent alors 2 ans plus tard avec The Chainheart Machine.

Le titre éponyme qui ouvre l'album nous rassure déjà quant à leur qualité de composition: du riff véloce qui démarre le morceau sur les chapeaux de roue, au petit blast qui s'en suit, amenant directement à un refrain très mélodique mais diablement efficace. Alors oui la recette est éprouvée, d'autres groupes sont déjà passés par là. Mais on sent que Soilwork essaie d'affiner sa personnalité. La ressemblance avec In Flames est évidemment flagrante, par ces légers claviers, et les mélodies très "lumineuses". Mais ils s'en démarquent un peu par des riffs plus thrashy et un rythme plus soutenu, apportant une dynamique et une tension absente chez In Flames. Le deuxième morceau en est le parfait exemple, peu de mélodies, peu de moments de répit mis à part les soli. Même le refrain, enchaîne les riffs de manière très rapide, on sent comme une certaine urgence.

Telle est la recette que Soilwork s'efforce de développer. Mélodies lumineuses, nappes de claviers pour souligner des ambiances, riffs thrashy, et une dynamique très présente. On trouvera donc tout au long de l'album cette dualité entre mélodie et agression.

La structure couplets au rythme soutenu/break mid tempo ou blast/refrain très mélodique que les suédois utiliseront beaucoup se retrouve donc dans la plupart des morceaux. Des plus mélodiques Spirits of the Future Sun ou Millionflame aux plus bruts Possessing the Angels ou Generation Speedkill, le groupe varie le dosage entre calme/violence. Plus agressif qu'In Flames, plus thrash que Dark Tranquillity, plus lumineux qu'At The Gates, Soilwork parvient à un équilibre entre ses influences, hélas encore un peu trop visibles.

Björn "Speed" Strid se cantonne ici à un chant hurlé, très agressif, mais vite limité, très peu nuancé, loin de toutes les variations qu'il maitrisera par la suite.

Au final, on se retrouve avec un très bon album de death mélodique, apportant un plus à l'édifice de ce style, déjà fort affirmé au moment de la sortie de The Chainheart Machine. En piochant un peu dans chacun des groupes cultes, il crée sa propre personnalité, même si les influences demeurent visibles. Dernier album avant la plus grosse évolution du groupe, avec un son plus "moderne", et l'arrivé du chant clair.


3 Commentaires

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Merengue - 27 Mars 2014: Tout à fait d'accord avec ce que tu dis... Bonne chronique pour un excellent album ! Pas forcément un incontournable du genre, mais un disque solide et bien foutu. Et puis Possessing the Angels, bon Dieu, ce solo... tout comme Spirits of the Future Sun, ces deux morceaux sont de vraies tueries !
krakoukass56 - 27 Mars 2014: Et Machinegun Majesty, sacré refrain imparable aussi ! Un bon préambule à Predator's Portrait, peut-être plus propret et moins agressif, mais supérieur en qualité d'écriture. Bon sinon M'sieur Molick, Thrashy avec un seul h, on veut se faire taper sur les doigts ?! ;)
Molick - 27 Mars 2014: Oulà effectivement j'ai laissé passé ça, je risque ma vie sur ce coup là xD Corrigé
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